cellule M l.f.
M cell, microfold cell
Cellule appartenant à l'épithélium qui recouvre les follicules lymphoïdes du tube digestif ou les plaques de Peyer.
Cette cellule difficile à identifier en microscopie optique se caractérise en microscopie électronique par l'absence de microvillosités et l'existence d'un repli cytoplasmique contenant lymphocyte et/ou macrophage. De par sa situation entre les antigènes de la lumière intestinale et la zone du dôme des follicules, elle a une fonction de cellule présentatrice d'antigène. Elle est spécifique du tractus digestif.
J. Peyer, anatomiste suisse (1677)
[A2,L1]
cellule musculaire lisse vasculaire l.f.
vascular smooth muscle cell
Cellule présente dans les artères et les veines, allongée, fusiforme, de petite taille, à noyau central ovalaire indenté.
Elle se présente sous deux phénotypes, soit contractile, au cytoplasme pauvre en ergatoplasme mais riche en myofilaments ancrés sur la membrane plasmique par de nombreux corps denses, soit sécrétant collagènes, élastine, glycosaminoglycanes, de même aspect cellulaire mais avec peu de myofilaments et un ergastoplasme développé. Ce dernier type peut migrer, se multiplier et acquérir des propriétés de phagie vis à vis des lipoprotéines de faible densité, devenant une cellule spumeuse. La cellule musculaire lisse est entourée d'une membrane basale discontinue. Au cours de la genèse des parois vasculaires, le phénotype, d'abord sécrétant, assure la construction de la média par ses sécrétions, puis devient contractile et assure la contractilité de la paroi ; au cours du vieillissement, la média contient progressivement de plus en plus de cellules musculaires lisses de type sécrétant des collagènes et devient scléreuse.
[A2,K4]
cellule musculaire striée squelettique l.f.
striated muscle cell fibre
Cellule cylindrique, de 10 à 100µ de diamètre, de longueur variable, du mm à plusieurs dizaines de cm, plurinucléée à noyaux situés sous le sarcolemme, contenant des myofibrilles, structures cylindriques allongées parallèlement dans le sarcoplasme.
Chaque myofibrille est constituée de protéines contractiles disposées en ordre régulier qui la fait apparaître striée. Les striations correspondent à l’alternance de disques clairs, I, isotropes en lumière polarisée, région riche en actine, et sombres, A, anisotropes ; zone riche en myosine. En microscopie électronique, chaque disque clair est divisé en deux parties égales par une fine ligne sombre appelée strie Z. Toutes les myofibrilles ont leurs bandes I, A et Z disposées au même niveau dans la cellule. L’espace compris entre deux stries Z est le sarcomère. Entre les myofibrilles se trouvent de nombreux grains de glycogène et des mitochondries. La cellule musculaire striée est entourée par le sarcolemme ; lui-même en rapport avec une membrane basale.
Étym. lat. musculus : muscle
Syn. fibre musculaire striée
→ muscle strié, muscle squelettique
[A2,I]
cellule souche adulte l.f.
adult stem cell
Cellule souche, présente dans un tissu adulte différencié de l’organisme, capable d’assurer le renouvellement, la réparation et la regénération de cetissu.
Une cellule souche adulte est une cellule multipotente.
Sigle ASC
Abrév. CSA
→ cellule souche, cellule multipotente
[A2, C3]
Édit. 2019
champ récepteur l.m.
receptive field
Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".
→ dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie
[B1,C2]
clone n.m.
clone
Ensemble des cellules ou des organismes présentant les mêmes caractères génétiques (le même génotype) car issus d'un seul organisme ou d'une seule cellule par multiplication asexuée.
En immunologie le clonage des lymphocytes T et B ou des hybridomes obtenus par fusion somatique d’un lymphocyte T ou B avec une cellule cancéreuse, peut être réalisé par dilution limite (ensemencement à raison d’une cellule par puits). Les cellules d’un même clone expriment en général la même espèce moléculaire de récepteurs d’antigène (BCR ou TCR). Dans le cas des hybridomes B, les surnageants d’un même clone contiennent une seule espèce moléculaire d’anticorps appelé anticorps monoclonal.
Étym. gr. klôn : rejeton
→ clonage, transfert de noyaux de cellules somatiques
[Q1]
Édit. 2019
cycle lytique l.m.
lytic cycle
Cycle de développement d'un bactériophage virulent, comprenant la fixation du lysion sur la cellule-hôte, la pénétration du seul acide nucléique dans la cellule et sa réplication aboutissant à la production de nouvelles particules infectieuses libérées par la lyse de la cellule bactérienne.
[D2]
division cellulaire l.f.
cell division
Processus par lequel se réalise la division d'une cellule procaryote ou eucaryote.
1) Chez les Eucaryotes il comprend deux étapes, d'une part la division du noyau ou caryodiérèse et d'autre part la division du cytoplasme et de la membrane cellulaire ou cytodiérèse.
2) La division peut être soit équationnelle, lorsque les deux cellules-filles possèdent le même nombre de chromosomes que la cellule d'origine, soit réductionnelle lorsque les deux cellules-filles possèdent la moitié du nombre de chromosomes de la cellule d'origine.
→ améiose, amitose, méiose, mitose
division cellulaire asymétrique l.f.
asymmetric cell division
Formation à l’issue de la mitose de deux cellules filles de devenir différent.
La division cellulaire d’une cellule souche est un exemple de division cellulaire asymétrique. Elle donne naissance à une cellule souche fille dotée d’une capacité d’auto-renouvellement et à une cellule progénitrice, engagée dans la différenciation cellulaire.
→ cellules souches, cellule progénitrice, division cellulaire, mitose
[Q1]
Édit. 2017
flagelle n.m.
flagellum
Structure mobile, en forme de filament plus ou moins allongé, servant d'organe locomoteur pour de nombreuses cellules bactériennes et eucaryotes.
Les flagelles, sont observés, en nombre variable, chez de nombreux organismes comme des bactéries, des protozoaires (les "flagellés"), des spores de certains champignons, des algues (euglènes), les spermatozoïdes, etc. dont ils assurent la mobilité par des mouvements ondulants ou rotatoires.
Les flagelles des bactéries, constitués d'une protéine particulière, la flagelline, sont fixés à la paroi de la cellule, soit sur le pourtour, soit à un pôle de la cellule.
Les flagelles des protozoaires, constitués d'un axonème (ensemble de paires de microtubules périphériques entourant une paire de microtubules centraux) entouré d'une gaine en continuité avec la membrane plasmique. Ils s'insèrent sur un kinétoplaste (blépharoplaste) et sont parfois partiellement réunis à la cellule par une membrane ondulante (trypanosomes).
Étym. lat. flagellum : fouet
[D1]
Édit. 2018
gamète n.m.
gamete
Cellule sexuée haploïde reproductrice qui, dans l'espèce humaine, possède 23 chromosomes dont 22 autosomes et 1 gonosome.
Le gamète mâle est le spermatozoïde, le gamète femelle est l'ovule ou ovocyte. Ces cellules sexuelles s’unissent pendant la fécondation pour former une cellule diploïde (le zygote), point de départ d’un nouvel individu. En général, les gamètes possèdent la moitié du nombre des chromosomes des cellules somatiques de l’organisme qui les a produits. Cette réduction chromatique a lieu pendant la méiose. Dans certains cas, le gamète est réduit au seul noyau de la cellule.
Exceptionnellement, un gamète peut se développer sans fécondation (parthénogénèse).
gamétogénèse n.f.
gametogenesis
Ensemble des processus contribuant à la formation des gamètes mâle ou femelle à partir d'une cellule originelle dite cellule germinale chez les animaux, cellule-mère chez les végétaux.
On parle de spermatogénèse pour les gamètes mâles et d'ovogénèse pour les femelles.
Étym. gr. gamos mariage – genesis naissance, génération
Syn. sporogénèse (chez les végétaux)
→ sporogénèse, reproduction, sexe, méiose
[A4,O6]
hémohistioblaste n.m.
haemohistioblast
Dénomination de l'hypothétique cellule mère, qui donnerait naissance à toutes les cellules sanguines.
Cellule de 15 à 20 µm, à gros noyau arrondi, au cytoplame basophile appartenant au système réticulo-endothélial. Description désuète
Elle a été considérée initialement, à tort, comme une cellule souche des lignées sanguines.
A. Ferrata, hématologue italien (1880-1946)
Étym. gr.haïma : sang ; histion : tissu ; blastos : germe
Syn. cellule de Ferrata
[F1,F3]
Édit. 2015
hormone n.f.
hormone
1) Molécule sécrétée par une structure bien différenciée (cellule ou glande endocrine), en réponse à une stimulation, atteignant la circulation sanguine et capable à très faible dose d’intervenir sur un organe ou un tissu cible portant un récepteur spécifique.
Elle exerce une action physiologique sur ce récepteur. En retour le produit sécrété possède la capacité de rétrocontrôler négativement, directement ou indirectement, sa propre production.
2) Certains substances analogues provenant d'une cellule sont suceptibles d’agir sur une cellule voisine, par une sécrétion endocrine, neurocrine, paracrine ou autocrine.
3) Structuralement les hormones sont de 3 variétés :
-hormones peptidique, le plus souvent polypeptidiques : hormones hypophysaires comme la corticotrophine, la thyrostimuline, la prolactine, l’hormone de croissance ; hormones pancréatiques comme l’insuline, le glucagon, la somatostatine ; hormone parathyroïdienne (parathormone). La TRH et l’hormone antidiurétique d’origine hypothalamique sont des hormones oligopeptidiques.
-hormons stéroïdes : hormones corticosurrénales (cortisol, aldostérone, dehydoépiandrostérone…), hormones sexuelles (testostérone, androstanedione, estradiol)
-hormones dérivées d’aminoacides et de phénols : catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénalines), hormones thyroïdiennes (thyroxine, triiodothyronine…)
W. M., Bayliss, Sir, et E. H. Starling,membre de l’Académie de médecine, physiologistes britanniques (1902) ; E. H. Starling, physiologiste britannique, membre de l’Académie de médecine (1905)
Étym. gr. hormaô : j'excite
→ endocrine, neurocrine, paracrine, autocrine.
[O4]
Édit. 2018
Itô (cellule de) l.f.
fat-storing cell, Ito’s cell
Cellule constituant, avec la cellule endothéliale et la cellule de Kupffer, la paroi du capillaire sinusoïde hépatique.
Elle est généralement située sous la couche des cellules endothéliales, entre celle-ci et les hépatocytes. Elle contient de nombreuses vacuoles lipidiques. Impliquée dans la biosynthèse du collagène de l'espace de Disse et le stockage de la vitamine A, elle jouerait aussi un rôle dans l'histogénèse de la cirrhose hépatique.
T. Itô, anatomopathologiste japonais (1951) ; K. von Kupffer, (1829-1902) et J. Disse (1852-1912) anatomistes allemands
Syn. cellule à vacuoles lipidiques, cellule périsinusoïdale
mérozygote n.m.
merozygote
Chez certaines bactéries, cellule partiellement diploïde, résultant du transfert d'une fraction seulement du chromosome d'une cellule bactérienne dite donatrice, lors d'une conjugaison, d'une transduction ou d'une transformation.
La fraction transférée est dite exogénote et la séquence correspondante du chromosome de la cellule receveuse est dite endogénote ; si les deux séquences sont homologues, la bactérie est homogénote, sinon elle est hétérogénote.
Étym. gr. meros : partie ; zugotos : attelé, fixé
Syn. diploïde partiel, mérodiploïde
micropinocytose n.f.
micropinocytosis
Passage dans la cellule de vésicule de très petit volume ou de molécule par endocytose depuis le milieu extracellulaire.
Les vésicules, de 65 à 80 nanomètres de diamètre environ sont incluses dans une poche formée par la membrane cellulaire qui libére son contenu dans la cellule. Certaines molécules pénètrent aussi par micropinocytose ; elles sont fixées à des récepteurs spécifiques couplées à leurs ligands et pénètrent par invagination membranaire dans la cellule. Un exemple de cette micropinocytose est donné par le transfert des molécules de ferritine dans les érythroblastes pour former l’hémoglobine. La micropinocytose est explorée par microscopie électronique.
Étym. gr. micros : petit ; pinein : boire ; cutos : cellule
Ant. macropinocytose
mobilisation d'un génome l.f.
genome mobilisation
Transfert complet ou partiel d'un génome d'une cellule à une autre par l'intermédiaire d'un plasmide conjugatif lors d'une conjugaison bactérienne.
1) Une partie du chromosome bactérien d'une cellule Hfr peut être transférée par un plasmide conjugatif à une cellule F : c'est la mobilisation chromosomique.
2) Un plasmide non conjugatif peut être transféré après co-intégration avec un plasmide conjugatif : c'est un cotransfert.
3) Un plasmide non conjugatif peut être transféré seul lorsqu'il utilise les liaisons intercellulaires créées par un plasmide conjugatif.
Étym. lat. mobilis : mobile, de movere : mouvoir : gr. genos : origine, naissance
→ plasmide F, plasmide conjugatif, plasmide non conjugatif, cotransfert
mutation (taux de) l.m.
mutation rate
1) Nombre de mutations apparaissant par cellule à chaque génération, rapporté soit à l'effectif des cellules reproductrices ayant servi à constituer la population, soit à l'effectif de la population dans le cas des espèces haploïdes.
Le taux de mutation spontané varie généralement de 10-5 à 10-8.
2) Probabilité qu'une mutation spécifique apparaisse dans une cellule d'une population en croissance.
Elle s'exprime par le rapport du nombre de mutations spécifiques apparues dans la population (m) sur le nombre de divisions, réalisées par chaque cellule de la population (d) : a = m/d
Étym. lat. mutatio : déplacement, changement
myéloplaxe n.m.
myeloplaxe, giant cell
Grande cellule multinucléé par confluence de cellules d’origine probablement histiocytaire de la moelle osseuse.
Dans son cytoplasme d’apparence normal il existe de nombreux noyaux ovalaires, regroupés au centre de la cellule ; certains de ces noyaux peuvent être en mitose. Le myéloplaxe peut contenir plusieurs nucléoles. Cette cellule est caractéristique des tumeurs osseuses épiphysométaphysaires dites tumeurs à myéloplaxes ou tumeurs à cellules géantes. Elle se trouve également dans les épulis maxillaires, dans les lésions osseuses de l’hyperthyroïdie et dans des métastases osseuses de tumeurs périphériques. Elle est à distinguer d’autres types de cellules plurinucléées de l’os, les ostéoclastes, ou des granulomes inflammatoires.
Étym. gr. muelos : moelle ; plax : plaque
Syn. cellule géante
→ tumeur à cellules géantes, tumeur à myéloplaxes, épulis
myopéricyte n.m.
myopericyte
Cellule présentant des aspects intermédiaires entre le péricyte et la cellule musculaire lisse vasculaire et ayant un certain nombre de caractères communs avec le myofibroblaste.
Elle correspondrait à une cellule à différenciation myoïde périvasculaire.
Étym. gr. mus : souris, muscle ; peri : autour ; cutos : cellule
→ péricyte
ostéoblaste n.m.
osteoblast
Grande cellule d’origine mésenchymateuse, de 20 à 50 m de diamètre, à cytoplasme abondant, à volumineux appareil de Golgi et responsable de la formation, de l’apposition, puis de la minéralisation de la matrice osseuse.
Les ostéoblastes, qui ont pour origine une cellule souche située dans le stroma médullaire, assurent par leur sécrétion la formation de la trame collagène osseuse qui, progressivement, les entoure et constitue la lamelle osseuse. Ils y deviennent des ostéocytes.
L’ostéoblaste a pour origine une cellule souche située dans le stroma médullaire.
Édit. 2017
plexiformes (couches) l.f.p.
plexiform layers
Couche plexiforme externe et interne correspondant à des zones de synapses de la rétine.
La couche plexiforme externe est constituée des synapses entre les photorécepteurs et les cellules bipolaires et des prolongements cytoplasmiques des cellules de Müller et des cellules horizontales. La couche plexiforme interne correspond à une zone de synapse en diode mettant en connexion l’axone d’une cellule bipolaire, le dendrite d’une cellule ganglionnaire, le dendrite d’une cellule amacrine ; elle est absente au niveau de la fovéola.
potentiel de membrane l.m.
potential of membrane
Différence de potentiel d’environ 90 millivolts entre la surface extérieure de la cellule (positive) et l’intérieur de la cellule (négative).
Cette différence de potentiel peut être mesurée après introduction d’une micro électrode dans le protoplasme cellulaire qui permet l’enregistrement du potentiel intracellulaire négatif par rapport à une électrode extra-cellulaire. Ce potentiel est aussi appelé potentiel de repos, résultant de courants ioniques : la concentration en ions potassiques est élevée à l’intérieur de la cellule, alors que la concentration des ions sodium est plus importante dans le milieu extracellulaire.
profilage ribosomique n.m
ribosome profiling
Technique permettant de suivre la position des ribosomes sur les ARN messagers (ARNm) à un moment donné pendant la traduction.
La synthèse des protéines est assurée par les ribosomes, complexes composés de protéines et d’ARN ribosomaux qui reconnaissent les ARNm et les traduisent. La technique de profilage ribosomique repose sur le fait que l’ARNm lié au ribosome est protégé de la digestion enzymatique. En comparant la séquence de départ à la séquence digérée à un moment donné, il est possible d’étudier la traduction de l’ensemble des ARN messagers de la cellule. Le profilage ribosomique est utile pour analyser les mécanismes de contrôle de la traduction mis en place dans la cellule pour répondre aux infections virales. Dans ce cas, en effet, les virus qui sont dépourvus de ribosomes utilisent ceux de la cellule hôte pour traduire leurs ARNm.