hypercontractilité vésicale l.f.
bladder hypercontractility
Augmentation pathologique de la force des contractions vésicales.
Cette situation est généralement la conséquence d'une obstruction ou d'un dysfonctionnement neurologique. Cependant certaines instabilités vésicales de l'enfant et de l'adulte peuvent y aboutir du fait d'efforts de retenue répétés surentrainant les résistances sphinctériennes et provoquant une obstruction fonctionnelle. Elle peut être cause d'une altération pariétale analogue à celle d'une vessie de lutte.
[M2]
hyperréflectivité vésicale l.f.
bladder hyperreflectivity
Hyperactivité vésicale d'origine neurologique se traduisant par le déclenchement de la contraction vésicale par des stimulus anormalement faibles.
Cette situation est physiologique chez le nouveau-né, où une miction réflexe peut être induite par une stimulation périnéale. Chez l'adulte il s'agit d'un dysfonctionnement neurologique parfois révélateur d'une neuropathie méconnue. Il existe des tests susceptibles de démasquer certaines formes intermittentes, tel le test à l'eau glacée.
hypertonie vésicale l.f.
bladder hypertonia
Contracture de degré variable des fibres musculaires lisses vésicales entrainant une augmentation de la pression intravésicale de base même pour de faibles volumes vésicaux.
Les vessies hypertoniques avec un faible remplissage ont une compliance basse et, si la pression vésicale est supérieure à 40 cmH20, le haut appareil est menacé à court terme. Cette situation est rencontrée en clinique le plus fréquemment dans les vessies neurologiques. Leur traitement a recours habituellement aux anticholinergiques.
→ vessie neurologique, anticholinergique
[M3]
hypoactivité vésicale l.f.
underactive bladder
Absence d'apparition de la contraction vésicale même pour des remplissages vésicaux très élevés.
La valeur pathologique de cette constatation doit tenir compte des inhibitions psychogènes possibles lors de l'examen.
hypocontractilité vésicale l.f.
bladder hypocontractility
Insuffisance de mise en tension des fibres musculaires lisses de la vessie et donc de l'augmentation de la pression intravésicale au moment de la miction (inférieure à 30 cm d'eau).
Malgré cette anomalie, la miction peut s'effectuer parfois normalement si les résistances uréthrales sont faibles, cas fréquent chez la femme. Une hypocontractilité n'est donc pas toujours pathologique.
hypotonie vésicale l.f.
bladder hypotonia
Relâchement de degré variable des fibres lisses du muscle vésical se traduisant cliniquement par une rétention chronique incomplète et en urodynamique par une faible pression intravésicale de base même pour un volume de remplissage important.
Compte tenu de la faible amplitude de la pression vésicale de base (5 à 10 cm d'eau) d'une vessie normale, le caractère pathologique d'une hypotonie vésicale est souvent difficile à affirmer. Les causes habituelles de la détérioration du tonus vésical sont les vessies neurologiques, les obstacles chroniques sous-vésicaux et le diabète.
→ atonie vésicale, hypertonie vésicale
immaturité vésicale l.f.
bladder immaturity
État caractérisé par la persistance chez l'enfant des réflexes mictionnels archaïques du nouveau-né, génératrice de troubles fonctionnels de la miction.
La vessie du nouveau-né à terme peut stocker et expulser périodiquement environ 40 mL d'urine à la faveur d'une contraction phasique. Le réflexe mictionnel, dès lors organisé dans la moelle sacrée, peut être déclenché par la stimulation des récepteurs cutanés et muqueux. Ces réflexes archaïques disparaissent progressivement avec l'âge, de sorte que le réflexe mictionnel, dès lors organisé dans le tronc cérébral, ne prend plus en compte que la stimulation des récepteurs de tension du détrusor. Leur persistance au moment où l'enfant apprend la propreté se traduit par une pollakiurie, une impériosité avec ou sans incontinence, souvent associée à une énurésie. Les contractions vésicales mal inhibées mais énergiquement retenues par la contraction sphinctérienne volontaire peuvent aboutir à la constitution d'une vessie de lutte, provoquer des infections urinaires récidivantes et parfois de petits reflux vésico-urétéraux.
→ hyperréflectivité vésicale, instabilité vésicale
immunothérapie vésicale l.f.
vesical immunotherapy
Action thérapeutique visant à provoquer une réaction immunitaire de la muqueuse vésicale par introduction dans la lumière de l'organe d'une solution antigénique, dans le but de traiter certaines affections tumorales diffuses ou récidivantes.
Le type en est l'utilisation du BCG pour le traitement du carcinome in situ et des papillomatoses diffuses de la vessie.
Étym. lat. immunis : exempt de
inhibition vésicale l.f.
bladder inhibition
Blocage réflexe ou volontaire de la miction.
Une inhibition réflexe est observée dans les hyperfonctionnements sympathiques et somatiques, fréquents dans les neurovessies. Certaines rétentions peuvent être provoquées par des réflexes viscéroviscéraux, telle la distension anale, le fécalome, une érection. L'inhibition psychologique est le mécanisme de la rétention hystérique, le sujet étant incapable de libérer sa contraction vésicale.
Il s'agit d'une exacerbation d'un mécanisme physiologique dans lequel la contraction volontaire du sphincter anal et uréthral déclenche de façon réflexe une inhibition de la contraction vésicale ; ce fait est utilisé dans la rééducation de certaines impériosités vésicales.
instabilité vésicale n.f.
bladder instability, vesical instability
Exacerbation idiopathique du réflexe mictionnel.
Hyperactivité vésicale en dehors de toute affection neurologique se traduisant par des émissions spontanées d’urine indépendante des efforts
Le réflexe mictionnel étant caractérisé par une contraction vésicale et/ou une relaxation sphinctérienne, il existe des instabilités "vésicales" et des instabilités "uréthrales" spontanées ou provoquées par certains stimulus sensitifs (passage à l'orthostatisme), sensoriels (contact ou audition de l'eau) ou émotionnels (frayeur, colère, fou-rire, orgasme, etc.). Par convention, on parle "d'instabilité", en l'absence de contexte neurologique ; dans le cas contraire on parle d'hyperréflectivité. La plupart des instabilités sont primitives, correspondant à la persistance de réflexes mictionnels archaïques ; d'autres sont secondaires à une pathologie locorégionale, notamment une obstruction sousvésicale.
Cette anomalie urodynamique se traduit souvent par des troubles mictionnels irritatifs tels qu’un besoin pressant et incontrôlable et à la cystomanométrie par l’apparition de contractions irrégulières de la musculature de la vessie.
Syn. vessie instable
→ cystomanométrie, hyperréflectivité vésicale
lipomatose péri-vésicale l.f.
perivesical lipomatosis
Affection rare qui se traduit par un envahissement des espaces cellulaires pelviens périvésicaux par un tissu lipomateux dense, susceptible de comprimer la vessie et le segment pelvien des uretères.
Elle est cause de troubles mictionnels et surtout d'une certaine obstruction urétérale bilatérale. Elle est diagnostiquée principalement par le scanner pelvien. Son étiologie n'est pas connue. Son traitement chirurgical visant à l'exérèse du tissu lipomateux compressif n'est pas aisé en raison de l'absence de limitation ou de plan de clivage.
papillomatose vésicale l.f.
vesical papillomatosis
Poussées évolutives successives, multifocales et récidivantes de tumeurs papillaires de vessie.
→ villeuse de la vessie (maladie), papillome
partie cervicale vésicale du muscle détrusor de la vessie l.f.
pars cervicis vesicae musculi detruisoris vesicae, pars colli vesicae musculi detrusoris vesicae (TA)
bladder neck part of detrusor
Partie du détrusor de la vessie qui forme le sphincter de la vessie.
Elle est constituée de trois couches, de la profondeur à la superficie : une couche interne longitudinale, une couche moyenne circulaire et une couche externe longitudinale.
plaque vésicale l.f.
exstrophic bladder
Vessie ouverte en avant et éversée d'une exstrophie vésicale qui prend ainsi l'aspect plan d'un gâteau.
portion vésicale de l'uretère l.f.
→ partie intramurale de l'uretère
radiomanométrie vésicale l.f.
vesical radiomanometry
rameaux prostatiques de l'artère vésicale inférieure l.m.p.
rami prostatici arteriae vesicales inferioris (TA)
prostatic branches of inferior vesical artery
réplétion vésicale l.f.
bladder filling
Action de remplir la vessie ou état vésical obtenu lorsque le volume urinaire a atteint la capacité fonctionnelle du réservoir.
sinus urogénital (partie vésicale du) l.f.
pars vesicalis sinus urogenitalis (TA)
urogenital sinus vesical part
Partie cervicale du sinus urogénital définitif, qui est en continuité avec l'allantoïde et donne la vessie et l'ouraque.
trabéculation vésicale l.f.
bladder wall trabeculation
Modification structurelle de la paroi vésicale, consistant en un épaississement irrégulier du détrusor et plus particulièrement de sa couche interne, en amont d'un obstacle chronique, d'une instabilité vésicale ou d'un dysfonctionnement vésicosphinctérien d'origine neurologique, donnant un aspect particulier en cystoscopie.
Entre ces épaississements dénommés "colonnes", la paroi plus fine forme des dépressions appelées "cellules", qui parfois aboutissent à des diverticules. L'ensemble réalisera alors l'aspect dit de "vessie de lutte".
Étym. lat. trabs : poutre
uvule vésicale l.f.
uvula vesicae (TA)
uvula of bladder
Saillie de la muqueuse vésicale située sur le bord postérieur de l’ostium interne de l’urèthre.
J. Lieutaud, anatomiste et médecin français (1703-1780)
Syn. anc. uvule de Lieutaud