Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

57 résultats 

tronc artériel broncho-intercostal l.m.

Tronc formé par la réunion de l'artère bronchique droite et de la 4e artère intercostale droite (1ère artère intercostale aortique), observé 2 fois sur 3.
Il naît de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante, près de son bord droit, passe derrière l'œsophage transversalement et se divise au contact du bord interne de la bronche principale droite en artère bronchique droite et 4e artère intercostale droite.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

tronc lymphatique broncho-médiastinal l.m.

truncus lymphaticus bronchomediastinalis (TA)

lymphatic bronchomediastinal trunk

Tronc collecteur lymphatique terminal de la base du cou.
Il reçoit la lymphe drainée par les troncs médiastinaux antérieurs, latéro-trachéal et médiastinal postérieur. Il est unique ou dédoublé et se jette dans le confluent veineux jugulo-subclavier ou dans l’une de ses branches, le plus souvent directement, parfois par l’intermédiaire du conduit thoracique droit à droite ou du conduit thoracique à gauche.

nœuds lymphatiques broncho-pulmonaires l.m.p.

nodi lymphoidei bronchopulmonales (TA)

bronchopulmonary lymph nodes

Nœuds lymphatiques intrathoraciques viscéraux situés au niveau des ramifications broncho-vasculaires intrapulmonaires, à proximité du hile ou sous la plèvre pulmonaire.
On distingue donc les nœuds intrapulmonaires proprement dits et les nœuds sous-pleuraux. Ils reçoivent les lymphatiques du poumon homologue. Ils se drainent dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs homologues et dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs.
Dans la classification internationale des tumeurs malignes broncho-pulmonaires, l’atteinte tumorale isolée des nœuds lymphatiques hilaires est classée N1. L’atteinte des nœuds lymphatiques médiastinaux associée ou isolée est par contre classée N2.

Syn. anc. ganglions lymphatiques intrapulmonaires, ganglions lymphatiques hilaires, ganglions lymphatiques des pédicules pulmonaires

tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes l.f.

carcinoid bronchial tumor

Tumeurs se développant à partir des cellules du système endocrinien réparties dans plusieurs parties du corps, principalement dans l’intestin grêle, le gros intestin, l’ovaire, le pancréas et le tissu broncho-pulmonaire.
.Les cellules neuro-endocrines peuvent produire certaines hormones de façon excessive ce qui peut conduire à des tableaux cliniques variés .Les tumeurs neuroendocrines broncho-pulmonaire forment un groupe hétérogène de tumeur, tant sur le plan histologique qu'immunohistochimique ou moléculaire, mais aussi pronostique et thérapeutique. Elles regroupent les carcinomes neuroendocrines à grandes cellules, les cancers bronchiques à petites cellules, certains cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, tumeurs carcinoïdes typiques et atypiques.

Cancer broncho-pulmonaire à petites cellules, , tumeurs carcinoïdes

[A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

ngiosarcome primitif du sein l.m.

primary angiosarcoma of the breast

Tumeur conjonctive maligne du sein d'origine vasculaire.

Syn. hémangio-endothéliome du sein

[F5,K4,O5]

Édit. 2017

choriocarcinome primitif du col utérin l.m.

primary choriocarcinoma of the uterine cervix

Tumeur épithéliale sans chorion villositaire à haut potentiel métastasique développée dans le col de l'utérus.
Elle colonise rapidement le myomètre.

[F2,O3]

cordon sexuel primitif l.m.

primary sexual cord

Travée cellulaire en forme de cordon issue de l'épithélium cœlomique avant la fin de la 6e semaine de vie embryonnaire et atteignant l'intérieur de la crête génitale.
Cette poussée est unique dans le sexe masculin et les cordons se transforment en tubes séminifères. Dans le sexe féminin, la première poussée aboutit à une dégénérescence cellulaire ; elle est suivie d'une deuxième poussée, les cordons de Valentin Pflüger.

[A1,O6]

épithélium cornéen primitif l.m.

primary corneal epithelium

Couche de cellules ectoblastiques en avant de la vésicule cristallinienne présente à la 5ème semaine, formée de deux assises cellulaires, une profonde basale limitée en dedans par la lame basale et une superficielle.

Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon

épithélium

[A1, A2, P2, O6]

Édit. 2020

ganglion iliaque primitif 1.m.

common iliac lymph node

Nœud (ganglion) lymphatique d'un groupe de cinq à sept, disposés autour des vaisseaux iliaques primitifs en trois groupes : externe, moyen et interne, ou ganglions du promontoire.
Ils drainent la lymphe des ganglions iliaques externes, internes et présacrés.

glaucome primitif à angle ouvert l.m.

primary open angle glaucoma

Hypertonie oculaire isolée avec gêne à l'écoulement de l'humeur aqueuse à travers le réseau trabéculaire.
Très fréquente (1 à 2% de la population de plus de 40 ans) la maladie débute le plus souvent dans la troisième décennie de la vie. Son expressivité est variable, et certaines formes semblent polygéniques. La transmission n'est pas toujours dominante, le mode récessif est possible et le mode lié au sexe exceptionnel. Le gène, GLC1A, est localisé en 1q24.3, le gène GLC1B est probablement en 2cen-q13. Le gène GLC1a code pour une protéine TIGR (trabecular meshwork induced glucocorticoid response protein) ou myociline (MYOC), protéine de structure située dans le trabéculum et le corps ciliaire. Plusieurs mutations ont été trouvées dans le gène TIGR/MYOC. Un autre gène responsable de GPAO et de glaucome congénital a été localisé en 6p25 (iridogoniodysgénésie, MIM 601631). L’affection est autosomique dominante (GLC1B : MIM 137760, locus en 2cen-q13, GLC1C : MIN 601682, locus en 3q21-q24).

Hensen (nœud primitif de) l.m.

Hensen’s primitiv node, Hensen's primitiv notch

Épaississement de la ligne primitive qui apparaît sur la face dorsale du disque embryonnaire didermique, vers le 17ème jour de la vie embryonnaire ou à la troisième semaine de la gastrulation, correspondant à la mise en place du troisième feuillet de l’embryon ou chordomésoblaste.
C’est à ce niveau que s’invagine le canal chordal par migration des cellules épiblastiques vers le pôle rostral de l’embryon.

V. Hensen, biologiste et zoologiste allemand (1863)

ligne primitive, disque embryonnaire didermique, disque embryonnaire tridermique, gastrulation, chordomésoblaste, canal chordal, épiblaste, pôle rostral de l'embryon, axes corporels embryonnaires (établissement des)

[A4,O6]

hyperplasie du vitré primitif l.f.

persistent hyperplastic primary vitreous

A. B. Reese, ophtalmologiste américain (1955)

persistance du vitré primitif, corps vitré, vitré primitif

intestin primitif l.m.

primary intestine

Partie dorsale du lécithocèle secondaire s’invaginant dans l’embryon au cours de sa délimitation à la quatrième semaine de vie.
Il communique avec la vésicule ombilicale par l’intermédiaire du canal omphalomésentérique. Sa partie antérieure est fermée par la membrane pharyngienne, sa partie postérieure par la membrane cloacale.

lécithocèle

lymphome bronchopulmonaire primitif l.m.

primary pulmonary lymphoma

Lymphome se développant à partir de l'appareil broncho-pulmonaire de manière isolée, sans atteinte médiastinale.
Assez rare (1% des lymphomes malins et seulement de 0,5 à 1% des cancers pulmonaires), observé entre 50 et 60 ans, de bas grade (de 70 à 90 ´% des cas), il est fait de petits lymphocytes avec la grande diversité cellulaire des lymphomes de type MALT.
Asymptomatique une fois sur 2, l'aspect radiologique évocateur est celui d'une masse alvéolaire ± limitée avec un bronchogramme aérien. L'exploration fonctionnelle est normale. L'électrophorèse, complétée par l'immunoélectrophorèse, révèle 1 fois sur 3 une gammopathie monoclonale (surtout IgM).
Son traitement n'est pas codifié, d'autant que le pronostic dans ces formes de bas grade est bon. L'exérèse chirurgicale dans les formes localisées est volontiers proposée.
Les lymphomes de haut grade, rares, symptomatiques, imposent un traitement chimiothérapique agressif du type de celui d'un lymphome ganglionnaire de même gravité.

J. Cadranel, pneumologue français (2002 et 2004)

lymphome digestif primitif l.f.

primary gastrointestinal lymphoma

Lymphome dont la localisation digestive apparaît prédominante, sans atteinte ganglionnaire périphérique antérieure.
Une définition plus large est parfois appliquée, qui considère comme lymphome digestif primitif tout lymphome dont les symptômes cliniques initiaux sont liés à l'atteinte digestive. Les lymphomes digestifs primitifs ne représentent qu'environ 5% des lymphomes, dont ils constituent cependant la localisation extra-ganglionnaire la plus fréquente (environ 35% des lymphomes primitifs extra-ganglionnaires). Dans le tube digestif, ils atteignent par ordre de fréquence décroissante l'estomac (40 à 75%), l'intestin grêle (20 à 40%), la région iléocaecale (12 à 20%), le côlon et le rectum (10 à15%) et l'œsophage (moins de 1%). Les lymphomes gastriques primitifs se développent à partir du MALT et surviennent le plus souvent sur une gastrite chronique due à une infection à Helicobacter pylori.

lymphome malin primitif du sein l.m.

primary lymphoma of the breast

Prolifération lymphocytaire maligne principalement B (91%) d’apparition uni- ou bilatérale, chez la femme de toute âge (de 18 à 95 ans).
C’est une affection peu fréquente : 0,4% des cancers mammaires et 0,2% des lymphomes extra-nodaux ; a variété histologique  la plus habituelle est le lymphome diffus à grandes cellules (48%), suivie du lymphome folliculaire (16%), lymphome de MALT (12%), lymphome de Burkitt (10%) et de rares cas de lymphome de Hodgkin. Un envahissement nodal de voisinage est parfois présent.

W. C. Jennings, chirurgien américain (2007)

lymphome primitif cérébral l.m.

malignant primary lymphoma

Lymphomes malins, presque exclusivement non-hodgkiniens, qui représentent 1,5% de tous les néoplasmes intracrâniens, 0,7% de tous les lymphomes, et dont l'incidence s'est considérablement accrue au cours des dernières décennies.
Leur diagnostic est souvent porté à l'aide d'une biopsie obtenue par méthode stéréotaxique.
Macroscopiquement, les lésions sont souvent multiples, avec une prédominance frontale, périventriculaire et méningée. Elles sont infiltrantes et mal limitées. Histologiquement, les cellules tumorales sont préférentiellement disposées en manchons autour des parois vasculaires encorbellées par un fin réseau réticulinique et diffusent dans le parenchyme voisin. Les mitoses ont souvent nombreuses. Ces tumeurs se nécrosent facilement. Les divers types de lymphomes correspondent à des degrés de malignité différents. Leur phénotype est précisé par l'utilisation de nombreux marqueurs qui montrent la prédominance des lymphomes B.
Le traitement par les glucocorticoïdes entraîne une amélioration rapide mais transitoire. Il est associé à la chimiothérapie et/ou à la radiothérapie.
Certains lymphomes se développent au cours de la quatrième à la septième décennie chez des patients non-immunodéprimés. Leur degré de malignité est variable. D'autres surviennent chez des sujets présentant une immunodépression congénitale ou acquise chez l'adulte (7,5% des cas anatomiques de SIDA) comme chez l'enfant, notamment lorsque le taux de lymphocytes T4 est inférieur à 50/mm3. Ces tumeurs se nécrosent facilement. Elles sont presque constamment associées à l'expression du virus d'Epstein-Barr. Leur pronostic est très défavorable.

J. M. Baehring, neurologue américain (2016)

lymphome primitif des séreuses l.m.

primary serous lymphoma.
Variété rare de lymphome diffus à grandes cellules localisé dans les cavités corporelles, caractérisé par des épanchements de fluide pleural, péritonéal et péricardiaque, et toujours associés à l'herpès-virus humain 8 (HHV-8).
Ce lymphome est plus fréquent chez les jeunes hommes séropositifs ou sidéens. On a rapporté quelques très rares non associés au VIH, mais les patients étaient presque tous âgés ou immunodéficients pour d'autres raisons. Le lymphome primitif des séreuses est généralement très agressif et la dissémination du lymphome vers d'autres sites, les infections opportunistes et les complications liées au VIH sont souvent fatales.

lymphosarcome mammaire primitif l.m.

lymphome malin primitif du sein

neuro-épithélium primitif l.m.

primary neuroepithelium

Rétine visuelle primitive se différenciant du feuillet interne, et comprenant deux couches une externe nucléée et une interne anucléée ou voile marginal.
Les noyaux de la couche nucléée migrent entre la 6ème semaine et le 3ème mois vers le voile marginal pour former une couche nucléaire interne séparée de la couche nucléaire externe ou couche germinative par la couche transitoire de Chievitz alors que le voile marginal devient le voile marginal secondaire.

nœud primitif de Hensen l.m.

Hensen’s primitiv node, Hensen's primitiv notch

A. C. V. Hensen, biologiste et zoologiste allemand (1863)

Hensen (nœud de)

[A4,O6]

opérabilité d'un carcinome bronchopulmonaire primitif (critères d') l.m.p.

operability for primary bronchopulmonary carcinoma

Éléments nécessaires à respecter pour obtenir qu'une exérèse pulmonaire entraîne dans les suites opératoires la mortalité et la morbidité les plus faibles et, à distance, la survie sans récidive locorégionale la plus longue possible.
Pour cela, il est nécessaire que l'ablation de la tumeur soit totale avec une marge de sécurité d'au moins 5 mm entre la tumeur et les zones de section tissulaires sur la pièce opératoire à l'étude anatomopathologique, associée à un curage des nœuds lymphatiques médiastinaux drainant ce territoire.
L'intervention d'exérèse ne peut s'adresser qu'à des malades valides, à fonction respiratoire suffisante pour que le VEMS (volume expiratoire maximum par seconde) prévisible postopératoire soit égal ou supérieur au tiers de sa valeur théorique pour un malade donné.
Le tabagisme doit avoir totalement cessé depuis un mois, arrêt accompagné d'une kinésithérapie de désencombrement.
Une hypertension artérielle, un diabète, une atteinte cardiaque ou coronarienne ou artérielle phériphérique, doivent être traités préalablement et être stables et équilibrés au moment de l'intervention.

lobectomie, pneumonectomie, exérèse pulmonaire élargie

Édit. 2017

persistance du vitré primitif l.f.

persistent hyperplastic primary vitreous

Malformation due à une résorption incomplète du vitré primitif le plus souvent dans l'entonnoir rétrocristallinien.
On trouve un aspect de leucocorie unilatérale, avec masse blanchâtre rétrocristallinienne vascularisée plus ou moins centrale et quelques stries pigmentées en périphérie correspondant aux procès ciliaires étirés. La microphtalmie est souvent présente mais il peut y avoir parfois une buphtalmie et un cristallin opacifié. Lorsque la malformation est bilatérale elle est souvent associée à d'autres malformations locales (colobome, dysplasie rétinienne) ou générales (polydactylie, microcéphalie, fentes des lèvres et du palais) qui doivent orienter vers une aberration chromosomique.

A. B. Reese, ophtalmologiste américain (1955)

corps vitré, vitré primitif, leucocorie

phallus primitif l.m.

phallus primitivus
Tubercule génital au stade de son allongement, donnant la partie dorsale du pénis ou du clitoris.

primitif adj.

primary

1) En anatomie, se dit d’une structure qui, au cours du développement de l’individu, apparaît en premier.
Ex. point primitif d’ossification (diaphysaire) par opposition à un point secondaire (épiphysaire).
2) En pathologie, se dit d’un phénomène se produisant d’emblée, sans cause décelable.
S’oppose à secondaire.

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