Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

51 résultats 

méningo-encéphalite à éosinophiles l.f.

eosinophilic meningoencephalitis

méningite à éosinophiles

œsophagite à éosinophiles l.f.

eosinophilic esophagitis

Entité, concernant souvent des sujets jeunes aux antécédents atopiques, manifestée par une symptomatologie de reflux gastro-œsophagien et surtout par une dysphagie sans altération de l’état général avec des antécédents évocateurs de blocage alimentaire.
Il s’agit d’une affection allergique dysimmunitaire avec une réaction inflammatoire œsophagienne où prédominent les éosinophiles.
La physiopathologie est multifactorielle :
– prédisposition génétique, le facteur le plus connu étant un polymorphisme génétique pour l’éotaxine-3 à l’origine du « recrutement » des éosinophiles dans la paroi œsophagienne ;
– réponse immune anormale à des antigènes environnementaux, faisant intervenir une réponse de type Th2 exagérée à des antigènes divers (y compris non alimentaires), dans laquelle les interleukines 5 et 13 jouent un rôle central. Le mécanisme de l’allergie alimentaire n’est pas dépendant des IgE puisque les anticorps monoclonaux anti-IgE sont dénués d’effets ;
- altération de l’intégrité de la muqueuse œsophagienne qui permet l’exposition des antigènes alimentaires au système immunitaire et donc le recrutement des éosinophiles à ce niveau ;
–développement d’une fibrose plus ou moins marquée de la paroi de l’œsophage à l’origine d’une diminution de la compliance du corps de l’œsophage, et dans certains cas d’une sténose œsophagienne.
Il existe une nette prédominance masculine et les sujets de plus de 65 ans sont beaucoup moins fréquemment atteints, mais il faut savoir l’évoquer à tous les âges. L’endoscopie est essentielle pour le diagnostic. Les lésions macroscopiques évocatrices sont :
- la présence d’anneaux circulaires évoquant un aspect pseudo-trachéal,
- des sillons longitudinaux donnant à l’œsophage un aspect en fourreau,
- la présence d’exsudats blanchâtres ou d’œdème, plus rarement la présence d’une sténose significative.
Les biopsies œsophagiennes doivent être systématiques car la muqueuse œsophagienne peut avoir un aspect normal .Elles doivent être faites à deux niveaux différents. La présence d’une infiltration de la muqueuse œsophagienne par plus de quinze éosinophiles par champ évoque le diagnostic sans être spécifique. En effet, il faut éliminer une gastroentérite à éosinophiles ou un syndrome hyperéosinophile et donc associer aux biopsies œsophagiennes des biopsies antrales et fundiques.
Le reflux gastro-œsophagien peut s’accompagner d’une infiltration à éosinophiles. Les relations entre les deux affections sont complexes.
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont proposés en première intention dans l’œsophagite à éosinophiles. La tendance actuelle est de considérer que l’éosinophilie œsophagienne répondant à ce traitement est une forme d’œsophagite à éosinophiles. En cas d’échec, le traitement repose sur des corticoïdes topiques ingérés. Des études non contrôlées suggèrent l’efficacité d’un inhibiteur des leucotriènes, le montelukast qui peut donc être proposé dans les formes réfractaires. La mise en évidence d’allergènes alimentaires est difficile.

Étym. gr. oisophagos : œsophage, qui porte ce qu'on mange

éotaxine, IgE, inhibiteur de la pompe à protons, inhibiteur des leucotriènes, TH2, interleukine 5, interleukine 13, Ig E, reflux gastro-œsophagien, inhibiteurs de la pompe à protons, montelukast

Édit. 2017

pneumonie à éosinophiles l.f.

pneumopathie à éosinophiles

pneumopathie à éosinophiles l.f.

eosinophilic pneumonia

Pneumopathie avec éosinophilie sanguine accrue et/ou un taux d'éosinophiles supérieur à 20% dans le liquide de lavage broncho-alvéolaire, et/ou sur les biopsies pulmonaires.
Plusieurs tableaux cliniques sont individualisés :
a) L’éosinophilie pulmonaire simple ou syndrome de Löffler est peu symptomatique avec ses opacités pulmonaires à caractère migratoire et spontanément résolutif ;
b) L'aspergillose bronchopulmonaire allergique : réaction d'hypersensibilité à la présence d'un champignon (Aspergillus fumigatus) dans l'arbre bronchique d'un sujet asthmatique.
c) La pneumopathie chronique idiopathique à éosinophiles ou maladie de Carrington. Chez un sujet asthmatique, la symptomatologie fonctionnelle et générale est modérée, avec des opacités pulmonaires bilatérales, périphériques. Un traitement corticoïde est nécessaire après avoir éliminé toute parasitose.
d) La pneumopathie aigüe à éosinophiles donne un tableau de pneumopathie interstitielle diffuse aigüe, idiopathique, développée chez des sujets non asthmatiques. Elle est corticosensible avec un traitement court.
e) L'angéite allergique et granulomateuse (syndrome de Churg et Strauss). La maladie débute par un asthme ou une sinusite. Suivent des signes extrathoraciques : cardiaques, cutanés, neurologiques périphériques. La présence dans le sérum d'anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles, de type périnucléaire antimyéloperoxidase, est fréquente. Une corticothérapie pendant un an est nécessaire.

aspergillose bronchopulmonaire allergique, Carrington (maladie de), Churg et Strauss (syndrome de), Löffler (syndrome de)

pseudosclérodermie à éosinophiles l.f.

fasciite à éosinophiles

pustulose à éosinophiles du nourrisson l.f.

eosinophlic pustular folliculitis in infancy, eosinophilic pustulosis of the scalp in childhood

Affection dont l'âge de début se situe entre 5 et 10 mois, atteignant surtout le garçon avec une localisation prédominante sur le cuir chevelu, faite de papulopustules et/ou de vésiculopustules de 1 à 3 mm de diamètre et évoluant par poussées de quelques jours à quelques semaines vers la guérison en plusieurs mois, mais parfois plus.
L'examen histologique montre un infiltrat dermique éosinophile périvasculaire et périannexiel. Le traitement consiste en une corticothérapie locale. Certains ont voulu l'assimiler à la pustulose folliculaire ou folliculite à éosinophiles d'Ofuji.

Anne W. Lucky, dermatologiste pédiatrique américaine (1984)

Syn. pustulose à éosinophiles du cuir chevelu du nourrisson, folliculites à éosinophiles du cuir chevelu du nourrisson

pustulose folliculaire à éosinophiles d'Ofuji l.f.

S. Ofuji, dermatologiste japonais (1970)

folliculite à éosinophiles

Shulman (fasciite à éosinophiles) l.f.

Shulman’s syndrome, eosinophilic fasciitis

Affection inflammatoire systémique caractérisée par une fasciite associée à une hyperéosinophilie.

L. E. Shulman, médecin rhumatologue américain (1974)

fasciite à éosinophiles

spongiose à éosinophiles l.f.

eosinophilic spongiosis

Aspect histologique particulier caractérisé par une spongiose de la partie inférieure et moyenne de l'épiderme pouvant aboutir à la formation de fentes intra-épidermiques et par la présence de très nombreux polynucléaires éosinophiles dans le corps muqueux.
D'abord considérée comme une image initiale et passagère de pemphigus et plus particulièrement fréquente dans le pemphigus herpétiforme, elle peut en fait être aussi observée dans d'autres dermatoses et en particulier au cours de la pemphigoïde bulleuse. Étym. gr. spongos : éponge

R. W. Emmerson et E. Wilson Jones, dermatologues britanniques (1968)

Wells (cellulite à éosinophiles de) l.f.

Wells’ syndrome, eosinophilic cellulitis

G.C. Wells, dermatologiste britannique (1971)

Syn. : cellulite à éosinophiles de Wells

cellulite à éosinophiles de Wells

[J1]

gastroentérite à éosinophiles l.f.

eosinophilic gastroenteritis

Maladie bénigne rare caractérisée par la présence de manifestations gastro-intestinales (GI) anormales et non-spécifiques, associées à une infiltration éosinophilique du tractus GI pouvant affecter plusieurs segments et impliquer plusieurs couches dans la paroi GI.
Contrairement à l’œsophagite à éosinophiles, qui présente une incidence en nette augmentation, la gastrite, l’entérite et la colite à éosinophiles, rassemblées sous le nom de gastroentérite à éosinophiles (GEE), sont des entités rares. La GEE peut survenir à tout âge, le plus souvent observée entre l'âge de 30 et 50 ans. Hormis l’atteinte œsophagienne, l'estomac et le duodénum sont les sites les plus touchés. La présentation clinique est variable et dépend de la zone du tube digestif impliquée et de la profondeur de l'atteinte éosinophilique. Trois sous-types ont été définis en fonction de la couche digestive impliquée. La GEE muqueuse (sous-type le plus commun) est caractérisée par des douleurs abdominales, une diarrhée (avec ou sans hémorragie), une dyspepsie, des nausées, des vomissements, une perte de poids et des signes d'entéropathie exsudative (p.ex. gonflements et oedèmes). Les enfants et les adolescents peuvent aussi présenter un retard de croissance staturo-pondérale et une anémie. La GEE musculaire conduit à des symptômes d'obstruction/sténose intestinale. La GEE séreuse est caractérisée par des ballonnements, des ascites exsudatives et une éosinophilie périphérique. Les examens biologiques révèlent la présence d'éosinophiles dans le sang périphérique et des concentrations sériques élevées d'IgE (dans 20 à 80% des cas). Les autres résultats comprennent une stéatorrhée, une hypoalbuminémie, une anémie par carence en fer et un temps de prothrombine prolongé. L'endoscopie montre des anomalies muqueuses non spécifiques. L'examen histopathologique des biopsies gastriques et duodénales confirme le diagnostic et révèle habituellement des infiltrats éosinophiliques (> 20 à 30 éosinophiles par champ de forte puissance) en l'absence d'autres causes connues d'éosinophilie. La dégranulation ou la cryptite à éosinophiles sont également diagnostiques.La pathogénie de la GEE pourrait être médiée par une réaction d'hypersensibilité. Différents stimuli incluant des allergènes alimentaires, des médicaments (azathioprine, sels d'or, triméthoprime- sulfaméthoxazole) et des pathologies immunologiques, peuvent induire l'infiltration éosinophilique du tractus GI, suivie de leur dégranulation, de la libération de cytokines et des dommages cellulaires. Dans certains cas pédiatriques précoces, la GEE se résout en supprimant le lait du régime alimentaire. Le traitement repose sur la corticothérapie orale dans les cas modérés à sévères. Une corticothérapie de maintien à faible dosage est nécessaire en cas de rechute. Des stabilisateurs de mastocytes et des antihistaminiques ont été utilisés avec succès dans certains cas. Malgré le risque de rechute, le pronostic de la maladie est bon sous traitement, avec une disparition complète des symptômes. Les complications concernent le plus souvent l'atteinte séreuse.  

Réf. Orphanet, A. LUCENDO (2014)

oesophagite à éosinophiles

[L1]

Édit. 2020

folliculite n.f.

folliculitis

Inflammation du follicule pileux, le plus souvent d'origine infectieuse.
Les folliculites superficielles ou ostiales, ou ostiofolliculites, très fréquentes, sont le plus souvent d'origine staphylococcique (Staphylococcus aureus) : il s'agit de pustules folliculaires du visage, des membres, du tronc, des cils (orgelets), favorisées par les traumatismes répétés tels que rasage, frottements, grattage, etc. par les cosmétiques ou par certaines expositions professionnelles (boutons d'huile) ou médicamenteuses. Le traitement par antiseptiques avec suppression des facteurs favorisants est en règle suffisant.
Les folliculites profondes c'est-à-dire intéressant le follicule de l'ostium à la glande sébacée sont également le plus souvent staphylococciques et réalisent des nodules douloureux inflammatoires centrés par une pustule folliculaire, des furoncles ou des sycosis.
Plus rarement, les folliculites sont dues à d'autres microorganismes : folliculites à bacille Gram négatif, folliculites à Trichophyton rubrum favorisées par le rasage des jambes, folliculites à Candida albicans du cuir chevelu, de la barbe, des aisselles ou du pubis chez les héroïnomanes, folliculites du thorax à Pityrosporum ovale.
Le terme de folliculite est parfois utilisé pour désigner des lésions inflammatoires non infectieuses du follicule pileux : p. ex. folliculite disséquante de Hoffmann, épilante de Quinquaud, à éosinophiles d'Ofuji, etc.

E. Hoffmann, dermatologiste allemand (1908) ; C. E. Quinquaud, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1888) ; S. Ofuji, dermatologiste japonais (1970) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937)

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. adénotrichie (obsolète), ostiofolliculite (folliculite superficielle)

pseudofolliculite de la maladie de Behçet, pseudofolliculite de la barbe, ostiofolliculites, Staphylocoque, orgelets, boutons d'huile, furoncle, sycosis,Trichophyton rubrum, Candida albicans, Pityrosporum ovale, folliculite épilante de Quinquaud, folliculite disséquante du cuir chevelu,folliculite à éosinophiles

[D1,J1]

Édit. 2018

folliculite à bacilles à Gram négatif l.f.

Gram negative folliculitis

Folliculite due à des bacilles à Gram négatif tels que Enterobacter, Klebsiella, Proteus.
Elle touche le visage et le tronc chez des acnéiques traités par des tétracyclines, ou réalisant une éruption pustuleuse généralisée chez des patients utilisant des jacuzzis collectifs, contaminés par du bacille pyocyanique.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

folliculite, Enterobacter, Klebsiella, Proteus, acné, bacille pyocyanique

[D1,J1]

Édit. 2018

folliculite à Pityrosporon l.f.

Pityrosporum folliculitis

Éruption papulo-érythémateuse et pustuleuse folliculaire de la partie haute du tronc et des bras.
Des facteurs environnementaux, tels qu’une atmosphère chaude et humide, ou locaux, l'utilisation de glucocorticoïdes topiques ou une antibiothérapie, pourraient faciliter sa survenue : ces facteurs permettraient la prolifération des levures qui entraînerait une hydrolyse des triglycérides en acides gras libres responsables d’un phénomène inflammatoire. Les antifongiques, en particulier le kétoconazole, sont habituellement efficaces.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. folliculites à Malassezia furfur

folliculite, antifongique, kétoconazole, Malassezia furfur, levure, antifongique

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite candidosique l.f.

candidosis folliculitis

Inflammation et infection du follicule pileux (cuir chevelu et autres zones pileuses), survenant dans un contexte de syndrome infectieux brutal consécutif, notamment, à une injection d’héroïne peu purifiée (toxicomanie).

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

folliculite, héroïne, toxicomanie, candidose

[D1, G3, J1]

Édit. 2018

Quinquaud (folliculite décalvante de) l.f.

folliculitis decalvans

Maladie inflammatoire  chronique et progressive, des zones pileuses, en particulier du cuir chevelu, dont la physiopathologie demeure inconnue
Son tableau associe des pustules folliculaires et une hyperkératose sur une peau érythémateuse. Le traitement consiste en une antibiothérapie prolongée, topique et systémique. Le rôle de deux bactéries,
Cutibacterium acnes et Staphylococcus aureus est suspecté mais non démontré. 

C. E. Quinquaud, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1888, 1889)

Syn. folliculite épilante de Quinquaud

Cutibacterium acnes, staphylocoque, pustule, folliculaire, hyperkératose

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite dermatophytique l.f.

dermatophytic folliculitis

Lésion inflammatoire pilaire provoquée par un dermatophyte qui est souvent Trichophyton rubrum.
Il s'agit surtout de lésions multiples siégeant sur la jambe d'une femme, favorisées par l'épilation ou le rasage, souvent accompagnées de périfolliculite. Le type superficiel, ou ostiofolliculite dermatophytique, est plus fréquent que le type nodulaire, profond, qui correspond aux granulomes trichophytiques de Majocchi et de Wilson.

D. Majocchi, dermatologiste italien (1883) ; J. W. Wilson, dermatologiste américain (1954)

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

folliculite trichophytique, folliculite, ostiofolliculite, granulomes trichophytiques, Trichophyton rubrum, périfolliculite, ostiofolliculite, maladiedermatophytique, granulome trichophytique de Majocchi 

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite fibreuse de la nuque l.f.

folliculitis keloidalis nuchae

Folliculite inflammatoire chronique de la nuque dont les éléments en se regroupant forment des placards indurés évoluant vers des cicatrices chéloïdes horizontales, en bandes ou en plaques.
Cette affection, très rebelle aux traitements, qui touche presque exclusivement les hommes jeunes de couleur noire après 14 ans est d'étiologie inconnue ; un facteur génétique est probable. L'image histologique est très différente de celle d'une chéloïde.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. acné chéloïdienne de la nuque, acné pseudochéloïdienne

folliculite, chéloïde

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite nécrotique l.f.

necrotic folliculitis

Syn. furoncle

furoncle

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite perforante l.f.

perforating folliculitis

Dermatose de siège folliculaire surtout localisée aux extrémités et à la fesse, faite de papules plus ou moins nombreuses, érythémateuses, centrées par un bouchon corné, pas ou peu prurigineuses, rebelles aux traitements topiques et dont le diagnostic ne peut être posé qu'histologiquement.
La lésion est caractérisée par l'élimination dans le derme, à travers le follicule pileux, d'une substance ortho- ou parakératosique mélangée à des débris basophiles et à des fibres élastiques dégénérées acidophiles, ce qui intègre cette affection dans le cadre des dermatoses perforantes.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

folliculite

[D1]

Édit. 2018

folliculite prurigineuse de la grossesse l.f.

pruritic folliculitis of pregnancy

Affection qui se distinguerait des autres dermatoses prurigineuses gravidiques par son apparition au cours des 2ème et 3ème mois de la grossesse, mais dont l'identification semble en fait bien délicate.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

folliculite, herpes gestationis, rash toxique gravidique, papules et plaques urticariennes prurigineuses de la grossesse, prurigo gravidique, dermatose à IgM linéaire de la grossesse, éruption polymorphe de la grossesse, dermatite papuleuse gravidique

folliculite sous ou intranævique l.f.

Lésion correspondant à la survenue sous ou dans un nævus cellulaire habituellement pileux d'une inflammation suppurative pilosébacée, se manifestant cliniquement par une augmentation rapide du volume du nævus, qui devient légèrement rouge, douloureux et infiltré à la palpation.
Ce phénomène fréquent est bénin, la folliculite régressant spontanément. Les récidives ne sont pas rares. L'excision chirurgicale de la lésion est le traitement le plus approprié.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

folliculite, nævus

[J1]

Édit. 2018

folliculite superficielle l.f.

Syn. folliculite

folliculite, ostiofolliculite

[J1]

Édit. 2018

folliculite trichophytique l.f.

trichophytic folliculitis

Lésion nodulaire souscutanée due à Trichophyton rubrum, préférentiellement située sur la peau glabre et souvent favorisée par des microtraumatismes (épilations), ou par l'emploi de dermocorticoïdes.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. kérion de Celse, sycosis trichophytique

folliculite, Trichophyton rubrum

[J1, D1]

Édit. 2018

Quinquaud (folliculite épilante de) l.f.

C. E. Quinquaud, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1889)

Syn. folliculite décalvante de Quinquaud

Quinquaud (folliculite décalvante de)

[D1, J1]

Édit. 2018

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