Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

61 résultats 

gradient descendant (théorie du) l.f.

decreasing gradient theory

Théorie selon laquelle la force contractile de l'utérus se propage du fond vers le segment inferieur pour produire la dilatation du col.

R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1953)

Caldeyro-Barcia (théorie du gradient descendant)

gradient ventriculaire l.m.

ventricular gradient

Vecteur déterminé en électrocardiographie et représentant l’axe moyen de QRST.
Résultat géométrique des deux axes moyens de QRS et de T, il est exprimé par sa grandeur (en unités Ashman) son sens et sa direction. La grandeur moyenne du gradient ventriculaire normal est de 13 unités  Ashman et sa direction comprise entre -17° et 86°. Il peut être altéré par des facteurs physiologiques (bradycardie, tachycardie) ou pathologiques (infarctus du myocarde). Difficile à déterminer avec précision et sujet à de grandes variations il n’a pas une valeur diagnostique très intéressante.

électrocardiogramme

pas d'échantillonnage d'un gradient de champ magnétique l.m.

sampling thread

En IRM classique, nombre d'étapes d'incrémentation que devront comprendre les gradients de champ magnétique pour coder tous les plans de coupe, toutes les lignes et toutes les colonnes de la matrice.
Si p. ex. on fait une série de 12 coupes, le pas d'échantillonnage du gradient de sélection de coupes est de 12 ; si la matrice est de 128 x 256, le pas d'échantillonnage du gradient de codage de phase est de 128 et celui du gradient de codage en fréquence de 256.

[B2,B3]

Édit. 2018

théorie du gradient descendant de Caldeyro-Barcia l.f.

Caldeyro-Barcia’s myometrial gradient theory

Hypothèse selon laquelle la contraction utérine se propagerait avec une force décroissante depuis le fond vers le segment inférieur puis le col de l’utérus.

R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1953)

[O3]

Caldeyro-Barcia (théorie du gradient descendant de) l.f.

Caldeyro-Barcia’s myometrial gradient theory

Hypothèse selon laquelle la contraction utérine se propagerait avec une force décroissante depuis le fond vers le segment inférieur puis le col de l’utérus.

R. Caldeyro-Barcia, gynécologue uruguayen, membre de l’Académie de médecine (1953)

[O3]

ARM par contraste de phase l.f.

phase contrast MRA, PC MRA

Méthode d'ARM dont le principe repose sur la soustraction vectorielle, pixel par pixel, des moments magnétiques de deux images sur lesquelles le déphasage des spins mobiles (spins du sang circulant) a été induit par deux gradients bipolaires de polarité inverse.
Une première acquisition est réalisée en appliquant un gradient bipolaire dont le premier pôle est positif et le second négatif. Les spins fixes, selon le principe même de l'écho de gradient, voient leur déphasage induit par le premier lobe entièrement annulé par le second. Les spins mobiles du sang circulant qui se sont déplacés conservent un déphasage phi proportionnel à leur vitesse, d'où un moment magnétique résultant dont la composante transversale est égale à sinus phi. Lors de l'application du second gradient dont le premier pôle est négatif et le second positif, il persistera un déphasage des spins mobiles phi’ égale à moins phi, d'où un moment magnétique résultant, dont la composante transversale sera égale à moins sinus phi. Après soustraction des deux images, les spins fixes qui constituent le fond de l'image n’auront pas de moment résultant, donc pas de signal. En revanche, les spins mobiles auront une aimantation transversale résultante égale à (sinus phi) - (- sinus phi) soit 2 sinus phi, d'où l'existence d'un signal sensible à la phase des spins mobiles et à leur vitesse. L'acquisition peut se réaliser en 2D ou en 3D. Pour visualiser l'image, on utilise un algorithme de type MIP. L'ARM par contraste de phase, contrairement à l'ARM par temps de vol, est bien adaptée à l'exploration des vaisseaux à flux lent. Elle ne visualise pas bien les vaisseaux comportant des zones de turbulence.

angiographie IRM, ARM par temps de vol, MIP

[B2,B3]

Édit. 2018

contraste de phase l.m.

phase contrast

ARM par contraste de phase

[B2,B3]

Édit. 2018

invasion (phase d', période d') l.f.

invasion stage

En infectiologie, phase initiale d’une maladie infectieuse succédant à la phase d’incubation, correspondant à la survenue des premiers symptômes et précédant la phase d’état.
La phase d’invasion d’une maladie infectieuse est généralement de courte durée et représente la phase de contagiosité maximum de la maladie.

Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)

lecture en phase l.f.

reading in phase

cadre de lecture

microscope à contraste de phase l.m.

Microscope utilisé pour l’observation des préparations peu contrastées, à détails mal visible au microscope classique.
Il est basé sur le principe d’une variation de la phase des ondes lumineuses qui traversent la préparation et le système optique du microscope, la phase étant l’oscillation de l’onde lumineuse à un temps donné. Les différences de phase déterminent une augmentation des contrastes dans l’image ; on les obtient au moyen d’une lame déphasante placée dans l’objectif.

F. Zernike, physicien néerlandais (1930), prix Nobel de physique en 1953

microscope, microscope classique

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

phase n.f.

phase

Valeur phi au temps t égale 0, d'un angle alpha augmentant en fonction du temps t, selon la relation : alpha égale oméga t plus phi, où oméga est la vitesse angulaire.
En IRM, la phase rend compte des positions que prennent, les uns par rapport aux autres, des moments précessant avec des vitesses oméga peu différentes. Lorsque leurs phases sont voisines (rotation en phase, moments rephasés), ils présentent une résultante tournant avec eux dont le signal est notable ; lorsqu'ils ont des phases très différentes, voire aléatoires, il n'existe ni résultante ni signal. C'est leur rephasage (suivi d'un nouveau déphasage) qui est responsable de la forme du signal d'écho.

écho, précession libre, imagerie par résonance magnétique

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

phase anagène l.f.

anagene phase

Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en période de pousse.
La phase anagène comporte six stades :
- stade 1 : activation des cellules papillaires et mitoses des cellules germinales bulbaires ;
- stade 2 : développement du bulbe en profondeur et autour de la papille dermique ;
- stade 3 : début de synthèse d'un cheveu anagène naissant, de forme cônique, ne dépassant pas la gaine épithéliale interne ;
- stade 4 : développement de la mélanogénèse ;
- stade 5 : l'extrémité distale du cheveu dépasse la gaine épithéliale interne ;
- stade 6 : émergence du cheveu à la surface du cuir chevelu.
Au niveau du cuir chevelu, la phase anagène dure en moyenne de 2 à 4 ans chez l'homme et de 3 à 6 ans chez la femme.

Étym. gr. ana : en haut ; genos : origine

phase catagène l.f.

catagen phase

Phase d'arrêt de croissance au cours du cycle pilaire.
La phase catagène dure trois semaines et se traduit par une involution du bulbe pilaire qui diminue de volume et remonte dans le derme. Elle est précédée de la phase anagène et suivie de la phase télogène.

Étym. gr. cata : vers le bas ; gênos : origine

[A2,J1]

phase de latence l.f.

lag phase, latent period

1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.

phase de repos physiologique l.f.

physiological uterine relaxation

Relâchement normal des contractions utérines comprises entre la naissance et l'expulsion du placenta.

phase dictyotène l.f.

dictyotene

Période de la prophase méiotique à laquelle sont fixés les ovocytes à partir du 3e mois de la vie embryonnaire et dont ils ne sortiront qu'après la puberté s'ils sont recrutés pour une ovulation.

phase d'imminence de rupture utérine l.f.

impending uterine rupture

Amincissement extrême du segment inférieur de l’utérus au cours du travail de l’accouchement annonçant une rupture de l’utérus.
L’utérus est parfois déformé en bissac ou en sablier par un anneau de constriction médian indiquant une dilatation anormale du segment inférieur.

Syn. prérupture utérine (syndrome de)

phase diplotène l.f.

diplotene

Phase de la méiose pendant laquelle les chromosomes se clivent et les chromatides sœurs échangent leur matériel génétique par chevauchement.

phase (d'une maladie) l.f.

L'une des périodes successives d’une maladie : phases d’incubation, d’invasion, etc.

phase évolutive du cancer du sein l.f. (PEV)

inflammatory breast cancer

Paramètre servant à désigner le degré d'évolution du cancer du sein.
Il est utilisé en complément de la classification TNM pour définir succinctement le pronostic de la tumeur et guider la stratégie thérapeutique. La classification PEV comporte 4 stades de gravité croissante :
- PEV 0 : tumeur peu évolutive, sans manifestation inflammatoire,
- PEV 1 : tumeur ayant doublé de volume en moins de 6 mois,
- PEV 2 : présence de signes inflammatoires péri-tumoraux,
- PEV 3 : inflammation de l'ensemble du sein, réalisant le tableau de la mastite aigüe carcinomateuse.

phase folliculinique l.f.

follicular phase

Première partie du cycle menstruel, caractérisée par la sélection et la croissance du follicule dominant et par la sécrétion de quantités croissantes d’œstrogènes qui assurent la régénération de l'endomètre.
Elle débute le premier jour des règles et s'achève avec l'ovulation. Elle est marquée successivement par :
- le recrutement d'une cohorte de 10 à 20 petits follicules antraux, de deux à cinq mm de diamètre, sous l'influence de l'hormone folliculostimulante FSH dont la sécrétion augmente en phase lutéale tardive suite à la lutéolyse (levée du rétrocontrôle négatif),
- la sélection, dès les premiers jours du cycle, d'un follicule dominant qui, seul, poursuivra sa croissance, tandis que les autres follicules de la cohorte évolueront vers l'atrésie,
- la sécrétion par le follicule dominant de quantités croissantes d’œstrogènes sous l'influence conjointe de l'hormone lutéinisante LH et de la FSH : les œstrogènes assurent la régénération et la prolifération de l'endomètre et rétablissent un rétrocontrôle négatif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire.
Au12ème-13ème jour du cycle, le follicule dominant mesure 20 à 25 mm. Les taux d'œstradiol élevés modifient la nature du rétrocontrôle qui devient positif et induit le pic de LH. Ce dernier déclenche les mécanismes qui aboutissent, 36 heures plus tard, à l'ovulation.

Syn. phase folliculaire, phase post-menstruelle

phase G1 l.f.

G1-phase

cycle cellulaire

phase G2 l.f.

G2-phase

cycle cellulaire

phase lacunaire l.f.

lacunar phase

Seconde étape de la formation du placenta, caractérisée par le creusement de lacunes au sein de la couronne trophoblastique, entre le 9e et le 13e jour suivant la fécondation.

placentation

phase lutéale l.f.

luteal phase

Deuxième partie du cycle menstruel, caractérisée par l'existence d'un corps jaune et la sécrétion par celui-ci de progestérone, qui assure la transformation de l'endomètre prolifératif en endomètre sécrétoire.
Elle débute après l'ovulation par la transformation du follicule dominant en corps jaune. Sous l'influence de l'hormone lutéinisante LH, le corps jaune sécrète des œstrogènes et surtout de la progestérone, qui prépare l'endomètre à la nidation (fenêtre d'implantation du 19ème
 au 23ème jour du cycle). En l'absence de grossesse, la durée de vie du corps jaune est de 14 jours ; en fin de cycle, la lutéolyse induit un effondrement des taux plasmatiques œstrogènes et de progestérone qui déclenche la menstruation.

Syn. phase prémenstruelle

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