Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

113 résultats 

complément alimentaire l. m.

food supplement

Produit destiné à être ingéré en complément de l’alimentation courante afin de pallier l’insuffisance réelle ou supposée des apports journaliers (décret du 15 avril 1996).
Selon la directive européenne de 2002 (article 2) et le décret du 20 mars 2006, les compléments alimentaires constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique ; ils sont seuls ou combinés et commercialisés sous forme de doses destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité. Présentés sous des formes de gélules, comprimés, tablettes… ces produits se rapprochent insidieusement des médicaments.
Ils doivent répondre aux conditions administratives relatives aux denrées alimentaires en ce qui concerne la sécurité, la loyauté des informations aux consommateurs, etc.

[R2]

déchet alimentaire l.m.

food waste

Déchet résultant de l’utilisation par l’Homme des produits de son alimentation.
Aux déchets sont d’origine naturelle, végétale ou animale, ou industrielle comme les emballages en métal, verre, carton, etc. biodégradables on non.

Étym. lat. médiéval decadere, du lat ; cadere : tomber

déchet générateur de nuisance

denrée alimentaire l. f.

food stuff

Toute substance ou produit, transformé, partiellement transformé ou non, destiné à être ingéré ou raisonnablement susceptible d’être ingéré par l’être humain (règlement 1924/2006).
Cette définition englobe les boissons et toute substance intégrée intentionnellement dans les denrées alimentaires au cours de leur fabrication, de leur préparation et de leur traitement

eau destinée à un usage alimentaire l.f.p.

Eau de distribution publique, eau des fontaines réfrigérantes, eaux conditionnées utilisées comme boisson et pour la préparation des aliments

[C1,E1]

Édit. 2018

eaux destinées à un usage alimentaire l.f.p.

water for food use

Eau de distribution publique, eau des fontaines réfrigérantes, eaux conditionnées utilisées comme boisson et pour la préparation des aliments.

[C1, E1]

Édit. 2019

fausse route alimentaire l.f.

C. L. Mendelson, obstétricien et cardiologue américain (1946)

Mendelson (syndrome de), fausse route, fausse route de déglutition

[P1]

Édit. 2018

iléus alimentaire l.m.

food obstruction, food ileus

Occlusion intestinale mécanique provoquée par un corps étranger d'origine alimentaire (fragment d'os, noyau de fruits, accumulation de fibres, bézoard).

Étym. gr. eileos : iléon, partie enroulée de l'intestin (eilein : enrouler)

interdit alimentaire l.m.

food prohibition

Interdiction de la consommation d’un aliment particulier, faite autoritairement, sans ou avec justification médicale.
1) Le tabou peut s’imposer à un groupe de personnes, à une collectivité, à un groupe ethnique, pour des raisons religieuses, éthiques, traditionnelles : p ex. interdiction du porc, du poisson, des boissons fermentées, etc. L’interdit peut être permanent, ou limité à certaines périodes, certains jours, etc.
2) Régime alimentaire restrictif imposé à un malade par un médecin p. ex. le régime sans sel.
3) Interdiction d’aliments que se fait à soi-même une personne, p. ex. dans un but d’amaigrissement

diète

intolérance alimentaire non organique l.f.

non-organic food intolerance

Ensemble de réactions subjectives plus imprécises et fluctuantes que celles d'une intolérance organique.
L’intolérance organique, allergique, est mieux admise par le patient et les siens en raison de son origine exogène. Une épreuve de provocation alimentaire en double insu reste l'investigation la plus sûre de cet effet nocebo.
Une psychogénèse exclusive ne peut être retenue. En dehors d'une affection psychiatrique caractérisée, une relation médicale globale, "sur mesure", établie si possible par le généraliste, à type dominant d'éclaircissement et de soutien, doit être associée à des traitements symptomatiques adaptés.
Malgré la persistance de nombreuses questions, s'impose une démystification des courants qui étendent à l'excès l'effet allergique des substances alimentaires, valorisant les "produits naturels".

colopathie fonctionnelle

intoxication alimentaire l.f.

food poisoning

Ensemble des accidents provoqués par des substances toxiques ou des agents infectieux apportés par l'alimentation.
Les intoxications d'origine microbienne, de loin les plus fréquentes, sont provoquées par la contamination des aliments par des Salmonelles, le Staphylocoque doré, le Clostridium perfringens ; d'autres germes comme Escherichia coli, le vibrion cholérique, Yersinia enterocolitica, diverses espèces de  Shigella, Clostridium botulinum ont été mis en cause. Certains champignons sont également responsables d’intoxications alimentaires. Les symptômes sont les conséquences de la production d'une toxine par le germe ou directement en rapport avec l'action du microorganisme sur la muqueuse digestive. La durée de la période d'incubation de quelques heures dépend du microorganisme en cause. Les manifestations des intoxications alimentaires doivent être distinguées de celles des intolérances alimentaires liées à une réaction anormale de l'organisme à des substances normalement contenues dans les aliments : intolérance au glutamate, allergie digestive, intolérance au lactose etc.
Syn .toxi-infection alimentaire

champignons, champignons (accidents précoces par ingestion de), champignons (accidents tardifs par ingestion de)

microbiologie alimentaire l.f.

food microbiology

Partie de la microbiologie qui étudie les micro-organismes pour leur utilisation dans la fabrication de produits et additifs alimentaires et leur rôle dans l'altération des aliments et les intoxications alimentaires.

ration alimentaire l.f.

daily food ration

Ensemble des substances qui doivent être ingérées quotidiennement pour assurer l'entretien et la croissance de l'organisme.

régime alimentaire l.m.

diet

1) Ensemble des aliments que consomme une personne ou un groupe de population.
2) Plus souvent : règles particulières concernant la consommation d’aliments ou de boissons, généralement prescrites par un médecin et destinées aux besoins d’un individu dans des conditions physiologiques ou pathologiques déterminées.
P. ex. régime amaigrissant, régime hypocalorique, régime désodé, régime apurinique, régime équilibré.

toxi-infection alimentaire l.f.

alimentary toxiinfection, alimentary toxicosis

Affection consécutive à l'absorption d'aliments contaminés par diverses bactéries pathogènes ou par leur toxines : Salmonella (S. enterica sérotypes enteritidis, typhimurium, etc.), Clostridium botulinum, Clostridium perfringens de type A, Shigella, Escherichia coli entérotoxinogènes, entéropathogènes, entérohémorragiques, Yersinia enterocolitica, Vibrio parahæmolyticus, Bacillus cereus, Staphylococcus aureus, Listeria monocytogenes.
Les aliments contaminés sont variés (crèmes, gâteaux, viandes préemballées, volailles, œufs, jambon, charcuterie, lait en poudre, poissons crus, etc.).
Les salmonelles sont la cause de la toxi-infection dans 80% des cas. Elle a le plus souvent un caractère collectif (famille, collectivité scolaire, restaurant d'entreprise, banquets, etc.). L'incubation est variable, très courte pour le staphylocoque (1 à 6 h), moyenne pour le B. cereus et le C. perfringens, plus longue pour les salmonelles (24 h). Les signes cliniques sont digestifs, associant nausées, vomissements, pesanteurs abdominales et surtout diarrhée hydrique, plus rarement sanglante (syndrome dysentérique), avec ou sans fièvre. Le botulisme (conserves domestiques, charcuteries) donne un tableau clinique très différent (sécheresse des muqueuses, paralysies nerveuses). Il faut craindre les conséquences de la déshydratation. Le diagnostic se fait par la coproculture.

botulisme, froid (conservation des aliments par le)

toxi-infection alimentaire collective l.f.

collective alimentary toxiinfection

Toxi-infection alimentaire définie par l’apparition d’au moins deux cas caractérisés par une symptomatologie digestive (gastroentérite ou syndrome dysentérique) dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire.
Elle entraîne une enquête épidémiologique rigoureuse et fait partie des maladies à déclaration obligatoire.

Sigle TIAC

vanillisme alimentaire l.m.

food vanillisme

Intoxication alimentaire provoquée par l’ingestion de glaces et crèmes vanillées caractériseé par une diarrhée, des vomissements, des crampes musculaires.
Il s’agit d’une allergie immédiate mais une toxi-infection alimentaire doit aussi être éliminée.

[D1, F3, L1]

Édit. 2019

agence européenne de sécurité alimentaire l.f.

european food safety authority

Agence  fondée par l’Union européenne opérant indépendamment de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres de l’Union Européenne.
Créée en 2002, à la suite de crises de sécurité alimentaire. Elle se veut une source impartiale de conseils scientifiques et de communication sur les risques associés à la chaîne alimentaire.  Les responsabilités respectives des évaluateurs des risques et des gestionnaires des risques sont séparées.

Sigle angl. FSA

[E1]

Édit. 2019

apneustique (centre) l.m.

apneustic center

Partie des centres respiratoires bulbaires dont l'excitation provoque l'apneuse.
Ce centre pontique postérieur est contrôlé par le centre pontique antérieur (centre pneumotaxique), situé au même niveau, qui joue le rôle de rythmeur. Ces centres de régulation respiratoires reçoivent les influx des centres de régulation extrinsèque situés au dessous, qui reçoivent les afférences nerveuses provenant de l'appareil respiratoire et du sinus carotidien. La fonction réelle de ce centre est encore mal connue.

Étym. gr. apneustia : action de retenir son souffle

respiratoire (centre)

Aschoff (centre prolifératif d') l.m.

Aschoff’s proliferative centre

Nodule du sein, rétractile et suggérant un cancer mais formé d’une sclérose entourant un foyer de prolifération épithéliale ou d’adénose bénigne.

K. A. L. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942)

fibroadénome à centre sclérohyalin du sein

blastème du centre de la vertèbre l.m.

blastema centri vertebrae (TE)
blastema of centrum of vertebra
Mésenchyme intersegmentaire de la longue colonne mésenchymateuse qui, au cours de la 4ème semaine du développement embryonnaire, se forme par migration des cellules du sclérotome pour venir entourer la moelle spinale et la chorde dorsale ; le mésenchyme intersegmentaire est la trace de l’origine segmentaire de cette colonne.
Ultérieurement se forme le corps vertébral par prolifération et condensation de la partie craniale d’un sclérotome qui s’unit à la partie caudale du sclérotome sus-jacent, incorporant le mésenchyme intersegmentaire et les artères qui l’accompagnent pour former le corps de la vertèbre. Ainsi constitué, le corps d’une vertèbre est un élément intersegmentaire.

[A4,O6]

Édit. 2017

Budge (centre vésicospinal de) l.m.

Budge’s vesicospinal center

L. J. Budge, anatomiste allemand (1851)

contrôle de la miction

Édit. 2017

centre n.m.

centre, center

1) Repère central, milieu d’un espace, point situé au milieu d'une surface, d'une étendue.
2) Point autour duquel, vers lequel, dans lequel s'opèrent ou se rassemblent certains effets.
- En physique, de façon générale, point d'application de la résultante des forces exercées sur un corps.
- En optique, le centre optique est le point de l'axe optique d'une lentille tel que tout rayon passant par ce point n'est ni dévié ni réfléchi.
- En anatomie, on parle de centres pour des régions exactement déterminées où s’exercent des effets physiologiques précis.
Ex. centre du langage, centres nerveux, centres moteurs, centres sensitifs territoires neuraux responsables d'importantes régulations de l'organisme
3) Lieu où s'exerce une activité donnée, ou encore organisme consacré à une mission particulière.
Ex. centre hospitalier, centre médical, sportif, culturel, le Centre national de la recherche scientifique.

Étym. gr. kentron, lat. centrum (déverbal de kentein, piquer) : point qui est piqué (sur le terrain)

[B1,P2,A1,E]

centre aéré à caractère sanitaire l.m.

Etablissement assurant l’hébergement d’enfants qui relèvent d’une affection nécessitant une convalescence, dont l’état général est atteint, ou qui doivent être soustraits à la contamination et séparés de leur milieu familial.
Ils assurent en régime d’internat, sous surveillance médicale, une cure hygiéno-diététique avec aération continue et une cure de repos associée à l’entraînement physique et intellectuel.

[E,O1]

centre anticancéreux l.m.

Etablissement public ou privé spécialisé dans le dépistage, le traitement et la recherche en matière de cancérologie.
Ces centres sont très souvent des établissements privés à but non lucratif participant au service public, la plupart d’entre eux sont liés par convention avec un centre hospitalier général ou régional.

[E,F2]

centre antipoisons l.m.

Organisme destiné à identifier la cause des intoxications aigües et guider leur traitement.
Les centres sont articulés avec des services de réanimation et des laboratoires d’analyses biochimiques et toxicologiques ; leur documentation et leurs liaisons avec les autres centres antipoisons pour les échanges d’informations, leur permettent dans les meilleurs délais d’identifier le produit en cause lors d’une hospitalisation pour intoxication aigue, et de faire entreprendre le traitement spécifique approprié.

médecine d'urgence, toxicovigilance

[E,G4]

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