Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anticorps anti-gliadine l.m.

anti-gliadin antibody

Anticorps dirigé contre la gliadine, protéine riche en proline et glutamine présente dans le gluten des farines de céréales, notamment du blé.
Ces anticorps sont détectables dans le sérum de la majorité des patients atteints de maladie cæliaque (intolérance au gluten).

anticorps anti-idiotype l.m.

anti-idiotype antibody

Auto-anticorps qui, en bloquant les récepteurs HLA-DR des immunoblastes maternels stimulés par les antigènes paternels, permettraient une tolérance immunitaire à l'égard de l'embryon.

anticorps anti-La l.m.

anti-La antibody

anticorps anti-SS B

anticorps anti-LH-RH l.m.

anti LH-RH antibody

Auto-anticorps dirigé contre la LH-RH après traitement prolongé.

anticorps anti-ovaire l.m.

anti-ovary antibody

Auto-anticorps dirigé contre le tissu ovarien, responsable parfois de résistance ovarienne aux gonadotrophines et donc de ménopause précoce à follicules conservés.

anticorps anti-phospholipide (APL) l.m.p

antiphospholipide antibody

Groupe d’auto-anticorps comprenant l’anticoagulant circulant de type lupus qui est un anticorps anti-prothrombinase, des anticorps anti-cardiolipides et les anticorps responsables des expressions sérologiques syphilitiques dissociées ou faux BW chroniques.
Cliniquement la présence dans le sang des anticorps anti-phospholipides s’observe essentiellement dans le syndrome primaire des anti-phospholipides et les syndromes des anti-phospholipides secondaires à un lupus érythémateux disséminé. Ils se rencontrent beaucoup plus rarement dans les autres connectivites, dans certains cas d’hémopathie et d’hépatopathie, dans les maladies de Lyme avec atteinte neurologique et dans certaines maladies infectieuses (infection par le virus VIH avec adénopathies diffuses, sida avéré, fièvre Q, rhumatisme articulaire aigu, leishmaniose).
La présence d'un anticorps APL est associée aux accidents ischémiques cérébraux : thromboses veineuses, infarctus artériels souvent de petite taille et volontiers récidivants, pouvant évoluer vers un tableau de démence vasculaire.
Au cours du syndrome primaire des anti-phospholipides, les anticorps anti-phospholipides semblent avoir un rôle direct dans le déclenchement des avortements spontanés itératifs et la pathogénie de certaines complications thromboemboliques.

anticorps anti-RNP l.m.

anti-RNP antibody

Auto-anticorps réagissant avec un antigène nucléaire soluble de nature ribonucléoprotéinique, présent à un titre élevé dans le sérum de la plupart des malades atteints de connectivite mixte et à titre plus faible dans le sérum de certains malades atteints de lupus érythémateux disséminé, syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde et sclérodermie.
En immunofluorescence indirecte sur préparation contenant des noyaux entiers, les anticorps anti-RNP donnent une fluorescence mouchetée. Leur présence dans le sérum peut être confirmée par réaction de précipitation en gel ou par immunotransfert. Les études immunochimiques ont montré qu’ils réagissent avec une ribonucléoprotéine nucléaire soluble de petite taille ou U1snRNP faite de plusieurs protéines liées à du U1-ARN. Les épitopes avec lesquels réagissent les anti-RNP sont portés par la protéine 70kDa de U1snRNP.

lupus érythémateux disséminé, connectivite mixte, Gougerot-Sjögren (syndrome de), polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie.

anticorps anti-Sm l.m.

anti-Sm antibody

Auto-anticorps réagissant avec un antigène nucléaire soluble de nature ribonucléo-protéinique, présent dans le sérum de 10 à 30% des sujets atteints de lupus érythémateux disséminé mais jamais dans le sérum des sujets normaux et des sujets atteints d’autres maladies.
Les épitopes avec lesquels réagissent les anticorps anti-Sm, comme ceux avec lesquels réagissent les anti-RNP, sont présents sur la copule protéique des complexes macromoléculaires d’U1snRNP, mais tandis que les épitopes avec lesquels réagissent les anti-RNP sont portés essentiellement par la protéine 70kDa de ces complexes, les épitopes avec lesquels réagissent les anticorps anti-Sm sont portés par les protéines D, B et B’ des mêmes complexes. Ces complexes interviennent normalement dans l’épissage des molécules de DNA.

lupus érythémateux disséminé

anticorps anti-SS-A l.m.

anti-SS-A antibodies

Auto-anticorps présent dans le sérum de 40 à 60% des cas de syndrome de Gougerot-Sjögren, 25 à 35% des cas de lupus érythémateux disséminé, de certaines connectivites indifférenciées et très rarement (moins de 1% des cas) chez le sujet sain.
Au cours du lupus érythémateux disséminé, les anti-SS-A sont surtout le fait des formes cutanées subaigües de la maladie, des formes associées à un déficit en C2, C4 et C1 et des formes dites séronégatives c’est-à-dire sans anticorps antinucléaires. Les grossesses survenant chez une femme lupique ayant des anticorps anti-SS-A comportent pour le fœtus un risque élevé de lupus néonatal et de bloc auriculo-ventriculaire congénital ; la présence d’anticorps anti-SS-B est souvent associée ici à celle d’anti-SS-A. Les anti-SS-A réagissent avec des ribonucléoprotéines solubles qui ont la particularité d’être trouvées aussi bien dans le cytoplasme des cellules que dans leur noyau. Il s’agit de complexes constitués d’un RNA de faible poids moléculaire et d’une ou plusieurs protéines fixées sur ce RNA porteuses des épitopes avec lesquels réagissent les anticorps.

Syn. anti-Ro

lupus érythémateux disséminé, Gougerot-Sjögren (syndrome de)

anticorps anti-SS-B l.m.p.

Auto-anticorps présent dans le sérum de 60 à 80% des sujets atteints de syndrome de Gougerot-Sjögren primitif, dans certains cas de lupus érythémateux disséminé où ils s’associent volontiers à la présence d’anti-SS-A

Les anti-SS-B réagissent avec des ribonucléoprotéines solubles nucléaires et surtout cytoplasmiques faites d’un RNA de faible poids moléculaire et de protéines dont une protéine de 46 kD porteuse des épitopes réagissant avec l’anti-SS-B. Physiologiquement, cette ribonucléoprotéine intervient dans la terminaison des transcrits de la RNA-polymérase III.

anticorps anti-La, lupus érythémateux disséminé, connectivite mixte, Gougerot-Sjögren (syndrome de)

anti-G (pantalon) l.m.

anti-G pants

pantalon anti-G

anti-H + l.m.

anti-H+

antiacide gastrique (médicament)

anti-HA n.m.

anti-hepatitis A virus antibody

Anticorps dirigé contre la capside du virus de l'hépatite A (VHA).
Sa détection dans le sérum signe une rencontre antérieure avec le VHA : de type IgM, il affirme le caractère récent de l'infection ; de type IgG, il en affirme le caractère ancien et l'immunité durable (anticorps neutralisant).
Sa purification à partir du sérum de sujets immunisés a permis la préparation d'immunoglobulines spécifiques, base de l'immunoprophylaxie passive antérieurement proposée aux sujets non immuns, exposés au VHA.
La diminution de sa prévalence dans les sociétés industrialisées explique la plus grande fréquence des hépatites cryptosymptomatiques (chez l'adulte) et le développement récent de vaccins efficaces contre le VHA.

hépatite A

anti-HBs n.m.

anti-HBs antibody

Anticorps dirigé contre un antigène de surface (ou enveloppe) du virus de l'hépatite B (VHB).
Leur apparition, dans les deux à six mois suivant une infection par le VHB, signe la guérison de l'infection (anticorps neutralisants).
Leur purification à partir du sérum de sujets immunisés par immunoglobulines spécifiques anti-HBs est la base de l'immunoprophylaxie passive proposée aux sujets non immuns exposés au VHB (couplée à la vaccination) et aux transplantés hépatiques pour infections virales B ou delta.
La vaccination, utilisant l'AgHBs plasmatique ou recombinant, induit l'apparition des anti-HBs, témoin d'une immunité efficace lorsque leur titre sérique est > 10 mU/mL.
La détection des seuls anti-HBs reflète une protection active par vaccination ou passive par immunoprophylaxie ; associés aux anticorps anti-HBc dirigés contre la capside virale, ils reflètent une immunité secondaire à une infection virale B, le plus souvent asymptomatique.

hépatite B

antihistaminiques anti-H1 l.m.p.

anti-H1 antihistamines

Antagonistes spécifiques des récepteurs de type H1 de l'histamine, dont la stimulation entraîne la contraction des fibres musculaires lisses.
Comme l'histamine augmente aussi la perméabilité capillaire et intervient dans les phénomènes inflammatoires et allergiques, en dermatologie les anti-H1 sont essentiellement indiqués dans le traitement de l'urticaire et de l'angio-œdème ; il y a peu de raisons de penser qu'ils puissent être utiles dans la prise en charge de dermatoses inflammatoires au cours desquelles l'histamine n'intervient pas. Les antihistaminiques sont bien absorbés par la muqueuse digestive ; les effets secondaires sont variables d'un individu à l'autre : sensation vertigineuse potentialisée par l'alcool, somnolence ou effets anticholinergiques : (bouche sèche, rétention d'urine). Des épisodes convulsifs peuvent être la conséquence de surdosage. Il existe plusieurs groupes d'antihistaminiques anti-H1 : dérivés d'action rapide, parfois sédatifs ; dérivés d’action longue et possédant plus d’effets sédatifs. Plus récemment, des dérivés dépourvus d'action sédative ont été commercialisés. Les anti-H1 peuvent entraîner des réactions allergiques paradoxales après application locale de crème, pommade ou lotion les contenant. Leur prise orale peut augmenter les risques de ces effets secondaires indésirables.

antihistaminiques anti-H2 l.m.p.

anti-H2 antihistamines

Antagonistes spécifiques des récepteurs de type H2 de l'histamine, dont la stimulation entraîne accélération cardiaque et hypersécrétion gastrique.
Leur utilisation en dermatologie est restreinte : ils peuvent avoir un certain intérêt, parfois en association avec les anti-H1, dans les dermatoses à médiation histaminique qui ne répondent pas aux anti-H1 seuls. Le dermographisme et certains cas d'urticaire peuvent en être des indications. Les dérivés les plus utilisés sont la cimétidine et la ranitidine.

anti-inducteur n.m.

antiinducer

Molécule antagoniste de l'action d'un inducteur.

anti-infectieux adj.

antiinfectious

Qui combat ou prévient une infection.

anti-inflammatoire n.m.

antiinflammatory drug

Médicament symptomatique utilisé dans le traitement des affections inflammatoires, par voie générale ou locale.
Ils comprennent deux classes essentielles : les anti-inflammatoires stéroïdiens représentés par les glucocorticoïdes, dont le chef de file est le cortisol ou hydrocortisone, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont le chef de file est l'aspirine.

anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) l.m.p.

non steroidal antiinflammatory

Substances médicamenteuses largement utilisées dans les affections rhumatologiques aigües ou chroniques, pour combattre l’inflammation.
Les AINS sont groupés en six classes chimiques pyrazolés, indoliques, paryl-carboxyliques, fémarates, oxicams et anticox 2. Leur principal mode d’action relève de l’inhibition de la cyclo-oxygénase avec diminution de la synthèse des prostaglandines, mais certains d’entre eux agissent aussi sur la lipo-oxygénase. Ils sont responsables d’une inhibition de la formation des thromboxanes et des lipoxines, d’une stabilisation de la membrane lysosomique des cellules phagocytaires, et de l’inhibition de la migration des leucocytes. Certains de leurs effets indésirables sont directement en rapport avec l’inhibition de la biosynthèse des prostaglandines : accidents digestifs, rénaux, cardiovasculaires et respiratoires. D’autres sont des accidents d’hypersensibilité dose-dépendants. Les AINS trouvent leur indication dans toutes les douleurs de l’appareil locomoteur, soit en première intention soit en association avec les analgésiques soit lorsque les traitements analgésiques se sont révélés inefficaces.

anti-TNF alpha l.m.

Biomédicament constitué d’anticorps monoclonaux humanisés ou des protéines chimériques réceptrices solubles du TNF alpha par fixation.
La diminution du TNF permet de contrôler l’inflammation régionale.
Les anti-TNFalpha sont réservés aux formes sévères et aux cas d'échec des traitements de fond classiques de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis sévère et sa forme rhumatismale, l'arthrite juvénile idiopathique ainsi que certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
La tolérance générale des anti-TNF est bonne mais ces traitements exposent à d'importants risques d'infection, en particulier à la tuberculose et à d'autres infections opportunistes voire un cancer.

biomédicament, TNF

anti-œstrogène n.m.

antioestrogen

Médicament de synthèse occupant, avec des effets œstrogéniques très limités, les récepteurs cellulaires aux œstrogènes des cellules cibles, exerçant donc un effet d’antagonisme compétitif au niveau des récepteurs.
Les plus utilisés sont le citrate de clomiphène pour l'induction de l'ovulation, et le tamoxifène pour le cancer du sein hormonodépendant chez la femme ménopausée. A cause de ses effets œstrogéniques, ce dernier peut entraîner une hyperplasie, voire un cancer de l'endomètre.

anti-oncogène n.m.

antioncogene, antioncogenous

Gène ou substance apte à empêcher le développement d'un cancer.
Par ex. le gène RB serait anti-oncogène pour le rétinoblastome familial : lorsqu'il est délété sur les deux chromosomes homologues qui le portent, la tumeur aurait plus de possibilités d'apparaitre.

anti-oxydant n.m.

antioxidant

1) Substance pouvant capter et détruire une des espèces moléculaires de l'oxygène actif telles que le radical hydroxyle HO -.ou l'anion radicalaire superoxyde O2-
De nombreux anti-oxydants sont contenus dans les aliments de nature végétale.
2) Substance introduite dans une forme galénique pour en améliorer la conservation en retardant l'oxydation des principes actifs et des excipients

antiradicaux libres

anti-oxygène n.m.

antioxygen

Substance inhibant la formation de métabolites de l'oxygène, qui sont particulièrement réactifs et agressifs pour les cellules.
Les vitamines E (tocophérol) et C (acide ascorbique) sont des anti-oxygènes naturels.

anti-oxydant

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