adénome tubulaire apocrine l.m.
tubular apocrine adenoma
Tumeur sudorale bénigne rare, siégeant le plus souvent sur le cuir chevelu, le dos ou les jambes de sujets d'âge variable, surtout féminins, se présentant comme un nodule intradermique saillant, rouge brun ou jaunâtre, quelquefois bosselé, ne dépassant généralement pas 2 à 3 cm de diamètre et dont la surface peut être ponctuée de petits pertuis par où s'écoule un liquide clair.
Elle est constituée de tubes glandulaires délimités par une double assise cellulaire dont la rangée interne peut contenir des images de décapitation apicale ; en plusieurs endroits, une tendance proliférative villeuse endocanaliculaire peut être observée. La nature apocrine de la tumeur, suggérée par l'aspect morphologique, est confirmée par les études histo-enzymatique et ultrastructurale, ainsi que par l'association éventuelle à un syringocystadénome papillifère. L'évolution est chronique mais bénigne. Le traitement de choix est l'exérèse chirurgicale complète.
Madeleine Landry et R. K. Winkelmann, dermatologistes canadienne et américain1972)
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[A3,F5,J1]
Édit. 2017
anévrysme tubulaire l.m.
[K3,K4]
Édit. 2017
balance glomérulo-tubulaire l.f.
glomerulotubular balance
→ équilibre glomérulo-tubulaire
Édit. 2017
encéphalomyopathie, acidose lactique et accidents vasculaires cérébraux l.f.
mitochondrial encephalomyopathy, lactic acidosis, and stroke-like episodes
Pathologie mitochondriale à transmission maternelle la plus fréquente, associant des épisodes d’accidents vasculaires cérébraux avant l’âge de 40 ans, une myopathie, une ataxie, de la myoclonie, de la démence et de la surdité.
La grande majorité des cas (80%) est liée à une mutation de MT-TL1 ; un petit nombre de cas provient d’une mutation du gène M-TND1 et MT-ND5.
S. G. Pavlakis, neuropédiatre américain (1984)
Sigle MELAS
→ myopathie, ataxie, myoclonie
[H1, Q2]
Édit. 2019
masse tubulaire (Tm) l.f.
tubular maximal transport
Quantité maximum d'une substance transportée de façon active par l'ensemble des tubules des néphrons des deux reins.
La masse tubulaire de réabsorption représente la valeur maximum de la quantité réabsorbée par minute, la masse tubulaire de sécrétion celle de la quantité secrétée par minute.
Les masses tubulaires sont mesurées soit pour obtenir un index du nombre de néphrons fonctionnels, soit pour étudier un trouble spécifique de réabsorption (glucose ou bicarbonate par par exemple).
myopathie avec acidose lactique et anémie sidéroblastique l.f.
mitochondrial myopathy and sideroblastic anemia (MLASA)
Myopathie mitochondriale avec anémie sidéroblastique faisant partie du groupe des myopathies métaboliques.
J. R. Patton, microbiologiste américain (2005) ; Lisa G. Riley, médecin généticienne australienne (2013)
→ anémie sidéroblastique, PUS1, YARS2
[Q2,F1,I4]
Édit. 2015
nécrose tubulaire aigüe l.f.
acute tubular necrosis
Ensemble de lésions rénales à prédominance tubulaire de sévérité variable, habituellement réversibles, mais pouvant aller jusqu'à la nécrose épithéliale.
Cette néphropathie présente une évolution cyclique avec une phase initiale marquée par la cause déclenchante, choc, intoxication etc., une phase oligo-anurique qui peut durer 8 à 15 jours voire plus, une période de reprise de la diurèse. La récupération de la fonction rénale est habituellement complète, elle peut n'être que partielle en cas de nécrose tubulaire étendue. La cause la plus fréquente est la survenue d'un état de choc relevant de causes variées : choc posttraumatique, post-chirurgical, septicémies à germes Gram négatif, à germes hémolytiques, Par ex. B Perfringens, transfusion incompatible, syndrome de Bywaters, etc. L'atteinte rénale peut être également secondaire à une intoxication volontaire ou accidentelle par le mercure, le tétrachlorure de carbone. Certaines formes sont secondaires à un traitement médicamenteux : aminoglycosides, cisplatine, produits de contraste iodés. Le pronostic a été transformé par la thérapeutique : traitement du choc et éventuellement traitement spécifique de la cause puis, en cas d'oligo-anurie prolongée, recours transitoire aux méthodes de substitution de la fonction rénale, hémodialyse, dialyse péritonéale.
→ nécrose corticale bilatérale rénale
nécrose tubulaire aigüe du transplant l.f.
transplant acute tubular necrosis
Destruction aigüe des cellules tubulaires rénales conduisant généralement à l'absence de reprise immédiate de la fonction d'un rein transplanté.
Cette lésion peut être liée aux modalités de la réanimation du donneur et à l'évolution hémodynamique de celui-ci, aux conditions de conservation du transplant rénal et à la durée de l'ischémie froide. Elle évolue en général favorablement vers une reprise de fonction dans un délai de quelques jours à quelques semaines.
néphrite tubulaire aigüe l.f.
→ néphropathie tubulo-interstitielle aigüe
néphrite tubulaire chronique l.f.
→ néphropathie tubulaire chronique
néphropathie tubulaire aigüe l.f.
→ néphropathie tubulo-interstitielle aigüe
néphropathie tubulaire chronique l.f.
chronic tubular nephropathy
Atteinte rénale caractérisée par une altération prolongée ou permanente d'une ou plusieurs fonctions tubulaires du néphron.
Par ex. un trouble isolé de la réabsorption tubulaire de l'eau filtrée ou diabète insipide néphrogénique, une diminution de la réabsorption du glucose ou diabète rénal, une perte du contrôle acidobasique du rein avec acidose hyperchlorémique.
Souvent plusieurs fonctions tubulaires sont atteintes simultanément comme dans le syndrome de Fanconi. Les anomalies peuvent être héréditaires comme dans le cas de la cystinose, de la galactosémie, ou secondaire à des causes diverses de nature toxique ou médicamenteuse comme le diabète insipide néphrogénique induit par les sels de lithium.
obstruction tubulaire l.f.
tubule obstruction
Occlusion de la lumière du tubule rénal qui relève d'étiologies multiples.
Elle peut être consécutive à la desquamation des cellules tubulaires après clampage de l'artère rénale, à la formation de cylindres au cours d'une insuffisance rénale aigüe de cause toxique ou hémodynamique, ou à la précipitation de cristaux de nature chimique diverse : acide urique, oxalate, sulfamides, méthotrexate.
Le rôle exact joué par l'obstruction tubulaire dans la genèse de beaucoup d'insuffisances rénales aigües reste mal élucidé.
Édit. 2017
protéinurie tubulaire l.f.
tubular proteinuria
Présence dans l'urine de protéines en rapport avec un défaut de réabsorption tubulaire de certaines protéines par ex. : b2-microglobuline, lysozyme, chaines légères d'immunoglobulines.
Les causes sont variées : cystinose, syndrome de Toni-Debré Fanconi, maladie de Wilson, intoxi
réabsorption tubulaire l.f.
tubular reabsorption
Processus par lequel des substances présentes dans l'urine tubulaire sont transportées hors de cette urine à travers la paroi du tubule.
La réabsorption tubulaire a pour fonction de maintenir l'équilibre du bilan des substances réabsorbées en récupérant tout ou partie des substances filtrées : elle se fait soit entre les cellules épithéliales, soit à travers les cellules épithéliales avec deux étapes apicale et latérobasale, soit uniquement à travers la membrane apicale. Elle peut être soit passive soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques, et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP. Elle est limitée à un maximum appelé masse tubulaire maximum ou Tm.
sécrétion tubulaire l.f.
tubular secretion
Processus par lequel des substances présentes dans le plasma sont transportées dans l'urine à travers la paroi tubulaire.
Il s'applique également au passage dans l'urine des substances formées dans la cellule à travers la membrane apicale.
La sécrétion peut être soit passive, soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP.
Certaines substances circulantes exogènes comme l'acide paraaminohippurique ou des médicaments apparaissent dans l'urine par un double processus de filtration glomérulaire et de sécrétion tubulaire, cette dernière étant limitée par un transport maximum (Tm). D'autres comme l'ammoniac ou le 3'-5' AMP cyclique sont synthétisées dans la cellule tubulaire et sécrétées dans l'urine, la part sécrétée s'ajoutant ainsi à celle filtrée.
Étym. lat. secretio : séparation, émission
tubulaire adj.
tubular
Qui concerne tous les processus qui se produisent au sein d’un tube anatomique.