Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

33 résultats 

capacité visuelle l.f.

visual capability

Totalité des paramètres visuels.
Les paramètres visuels sont regroupés sous quatre types de sensations : morphoscopique, lumineuse, colorée, spatiale, permettant la détection, la reconnaissance, l’identification des stimulus.

[C2,P2]

capacité vitale l.f. (CV)

vital capacity

Somme des volumes mobilisables entre une inspiration forcée (suivant une inspiration normale) et une expiration forcée (CV = VT + VRI + VRE).
C'est la somme du volume de réserve expiratoire, du volume courant (VT ou VC) et du volume de réserve inspiratoire. La mesure est réalisée lors d'une manœuvre forcée lente. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Le volume doit être ramené aux conditions alvéolaires selon un coefficient de correction, k, fonction de la pression barométrique B, de la température et de la saturation en vapeur d'eau à laquelle le gaz est recueilli. D'une manière générale, k = TA/TM• B-eM/B-eA .

J. Hutchinson, Sir, chirurgien britannique (1846)

capacité, spirogramme, LBTPS

[C2,K1]

Édit. 2018

capacité vitale forcée l.f.

forced vital capacity (FVC)

Quantité d'air rejetée lors d'une manœuvre réalisée le plus vite et le plus fort possible à partir d'une inspiration maximale.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, du sexe et de la taille.
Chez un sujet normal la valeur est très proche de la capacité vitale lente, mais en cas de maladie obstructive chronique, la valeur trouvée peut être nettement inférieure.

Sigle CVF

[C2,K1]

diffusion (capacité de) des poumons l.f.

diffusion lungs capacity

Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
 
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :

formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
 
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .

August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)

Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire

capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)

fer (capacité totale de fixation du) l.f.

total iron binding capacity (TIBC)

Sigle CTFF

capacité totale de fixation du fer

[C2,F1]

Édit. 2018 

galactose (capacité d'élimination du) l.f.

galactose (elimination capacity of)

Capacité d'élimination d’un sucre normalement présent dans l'organisme, parfois utilisée comme test de fonction métabolique hépatique.
Elle est diminuée en cas d'insuffisance hépatocellulaire.

oxygène (capacité du sang en) l.f.

oxygen blod capacity

Quantité maximale d'oxygène qui peut se combiner chimiquement avec l'hémoglobine par unité de volume de sang.
Pour l'hémoglobine adulte humaine, une mole d'hémoglobine peut fixer 4 moles d'oxygène : un gramme d'hémoglobine peut donc fixer 1,389 mL d'oxygène. Elle est donc de 20,5 mL d'oxygène pour 100 mL de sang normal. Tout cet oxygène est fixé sur l'hémoglobine. Une très faible partie est dissoute dans le plasma.

Syn. pouvoir oxyphorique du sang

Édit. 2017

transferrine (capacité totale de fixation de la) (CTF) l.m.

total iron binding capacity

Quantité totale de fer pouvant être fixée par la transferrine plasmatique.
Elle est calculée par la formule suivante:
CTF (µmol/L) = 25 x transferrine (g/L).
La valeur normale de  CTF est de 45 à 65µmol/L. Elle est une mesure indirecte de la transferrine.

transferrine

| page précédente | /2