thrombose de la veine ovarienne droite l.f.
thrombosis of the right ovarian vein
Occlusion des veines du ligament lombo-ovarien droit survenant dans les suites de couches, singularisée parce que la douleur et la fièvre qui l’accompagnent amènent classiquement à envisager une appendicite.
thrombose de la veine rénale l.f.
→ veine rénale (thrombose de la)
thrombose de la veine splénique l.f .
Extension de la thrombose de la veine porte à la veine splénique.
thrombose des veines hépatiques l.f.
Syn. syndrome de Budd-Chiari
thrombose d'origine congénitale l.f.
congenital thrombosis
Déficit congénital des inhibiteurs naturels de la coagulation tel celui de l'antithrombine III, les déficits en protéines C et S, les dysfibrinogénémies et déficits du système fibrinolytique, le facteur V. Leiden.
Toutes ces anomalies peuvent se compliquer de thromboses et d'embolies dont le traitement repose sur les mêmes principes que celui des autres maladies thromboemboliques. Le traitement préventif des récidives est mal codifié.
Thrombose des hémorroïdes externes.
Étym. gr. thrombos : caillot ; haïma : sang ; rhéô : je coule
Syn. affection congénitale préthrombotique
[thrombose hémorroïdaire l.f. L1]
thrombose intervilleuse l.f.
intervillous thrombosis
Occlusion des veines de la plaque basale du placenta, entre les villosités choriales, qui témoigne d’une maladie vasculaire, une hypertension artérielle gravidique p. ex., affectant la circulation placentaire.
thrombose marginale l.f.
marginal thrombosis
Occlusion des veines de la périphérie de la plaque basale du placenta qui peut accompagner une thrombose ou une rupture du sinus marginal du placenta.
thrombose sous-choriale l.f.
sub-chorionic thrombosis
Occlusion des veines de la plaque basale situées sous la plaque choriale du placenta, variété sous-choriale de thrombose intervilleuse.
thrombose veineuse l.f.
venous thrombosis
Formation d’un caillot sanguin (thrombus) dans une veine qu’il vient oblitérer.
On distingue la phlébothrombose où le thrombus rouge adhère peu à une paroi vasculaire peu altérée, et la thrombophlébite où l’élément premier est une inflammation ou une infection de la paroi veineuse, à laquelle le caillot secondaire adhère fortement. Cette distinction a été critiquée comme trop schématique.
→ embolie pulmonaire, thromboembolique (maladie)
thrombose veineuse profonde l.f.
deep vein thrombosis
Affection caractérisée par la présence d'un thrombus dans une veine profonde.
thrombose veineuse rétinienne l.f.
→ occlusion veineuse rétinienne
thrombose veineuse superficielle l.f.
Affection caractérisée par la présence d'un thrombus
thrombose de la veine rénale l.f.
renal vein thrombosis
Obstruction partielle ou totale de la veine rénale par coagulation intravasculaire.
Cette affection, qui atteint l'enfant et l'adulte, revêt des tableaux cliniques très différents en fonction d'une part de la vitesse d'installation et de l'extension de la thrombose et d'autre part du développement de la circulation collatérale. Elle complique des affections cliniques très diverses telles qu'une déshydratation, surtout chez le nourrisson, des affections rétropéritonéales, une maladie thrombo-embolique, diverses néphropathies notamment les néphropathies amyloïdes et surtout les glomérulonéphrites extramembraneuses. Les signes révélateurs peuvent être une protéinurie, un syndrome néphrotique. Les formes aigües sévères peuvent se compliquer d'infarctus rénal. L'évolution clinique est très variable, fonction de l'extension de la thrombose et du contexte étiologique. Lorsque le parenchyme rénal est normal, une thrombose de la veine rénale, même étendue, est compatible avec une évolution favorable. Le traitement spécifique comporte les anticoagulants et éventuellement la fibrinolyse.
→ glomérulonéphrites extramembraneuse, syndrome néphrotique, infarctus rénal.
[F4, K4, M1]
Édit. 2020
embolie sur thrombose veineuse dans les cancers (risque d') l.m
Risk of venous thromboembolism in cancer
Le risque d’embolie sur thrombose veineuse est élevé dans les cancers.
Dans une double étude rétrospective et prospective Khorana a identifié cinq variables prédictives qui évaluent le risque d’accident thromboembolique dans le cancer et établissent un score:
1.site du cancer
- soit site à très haut risque (pancréas, estomac) : 2 points;
- soit site à haut risque (poumon, lymphome malin, gynécologique, vessie, testicule) : 1 point;
2. nombre de plaquettes sanguines ≥ 350. 109/ L : 1 point;
3. hémoglobine < 10g/dL : 1 point;
4. globules blancs > 11.109 /L : 1 point;
5. indice de masse corporelle > 35 : 1 point.
Par l’addition de ces différents points on établit un score qui se répartit en trois types de risque de présenter un accident thromboembolique dans un proche avenir (deux mois et demi) :
- faible risque (score 0) : probabilité de 0,3 à 0,8 %;
- risque intermédiaire (score 1-2) : probabilité de1,8 à 2 %;
- haut risque (≥ 3) : probabilité de 6,7 à 7 %.
Cette évaluation du risque est une bonne indication d’un traitement prophylactique des thromboses.
A. A. Khorana, hématologiste américain d'origine indienne (2008)
→ embolie pulmonaire, thrombose veineuse
[F1, F2, N1]
Édit. 2019
artère carotide commune l.f.
arteria carotis communis (TA)
common carotid artery
Artère de la tête et de la partie supérieure du cou.
A droite elle nait par bifurcation du tronc brachio-céphalique.
A gauche elle naît directement de la crosse de l’aorte et possède un trajet thoracique de 3 cm. Son origine est en arrière et à gauche de celle du tronc artériel brachiocéphalique. Elle monte, obliquement en dehors, vers la base du cou en s'écartant du tronc artériel. Elle entre en rapport en avant avec la veine brachiocéphalique gauche, en arrière avec l'artère sous-clavière gauche et l'œsophage, en dedans avec la trachée. Traversant l'ouverture supérieure du thorax, elle pénètre dans la région cervicale antérieure. Elle se termine par bifurcation, un peu au-dessus du cartilage thyroïde, en artère carotide externe et artère carotide interne.
A. Vésale dit Vesalius, anatomiste et médecin né à Bruxelles, diplomé à Montpellier et Paris, médecin de la Cour à Madrid puis professeur à Padoue, Bologne et Pise (1514-1564) ; F. Chaussier, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1746-1828)
Étym. gr. karoun : assoupir (on croyait que la carotide était l'artère du sommeil)
Syn. anc. artère carotide primitive ; arteria soporalis de Vésale ; tronc céphalique de Chaussier
artère carotide externe l.f.
arteria carotis externa (TA)
external carotid artery
Branche de l’artère carotide commune qui naît un peu au-dessus du cartilage thyroïde.
Elle pénètre dans la glande parotide où elle se divise en artère temporale superficielle et artère maxillaire. C’est l’artère principale de la face et de la partie supérieure du cou. Elle fournit de nombreuses branches collatérales.
Syn. anc. arteria communis facialis
artère carotide primitive l.f.
bifurcation de l'artère carotide commune l.f.
bifurcatio arteriae carotis communis (TA)
bifurcation of common carotid artery
Bifurcation terminale de l’artère carotide commune, un peu au-dessus du cartilage thyroïde, en artère carotide externe et artère carotide interne.
Édit. 2017
muscle satellite de la carotide l.m.
→ muscle sterno-cleido-mastoïdien
cholostase avec sténose pulmonaire périphérique l.f.
cholestasis with peripheral pulmonary stenosis
D. Alagille, pédiatre français (1975)
[L1,Q2]
hydrocéphalie avec sténose de l'aqueduc de Sylvius (HSAS) l. f.
Hydrocéphalie sévère avec une apparition surtout prénatale, des signes d'hypertension intracrânienne, des pouces en adduction, une spasticité et un déficit intellectuel sévère.
HSAS représente l'extrémité sévère du spectre clinique L1 lié à l'X.
D. S. Bickers et R. D. Adams, neurologues américains (1949)
Réf. Orphanet (2012)
→ L1CAM gene, syndrome L1, Bickers et Adams (syndrome de), hydrocéphalie congénitale et malformation bilatérale des pouces (syndrome)
méat uréthral (sténose congénitale du) l.f.
congenital stenosis of the urethral meatus
Diminution du calibre du canal uréthral localisée au méat.
Ce rétrécissement congénital isolé est souvent caché derrière un phimosis congénital et fréquent sur les méats hypospades.
C'est la plus distale, la plus bénigne et la plus facilement curable des malformations obstructives du bas appareil.
Étym. lat : meatus : passage ; gr. stenos : étroit, resséré
sténose n.f.
stenosis
Diminution du calibre d’un orifice, d’un conduit ou d’un organe creux avec altération de sa paroi, pouvant être cicatricielle et résulter d’une maladie inflammatoire chronique ou d’un traumatisme, p. ex. chirurgical.
Étym. gr. stenos : étroit, resserré
Syn. rétrécissement
sténose anastomotique l.f.
anastomotic stenosis
Rétrécissement d’une anastomose chirurgicale p. ex. côlorectale ou cholédoco-jéjunale.
Ces sténoses sont le plus souvent d’origine ischémique ou secondaires à un lâchage de la suture ayant entraîné une fistule postopératoire.
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose anorectale l.f.
anorectal stenosis
Rétrécissement de la filière anorectale pouvant survenir au cours de l’évolution d’une rectocolite ulcérohémorragique, d’une maladie de Crohn ou de façon iatrogène après utilisation prolongée de suppositoires, notamment antalgiques, ou après radiothérapie.
Étym. gr. : stenos : étroit