mort subite de l'adulte l.f.
sudden adult death
Mort d’une personne survenant moins de vingt-quatre heures après l’apparition des symptômes ou signes alarmants.
La plupart des morts subites sont d’origine cardiaque (surtout obstruction des artères coronaires) ou cérébrales (accident vasculaire avec obstruction ou hémorragie).
→ décès
mort subite du nourrisson l.m.
child's sudden death
Décès d'un nourrisson, jusqu'alors en bonne santé ou ne présentant que des troubles mineurs, trouvé inanimé.
Mode de décès le plus fréquent chez le jeune enfant, en Europe, il frappe deux garçons pour une fille. La mortalité présente un pic de fréquence entre 2 à 4 mois. En général l'enfant est découvert dans le berceau où il dormait. Des enfants ont pu être sauvés par des manœuvres de secourisme efficaces faites immédiatement. Malheureusement la découverte et l'intervention efficace sont en général trop tardives. Dans un tiers des cas on peut fournir une explication cohérente aux parents, le plus souvent un reflux gastro-œsophagien sur un terrain vagotonique ; dans d'autres cas une virose respiratoire, une méningite, un traumatisme du crâne, accidentel ou non, une hypocalcémie, une intolérance au lait de vache, une myocardiopathie ou une maladie métabolique. Ces informations sont très utiles pour donner un conseil génétique. Le mode de couchage du nourrisson joue un rôle : depuis qu'une campagne de propagande recommande de ne plus coucher les enfants sur le ventre, le nombre de morts subites a diminué.
Drame familial avec sa charge de peines et de suspicion, la mort subite du nourrisson impose une prise en charge psychologique des personnes impliquées.
→ apnée, enfant battu, reflux gastro-œsophagien
mort subite du nouveau-né l.f.
newborn sudden death
Mort brutale d’un nouveau-né bien portant.
La mort s’observe le plus souvent au cours des six premiers mois de la vie, le nourrisson dormant dans son berceau : sa fréquence est de 1 à 3 pour mille naissances.
La cause encore mal connue est sans doute liée à une anomalie de maturation du système nerveux central assurant mal les fonctions végétatives.
mort suspecte l.f.
suspect death
Mort dont les causes n’apparaissent pas naturelles au médecin qui rédige le certificat de décès et en fait mention.
Le code pénal impose alors l’intervention de l’officier de police qui en informe le procureur. Une autopsie médico-légale peut être ordonnée.
mort violente l.f.
violent death
Mort brutale survenant à la suite d’une intoxication massive ou d’une ou plusieurs lésions traumatiques évidente.
La mort violente s’oppose à la mort dite naturelle survenant à la fin de l’évolution d’une maladie.
Les morts violentes succèdent le plus souvent à un suicide, crime ou accident. Le code civil, en cas de mort violente signalée par le médecin sur le certificat de décès, n’autorise l’inhumation qu’après l’intervention d’un officier de police.
ophtalmoplégie externe progressive, myopathie proximale et mort subite l.f.
progessive external ophthalmoplegia, proximal myopathy and sudden death
Syndrome décrit chez une quinzaine de membres d’une même famille, associant une faiblesse musculaires des yeux des membres supérieurs, des troubles psychiatriques et, chez sept d’entre eux, un décès précoce probablement secondaire à une défaillance respiratoire.
Affection mitochondriale (MIM 590050.0006).
M. G. Sweeney, neurologue britannique (1993)
→ ophtalmoplégie progressive externe
[P2,Q2]
Édit. 2017
pulsions de mort l.f.p.
death instincts
Opposées aux pulsions de vie dans la nouvelle dualité pulsionnelle introduite par S. Freud en 1920, elles tendent à ramener l'organisme au niveau d'excitation le plus bas possible, à ce que le vivant fasse retour à l'état inorganique.
De nombreux faits cliniques et le déroulement défavorable de certaines cures analytiques, où se manifeste de façon déterminante la compulsion de répétition, amènent Freud à concevoir, au-delà de la régulation de l'appareil psychique par le principe de plaisir, la poussée d'une force fondamentale tendant à la destruction.
→ thanatos
récepteur de mort cellulaire l.m.
Protéine transmembrannaire ubiquitaire qui, grâce à son domaine extracellulaire, reçoit les signaux de l’apoptose lesquels sont ensuite transmis aux domaines de mort intracellulaires
→ domaine de mort cellulaire, apoptose
rétention de fœtus mort in utero l.f.
intra-uterine retention of a dead fetus
Maintien d'un fœtus mort au delà de 48 heures dans la cavité utérine par défaut de contraction utérine.
Elle expose à la survenue de troubles de l'hémostase par diffusion de substances procoagulantes dans la circulation maternelle. L'administration orale de mifépristone permet l'évacuation du fœtus dans un délai d'environ 24 heures.
rétention d'œuf mort l.f.
retention of dead embryo
Persistance dans l'utérus d'une grossesse arrêtée au-delà de 48 heures.
Syn. rétention de fœtus mort in utero
→ rétention de fœtus mort in utero
syndrome de mort subite nocturne inattendue l.m.
[C3,K2,Q2]
Édit. 2017
temps mort l.m.
dead time
volume mort l.m.
dead volume (VD), dead space
Volume d'air compris dans les voies aériennes naturelles et, éventuellement, dans l'appareillage mais ne participant pas aux échanges gazeux, donc à l'hématose.
On distingue le volume anatomique (trachée et bronches) et le volume mort physiologique, qui comporte en plus les alvéoles non ventilés.
Le volume mort physiologique (à l'expiration) est de l'ordre de 0,18 L chez l'adulte normal. Le volume mort d'appareillage est formé de deux parties : volume d'air dans les tubes où l'air subit un mouvement alternatif et volume supplémentaire (proportionnel au rapport pression d'insufflation/pression barométrique) dû à la compression de l'air dans tout le volume de l'appareillage. Finalement un respirateur délivre toujours une ventilation efficace plus faible que celle indiquée par les appareils de mesure et cela d'autant plus faible que le régime de pression est plus élevé.
domaine de mort l.m.
Syn. domaine de mort cellulaire
[C3]
Édit. 2019
artère intercostale postérieure du deuxième espace l.f.
artère intercostale postérieure du premier espace l.f.
Berger (espace prézonulaire de) l.m.
Berger’s prezonular space
Zone périphérique de la chambre postérieure de l'œil située devant le ligament zonulaire du cristallin.
E. Berger, ophtalmologiste français (1892)
[A1,P2]
Édit. 2018
Bowman (espace de) l.m.
Bowman’s space
Espace cupuliforme délimité par la capsule de Bowman et dans lequel se logent les anses capillaires qui forment le floculus du glomérule rénal.
W. Bowman, Sir , médecin britannique (1816-1892)
→ capsule de Bowman, glomérule (rénal), floculus glomérulaire
Édit. 2017
Disse (espace de) l.m.
Disse’s space
Espace extracellulaire, le plus souvent virtuel, compris entre l'endothélium du sinusoïde hépatique et les hépatocytes.
C'est un lieu d'échanges qui à l'état physiologique, n'abrite que quelques fibres collagènes à l'exclusion de toute membrane basale Il contient un fin réseau réticulinique fait de collagène de type III. Il devient anormalement visible en cas d'œdème, au cours de l'insuffisance cardiaque responsable du foie cardiaque ou foie de stase. Sa collagénisation, fréquente au cours des maladies chroniques du foie liées à l'alcool, au diabète et à certains médicaments ou toxiques (vitamine A, chlorure de vinyle), est cause d'hypertension portale.
J. Disse, anatomiste allemand (1852-1912)
espace alvéolaire pulmonaire l.m.
alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.
→ air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire
[K1,C2]
Édit. 2018
espace clair rétrocardiaque l.m.
retrocardiac transradiant area
Sur un cliché pulmonaire de profil, zone aérée comprise entre le cœur et la colonne, répondant à la projection d'une partie des lobes inférieurs.
Cet espace s'obscurcit en cas d'atélectasie d'un lobe inférieur.
[B2,K1]
Édit. 2018
espace clair rétrosternal l.m.
retrosternal transradiant area
Sur un cliché pulmonaire de profil, zone aérée comprise entre le sternum et le médiastin, répondant à la projection du segment ventral des lobes supérieurs.
Elle est élargie en cas de distension pulmonaire (emphysème) ; elle peut être comblée par une masse (tumeur du thymus, lymphome malin).
[B2,K1]
Édit. 2018
espace clair rétrotrachéal, susaortique et prévertébral l.m.
retrotracheal supra aortic transradiant area, retrotracheal triangle
Sur un cliché pulmonaire de profil, zone située en arrière de la trachée, en avant de la colonne et au-dessus de la crosse aortique, répondant à la projection du segment apical des lobes pulmonaires supérieurs.
[B2,K1]
Édit. 2018
espace de Bogros l.m.
Espace prismatique triangulaire constituant un élargissement de l’espace sous-péritonéal au-dessus du ligament inguinal.
Il est limité par le fascia transversalis en avant, le fascia iliaca en bas et le péritoine en arrière. Il est comblé par de la graisse. C’est au niveau de cet espace que s’engagent les hernies pro-péritonéales dites « hernies de Krönlein »
A-J. Bogros, anatomiste français (1786-1823) ; R. Krönlein, chirurgien suisse (1847-1910)
[A1]
Édit. 2018
espace delto-pectoral l.m.
[A1]
Édit. 2018