Kjer (atrophie optique juvénile type) l.f.
optic atrophy (Kjer’s type)
Neuropathie dégénérative, autosomique dominante, à début progressif, par une baisse d'acuité visuelle vers l'âge de 4 à 6 ans, parfois plus tôt, de sévérité variable (1/10 à 5/10), moins marquée pour la vision de près que de loin.
Cette atrophie optique est associée à un scotome centrocœcal, une dyschromatopsie d'axe bleu-jaune, un électrorétinogramme normal ou subnormal, des potentiels évoqués visuels à latence augmentée et amplitude diminuée. La biologie moléculaire permet d'affirmer le diagnostic.
P. Kjer, ophtalmologiste danois (1959)
Syn. syndrome de Kjer
gangliosidose généralisée GM1 de type 2 ou juvénile et de type 3 de l'adulte l.f.
generalized gangliosidosis, GM1, type 2 or juvenile type and type 3 or adulte type
Dégénérescence cérébrale avec surcharge de gangliosides dans le cerveau.
L'affection de type 2, a une évolution assez lente, elle débute vers 1 an avec un faciès dysmorphique en gargouille, un retard de croissance et psychomoteur, puis une cécité. Il n'est généralement pas décrit d'anomalie oculaire, mais il existe histologiquement une atteinte des cellules ganglionnaires rétiniennes. Le décès intervient entre 3 et 10 ans. Dans ce déficit en β-galactosidase, seuls les isoenzymes B et C sont en cause et la surcharge de gangliosides a lieu dans le cerveau et non dans les viscères (il y a tout de même surcharge viscérale en mucopolysaccharides). La gangliosidose généralisée GM1 de type 3 ou de l'adulte ne donne pas de macula rouge cerise mais une atteinte neurologique et intellectuelle lente. Le gène de l'enzyme GLB1 est situé en 3p21.33. L’affection est autosomique récessive (MIM 230650, type 2 ; MIM 230650, type 3).
D. M. Derry, pharmacologue canadien (1968)
Syn. gangliosidose à GM1 infantile tardive, gangliosidose à GM1 adulte
ACPS I, II, III, IV sigle angl. pour AcroCephaloPolySyn.dactyly type I, II, III, IV
[Q2]
Édit. 2017
ACS III sigle angl. pour AcroCephaloSyndactyly type III
→ Saethre-Chotzen (syndrome de)
[Q2]
Édit. 2017
angiotensine (I, II, III, IV) n.f.
angiotensin (I, II, III, IV).
Polypeptide de respectivement 10, 8, 7 et 6 acides aminés : Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe-His-Leu (angiotensine I), Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine II), Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine III), Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine IV).
L'angiotensine I est produite à partir de l'angiotensinogène par l’action d’une protéase plasmatique, la rénine ou angiotensinogénase, puis convertie en angiotensine II par l'enzyme de conversion et enfin désactivée par les angiotensinases. Les angiotensines sont douées de propriétés physiologiques, notamment pour l'angiotensine II une vasoconstriction des petites artérioles du rein avec pour conséquence une hypertension artérielle ; l'angiotensine III a perdu cette propriété mais a conservé une activité sur les corticosurrénales stimulant la formation d'aldostérone.
L’angiotensine II est dosée par technique radio-immunologique dans l’exploration de l’hypertension artérielle. Une augmentation est observée en cas de tumeur secrétant de la rénine
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tenere : tendre
Syn. hypertensine, angiotonine
[C1,C3,K4]
Édit. 2017
antithrombine III n.f.
antithrombin III
Glycoprotéine de biosynthèse hépatique, inhibiteur physiologique de la coagulation, s'opposant spécifiquement à la thrombine et aux facteurs Xa, IXa, XIa .
Elle fait partie du groupe des serpines (dont le modèle est l'alpha1-antitrypsine) qui sont les inhibiteurs des enzymes à activité sérine-protéase. Le gène (situé sur le chromosome 1) et la séquence protéique sont entièrement connus. Différentes mutations peuvent être à l'origine des déficits héréditaires quantitatifs (déficits de type I) ou qualitatifs (déficits de type II) en antithrombine III. Les déficits de types II sont caractérisés par la synthèse d'une protéine anormale incapable de neutraliser la thrombine (type II RS, reactive site), ou incapable de fixer l'héparine (type II HBS, heparin binding site).
On distingue les déficits constitutionnels, de transmission autosomique dominante, quantitatifs ou qualitatifs, et les déficits acquis survenant au cours des maladies hépatiques sévères, des syndromes néphrotiques, des coagulopathies de consommation, de la grossesse et des traitements hépariniques.
L'augmentation du risque de thrombose notamment veineuse est bien établie dans les déficits constitutionnels homozygotes et qualitatifs. Ces déficits de prévalence, estimée de 1/2 000 à 1/5 000, sont à l'origine d'états thrombophiles. La transmission s'effectue sur le mode autosomique dominant. La prévalence des accidents veineux thromboemboliques est supérieure à 50% chez les patients hétérozygotes. Les thromboses veineuses cérébrales restent toutefois rares et les thromboses artérielles cérébrales le sont encore plus.
Un traitement anticoagulant à long terme est indiqué après un premier accident thrombotique.
O. Egeberg, hématologue norvégien (1965)
apolipoprotéine C-III n.f.
apolipoprotein C-III
Polypeptide faisant partie de la composition des lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et des lipoprotéines de haute densité (HDL).
L'apoC-III est un glycopeptide de 8 750 kDa (79 acides aminés), dont il existe plusieurs isoformes plus ou moins riches en acide N-acétyl-neuraminique et dont la concentration plasmatique est normalement de 130 mg/L.
Abrév. apoC-III
Bücklers III (dystrophie de) l.f.
Bücklers’dystrophy III
H. Biber, (1890), O. Haab (1899) ophtalmologistes suisses ; F. Dimmer, ophtalmologiste autrichien (1899)
→ Biber-Haab-Dimmer (dystrophie de)
[P2]
Édit. 2018
cinq III
Nerf mandibulaire, branche du trijumeau.
Sigle V3
[H5]
Édit. 2015
déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale l.m.
mitochondrial respiratory chain, complex III, deficiency of
→ maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux
déficit en uroporphyrinogène III synthase l.f.
deficiency of uroporphyrinogen III synthase
H. Günther, médecin interniste allemand (1911)
facteur III de la coagulation sanguine l.m.
factor III
[C1,F1]
Édit. 2018
horizons I – III de Streeter l.m.p.
Streeter’s stages I –III
Étape de la période pré-embryonnaire qui s’étend de la fécondation au 4ème jour.
Cette période comprend la cellule unique fécondée (ovocyte), l’œuf en cours de segmentation et la morula libre. Elle correspond aux stades carnegie 1 à 3.
G.L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948), R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973)
Étym. gr. horizein borner
→ horizons de Streeter, stades carnegie, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
inhibiteurs des glycoprotéines IIb III a l.m.
Inhibitors of glycoproteins
Classe d’agents antiplaquettaires actifs par inhibition des glycoprotéines IIbIIIa qui constituent des récepteurs pour le fibrinogène exprimés à la surface des plaquettes.
Des inhibiteurs directs de ces récepteurs ont été développés. En occupant le site de liaison pour le fibrinogène ils empêchent la formation de ponts inter plaquettaires et de thrombus. Ils sont utilisés dans la prise en charge des syndromes coronariens aigus et dans les angioplasties. Trois inhibiteurs sont utilisables et disponibles par voie intra veineuse, différents par leur structure et leur pharmacocinétique, l’abciximab, l’eptifibatide et le tirofiban.
lame pyramidale externe de l'isocortex [Lamina III]
lamina pyramidalis externa isocorticis [Lamina III] (TA)
→ couche pyramidale externe de l'isocortex
[external pyramidal layer of isocortex layer III]
lames spinales III et IV du col de la corne postérieure l.m.
nucleus proprius cervicis cornu posterii ; laminae spinales III et IV cervicis cornu posterii(TA)
nucleus proprius of neck of posterior horn ; nucleus proprius of neck of dorsal horn ; spinal laminae III and IV of neck of posterior horn ; spinal laminae III and IV of neck of dorsal horn
→ noyau propre du col de la corne postérieure
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe III sous-unité cytochrome b l.f.
Leber’s optic atrophy MT-CYB, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent le cytochrome b, qui est le seul ADN mitochondrial codant pour la sous-unité du complexe respiratoire III (2 mutations).
1) Mutation MT-CYB*LHON15257A. Il s'agit d'une mutation avec les caractéristiques primaires et secondaires, en effet elle est souvent associée à une mutation primaire, mais elle peut à elle seule, dans 9% des cas, donner la maladie. Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle dans 28% des cas. 2) Mutation MT-CYB*LHON15812A, mutation secondaire associée (MIM 516020).
neuropathie optique héréditaire de Leber sous-unité III cytochrome c oxydase du complexe IV l.f.
Leber’s optic atrophy MT-CO3, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité III cytochrome c oxydase l'un des trois ADN codant pour les sous-unités du complexe respiratoire IV.
Il existe des variations de polymorphisme dans la position des nucléotides. La mutation MT-CO3*LHON9438A homoplasmique et la mutation MT-CO3*LHON9804A également homoplasmique sont des mutations primaires qui à elles seules sont susceptibles de provoquer une cécité (MIM 535000).
syndromes tricho-rhino-phalangien de types I et III l.m.p
trichorhinophalangeal syndromes types I and III
Les syndromes tricho-rhino-phalangiens de type I (ou syndrome de Giedon) et III (ou syndrome de Sugio-Kajii) sont caractérisés par une petite taille, des cheveux clairsemés, un nez bulbeux et des épiphyses en cônes, ainsi qu'un raccourcissement sévère de toutes les phalanges, métacarpes et métatarses.
Les deux types sont des variants de la même entité, les symptômes étant plus marqués dans le type III avec notamment une très petite taille et une brachydactylie très sévère. L'absence de déficit intellectuel et d'exostoses distingue ces syndromes du syndrome tricho-rhino-phalangien de type II. De transmission autosomique dominante, ces deux formes sont liées à des mutations du gène TPRS1 localisé en 8q24.12.
A. Giedion, médecin radiologue suisse (1969) ; Y. Sugio et T. Kajii pédiatres japonais (1984)
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; rhinos : nez ; phalanx : bâton, phalange Source Orphanet
→ syndrome tricho-rhino-phalangien de type II
uroporphyrinogène III-cosynthétase n.f.
uroporphyrinogen III cosynthetase
Protéine enzymatique, qui s'associe au porphobilinogène et à la porphobilinogène-désaminase et oriente la condensation des précurseurs pyrroliques vers la formation de l'uroporphyrinogène III, à l'origine de la protoporphyrine et de l'hème.
Un défaut congénital en cette isomérase entraîne une synthèse d'uroporphyrines de type I, caractéristique d'une porphyrie érythropoïétique, la maladie de Günther.
H. Günther, médecin allemand (1911)
Syn. hydroxyméthylbilane-isomérase
→ porphobilinogène, porphobilinogène-désaminase, uroporphyrinogène, protoporphyrine, hème, Günther (maladie de)