Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

98 résultats 

espace épidural de la dure-mère spinale l.m.

espace péridural

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace épiscléral l.m.

episcleral space

Espace de diffusion des liquides entre sclère et épisclère.
Ce clivage est possible grâce au caractère lâche du tissu épiscléral qui se dissocie facilement du stroma scléral.

[A1]

Édit. 2018 

espace extradural l.m.

spatium epidurale, spatium  extradurale (TA)

extradural space, epidural space

Zone d’adhérence entre la face superficielle de la dure-mère crânienne et la table interne des os de la voûte.
Cette adhérence est plus faible dans les régions temporo-pariétales et occipitale qui constituent la zone décollable.

Syn. anc.  espace sus-dural, espace épidural

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace intercapillaire glomérulaire l.m.

glomerular capillary space

mésangium glomérulaire

[A1]

Édit. 2018 

espace intercostal l.m.

spatium intercostale
intercostal space
Intervalle compris entre deux côtes superposées.
Ils sont au nombre de onze, limités en avant par le sternum, en arrière par la colonne vertébrale. On y rencontre de la superficie à la profondeur : le muscle intercostal externe, en dedans la membrane intercostale externe qui sépare les muscles intercostaux interne et externe. Le muscle intercostal interne n'existe que dans la moitié antérieure de l'espace. Une lame cellulofibreuse, la membrane intercostale interne, sépare les muscles intercostal interne et intercostal intime. Ce dernier manque aux deux extrémités de l'espace. En dedans, c'est le fascia endothoracique. Le pédicule intercostal chemine en arrière dans un dédoublement de la membrane intercostale externe, puis entre les muscles intercostal interne et intercostal intime.

[A1]

Édit. 2018 

espace intercoupe l.m.

interslice space

En scanographie, en mode incrémentiel, espace compris entre deux coupes successives lorsque l'incrément est plus important que l'épaisseur des coupes.
Ainsi, si l'on fait des coupes de 2,5 mm d'épaisseur avec un incrément de 3 mm, il existe un espace intercoupe de 0,5 mm.

[B2,B3]

Édit. 2018 

espace inter-cuisses n.m.

thigh-gap

Écart, plus ou moins important, existant entre les cuisses d’une personne lorsque ses pieds se touchent.
L’espace inter-cuisse est considéré comme un critère de beauté par certaines jeunes femmes qui souhaitent maigrir, quitte à mettre leur santé en danger.

Syn. intercuisse

[A1]

Édit. 2018 

espace interpédonculaire l.m.

fosse interpédonculaire

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace intervaginal du nerf optique l.m.

intervaginal space

Espace périnerveux séparant les trois gaines du nerf optique : pie-mère, arachnoïde, dure-mère.
Terme tombé en désuétude depuis que l'on sépare parfaitement l'espace sous-arachnoïdien et l'espace sous-dural.

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace intervaginal subarachnoïdien du nerf optique l.m.

spatium intervaginale subarachnoidale nervi optici, spatium leptomeningeum nervi optici (TA)

subarachnoid space of optic nerve, leptomeningeal space of optic nerve

Prolongement des espaces interarachnoïdiens qui accompagne le nerf optique.

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace intervilleux l.m.

intervillous space

Chambre intervilleuse, comprise entre la plaque choriale et la plaque basale du placenta.
Elle est irriguée par du sang maternel, propulsé à chaque systole par les artères hélicines à un débit de 600 mL/mn. Elle est le site des échanges entre la mère et le fœtus, notamment de la diffusion de l'oxygène.

[A1,O6]

Édit. 2018 

espace intra-adventitiel l.m.

espace lymphatique intra-adventitiel 

[A1]

Édit. 2018 

espace lacunaire l.m.

chambre intervilleuse

[A1,O3,O6]

Édit. 2018 

espace latéro-pharyngien l.m.

spatium lateropharyngeum, spatium pharyngeum laterale, spatium parapharyngeum (TA)

parapharyngeal space, lateral pharyngeal space

Partie de l’espace péripharyngien située en dehors de la paroi latérale du pharynx.
Elle est divisée par le diaphragme stylien en deux espaces : l’espace préstylien en avant et l’espace rétrostylien en arrière.

P. Gilis, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1857-1929)

Syn. anc. espace latéro-pharyngien céphalique, espace latéro-pharyngien supérieur de Gilis, espace maxillo-pharyngien

[A1]

Édit. 2018 

espace latéro-pharyngien céphalique l.m.

espace latéro-pharyngien

[A1]

Édit. 2018 

espace latéro-pharyngien supérieur de Gilis l.m.

P. Gilis, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1857-1929)

espace latéro-pharyngien

[A1]

Édit. 2018 

espace lepto-méningé l.m.

espace sub-arachnoïdien

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace lepto-méningé du nerf optique l.m.

espace intervaginal subarachnoïdien du nerf optique

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace lymphatique intra-adventitiel  l.m.

Manchon lacunaire décrit par Virchow et Robin au niveau de l’adventice des vaisseaux sanguins de la pie-mère et système nerveux central.
Ces lacunes, limitées par un endothélium festonné typique et comprises entre la face profonde de l’adventice et la tunique musculaire du vaisseau, seraient cloisonnées par des travées conjonctives qui leur donnent un aspect spongieux. Elles seraient plus importantes autour des artères que des veines et plus marquées au niveau du cerveau que de la moelle. Elles communiqueraient uniquement avec l’espace sous-arachnoïdien dont leur endothélium serait une émanation. Elles charrieraient le secteur interstitiel ou intracérébral du liquide cérébrospinal. L’existence de cette gaine lymphatique intra-adventitielle est généralement admise comme une réalité anatomique par la plupart des auteurs.

R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)

Syn. espace intra-adventitiel, gaine lymphatique adventitielle, espace de Virchow-Robin, espace de Virchow, espace de Robin, espace périvasculaire de Virchow-Robin

xanthoastrocytome pléomorphe

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace maxillo-pharyngien l.m.

espace latéro-pharyngien

[A1]

Édit. 2018 

espace mort l.m.

dead space

Espace des voies aériennes qui ne participe pas à l'hématose.
L'espace mort «anatomique» correspond aux bronches, à la trachée et aux voies aériennes supérieures. Il joue un rôle physiologique indispensable en réchauffant, humidifiant et dépoussiérant l'air inspiré, ce qui protège l'espace alvéolaire de la dessiccation, de l'infection et des poussières génératrices de pneumoconiose. Mais il peut exister des alvéoles non perfusées, l'air qu'elles contiennent ne participant pas à l'hématose : elles font  partie de l'espace mort «physiologique», dont le volume (symbole VD) est celui de l'air de composition alvéolaire restant en fin d'expiration dans les voies aériennes extralobulaires. On calcule l'espace mort physiologique à partir de la différence entre la ventilation globale, V', et la ventilation alvéolaire V'A, par la formule : VD = (V' - V'A) / f, f étant la fréquence respiratoire.

bronche, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire, ventilation alvéolaire

[K1,C2]

Édit. 2018  

espace mort (effet d') l.m. 

dead space effect

Augmentation de l'espace mort physiologique causée par la réduction ou l'arrêt de la perfusion de certaines alvéoles restant ventilées, ce qui correspond à certains lobules où le rapport ventilation/perfusion est élevé.
L'obstruction des capillaires pulmonaires (p. ex. par embolies) ou leur destruction (p. ex. emphysème bulleux ou lobaire) crée un effet d'espace mort qui s'ajoute à l'espace mort anatomique et entraine une hypoxie avec, le plus souvent, une hypocapnie par compensation ventilatoire).

effet shunt, espace nuisible, ventilation/ perfusion (rapport)

[K1,C2]

Édit. 2018  

espace mort d'appareillage l.m.

apparatus dead space

Volume des gaz expirés, non épuré de leur dioxyde de carbone, contenu dans le système respiratoire de l'appareil en fin d'expiration, volume qui est réinspiré chaque fois, et correspond à la zone non épurée parcourue alternativement par l'air inspiré et l'air expiré.
Les dispositifs respiratoires utilisés en anesthésie-réanimation prolongent généralement l'espace mort naturel du sujet de sorte que la ventilation doit être augmentée pour assurer une élimination normale du dioxyde de carbone de l'espace alvéolaire. Le schéma théorique ci-dessous montre un exemple de zones d'espace mort chez le sujet et dans l'appareillage. Mais le volume effectif est un peu plus grand qu'il n'apparaît sur le schéma parce que les soupapes fuient toujours légèrement et parce qu'en respiration artificielle la compression des gaz augmente le volume mort. En effet la pression d'insufflation est plus élevée que la pression expiratoire. En D est figuré un dispositif exceptionnellement utilisé (Draeger) mais qui précise la définition de l'espace mort d'appareillage.

[K1,C2,G1,B3]

Édit. 2018  

espace nuisible l.m.

harmful space

Expression incorrecte qui ne doit plus être employée.
En effet l'espace des voies aériennes supérieures, de la trachée et des bronches n'est pas nuisible car il joue un rôle physiologique important en humidifiant et dépoussiérant l'air inspiré, ce qui assure une épuration et une humidification qui protège les alvéoles pulmonaires de la dessiccation.

espace mort.

[K1,C2]

Édit. 2018  

espace parapharyngien l.m.

espace latéro-pharyngien

[A1]

Édit. 2018 

| page précédente | /4 | page suivante