petite taille, hyperextensibilité, hernie et dépression oculaire l.f.
short stature, hyperextensibility, hernia, ocular depression, Rieger anomaly, and teething delay
H. Rieger, ophtalmologiste autrichien (1935)
post-partum (dépression du) l.f.
post-partum depression
Syndrome dépressif qui apparaît le plus souvent dans les quatre à huit semaines après l'accouchement avec une intensité variée, notamment : bénigne, "névrotique" ou de niveau psychotique (mélancolique).
Son début est possible par un tableau de "post-partum blues" qui dure. Surtout dans les formes majeures, des troubles de la relation mère-enfant, parfois majeurs, constituent un risque.
Généralement associée à des antécédents de traits pathologiques de la personnalité (instabilité, hyperémotivité, quête affective, etc.), à un contexte conjugal conflictuel, à une insécurité relationnelle et à un nombre élevé d'éléments de vie négatifs dans l'année précédente, cette dépression doit être d'autant moins banalisée par l'entourage qu'au bout d'un an, près d'un tiers de ces patientes gardent des signes résiduels.
Elle nécessite une approche relationnelle, un traitement antidépresseur et des explorations thyroïdiennes à la recherche d'une insuffisance sécrétoire (thyroïdite du post-partum).
prostatectomie sous dépression l.f.
Terme impropre d'adénomectomie chirurgicale à ciel ouvert appliqué à la technique de Denis.
Echelle de dépression et d'anxiété l.f.
hospital anxiety and depression scale
Cette échelle explore les symptômes anxieux et dépressifs
1) Anxiété
- Je me sens tendu ou énervé
0 Jamais
1 De temps en temps
2 Souvent
3 La plupart du temps
- J'ai une sensation de peur comme si quelque chose d'horrible allait m'arriver
0 Pas du tout
1 Un peu mais cela ne m'inquiète pas
2 Oui mais ce n'est pas trop grave
3 Oui, très nettement
- Je me fais du souci
0 Très occasionnellement
1 Occasionnellement
2 Assez souvent
3 Très souvent
- Je peux rester tranquillement assis à ne rien faire et me sentir décontracté
0 Oui quoi qu'il arrive
1 Oui, en général
2 Rarement
3 Jamais
- J'éprouve des sensations de peur et j'ai l'estomac noué
0 Jamais
1 Parfois
2 Assez souvent
3 Très souvent
- J'ai la bougeotte et n'arrive pas à tenir en place
0 Pas du tout
1 Pas tellement
2 Un peu
3 Oui, c'est tout le cas
- J'éprouve des sensations soudainesde panique
0 Jamais
1 Pas très souvent
2 Assez souvent
3 Vraiment très souvent2) Dépression
- Je prends plaisir aux mêmes choses qu'autrefois
0 Oui, tout autant
1 Pas autant
2 Un peu seulement
3 Presque plus
- Je ris facilement et vois le bon côté des choses
0 Autant que par le passé
1 Plus autant qu'avant
2 Vraiment moins qu'avant
3 Plus du tout
- Je suis de bonne humeur
0 La plupart du temps
1 Assez souvent
2 Rarement
3 Jamais
- J'ai l'impression de fonctionner au ralenti
0 Jamais
1 Parfois
2 Très souvent
3 Presque toujours
- Je ne m'intéresse plus à mon apparence
0 J'y prête autant d'attention que par le passé
1 Il se peut que je n'y fasse plus autant attention
2 Je n'y accorde pas autant d'attention que je devrais
3 Plus du tout
- Je me réjouis d'avance à l'idée de faire certaines choses
0 Autant qu'avant
1 Un peu moins qu'avant
2 Bien moins qu'avant
3 Presque jamais
- Je peux prendre plaisir à un bon livre
0 Souvent
1 Parfois
2 Rarement
3 Très rarement
Faire le total du versant anxiété et dépression : 21 points maximum pour chacun.
Entre 8 et 10 : état anxieux ou dépressif douteux. Au-delà de 10 : état anxieux ou dépressif certain.
A. S. Zigmond et R. P. Snaith, psychiatres britanniques, Leeds (1983)
Sigle HAD
Réf. Zigmond AS, Snaith RP. : The Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica 1983 Jun; 67(6):361-370
[H3]
Édit. 2020
Alzheimer (démence de type) l.m.
Alzheimer's type dementia
La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des causes de démence en France et dans les pays développés.
La démence survient aux stades tardifs de la maladie.
A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
→ Alzheimer (maladie d'), démence, Folstein (minimental test de), Mini Mental State Examination (modèle d'interrogatoire), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d')
[H1,H3]
Édit. 2017
ataxie cérébelleuse cataracte, surdité et démence ou psychose l.f.
cerebellar ataxia, cataract, deafness, and dementia or psychosis
Syndrome associant un tremblement intentionnel, une psychose paranoïaque ou une démence en fin de vie.
Au niveau ophtalmologique apparaît entre 20 et 30 ans une cataracte polaire postérieure qui est associée à une surdité. L’affection est autosomique dominante (MIM 117300).
E. Strömgren, psychiatre danois (1970)
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
atrophie opticoacoustique avec démence l.f.
opticoacoustic nerve atrophy with dementia
Surdité profonde débutant dans l'enfance, puis atrophie optique à l'âge adulte avec évolution progressive vers la démence.
On trouve des calcifications cérébrales (méninges, vaisseaux et neurones) secondaires aux modifications dégénératives. Décès vers quarante ans, avec démence et cécité. L’affection récessive est liée au sexe (MIM 311150).
P. K. A. Jensen, médecin généticien danois(1987)
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
Syn. Jensen (syndrome de)
complexe sclérose latérale amyotrophique-syndrome parkinsonien-démence l.m.
Guam complex (ALS - parkinsonism - dementia)
Maladie neurodégénérative multi-systématisée touchant électivement des habitants des îles Mariannes, dans le Pacifique.
Un syndrome parkinsonien akinétohypertonique est associé à un tableau de sclérose latérale amyotrophique et à une démence.
Uniquement observée chez les Indiens Chamorro des îles de Guam et de Rata, il s'agirait d'une affection d'origine toxique, liée à la présence de la β-N-méthyl-amino-L-alanine dans une plante, la cycade, qui est régulièrement et rituellement absorbée.
[H1,G4]
démence n.f.
dementia
1) Atteinte le plus souvent irréversible des fonctions intellectuelles, acquise, par opposition aux diverses formes d'arriération mentale, d'origine congénitale.
2) Selon le "Diagnostic and statistical manual of mental disorders" (DSM IV, 1995), développement de multiples déficits cognitifs (incluant l'atteinte de la mémoire), dus aux effets physiologiques directs d'une affection médicale générale, de l'usage d'une "substance", ou à de multiples étiologies (p. ex., association d'un trouble vasculaire cérébral et d'une maladie d'Alzheimer).
Les formes évoluées réalisent le classique syndrome aphaso-apraxognosique. Les interférences avec le comportement social et professionnel s'aggravent le plus souvent.
Les rares démences régressives (ou curables) sont susceptibles de répondre à un traitement étiologique spécifique (dérivation d'une hydrocéphalie, ablation d'une tumeur, etc.).
Parmi les démences irréversibles, sont distinguées celles définies par :
- leur cause : vasculaire (lésions multiples, corticales ou sous-corticales) ; dégénérative (maladies d'Alzheimer, de Pick) ; traumatique ("dementia pugilistica" des boxeurs par microtraumatismes cérébraux répétés) ; toxique (sels d’aluminium chez les insuffisants rénaux chroniques, alcool, etc.) ; endocrinienne ou métabolique (thyroïdienne, azotémique, par carence en thiamine, etc.) ;
- le siège des lésions : par opposition aux démences corticales (dont le prototype est la maladie d'Alzheimer), les démences sous-corticales (ou sous-corticofrontales), plus récemment individualisées (M. Albert et coll., 1974), sont rencontrées dans un état touchant essentiellement les noyaux gris centraux comme la paralysie supranucléaire progressive, la maladie de Parkinson et la chorée de Huntington. On observe alors une bradyphrénie, un syndrome dysexécutif frontal, des troubles mnésiques portant sur le rappel et non l'encodage, améliorés par l'indiçage, et l'absence d'aphasie, d'apraxie ou d'agnosie ;
- l'âge : la distinction entre démence présénile (début avant 65 ans) et sénile est en fait abandonnée par suite de l'absence de différences sémiologiques ou neuropathologique entre ces deux groupes.
A. Pick, neuropsychiatre tchèque (1892) ; A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906) ; M. L. Albert neurologue américain (1974) ; J. Parkinson, médecin britannique (1817) ; G. Huntington, médecin américain (1872)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
démence alcoolique l.f.
alcoholic dementia
État d'affaiblissement intellectuel global et progressif, irréversible, secondaire à une intoxication alcoolique chronique.
La détérioration mentale alcoolique évolue peu à peu vers la déchéance intellectuelle, la perte du sens moral et la désintégration des conduites sociales.
Les principales formes cliniques sont la pseudoparalysie générale alcoolique, le syndrome de Marchiafava-Bignami et le sclérose laminaire de Morel.
Les lésions anatomiques provoquées par l'éthanol sont semblables à celles de la sénescence. Elles n'en diffèrent qu'au plan évolutif, le processus étant plus précoce et plus rapide.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[H1,H3,G3,G4]
démence aluminique l.f.
aluminique dementia
→ encéphalopathie des dialysés
démence d'Alzheimer l.f.
Alzheimer's dementia, disease
Affection cérébrale dégénérative qui, dans son acception large, constitue environ les deux tiers des démences du troisième âge et comporte autour de 350000 cas en France.
Sur le plan clinique, un polymorphisme initial avec, principalement, troubles mnésiques, désorientation temporelle, anxiété, manque du mot et altérations de l'écriture, se complétera par une désorientation temporospatiale, un important syndrome aphaso-apraxoagnosique, des éléments psychotiques, une activité brouillonne avec parfois agitation, une conscience au moins relative du pathologique, des signes extrapyramidaux et des crises comitiales. Du vivant du patient, ce ne sera le plus souvent qu'un diagnostic de probabilité, porté par élimination.
Sur le plan neuropathologique, une atrophie corticale diffuse est maximale dans les régions du complexe hippocampo-amygdalien, le carrefour temporo-pariéto-occipital et les aires associatives.
Sur le plan histopathologique, l'association d'une dégénérescence neurofibrillaire, de plaques séniles et d'une angiopathie amyloïde est classiquement considérée comme caractéristique.
Cette affection peut débuter dans le presenium (type II) et se caractérise alors par une atteinte précoce et sévère des fonctions corticales supérieures, avec évolution rapide. Elle se déclare plus fréquemment après 65 ans (type I) et sa prévalence augmente avec l'âge (un dixième de la population générale après 80 ans).
Conformément à une hypothèse pathogénique, seuls les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase, en particulier la THA, se sont montrés quelque peu efficaces, et seulement sur le plan symptomatique.
A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
→ démence sénile de type Alzheimer
démence frontotemporale l.f.
frontotemporal dementia
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
Sigle DFT
→ dégénérescences frontotemporales
démence héréditaire et infarctus multiples cérébraux l.f.
dementia, hereditary multi-infarct type
Maladie cérébrovasculaire avec accidents cérébraux ischémiques récidivants associés à des troubles neuropsychiques chez de jeunes adultes.
Évolue vers un syndrome démentiel avec au scanner de multiples infarctus de la substance blanche. Migraines ophtalmiques ou parfois migraines hémiplégiques familiales, tétraplégie, paralysies pseudobulbaires. Le diagnostic moléculaire est possible. L’affection est autosomique dominante (MIM 125310). Gène en 19q12.
P. Sourander, neurologue et J. Wålinder, psychiatre suédois (1977)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
Syn. CADASIL (cerebral autosomal dominant arteriopathy with subcortical infarcts and leukoencephalopathy), CASIL
démence myoclonique l.f.
myoclonic dementia
Groupe d'affections hétérogènes, rares, dont le mode de transmission est divers : surtout autosomique récessif, sinon dominant ou sporadique.
Les épilepsies myocloniques progressives sont les plus fréquentes. Elles associent : des myoclonies parcellaires ou erratiques ; une épilepsie de type myoclonique, partielle ou généralisée tonicoclonique ; des signes neurologiques divers (cérébelleux, extrapyramidaux, atteintes neurosensorielles) ; un retard mental ou une détérioration intellectuelle sous forme de démence d'intensité, de fréquence et de rapidité d'évolution variables.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
démence (neuropathologie) l.f.
dementia (neuropathology)
À l'exclusion des démences secondaires à d'autres affections générales ou neurochirurgicales, deux types principaux de mécanismes lésionnels dominent : dégénératifs et vasculaires.
Les lésions dégénératives associent préférentiellement plaques séniles, dégénérescence neurofibrillaire et granulovacuolaire, chaque forme étiologique pouvant néanmoins présenter des spécificités histologiques et topographiques (maladie d'Alzheimer, maladie à corps de Lewy, chorée de Huntington, maladie de Steele-Richardson-Olszewski). Les lésions vasculaires, séquelles d'atteintes ischémiques, sont classées en fonction de leur taille, de leur nombre et de leur localisation.
La coexistence simultanée de ces deux types de lésions est communément désignée sous le nom de démence mixte.
J.C. Steele, neuropathologiste J.C. Richardson, médecin interniste et J. Olszewski neuropathologiste canadiens (1964) ; A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906) ; F.H. Lewy, neurologue allemand (1912) ; G. Huntington, médecin américain (1872)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
→ Alzheimer (maladie d'), démence à corps de Lewy, chorée de Huntington, Steele-Richardson-Olszewski (maladie de) l.
démence parkinsonienne avec dégénérescence pallidopontonigrée l.f.
parkinsonism-dementia with pallidopontonigral degeneration
Parkinson progressif avec régression psychique, démence, hypertonie, hyperréflexie, mouvements anormaux, incoordination ataxique, troubles de la marche.
Face figée, syndrome frontal, vocalismes persévérants, incontinence urinaire, ophtalmoplégie, et nystagmus. L’affection est autosomique dominante (MIM 168610).
Z. K. Wszolek, neurologue américain (1992)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
démence précoce l.f.
dementia praecox
démence présénile l.f.
presenile dementia
Démence souvent dite abiotrophique, qui survient dans le presenium, sa date d'apparition se situant classiquement avant 65 ou 70 ans, rarement avant 50 ans.
Il s'agit essentiellement de la maladie d'Alzheimer de type II et de celle de Pick.
La distinction entre les démences préséniles et les démences séniles est souvent abandonnée au motif d'une absence de différences sémiologiques ou neuropathologiques entre ces deux groupes.
A. Pick, neuropsychiatre tchèque (1892) ; A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
→ Alzheimer (maladie d'), Pick (maladie de)
démence pugilistique l.f.
dementia pugilistica
Altérations des fonctions intellectuelles, en particulier des fonctions mnésiques, de la concentration et de la personnalité, consécutives à des traumatismes craniocérébraux répétés.
Associé fréquemment à un syndrome extrapyramidal, une irritabilité et une euphorie, ce tableau initialement décrit chez d'anciens boxeurs peut évoluer vers la démence.
Les principales caractéristiques neuropathologiques sont la présence d'une dégénérescence neurofibrillaire au niveau du cortex et du tronc cérébral, posant la question du rôle des traumatismes répétés dans la genèse de lésions cérébrales dégénératives de type sénile.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
→ démence traumatique, Parkinson (maladie de)
démence régressive l.f.
regressive dementia
Forme de démence également dite curable ou au moins "traitable", pouvant régresser sous traitement étiologique, rencontrée dans environ 10% des démences (jusqu'à 30% selon certains).
Ces formes relèvent en particulier de lésions neurochirurgicales : tumeur intracrânienne, hydrocéphalie dite à pression normale, hématome sous-dural chronique, mais aussi d'affections métaboliques, endocriniennes ou carentielles : hypothyroïdie, carence vitaminique (acide folique, vitamine B12), etc. Il s'agirait principalement de sujets âgés de moins de 65 ans.
Les progrès majeurs réalisés grâce à l'imagerie cérébrale, principalement l'IRM, rendent le plus souvent aisé le diagnostic de ces démences secondaires. L'éventuelle association d'une tumeur cérébrale et d'une démence dégénérative peut rendre illusoire un geste chirurgical.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
démence (retentissement psychique sur les proches donneurs de soins) l.
dementia (psychical repercussions among relatives caregivers)
Effets négatifs considérés comme majeurs, surtout décrits dans l'entourage des alzheimériens, et qui sont plutôt imputés à l'effet des troubles non cognitifs (psychotiques, dépressifs et comportementaux) des patients, ainsi qu'aux nécessaires restrictions apportées par l'entourage à ses relations et activités sociales.
Malgré les discordances entre les études publiées, la prévalence des troubles psychiques, en particulier dépressifs, apparaît très élevée. Des risques somatiques importants sont mis en évidence : hypertension artérielle, infarctus du myocarde, déficits immunitaires, etc. L'alcoolisme, l'abus de psychotiques sont fréquents.
Une prise en charge ou même en soins de ces "aidants" est souvent indispensable.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
démence sémantique l.f.
semantic dementia
Syndrome d'atrophie lobaire progressive survenant avant 65 ans et plus fréquent chez l'homme, qui se caractérise par des troubles de la compréhension lexicosémantique entraînant un appauvrissement progressif du vocabulaire sans autre atteinte linguistique.
Distinct de l'aphasie progressive, il se complète par une agnosie et une prosopagnosie asémantiques.
démence (sémiologie) l.f.
dementia (semiology)
Malgré l'hétérogénéité du concept, le diagnostic impose des conditions cliniques minimales.
Les symptômes ne doivent pas survenir dans un contexte d'obscurcissement de la conscience (p. ex. confusion) et doivent être présents depuis au moins six mois.
Des spécificités cliniques peuvent exister en fonction du type étiologique de démence. Des manifestations psychiatriques peuvent y être associées (symptômes dépressifs, délirants, hallucinatoires, confusionnels, etc.).
Devant tout syndrome démentiel, il convient de rechercher une cause curable.
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit
→ démence régressive, pseudodémence
[Cette association comprend,débutant habituellement à l'âge adulte ou chez le sujet âgé : 1. Des troubles de la mémoire (portant en particulier sur des faits récents apprentissage et à long terme). 2. L'atteinte d'autres fonctions mentales,qu'il s'agisse]
démence sénile l.f.
senile dementia
Démence survenant dans l'âge avancé, classiquement après 65 à 70 ans, et opposée par là-même aux démences préséniles.
Ont été décrites :
- des formes pures, soit dégénératives, dont le semis de plaques séniles respecte les zones de projection, expliquant l'absence de signes neurologiques, et dont la forme la plus typique mais rare est la presbyophrénie ; soit vasculaires, touchant la substance blanche, avec labilité de l'humeur, signes neurologiques et ictus résolutifs ;
- des formes mixtes, constituées d'un tableau démentiel bien plus profond.
Comme la clinique et la neuropathologie ne sont pas différentes, l'appellation de "démences séniles de type Alzheimer" a été étendue aux démences dégénératives tardives.
A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906)
Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit