Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

91 résultats 

ligament trachéo-bronchique l.m.

ligaments annulaires de la trachée

lobectomie avec résection-anastomose bronchique l.f.

sleeve lobectomy, bronchoplastic lobectomy

Intervention qui permet d'enlever un lobe avec la portion de la bronche principale attenante à sa bronche.
Elle est le plus souvent réalisée au niveau du lobe supérieur droit, la "bronche intermédiaire droite" étant suturée à l'origine de la bronche principale. C'est pour des tumeurs bénignes mais aussi pour des tumeurs malignes de petites tailles, sans envahissement lymphatique apparent, qu'elle est réalisée. Un insuffisant respiratoire, pour lequel une pneumonectomie serait trop dangereuse peut bénéficier, quel que soit l'état des ganglions, d'une telle intervention quand elle est possible. Au niveau du lobe supérieur gauche, il est plus rare qu'elle soit réalisable. Au niveau des lobes inférieurs, elle est exceptionnelle.

Syn. lobectomie en manchette, lobectomie bronchoplastique

membrane bronchique l.f.

paroi membranacée

mucocèle bronchique l.f.

bronchocèle

obstruction bronchique l.f.

bronchitis obstruction

Obstacle à la circulation de l’air dans les bronches.

Étym. gr. bronkhos : bronche ; lat.obstruere : boucher

syndrome obstructif pulmonaire, syndrome d obstruction des voies aériennes

[K1]

Édit. 2017

râle bronchique l.m.

sonorous rale

Son lié à la vibration de la colonne d'air au contact d'une muqueuse bronchique couverte de mucosités.
On distingue les ronchus ou râles ronflants ayant le timbre grave et les sibilances nées au niveau des plus fines bronches réalisant des sifflements assez aigus.
En présence de sécrétions intrabronchiques importantes, les râles prennent un caractère humide, ce sont les râles muqueux.
Le mot râle est obsolète en propédeutique.

réactivité bronchique l.f.

bronchial hyperreactivity

Aptitude à la réaction de la contraction bronchique mesurée par des tests d'inhalation à l'acétylcholine ou à la métacholine.
Si les tests sont nettement positifs, ils sont évocateurs du diagnostic d'asthme bronchique. Dans les études épidémiologiques, il faut toujours bien préciser si le diagnostic d'asthme a été fondé sur les données de l'interrogatoire par questionnaire ou fondé sur un test d'hyperréactivité bronchique positif. Ce diagnostic peut être fondé sur l'association des réponses au questionnaire et du test à la métacholine.

remodelage bronchique l. m.

- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,

- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
 L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

débit de pointe, débit expiratoire maximal

sous-muqueuse bronchique l.m.

tela submucosa bronchi (TA)

submucosa of bronchi

sous-muqueuse

suppuration bronchique l.f.

bronchial purulent infection, suppuration

Présence de pus dans les bronches, de façon aigüe (bronchite aigüe suppurée) ou chronique, compliquant une bronchite chronique et/ou une dilatation des bronches.
Elle se traduit par un encombrement avec des crachats colorés. Non extériorisée, surtout chez la femme, elle est identifiée par une endoscopie. Un prélèvement protégé pour un examen bactériologique est nécessaire.

syndrome bronchique l.m.

bronchial pattern

En radiologie pulmonaire, ensemble de signes directs ou indirects traduisant une atteinte localisée ou diffuse des bronches.
Les signes directs traduisent l'épaississement de la paroi des bronches, leur dilatation et la présence de sécrétions : opacités en rails, en anneaux, opacités rubanées, impaction mucoïde.
Les signes indirects résultent d'un obstacle au flux aérien : hyperaération du territoire pulmonaire ventilé par la bronche partiellement obstruée (piégeage) ou, plus souvent, collapsus aéré ou non (atélectasie).

tronc bronchique apicodorsal de la bronche lobaire supérieure gauche l.m.

bronche segmentaire apicopostérieure de la bronche lobaire supérieure gauche

tronc bronchique intermédiaire l.m.

bronche intermédiaire

tronc bronchique principal [droit ou gauche] l.m.

[→ bronche principale droite ou gauche]

tronc bronchique ventroparacardiaque de la bronche lobaire inférieure gauche l.m.

bronche basale antéromédiale gauche

tumeur carcinoïde bronchique l.f.

carcinoid bronchial tumor

Forme la plus différenciée des tumeurs neuroendocrines pulmonaires représentant 3% des tumeurs bronchopulmonaires.
Elle nait aux dépens des bronches proximales. On distingue des polypes endobronchiques et des tumeurs en iceberg qui sont endo- et péribronchiques. Histologiquement les cellules tumorales sont petites, à noyaux réguliers, agencées en ilots ou travées dans un tissu conjonctif très vascularisé. Les mitoses sont exceptionnelles.
Les carcinoïdes périphériques, nés sur les bronchioles, forment des nodules bien limités parfois volumineux. Leur aspect histologique est plus polymorphe (carcinoïde à cellules fusiformes).
Le terme de tumeur carcinoïde bronchique doit être réservé à la forme bénigne de traitement exclusivement chirurgical.

carcinome neuro-endocrine pulmonaire

tumeur carcinoïde bronchique atypique l.m

carcinoid atypical lung tumor

carcinome neuro-endocrine pulmonaire

[F2,K1]

tumeur carcinoïde bronchique malin l.m.

carcinoid atypical lung tumor

carcinome neuro-endocrine pulmonaire

[F2,K1]

veine bronchique l.f.

veines bronchiques

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

cancer bronchique l.m.

bronchogenic carcinoma

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". L'atteinte néoplasique d'une bronche est habituellement primitive, rarement secondaire. On la différencie des métastases, notamment d'origine digestive, par l'analyse immuno-histochimique à l'aide du marqueur TTF1(" Thyroid Transcription Factor 1") exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs mais dans aucun des adénocarcinomes métastatiques à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens .
Les cancers bronchiques primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers non à petites cellules"), et carcinome à petites cellules. Leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique.
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents et son incidence augmente régulièrement chez la femme.
Les indications thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées ) se fondent sur le type histologique, certaines caractéristiques moléculaires, l'extension (précisée par la classification TNM), l'état général et la fonction respiratoire. Le pronostic reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans. C’est la première cause de mortalité par cancer en France, responsable de plus de 25 000 morts par an.
Syn carcinome bronchique

adénocarcinome bronchique, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grande cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer bronchique in situ, cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, cancer épidermoïde bronchique, carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carcinome basaloïde, métastase pulmonaire, Thyroid Transcription Factor , TNM (classification).

[F2,K1]

biopsie n.f.

biopsy

Prélevement d’un échantillon de tissu ou d’une lésion pour étude histologique, microbiologique, chimique ou immunologique qui doit, idéalement, comporter un fragment de tissu sain pour étude comparative et, par extension, la biopsie désigne également le fragment de tissu obtenu.
Le prélèvement peut être fixé (habituellement par du formol) et conservé après inclusion dans un bloc de paraffine ou mis en culture sur milieux appropriés, ou congelés dans l’azote liquide, sous cryoconservateur, pour analyse chimique ou immunohistochimique ou mise en banque. La biopsie constitue un document, dont la traçabilité doit être assurée par le laboratoire. Il appartient au malade et peut être l’objet d’échanges et de confrontations ultérieures. Le terme de biopsie vise à s’opposer à celui d’autopsie (dite aussi nécropsie), réservé aux études microscopiques et macroscopiques post-mortem. On distingue les biopsies faites à la pince coupante, s’adressant aux lésions superficielles (biopsie cervico-utérine par exemple) et les biopsies effectuées au trocart par aspiration s’adressant aux organes profonds (foie, rein). Ces dernières autorisent des corrélations anatomo-fonctionnelles et ont été utiles au démembrement et au classement des maladies de ces parenchymes. La biopsie extemporanée (en anglais : frozen section) consiste à exécuter le prélèvement et l’analyse diagnostique sur un échantillon de tissu congelé, prélevé en cours d’intervention, afin de limiter ou d’étendre les limites de celle-ci (biopsie d’un ganglion sentinelle).
Le prélèvement de la totalité d’une petite lésion est appelée biopsie-exérèse ; elle peut alors en assurer la cure.Par extension, la biopsie désigne également le fragment de tissu obtenu.
De nombreuses techniques modernes regroupées sous l’expression de « biopsie optique » peuvent guider le praticien en lui permettant d’observer en microscopie, au sens propre du terme, au cours d’une endoscopie ou d’une coelioscopie, des lésions suspectes en ajoutant des images induites par fluorescence ou des images construites grâce à des procédés optiques. 

E. Besnier dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1879)

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie biopsie bronchique, biopsie cérébrale, biopsie cutanée, biopsie cutanée exsangue, biopsie de la vulve, biopsie de l'endomètre, biopsie de l’intestin grêle, biopsie de l'ovaire, biopsie des ganglions préscaléniques de Daniels, biopsie du col utérin, biopsie du grêle (jéjuno-iléale), biopsie duodénale, biopsie du péricarde, biopsie du trophoblaste, biopsie endoscopique, biopsie extemporanée, biopsie-forage, biopsie gastrique, .biopsie hépatique, biopsie jéjuno-iléale, biopsie médullaire, biopsie musculaire, biopsie myocardique, biopsie nerveuse, biopsie optique, biopsie ostéomédullaire, biopsie per-opératoire, biopsie pleurale, biopsie pulmonaire, biopsier, biopsie rectocolique, biopsie placentaire, biopsie rénale, biopsie transbronchique, biopsie vaginale, biopsie liquide

Édit. 2017

biopsie cérébrale l.f.

cerebral biopsy

Prélèvement de tissu cérébral réalisé par intervention neurochirurgicale.
La technique classique comporte un trou de trépan après anesthésie locale et incision du cuir chevelu. Le fragment de cortex et/ou de substance blanche est prélevé au bistouri ou à la curette tranchante. Les risques opératoires et postopératoires sont ceux de toute intervention neurochirurgicale : hémorragie, œdème, infection, épilepsie. Les indications principales sont les encéphalopathies subaigües ou chroniques et les démences.
La biopsie cérébrale en condition stéréotaxique se fait à l'aiguille, dont la direction et la profondeur sont guidées par les coordonnées précises de la lésion, obtenues sur les images tomodensitométriques ou surtout d'IRM. L'intervention se fait sous anesthésie locale et légère prémédication, utilisant un cadre guideur. Les indications sont surtout les tumeurs cérébrales. Les risques opératoires sont faibles (hémorragie surtout). L'essentiel réside ensuite dans une bonne analyse neuropathologique. La suspicion de maladie transmissible (virale, prion) justifie d'importantes mesures de protection du personnel et du matériel.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie

Édit. 2017

biopsie cutanée l.f.

skin biopsy, cutaneous biopsy

Manœuvre consistant à prélever un fragment de peau, pratiquée au bistouri ou au moyen d'un emporte-pièce ou « punch ».
Le fragment est ensuite traité pour examen histologique (généralement après fixation), et pour examen ultrastructural, pour étude en immunofluorescence ou immunohistochimique ; il peut être mis en culture. De petites lésions tumorales peuvent faire l'objet d'une biopsie-exérèse qui en assure à la fois le traitement et l'identification histologique.
Le mot biopsie a été forgé en 1879 par E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine qui insistait sur sa valeur diagnostique.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie, biopsie cutanée exsangue

Édit. 2017

biopsie cutanée exsangue l.f.

skin snip

Prélèvement cutané superficiel, exsangue, de un à deux millimètres de diamètre, généralement effectué avec une pince à sclérotomie (Holth) de deux millimètres.
Ce type de biopsie cutanée permet la mise en évidence et l’identification des microfilaires dermiques dont celles d’Onchocerca volvulus.

S. Holth, ophtalmologiste norvégien (1907)

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

Syn. "snip" ou "skin snip"

biopsie, biopsie cutanée

Édit. 2017

biopsie de la vulve l.f.

vulvar biopsy

Prélèvement d'un fragment de tissu vulvaire, pouvant être réalisé en territoire muqueux à l'aide d'une pince à biopsie et en territoire cutané à l’aide d'un bistouri, ou d'un trépan de Keyes (punch-biopsy).

E. L. Keyes, chirurgien urologue américain (1887)

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie

Édit. 2017

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