Itard (sonde d') l.f.
Itard’s catheter
Sonde utilisée pour cathétériser l’orifice de la trompe auditive et pratiquer une insufflation tubaire.
J. Itard, otologiste français, membre de l'Académie de médecine (1774-1838)
Krause (sonde de) l.f.
Krause’s catheter
Gros tube de caoutchouc facile à introduire, après décollement du pôle inférieur de l'œuf, entre les membranes et la paroi utérine, qui permet le déclenchement artificiel du travail par stimulation mécanique.
Cette méthode historique, peu efficace, est actuellement remplacée par l'emploi de prostaglandines associées ou non à un ballon intracervical.
A. Krause, médecin allemand (1855)
Lanz (sonde de) l.f.
Lanz' tube
Sonde d'intubation trachéale comportant, au niveau de la partie proximale du canal de gonflage, un ballonnet témoin en latex très souple placé à l'intérieur d'un autre ballonnet plus rigide en plastique transparent.
Une valve de contrôle automatique équilibre la pression entre le ballonnet trachéal et le ballonnet témoin. Ce dispositif évite d'atteindre une pression excessive dans le ballonnet trachéal et il prévient l'ischémie de la muqueuse trachéale contre un gonflage excessif.
O. Lanz, chirurgien suisse (1865-1935)
lasso (sonde) l.f.
loop dislodger
Variété de sonde urétérale qui était destinée à l'extraction des calculs urétéraux grâce à un dispositif rappelant le lasso.
Ce type de manœuvre endo-urétérale fait partie maintenant des techniques d'urétéroscopie.
Linton-Nachlas (sonde de) l.f.
Linton Nachlas’s tube
M. M. Nachlas (1955) et R. R. Linton (1953) chirurgiens américains; R. W. Sengstaken et A. H. Blakemore, chirurgiens américains (1950)
Syn. tube de Linton-Nachlas, sonde de Sengstaken-Blakemore
→ sonde de Sengstaken-Blakemore
Magill (sonde de) l.f.
Magill’s tube
Sonde d’intubation trachéale, la plus communément utilisée, à un seul orifice trachéal.
I. W. Magill, Sir, médecin anesthésiste britannique (1920)
Malécot (sonde de) l.f.
Malecot self retaining catheter
Sonde semblable à celle de Pezzer et d'usage voisin, avec un capuchon plus ajouré et plus souple.
E. Malécot, chirurgien urologue français (1851-1894)
Métras (sonde de) l.f.
Métras' tube
Sonde utilisée naguère pour l'injection d'un produit de contraste afin d'opacifier l'arbre bronchique d'un territoire pulmonaire déterminé (poumon, lobe ou segments) ou pour pratiquer un lavage ou une aspiration bronchique sélective.
Cette sonde, d'abord en caoutchouc puis en plastique semi-rigide opaque aux rayons X, avait diverses formes : droite, courbe, à simple courbure ou à double courbure. Son diamètre allait du numéro 15 au numéro 19 de la filière Charrière.
Les bronchofibroscopes souples modernes ont conduit à l'abandon de la sonde de Métras pour les lavages et aspirations bronchiques dans les années 1980. La tomodensitométrie a entraîné la disparition de l'opacification bronchique, ce qui est parfois regrettable, pour apprécier l'extension des lésions de la paroi des bronches dans des territoires voisins de bronchectasies caractéristiques.
H. Métras, chirurgien français ( 1917-1957) ; J. Charrière, fabricant français d'instruments scientifiques (1803-1876)
[B3, K1]
Édit. 2018
Nachlas (sonde de) l.f.
Vachlas’tube
M. M. Nachlas (1955) et R. R. Linton (1953) chirurgiens américains ; R. W. Sengstaken et A. H. Blakmore, chirurgiens américains (1950)
→ sonde de Linton-Nachlas, sonde de Sengstaken-Blakmore
œilleton d'une sonde n.m.
eye of a tube
Dans un matériel anesthésique, orifice percé dans la paroi d'un tube trachéal, près de l'extrémité du malade et sur le côté opposé au biseau.
Édit. 2017
Pezzer (sonde de) l.f.
Pezzer 's self retaining catheter
Sonde comportant une extrémité renflée en capuchon la maintenant en place, qui peut être utilisée comme sonde uréthrale autostatique chez la femme, mais a surtout été très souvent choisie comme sonde de cystostomie chirurgicale.
Elle est également très utilisée en chirurgie générale pour drainer toutes sortes de cavités, naturelles ou pathologiques.
O. de Pezzer, chirurgien urologue français (1890)
Phillips (bougie, sonde de) l.f.
follower
Modèle de bougie ou sonde uréthrale comportant à son extrémité une virole métallique qui se visse sur une sonde filiforme qui jouera ainsi le rôle de conducteur, permettant de suivre un trajet uréthral pathologique en évitant toute fausse route.
C. Phillips, chirurgien urologue français (1811-1870)
Pouliquen (sonde ou canule de) l.f.
enema tip with retaining balloon
Canule rectale, en caoutchouc semirigide, entourée d'un ballonnet gonflable et destinée à la réalisation d'un lavement baryté chez les insuffisants sphinctériens et chez les enfants suspects d'invagination iléocœcale.
E. Pouliquen, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1878-1960)
Robertshaw (sonde de) l.f.
Robertshaw's tube
Sonde d'intubation à double lumière qui se différencie de la sonde de Carlens par l'absence d'ergot.
Elle existe en deux modèles adaptés au poumon droit ou gauche à exclure.
F. L. Robershaw, médecin anesthésiste britannique (1962)
→ intubation sélective, Carlens (sonde de)
Sengstaken-Blakemore (sonde de) l.f.
Sengstaken-Blakemore’s tube
R. W. Sengstaken et A. H. Blakemore, chirurgiens américains (1950) ; M. M. Nachlas, chirurgien américain (1956)
→ sonde de Blakemore, Linton-Nachlas (tube de)
sonde n.f.
probe (chirurgie, génétique), catheter (radiologie), tube (réanimation)
1) En chirurgie, tige rigide ou flexible, pleine ou présentant un canal central, servant à explorer les canaux naturels ou les plaies ou à évacuer les liquides (sondes creuses).
2) En réanimation, tube flexible servant à aspirer les sécrétions trachéales ou à isoler les voies aériennes (sonde trachéale à ballonnet) pour permettre la ventilation artificielle.
3) En radiologie interventionnelle, petit dispositif permettant d'explorer les veines et les artères, voire de les dilater.
4) En génétique, séquence unicaténaire d'ADN rendue radioactive, qui permet de repérer par autoradiographie, même parmi un nombre élevé de fragments d'ADN, celui qui porte la séquence complémentaire.
Étym. angl. sund : qui porte l'idée de sonder la profondeur de l'eau (terme de marine)
sonde à balayage électronique l.f.
electronic scanning probe
sonde armée l.f.
1) tube trachéal comportant une armature (spirale métallique) incorporée pour éviter les coudures ou l'écrasement ;
2) tube trachéal à revêtement protecteur métallique utilisée en chirurgie du larynx lorsqu'on emploie le laser (risque d'inflammation d'une sonde non protégée).
Ce type doit être distingué des sondes renforcées pour lesquelles on utilise souvent une spirale métallique noyée à l'intérieur de la matière de la sonde.
→ sonde laser, sonde renforcée
sonde béquillée l.f.
bow catheter
Sonde dont l'extrémité est coudée, se relevant en une béquille, cette forme permettant de diriger plus efficacement la sonde dans un cathétérisme difficile.
Les extrémités des sondes béquillées sont variables comme dans les autres modèles (bout coupé, olivaire, rond).
sonde d'aspiration l.f.
suction catheter
En anesthésie et en réanimation, tube souple conçu pour être introduit dans les voies respiratoires pour aspirer des fluides ou autres matières (AFNOR).
Ces sondes doivent avoir une extrémité mousse afin de ne pas risquer de blesser les muqueuses. Pour les sondes nasales on doit seulement aspirer lors du retrait progressif de la sonde pour éviter qu'elle ne fasse ventouse. Un œilleton latéral est déconseillé car, s'il évite cet inconvénient, il diminue l'efficacité de l'aspiration.
sonde de Blakemore l.f.
Blakemore's tube
Sonde nasogastrique destinée à traiter par compression les hémorragies dues aux ruptures de varices œsophagiennes, complication de l'hypertension portale.
Cette sonde est pourvue de deux ballonnets gonflables, l'un ovoïde situé à son extrémité distale et qui doit être appliqué au niveau de la grosse tubérosité gastrique, l'autre cylindrique plus haut situé destiné à comprimer le tiers inférieur de l'œsophage où siègent les varices. Cette méthode est rarement utilisée actuellement en raison des progrès de l'endoscopie digestive qui permet la sclérose des varices.
R. W. Sengstaken, A. H. Blakemore, chirurgiens américains (1950)
sonde de Carlens l.f.
Carlens’ tube, type of endotracheal tube with two lumens
Tube endotrachéal à double lumière utilisé pour la ventilation séparée de chaque poumon.
Il est formé de deux conduits accolés dont l'un s'ouvre dans la trachée à sa partie toute basse et l'autre dans la bronche principale gauche. Elle comporte un ballonnet trachéal et un ballonnet bronchique. L'extrémité distale de la sonde peut porter un ergot qui s'implante sur l'angle aigu de la carène. Le clampage d'un des deux canaux permet de ne ventiler qu'un seul poumon.
À thorax ouvert, sous anesthésie générale, le poumon exclu s'affaisse alors, ce qui facilite l'acte chirurgical.
E. Carlens, anesthésiologiste suédois (1949)
[G1,B3]
sonde de cathétérisme l.f.
cardiac catheter
sonde de Chevassu l.f.
Chevassu’s probe
Sonde urétérale utilisée pour les urétéropyélographies rétrogrades, présentant une extrémité renflée terminée par un bulbe permettant une bonne étanchéité.
M. Chevassu, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1877-1957)
→ urétéropyélographie rétrograde
sonde de Churet l.f.
Sonde uréthrovésicale spécialement adaptée à la technique d'adénomectomie prostatique transvésicale .
Elle comporte une extrémité à bout coupé, des orifices latéraux pour le drainage vésical, un ballonnet autostatique, et une troisième voie pour la mise en aspiration sous vide de la loge prostatique.
J. P. Churet, chirurgien urologue français (1972)
→ adénomectomie prostatique transvésicale
[M2,B3]