Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

52 résultats 

critères de Rotterdam l.m.p.

ovaires polymicrokystiques (syndrome des)

critères de Studdiford l.m.

Studdiford's criteria

W.E. Studdiford, obstétricien américain (1942)

  Studdiford (critères de)

critères diagnostiques de la maladie de Vaquez l.f.

Vaquez (maladie de)

[F1]

critères d'Ottawa l.m.p.

Ottawa rules, Ottawa criteria

Guide dans les démarches cliniques, radiologiques et thérapeutiques en cas de traumatisme articulaire aigu permettant d’éviter un examen radiologique inutile ou, au contraire, d’en poser l’indication.
1)- Critères d’Ottawa pour traumatisme aigu de la cheville (angl. Ottawa ankle rules)
Après examen clinique, l’examen radiologique n’est indiqué qu’en présence des signes suivants :
- patient de plus de 55 ans ;
- impossibilité de mettre en appui et de faire quatre pas sans aide ;
- douleur à la palpation osseuse du bord postérieur de la fibula ou du tibia sur une hauteur de 6 cm ou à la pointe des malléoles ;
- douleur à la palpation de l’os naviculaire ou à la base du cinquième métatarsien.
La sensibilité de ces critères est de 98% (en excluant les fragments osseux de moins de 3mm). En cas de doute et avant de prescrire l’examen radiologique, le protocole GREC (glace, repos, élévation, compression par bas de contention) peut être appliqué trois à cinq jours.
Ces critères permettent d’éviter environ 20% de radiographies inutiles avec toutefois un risque de passer à côté de lésions associées (dôme talien).
Chez un patient ayant présenté ou présentant une douleur aigüe post traumatique du genou de moins de sept jours une fracture est exclue si :
- le patient a moins de 55 ans,
- peut faire quatre pas sans aide (deux de chaque côté),
- si la douleur à la palpation de la rotule n’est pas limitée à l’os seul,
- l’extrémité proximale de la fibula n’est pas douloureuse ni celle du tibia ni l’extrémité distale du fémur, explorées sur 8 cm.
- et si la mobilité du genou peut atteindre 90°.
Dans ces cas, une radiographie d’urgence n’est pas indiquée ; l’examen clinique et paraclinique recherchera la lésion capsulo-ligamentaire en cause. Ce protocole a permis une réduction de 35% des radiographies en urgence dans les traumatismes aigus germés du genou. Sa sensibilité approche les 100%

I. G. Stiell, médecin urgentiste canadien (1993, ankle rules ; 1996, knee rules)

[I2,B2,N1]

Duke (critères de) l.m.p.

Duke's criteria

Critères à la fois cliniques, microbiologiques et échocardiographiques, établis pour faciliter le diagnostic d’endocardite infectieuse.
Les critères majeurs sont la positivité des hémocultures, la présence d’une atteinte cardiaque (lésion intracardiaque mobile sur une valve ou une prothèse, abcès ou déhiscence partielle d'une prothèse valvulaire, apparition d’une nouvelle atteinte valvulaire).
Les critères mineurs sont l’existence d’une atteinte cardiaque prédisposante, l’usage de drogues par voie IV, des lésions vasculaires (emboles artériels, infarctus pulmonaires ou spléniques, anévrysme mycotique, hémorragie intracrânienne, hémorragies conjonctivales, lésions de Janeway), des phénomènes immuns (glomérulonéphrite, nodules d'Osler, taches de Roth), anomalies échocardiographiques (compatibles avec une endocardite infectieuse à l’exclusion des critères majeurs décrits ci-dessus), une fièvre supérieure à 38°.
Le diagnostic repose sur l’existence de deux critères majeurs ou d’un seul associé à trois mineurs.

D. T. Durack, médecin interniste américain (1994) ; E. G. Janeway, anatomopathologiste américain (1899) ; W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1909) ; M. Roth, anatomopathologiste suisse (1872)

Étym. Duke University, université de recherche privée nord-américaine située à Durham

endocardite infectieuse

Hertig (critères de) l.m.

Hertig's criterias

Caractères histologiques de différenciation du trophoblaste d'une môle hydatiforme permettant de prévoir son évolution vers un choriocarcinome.

A. T. Hertig et W. H. Sheldon, anatomopathologistes américains (1947)

môle hydatiforme, choriocarcinome

[A3,O3]

Édit. 2015

Jones (critères de) l.m.p.

Jones’s criteria

Principaux éléments de la symptomatologie du rhumatisme articulaire aigu, classés en cinq critères majeurs : polyarthrite, cardite, érythème marginé, chorée de Sydenham et nodules sous-cutanés de Meynet, et critères mineurs : fièvre, arthralgies, signes électrocardiographiques (allongement de PR), tests biologiques de l’inflammation positifs, teneurs élevées en antistreptolysines O et antécédents de RAA.
Au moins deux critères majeurs ou un critère majeur et deux critères mineurs sont nécessaires au diagnostic.
Les critères de Jones (1944) ont été modifiés par l’American Hearth Association en 1965

T. D. Jones, médecin américain (1944)

rhumatisme articulaire aigu, Meynet (nodules de)

leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : définition et critères l.f.

acute myeloid leukaemia (definition, criteria) (AML)

Prolifération clonale de cellules à caractère anarchique développées à partir des précurseurs hématopoïétiques (blastes) des lignées médullaires.
Le terme “myéloblastique” inclut toutes les cellules appartenant aux lignées granulocytaire (neutrophile, éosinophile, basophile), monocytaire/macrophagique, érythrocytaire, mégacaryocytaire et mastocytaire. Des critères cytologiques, histochimiques et immunophénotypiques conduisent à préciser l’origine de la lignée des cellules malignes et leur état de maturation. L’étude cytogénétique identifie de façon précise certaines variétés de leucémies aigües. Des mutations géniques se rencontrent au cours de variétés de LAM ; certaines de ces mutations péjorent le degré de gravité, d’autres l’améliorant.
Le pourcentage de blastes demeure le critère déterminant pour affirmer la néoplasie myéloïde. Un pourcentage de blastes égal ou supérieur à 20 des cellules leucocytaires sanguines ou des cellules nucléées médullaires signe le diagnostic de leucémie aigüe myéloblastique.
La maladie se développe en règle générale dans la moelle osseuse :
- sa présence altère l’hématopoïèse normale, aboutissant au syndrome d’insuffisance médullaire, caractérisé par des cytopénies (anémie, granulopénie, thrombopénie), dont les conséquences cliniques conduisent aux manifestations révélatrices de la maladie ;
- la maladie peut également s’étendre au sang avec apparition de blastes circulants ou à d’autres organes hématopoïétiques (rate, ganglions, foie ...) ou non hématopoïétiques (peau, gencives, système nerveux central ...), constituant le syndrome tumoral présent plus fréquemment dans certaines formes de leucémies.
Les LAM, avec une incidence globale de l’ordre de 3 pour 100.000 habitants par an en France, sont pour la majorité, des pathologies de l’adulte ; leur incidence s’accroît avec l’âge ; l’âge médian de survenue est de 65 ans. L’origine des LAM n’est pas connue. Cependant, un certain nombre de facteurs de risque leucémogène ont été identifiés : les radiations ionisantes, les chimiothérapies anticancéreuses (et principalement les alkylants), le benzène… Plusieurs affections constitutionnelles prédisposent au risque de leucémie aigüe, telle le syndrome de Down.

leucémie aigüe myéloblastique (classification) ,leucémie myéloblastique aigüe : apport de la génétique et des données moléculaires ,leucémie myéloblastique aigüe (paysage génomique)

opérabilité d'un cancer (critères) n.f.p.

Les éléments à partir desquels est prise la décision de pratiquer la résertion chirurgicale d’un cancer reposent sur son type histologique et sur son extension locale et générale.
D’un point de vue cancérologique la résection chirurgicale doit s’efforcer de passer en zone saine pour éviter le risque de récidive locale. L’importance de cette résection doit être mise en balance avec celle de la mutilation qu’elle impose et l’espérance de vie du patient. L’appréciation de l’état général est aussi un élément capital dans la décision. Si l’opérabilité d’un cancer se décide en grande partie sur des critères strictement cancérologique, elle repose aussi sur le confort que peut apporter la chirurgie par exemple une intervention orthopédique pour une fracture métastatique ou la levée d’une occlusion en cas de localisation tumorale digestive.

cancer

[C3,F,N]

Édit. 2017

opérabilité d'un carcinome bronchopulmonaire primitif (critères d') l.m.p.

operability for primary bronchopulmonary carcinoma

Éléments nécessaires à respecter pour obtenir qu'une exérèse pulmonaire entraîne dans les suites opératoires la mortalité et la morbidité les plus faibles et, à distance, la survie sans récidive locorégionale la plus longue possible.
Pour cela, il est nécessaire que l'ablation de la tumeur soit totale avec une marge de sécurité d'au moins 5 mm entre la tumeur et les zones de section tissulaires sur la pièce opératoire à l'étude anatomopathologique, associée à un curage des nœuds lymphatiques médiastinaux drainant ce territoire.
L'intervention d'exérèse ne peut s'adresser qu'à des malades valides, à fonction respiratoire suffisante pour que le VEMS (volume expiratoire maximum par seconde) prévisible postopératoire soit égal ou supérieur au tiers de sa valeur théorique pour un malade donné.
Le tabagisme doit avoir totalement cessé depuis un mois, arrêt accompagné d'une kinésithérapie de désencombrement.
Une hypertension artérielle, un diabète, une atteinte cardiaque ou coronarienne ou artérielle phériphérique, doivent être traités préalablement et être stables et équilibrés au moment de l'intervention.

lobectomie, pneumonectomie, exérèse pulmonaire élargie

Édit. 2017

Ottawa (critères d') l.m.p.

Ottawa rules

critères d'Ottawa

Édit. 2017

Paalman (critères de) l.m.p.

Paalman's criteria

Groupe d’éléments cliniques permettant de faire le diagnostic d'une grossesse dans le col de l'utérus.
Ils comprennent : la survenue de saignement d'origine utérine, la femme se sachant vraisemblablement enceinte car aménorrhéique ; un col utérin augmenté de volume, dépassant parfois celui du corps ; un œuf situé dans le canal cervical, non mobilisable ; un orifice cervical externe ouvert et mou, orifice interne fermé.

R. J. Paalman, T. W. McElin, gynécologues obstétriciens américains (1959)

Rotterdam (critères de) l.m.p.

ovaires polymicrokystiques (syndrome des)

Rubin (critères de) l.m.p.

Rubin's criteria

Ensemble de signes permettant le diagnostic de grossesse cervicale : absence de parties fœtales dans la cavité utérine, insertion embryonnaire sous la pénétration des artères utérines, présence de glandes cervicales avec les villosités placentaires.

I. C. Rubin, gynécologue obstétricien américain, membre de l'Académie de médecine (1911)

grossesse cervicale

Spiegelberg (critères de) l.m.p.

Spiegelberg’s criteria

Critères qui permettaient d’affirmer le siège ovarien d’une grossesse extra-utérine, notamment l’aspect normal de la trompe et la présence de tissu ovarien autour du sac ovulaire.

O. Spiegelberg, gynécologue allemand (1878)

Stangel (critères de) l.m.p.

Stangel’s criteria

Ensemble des conditions qui permettent de conserver la trompe lors de la cure chirurgicale d’une grossesse extra-utérine (grossesse ampullaire non rompue) chez une femme désirant d’autres grossesses.

J. J. Stangel, gynécologue américain (1986)

Studdiford (critères de) l.m.

Studdiford's criteria

Ensemble des arguments qui permettent de conclure au caractère primitif d'une grossesse abdominale : trompes et utérus sains, œuf de plus de douze semaines reposant directement sur le péritoine.

W. E. Studdiford, gynécologue obstétricien américain (1942)

douleur neuropathique (critères diagnostiques) l.f.

Questionnaire représentant 10 items répartis en 4 questions.
OUI = 1 point NON = 0 point Score du patient : /10
La somme obtenue donne le score du patient, noté sur 10. Si le score du patient est égal ou supérieur à 4/10, le test est positif (sensibilité  82,9 %, spécificité 89,9 %).
Question 1 (interrogatoire) : la douleur présente-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ? oui, non
1 - brûlure,
2 - sensation de froid douloureux,
3 - décharges électriques.
Question 2 (interrogatoire) : la douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ? oui, non
4 - fourmillements,
5 - picotements,
6 - engourdissement,
7 - démangeaisons.
Question 3 (examen) : la douleur est-elle localisée dans le territoire ou l’examen met en évidence : oui, non
8 - hypoesthésie au tact,
9 - Hypoesthésie à la piqûre.
Question 4 (examen) : la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :oui, non
10 -le frottement.

Étym. lat. dolor : douleur

Syn. questionnaire DN4

[H1]

Édit. 2018

dermatose neutrophilique rhumatoïde l.f.

dermatosis neutrophilique rheumatoid

Dermatose inflammatoire polymorphe comportant histologiquement un infiltrat riche en polynucléaires neutrophiles et observée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Son autonomie est discutée.

dermatite interstitielle granulomateuse avec arthrites

facteur rhumatoïde l.m.

rheumatoid factor

Autoanticorps de classe IgM, IgG ou IgA dirigé contre des épitopes du domaine CH3 des IgG humaines, présents aussi sur les IgG d'autres espèces animales (ex. Lapin).
La détection des facteurs rhumatoïdes IgM fait appel à des réactions d’agglutination dont les plus utilisées sont la réaction de Waaler-Rose et le test au latex. Près de 80% des polyarthrites rhumatoïdes sont dites séropositives, c’est-à-dire latex et Waaler-Rose positives. Les réactions de détection des facteurs rhumatoïdes peuvent également être positives dans certains cas de connectivites, dans certaines maladies infectieuses, dans certains lymphomes malins et chez le sujet âgé.
Les facteurs rhumatoïdes non agglutinants (IgA, IgG) sont détectés uniquement par des tests immunologiques.

E. Waaler, médecin interniste norvégien (1940) ; H. M. Rose, biologiste américain (1948)

polyarthrite rhumatoïde, connectivite, lymphome malin, Waaler Rose, latex (test au)

[I1,C1]

Édit. 2018

nodule rhumatoïde l.m.

rheumatoid nodule

Nodule dermo-hypodermique indolore d'évolution chronique localisé en regard des articulations des mains, des coudes, des poignets ou des genoux, en règle associé à une polyarthrite rhumatoïde séropositive (Waaler Rose), grave et plus rarement à d'autres affections telles que maladie de Still, le lupus érythémateux systémique, etc.
L’examen histologique révèle une structure de granulome palissadique proche du granulome annulaire, formée essentiellement de lymphocytes et de plasmocytes entourant une zone de nécrose parfois fibrinoïde.
Il est aussi observé au niveau des valves cardiaques, du péricarde, de la plèvre, des poumons et de la rate. L’éclosion simultanée de nombreux nodules ou nodulite rhumatoïde caractérise les polyarthrites rhumatoïdes dites nodulaires. Cette éclosion peut être déclenchée par le méthotrexate.
Les lésions décrites comme "nodules rhumatoïdes isolés de l'enfant", sans rhumatisme associé sont considérées par beaucoup, comme des formes profondes de granulome annulaire.

nodosité rhumatismale

papule rhumatoïde l.f.

rheumatoid papule

Lésion papuleuse symptomatique d’une éruption survenant au cours d’une poussée sévère d’arthrite rhumatoïde avec, comme substrat histologique, une vasculite leucocytoclasique et un granulome palissadique en formation.

M. L. Smith, pédiatre américain (1989)

pneumoconiose rhumatoïde l.f.

Caplan (syndrome de)

poumon rhumatoïde l.m.

rhumatoid pleuropulmonary disease

Ensemble des manifestations respiratoires que l'on peut observer, isolées ou associées, au cours de la polyarthrite rhumatoïde.
Le poumon rhumatoïde peut comporter :
- des nodules rhumatoïdes parenchymateux : micro- et macronodules pulmonaires ;
- une pneumopathie interstitielle pouvant évoluer vers la fibrose pulmonaire ;
- des épanchements pleuraux.
La dilatation des bronches et l'hypertension artérielle pulmonaire ont été exceptionnellement signalées.
Enfin, l'association de polyarthrite rhumatoïde et de silicose — ou syndrome de Caplan-Colinet — comporte des opacités arrondies de grande taille prédominant à la périphérie des champs pulmonaires.

A. Caplan, médecin anglais (1953) ; E. Colinet, médecin rhumatologue belge (1950)

Caplan ou Caplan-Colinet (syndrome de)

purpura rhumatoïde l.m.

anaphylactoid purpura, rheumatic purpura, Henoch Schönlein’s purpura, Henoch-Schönlein’s vasculitis

E. H. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l’Académie de médecine (1832)

Syn. vascularite à IgA, Schönlein–Henoch (purpura de), péliose rhumatismale

vascularite à IgA

[I1, J1, K4, L1, M1, P1]

Édit. 2019

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