fistule bilio-intestinale l.f.
bilio-intestinal fistula
Fistule résultant de la perforation de la vésicule ou des voies biliaires dans l'intestin.
Elle peut se présenter sous deux formes : fistule cholécystoduodénale, ou fistule cholécystocolique rare, accompagnée d'une colite avec diarrhée, due au passage de la bile dans le gros intestin.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1]
Édit. 2018
fistule branchiale l.f.
branchial fistula
Malformation congénitale des 2ème, 3ème et 4ème arcs et poches branchiaux qui survient si, anormalement, le 2ème arc ne recouvre pas les 3ème et 4ème arcs.
L’anomalie revêt différents types selon qu’elle intéresse la ou les poches branchiales ectoblastiques ou entoblastiques, ou les deux avec persistance d’une communication.
Les fistules branchiales ectoblastiques sont les plus fréquentes. Elles surviennent lorsque le sinus cervical, reliquat de la fusion des 2ème, 3ème et 4ème poches ectoblastiques demeurent en communication avec l’extérieur par un étroit canal, la fistule branchiale. C’est un conduit épithélial dont l’orifice cutané siège à la face latérale du cou, au bord ventral du muscle sterno-hyoïdien. Il draine un kyste cervical latéral (sinus borgne externe), le plus souvent dans la région sous-angulomandibulaire.
Les fistules branchiales entoblastiques, plus rares, mettent en communication un kyste cervical latéral (sinus borgne interne) avec le pharynx, le plus souvent au fond de la loge amygdalienne (2ème poche branchiale entoblastique).
Rares sont les fistules complètes comportant un orifice cutané et un orifice pharyngien. Elles témoignent de l’existence, à un moment donné du développement, d’une véritable fente branchiale, en règle entre les 2ème poches endo- et ectobranchiales.
Plus rares sont les fistules simples ou complexes de la 1ère poche branchiale (fistule auriculo-branchiale) ou des 3ème et 4ème poches branchiales (fistules cervicales latérales basses).
Toutes ces fistules sont dites primaires car développées directement sur les vestiges des poches branchiales.
A l’opposé, un kyste latéral du cou (reliquat du sinus cervical), non reconnu à la naissance, peut se manifester tardivement par l’apparition d’une fistule dite secondaire, à l’occasion d’une augmentation de son volume.
Étym. lat. fistula : canal
Syn. fistule cervicale latérale
→ appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, ectoblastique, entoblastique, sinus cervical, kyste cervical latéral, kyste amygdaloïde, kyste (et fistule) auriculo-branchial, kyste branchial
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule bronchotrachéo-œsophagienne non traumatique l.f.
Communication entre l'œsophage et l'arbre trachéobronchique, révélée par des fausses routes à répétition lors de l'absorption des liquides, causes d'épisodes de suppurations bronchopulmonaires.
Son étiologie est variable :
- tumorale par nécrose d'un carcinome œsophagien dans la trachée ou l'une des bronches principales. Il est exceptionnel qu'une tumeur maligne trachéobronchique se fistulise dans l'œsophage. Un traitement radio et/ou chimiothérapique peut être cause de la fistule, par nécrose tumorale ;
- tuberculeuse parfois, en cause par l'intermédiaire d'une adénopathie intertrachéobroncho-œsophagienne ;
- congénitale.
Affirmer le diagnostic repose sur la clinique et la trachéobronchoscopie pour localiser avec précision la fistule.
Dans les fistules tumorales malignes, le traitement est palliatif, instrumental, donnant des résultats médiocres le plus souvent.
Lorsque la fistule est congénitale, le traitement est chirurgical comme en cas d'origine tuberculeuse après mise en route du traitement antituberculeux.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,K1,L1,P1]
Édit. 2018
fistule carotido-caverneuse l.f.
carotido-cavernous fistula
Communication entre la carotide interne et le sinus caverneux après lacération traumatique de la carotide interne et bien plus rarement rupture spontanée d'un anévrisme géant de la carotide interne caverneuse.
En clinique, il peut s'agir de signes ophtalmologiques avec chémosis, exophtalmie et/ou paralysies oculomotrices, ou bien d'une hémorragie cérébrale liée à un reflux du drainage veineux à partir du sinus caverneux dans une veine intradurale.
L’intervention thérapeutique est exclusivement endovasculaire.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,K2,P2]
Édit. 2018
fistule cervicovaginale l.f.
cervico-vaginal fistula
Communication anormale entre le col de l’utérus et le fond du vagin.
Elle succède à une déchirure obstétricale ou chirurgicale, à la suite d’une hystérectomie ou d’une césarienne, plus rarement d’une curiethérapie pour un cancer du col de l’utérus.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,O3]
Édit. 2018
fistule coccygienne l.f.
coccygeal fistula
Syn. fistule sacrococcygienne
[A3,I1,Q2]
Édit. 2018
fistule colovésicale l.f.
colovesical fistula
Fistule faisant communiquer le côlon avec la vessie.
Elle résulte le plus souvent de l'inflammation d'un diverticule ou d’un cancer du côlon sigmoïde ou encore d’une maladie de Crohn.
Étym. lat. fistula : canal
→ fistule sigmoïdovésicale, Crohn (maladie de), côlon sigmoïde
[A3,M2,L1]
Édit. 2018
fistule congénitale du cou l.f.
congenital sinus, fistula of the neck
Malformation congénitale caractérisée par un sac fistuleux présentant un orifice cutané punctiforme.
On distingue les fistules latérales (fistules branchiales) et les fistules médianes et paramédianes (fistules du tractus thyréoglosse ou les rares fistules mento-sternales et sous-mentales) consécutives à une dysraphie ou trouble de soudure antérieure des trois premiers arcs branchiaux.
Étym. lat. fistula : canal
→ fistule branchiale, dysraphie, tractus thyréoglosse
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule congénitale du nez l.f.
congenital fistula of the nose
Pertuis circulaire congénital médian, faisant communiquer les plans sous-jacents avec la surface, avec, parfois, une touffe pileuse surajoutée et issue d'un liquide pâteux nauséabond.
Des complications sont possibles : surinfection, ostéomyélite des os propres du nez. L'examen histologique montre des amas de kératine et des annexes pilosébacées. Il s'agit d'un résidu embryonnaire dysraphique.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule congénitale du sac lacrymal l.f.
congenital fistula of the lacrymal sac
Fistule du sac lacrymal dont l'orifice est sous le tendon du canthus ou sur la joue.
Elle peut être héréditaire. L’affection est autosomique dominante (MIM 113620, 129900, 165600).
A. Urrets-Zavalía Jr, ophtalmologue argentin (1955)
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule coronaire l.f.
Malformation rare qui survient généralement de manière isolée.
Elle est le plus souvent congénitale mais elle parfois survenir après une intervention chirurgicale cardiaque. Elle n'entraîne ni symptôme ni complication pendant les deux premières décennies de vie, surtout si elle est petite. Après 20 ans, la fréquence des symptômes et des complications augmente. Les complications incluent l'hypoperfusion du myocarde adjacent, des thromboses, des embolies, une insuffisance cardiaque, une fibrillation auriculaire, une rupture, une endocardite ou endartérite et une arythmie. Les thromboses de la fistule sont rares mais peuvent entraîner un infarctus aigu du myocarde, une fibrillation atriale paroxystiqueet une arythmie ventriculaire. La rupture spontanée peut entraîner un hémopéricarde.
L'échocardiographie en deux dimensions aide à différencier les shunts entre euxet l'angiographie coronarienne permet de mettre en évidence les détails anatomiques.
Le principal diagnostic différentiel est la persistance du canal artériel, bien que les autres shunts artérioveineux congénitaux doivent aussi être écartés.
A côté de la chirurgie, traitement classique, mais l'embolisation par cathétérisme est actuellement recommandée en raison de ses excellents résultats avec peu de complications.
S. A. Qureshi, pédiatre britannique (2006)
Réf. Orphanet, S. Qureshi (2006)
[K2]
Édit. 2018
fistule coronarocardiaque l.f.
coronary artery fistula
Communication anormale d’une artère coronaire avec une cavité cardiaque, le plus souvent droite.
Elle peut être congénitale, mais le développement de la chirurgie cardiaque a fait apparaître des fistules coronarocardiaques traumatiques liées à la blessure d’une grosse artère coronaire lors d’une cardiotomie.
Certaines fistules coronarocardiaques, de faible débit sont bien supportées. Les fistules importantes tirent leur gravité d’un shunt gauche-droit à gros débit, mais aussi de la spoliation du lit coronaire entraînant un syndrome d’ischémie myocardique. Elles relèvent alors d’un traitement chirurgical ou d’une oblitération par cardiologie interventionnelle.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,K2]
Édit. 2018
fistule dentaire l.f.
→ fistule bucco-cervico-faciale
[A3,P3]
Édit. 2018
fistule du dos du nez l.f.
Malformation congénitale caractérisée par une dépression punctiforme de l’arête nasale à laquelle s’abouche un sac fistuleux, en règle borgne, laissant sourdre par intermittence un peu de liquide.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule du tractus thyréoglosse l.f.
fistula of thyroglossal duct
Fistule résultant le plus souvent de l’abcédation ou de l’incision d’un kyste du tractus thyréoglosse.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule gastrique l.f.
gastric fistula
Trajet faisant communiquer la cavité gastrique avec l'extérieur de la paroi abdominale (il est alors d'origine chirurgicale, c'est une gastrostomie), ou encore avec un viscère voisin (fistule gastroduodénale ou gastrocolique, due à la perforation d'un ulcère, d’une tumeur…).
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1]
Édit. 2018
fistule gastrocolique l.f.
gastrocolic fistula
Fistule faisant communiquer l'estomac avec le côlon transverse, conséquence de la perforation d'un ulcère ou d’un cancer gastrique dans le côlon.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1]
Édit. 2018
fistule gastrojéjunocolique l.f.
gastro-jejuno colic fistula
Fistule faisant communiquer l'estomac, l'anse jéjunale et le côlon transverse, due à la perforation d'un ulcère térébrant et perforant apparu sur une gastroentérostomie.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1]
Édit. 2018
fistule hépatique l.f.
hepatic fistula
Trajet fistuleux allant du foie à la peau et donnant lieu à un écoulement biliaire.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1]
Édit. 2018
fistule intestinale l.f.
fistula of the bowel
Ouverture anormale de l'intestin grêle avec écoulement du liquide intestinal (chyme) soit à l'extérieur, soit dans un autre viscère (fistule interne : vessie, côlon, vagin…).
On parle de fistule quand une partie du liquide intestinal s'échappe par un orifice anormal de l’intestin grêle ou quand la totalité du liquide s'écoule à l'extérieur (par ex. anus artificiel). La gravité de la situation dépend des dimensions des orifices, de leur nombre, de l'abondance de l'écoulement et surtout du niveau de la fistule : plus elle est haute (jéjunale), plus elle retentit gravement sur l'état général.
Les causes sont variées : fistules postopératoires (les plus fréquentes) spontanées ou provoquées (iléostomie), post-traumatiques ou morbides spontanées (par ex. tuberculose de l’intestin grêle ou iléite).
L'examen clinique permet d'apprécier le siège de l'orifice, son caractère, la teneur du liquide, son débit, l'état des téguments, l'existence d'un plastron et le retentissement sur l'état général. L'étude radiologique du trajet permet surtout d'apprécier la perméabilité de l'anse efférente.
Le traitement associe des gestes chirurgicaux directs ou indirects et la rééquilibration hydro-électrolytique et nutritionnelle, en utilisant souvent un appareillage (aspiration du liquide intestinal, irrigation éventuelle par l'acide lactique en fonction du pH).
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1]
Édit. 2018
fistule labiale l.f.
labial fistula
Trajet anormal congénital, souvent héréditaire, s'ouvrant à la surface de la lèvre, soit isolé, soit en association avec d'autres malformations telles qu'une fente orofaciale.
Les fistules labiales inférieures sont les plus fréquentes : les petits puits sont d'habitude situés symétriquement de part et d'autre de la ligne médiane et ont une profondeur de 5 à 15 mm. Elles peuvent communiquer avec des glandes muqueuses. La transmission est autosomique dominante, mais il existe une prédominance féminine. Les fistules labiales supérieures sont très rares et ne font généralement pas partie d'un syndrome malformatif complexe.
Étym. lat. fistula : canal
→ van der Woude (syndrome de), fente labiopalatine et kystes muqueux de la lèvre inférieure
[A3,P3,Q2]
Édit. 2018
fistule labyrinthique l.f.
labyrinthine fistula
Erosion localisée du labyrinthe osseux provoquée par une otite chronique.
Elle siège le plus souvent sur le canal latéral mais peut atteindre toute autre partie du labyrinthe osseux. Elle s’accompagne d’une péri-labyrinthite, qui cloisonne la région fistulaire, expliquant l’absence d’écoulement de périlymphe. Elle peut être aussi d’origine traumatique secondaire à une fracture labyrinthique dans la région des fenêtres.
Étym. lat. fistula : canal
[P1]
Édit. 2018
fistule lacrymale congénitale l.f.
congenital lacrimal fistula
Fistule lacrymale dont l'orifice est sur le haut du tarse palpébral de la paupière supérieure.
Anomalie de développement, rare, uni ou bilatérale, parfois familiale, à hérédité autosomique dominante, parfois associée à d'autres anomalies lacrymales (agénésie du canalicule supérieur ou inférieur), agénésie totale du système lacrymal, obstruction lacrymale).
Le diagnostic différentiel se fait avec la dacryocystite fistulisée. Le traitement est chirurgical (discision-excision).
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1]
Édit. 2018
fistule œsophagienne l.f.
oesophageal fistula
Fistule faisant communiquer l'œsophage avec la peau du cou ou un organe de voisinage.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1,L1]
Édit. 2018
fistule œsophagocutanée l.f.
oesophageal cutaneous fistula
[A3,L1]
Édit. 2018