traitement en série l.m.
serial processing
Hypothèse d'une transmission et d'un traitement progressif des signaux rétiniens.
Les caractéristiques de l'image seraient extraites les unes après les autres par un traitement séquentiel dans les aires corticales. Cette hypothèse est largement invalidée.
traitement hiérarchique l.m.
hierarchical processing
Hypothèse dun traitement progressif de l'image à partir d'éléments très simples, les champs récepteurs circulaires concentriques, puis les champs récepteurs des cellules simples, puis complexes.
Cette hypothèse a été largement invalidée par la découverte de projections directes du corps géniculé latéral sur les cellules complexes.
traitement hygiénique des mains par friction l. m.
hygienic handrub
Traitement des mains par un produit bactéricide approprié dont l’activité est ciblée sur les micro-organismes de la flore transitoire, afin de prévenir leur transmission, sans tenir compte de l’action sur la flore résidente de la peau.
La friction hydro-alcoolique peut être utilisée en remplacement du lavage hygiénique sur des mains visuellement propres, non souillées par des liquides ou matières organiques, sèches et en l’absence de talc et poudre. Elle ne dispense pas du port de gants (non talqués) pour la protection du personnel lors de soins exposant à un contact avec du sang ou des liquides biologiques. Une friction hydro-alcoolique doit être effectuée immédiatement après le retrait des gants. La procédure d’application de la friction est décrite dans la norme européenne EN 1500.
traitement immunosuppresseur l.m.
immunosuppressive treatment
Traitement qui consiste à réduire les réponses immunitaires normales ou pathologiques.
Tous les immunosuppresseurs sont dotés d’effets secondaires très puissants qui rendent leur utilisation prudente et délicate
traitement moral l.m.
moral therapy
Forme de relation thérapeutique symbolisée en France par l'image de Ph. Pinel rompant les chaines des aliénés pendant la Révolution, et inscrite dans un courant qui situait déjà la maladie mentale au centre du problème posé par les rapports entre "physique" et "moral" au sens le plus large.
Précédé notamment par W. Tuke en Grande-Bretagne, Pinel considérait le patient comme un "aliéné" auquel il suffisait bien souvent de "parler avec douceur", de "compatir à ses maux" et aussi de "donner l'espoir consolant d'un sort plus heureux", mais avec une directivité de type pédagogique et au besoin autoritaire.
Au milieu du XIXème siècle, ce type de relation a cédé au profit de règles concernant l'organisation et le travail dans les asiles où ont afflué les patients. Par la suite, la liberté dans la relation a constitué une dimension majeure de la prise en soins.
Plus récemment, H. Baruk a repris cette qualification, en se fondant sur le recherche de la justice et de la charité dans la relation thérapeutique. Il nommera sa méthode "chitamnie", terme hébreux qui traduit la confiance et la foi.
W. Tuke, philanthrope britannique (1732-1822) ; P. Pinel, médecin aliéniste français (1745-1826) ; H. Baruk, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1945)
traitement obligatoire l.m.
Traitement comportant hospitalisation ou non, imposé dans certaines circonstances par un texte législatif ou réglementaire, à une personne malade considérée comme dangereuse pour elle-même ou pour autrui.
Les textes visent quatre catégories de malades : certains malades mentaux, les personnes atteintes de l’une des quatre maladies vénériennes à déclaration obligatoire, les alcooliques dangereux, les toxicomanes. Dans la pratique, hormis pour certains malades mentaux, aucune hospitalisation ni thérapeutique active n’est imposée à une personne sans son adhésion.
→ hospitalisation sans consentement
tuberculose pulmonaire chez les sujets infectés par le VIH (traitement de la) l.m.
pulmonary tuberculosis in AIDS patients (treatment)
Traitement antituberculeux des patients infectés par le VIH.
Il est aussi efficace que chez les autres patients tuberculeux.
Dans le cas d'une tuberculose à bacilles sensibles, la quadrithérapie est faite pendant 2 mois, puis l'on passe à une bithérapie et la durée totale du traitement est de 10 mois. Si les cultures de crachats, après 2 mois de traitement, restent positives, il faut poursuivre la quadrithérapie jusqu'à négativation, puis l'on passe à une bithérapie pour les 9 mois suivants.
Si le patient a un chiffre de lymphocytes CD4 inférieur à 200/mm3 et n'est pas déjà traité pour son Sida, il faut toujours commencer par le traitement antituberculeux. Le traitement antirétroviral ne doit pas être instauré avant 15 jours de traitement antituberculeux, mais le mieux est d'attendre 2 mois, lorsque la situation de la tuberculose est stabilisée.
Du fait des interactions médicamenteuses, des adaptations de la posologie des antiviraux et des antituberculeux sont nécessaires. Il faut donc que les décisions soient prises par des spécialistes de ces problèmes.
vasodilatateur (traitement) l.m.
vasodilator treatment
Traitement utilisant la vasodilatation des vaisseaux sanguins pour en augmenter le débit ou en diminuer la pression afin de faciliter le travail du cœur par réduction des pressions de remplissage (précharge) ou de vidange (postcharge) des cavités cardiaques.
De nombreuses molécules aux propriétés très différentes sont regroupées sous cette appellation :
- vasodilatateurs directs artériels (dihydralazine), veineux (dérivés nitrés, molsidomine) ou mixtes (nitroprussiate de Na) ;
- vasodilatateurs anti-ischémiques périphériques (papavérine, dérivés de l'ergot de seigle, vincamine...) ;
- inhibiteurs calciques (nifédipine, vérapamil, diltiazem, etc.) ;
- inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l’angiotensine (captopril, énalapril, lisinopril,etc.) ;
- antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (losartan, valsartan, etc.) ;
- inhibiteur de la rénine (aliskiran) ;
- labétalol (alpha et bêta-bloquant à la fois) ;
- prostacycline (iloprost).
→ vasodilatation, précharge, postcharge,vasodilatateur, dihydralazine, trinitrine, molsidomine, nitroprussiate de sodium, papavérine, ergot de seigle (alcaloïdes de l’), vincamine, inhibiteurs calciques, nifédipine, vérapamil, diltiazem, captopril, énalapril, lisinopril, antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, losartan, valsartan, inhibiteur de la rénine, aliskaran, labétalol, prostacycline, iloprost
[G3, G5, K2, G1]
Édit. 2020
contrôleur post-traitement du VIH l.m.
post-treatment controller
Patient porteur du virus de l’immunodéficience humaine chez qui, après traitement antiviral, la charge virale demeure extrêmement faible même longtemps après un traitement antiviral .
→ VIH
[D1]
Édit. 2018
traitement adjuvant l.m.
adjuvant treatment
Traitement anti-néoplasique administré alors que l’ensemble de la tumeur a été retiré, chirurgicalement ou par radiothérapie, et que cette tumeur n’est plus détectable.
Ce traitement vise à détruire les cellules ayant pu échapper au traitement et non détectées par des examens biologiques (biopsie liquide) ou radiologiques afin de prévenir les récidives.
[F2, G5]
Édit. 2019
leucémie aigüe myéloblastique : traitement personnes âgées l.f.
acute myeloid leukemia : treatment older patients
Les patients âgés de plus de 75 ans ne sont pas éligibles pour le traitement d'induction standard comportant de hautes doses de cytostatiques. Le pronostic de leur affection est, dès lors, très réservé.
Un traitement comportant l'association de Azacitidine et du Vénétoclax se montre très efficace par rapport au traitement par Azacitidine seule sans augmenter le risque de complications.
C. D. DiNardo, hématologiste américain (2020)
→ leucémie aigüe myéloblastique, Azacitidine, Vénétoclax
[F1, G5]
Édit. 2020
traitement immunosuppresseur et transplantation l.m.
Ensemble des thérapeutiques médicamenteuses favorisant la tolérance d'un greffon par le système immunitaire du receveur.
Ces thérapeutiques utilisent dans des associations variables la prednisone, les antimétabolites (azathioprine, acide mycophénolique), les inhibiteurs de la calcineurine ( ciclosporine et tacrolimus), les inhibiteurs de la mTOR (sirolimus, évérolimus), l’inhibiteur du second signal des lymphocytes T (nulojix), les anticorps monoclonaux anti-récepteurs de l’IL 2 (simulect) et les globulines antilymphocytaires.
Tous les immunosuppresseurs sont dotés d’effets secondaires très puissants qui rendent leur utilisation prudente et délicate
On distingue le traitement immunosuppresseur d'induction, utilisé au décours immédiat de la transplantation, du traitement immunosuppresseur d'entretien, utilisé au long cours et dont le maintien est nécessaire pour la survie du greffon.
image d'addition l.f.
addition image
En sémiologie radiologique, définit une image en saillie par rapport au contour normal d'un os, d'un organe plein ou d'un viscère creux préalablement opacifié, sans préjuger de sa nature.
Elle répond sur un os à une excroissance ; sur un viscère plein à une bosse ou une voussure ; sur un organe creux, à une niche creusée dans la paroi, à un ulcère, un diverticule ou même à un trajet fistuleux, emplis par le produit de contraste.
[B2]
Édit. 2020
bonhomme de neige (image en) l.f.
snowman appearance
Sur une radiographie pulmonaire de face d'un enfant, opacité arrondie du médiastin supérieur surmontant un gros cœur.
Elle s'observe en cas de retour veineux pulmonaire anormal total avec un tronc collecteur se drainant dans les veines pulmonaires au-dessus du diaphragme. La tête du bonhomme répond au tronc collecteur, à la veine innominée gauche et à la veine cave supérieure alors que le corps correspond au cœur distendu.
Édit. 2017
bord (image de) l.f.
edge appearance
En sémiologie radiologique, limite nette entre deux structures de densités différentes abordées tangentiellement par le rayon directeur.
Certaines techniques radiologiques anciennes permettaient de renforcer l'image de bord pour améliorer le contraste entre deux plages de tonalités voisines, "effet de bord", comme le logétron et la xérographie. Actuellement, on obtient un résultat analogue par la numérisation des images.
Édit. 2017
bulbe d'oignon (image en) l.f.
onion-bulb appearance
Étym. lat. bulbus : bulbe
Édit. 2017
burnous (image en) l.f.
Sur une radiographie d'estomac en double contraste, aspect radié des plis du cardia, sans signification pathologique.
Édit.2017
cocarde (image en) l.f.
target sign
1) En sémiologie digestive, synonyme de halo.
2) En échographie, image arrondie comportant une zone centrale hyperéchogène et une couronne périphérique hypo-échogène.
Cette image décelée dans le foie est très évocatrice d'une métastase.
[B2]
défilé (image de) l.f.
narrowing
diverticulaire (image) l.f.
diverticulum pattern
Image d'addition plus ou moins arrondie, reliée à un organe creux par un fin canal (pédicule), elle peut s'opacifier en même temps que la cavité sur laquelle elle est implantée (œsophage, colon, vésicule, vessie, etc.).
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné
fourmillement d'une image l.m.
swarming
Anomalie d'une image dynamique qui, en chaque point, présente une variation aléatoire rapide de sa luminance.
Il peut être causé par un défaut électronique de l'imageur. Il peut aussi apparaître dans l'utilisation d'un amplificateur de luminance à très faible débit d'exposition, dû à la fluctuation quantique de la densité des photons X.
Faible en radiologie traditionnelle, en raison de l'importance des flux de photons X utilisés, il est plus important en tomodensitométrie et surtout en scintigraphie où les flux de photons sont limités par des considérations radiobiologiques. En IRM il est moyen, indépendant du signal en cause, et d'origine technologique.
Syn. bruit
→ rapport signal/bruit, luminance visuelle
[B2]
Édit. 2018
fuseau (image en) l.f.
grelot (image en) l.f.
mobile masse pattern
1) En radiologie pulmonaire, opacité de forme variable, mobile dans une cavité parenchymateuse.
En raison de ses déplacements, le grelot traduit la présence d'un matériel libre de toute attache pariétale : aspergillome, caillots sanguin, fragment tumoral.
2) En histopathologie cutanée, aspect dit « en grelot » des cellules des glandes sébacées avec leur noyau.
IMAGe (syndrome) acr. angl.pour intrauterine growth restriction, metaphyseal dysplasia, adrenal hypoplasia congenital, and genital anomalies
Syndrome caractérisé par l'association d'un retard de croissance intra-utérin, d'une dysplasie métaphysaire avec des membres courts, d'une hypoplasie congénitale des surrénales et d'anomalies génitales.
Moins de 20 cas ont été décrits. Les patients présentent également des traits dysmorphiques (bosses frontales, arête nasale large, implantation basse des oreilles). Chez les garçons, les anomalies génitales incluent une cryptorchidie bilatérale, un hypospadias, un micropénis, et une hypogonadisme hypogonadotrophique. Ce syndrome se transmet probablement sur le mode autosomique récessif, gène CDKN1(11p15.4,C).
Réf. Orphanet (2007)
→ CDKN1 gene, cryptorchidie, hypospadias,hypogonadisme
image n.f.
image, picture
En ophtalmologie, ensemble des rayons lumineux perçus par l'œil humain directement depuis une source lumineuse ou réfléchis par une surface ou un objet.
Elle s'identifie par son cadre définissant les contours et les limites de l'image. Elle peut être perçue comme une simple reproduction (plus ou moins fidèle mais toujours déformée) du réel. Elle a aussi son propre statut d'objet ayant une dimension, un poids, des couleurs, et occupant un volume.
Étym. lat. imago : image, représentation