Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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infarctus utérin du postabortum l.m.

post-abortion uterine infarction

Nécrose ischémique de l’utérus due à une agression mécanique ou à une injection intra-utérine d’eau savonneuse, d’eau de Javel ou de caustique lors d’un avortement provoqué non médicalisé.
Il associe un état de choc intense à un état infectieux plus ou moins marqué. L’utérus est mou et très douloureux. L’abdomen ne présente qu’une défense modérée.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

menace d'infarctus l.f.

impending infarction

Manifestation clinique et électrique de la maladie coronarienne athéroscléreuse, la menace d’infarctus est un syndrome d’ischémie myocardique aigüe susceptible de régresser sans aboutir à l’infarcissement.
Il représente donc une urgence thérapeutique, nécessitant souvent une hospitalisation en unité de soins intensifs.

Étym. lat.  in : dans ; farcirer : remplir, farcir

micro-infarctus cérébraux n.m.

microinfarct

Infarctus cérébraux de taille inférieure à 15 mm de diamètre, de siège sous-cortical.
Secondaires à une microangiopathie in situ, provoqués par l'hypertension artérielle, ces petits infarctus sont appelés lacunes et siègent volontiers dans les noyaux gris centraux, la capsule interne, la protubérance. Ils peuvent également être la conséquence d'un micro-athérome ou d'une micro-embolie d'origine cardiaque.

Étym. gr. mikros : petit ;   lat. in- :  farctum, de  farcire : fourrer, remplir

prémonitoire d'infarctus (syndrome) l.m.

 Syndrome caractérisé par l’aggravation, l’augmentation d’intensité et de fréquence des crises d’angor correspondant a une forme particulière d’angor instable et pouvant précéder l’apparition d’une thrombose coronaire et d’un infarctus du myocarde

infarctus du myocarde, angor instable

syndrome angine-infarctus pulmonaire de Lemierre l.m.

Lemierre's sore  throat-pulonary infarct syndrome

Embolie et infarctus pulmonaires septiques succédant à une angine ulcéreuse compliquée de thrombophlébite jugulaire.
Ce syndrome est d’origine bactérienne : Fusobacterium necrophorum en est classiquement l’agent responsable, mais d’autres bactéries aérobies et anaérobies ont également été incriminées (streptocoques microaérophiles, Peptostreptococcus, etc.)

A. Lemierre, médecin infectiologue français, membre de l’Académie de médecine (1936)

Zahn (infarctus de) l.m.

Zahn infarct

Zones hépatiques violacées, congestives, dues à un trouble circulatoires veineux portal.

F. W. Zahn, anatomopathologiste allemand (1845-1904)

Syn. infarctus rouge de Zahn

adénite mésentérique l.f.

mesenteric adenitis

Inflammation aigüe ou subaigüe des nœuds (ganglions) lymphatiques de la région iléocæcale ou de la racine du mésentère.
Affection de l'enfant et du jeune adulte, rappelant cliniquement un Syndrome d'appendicite aigüe, due au bacille de Malassez et Vignal (Yersinia pseudo-tuberculosis ou Yersinia entero-colitica), plus rarement à un adénovirus.

Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire

Syn. adénopathie iléomésentérique primitive, iléite lymphoïde terminale, lymphadénite mésentérique

yersiniose, adénovirose, Yersinia enterocolitica, Yersinia pseudotuberculosis

[D3,L1,L2 ]

Édit. 2017

angiographie mésentérique inférieure l.f.

inferior mesenteric angiography

artériographie mésentérique inférieure

[B2,K4,L1]

Édit. 2017  

angiographie mésentérique supérieure l.f.

superior mesenteric angiography

artériographie mésentérique supérieure

[B2,K4,L1]

Édit. 2017  

artère ascendante de l'artère mésentérique inférieure l.f.

arteria ascendens arteriae mesentericae inferioris (TA)

ascending artery of inferior mesenteric artery

Première branche ascendante de l’artère qui participle à l’arcade bordante du colon gauche.

artère grande mésentérique l.f.

artère mésentérique supérieure

artère mésentérique  inférieure l.f.

arteria mesenterica inferior (TA)

inferior mesenteric artery

Branche collatérale antérieure de l’aorte abdominale destine au côlon gauche et à l’ampoule du rectum.
Elle naît un peu au-dessus (en moyenne 15mm) de la bifurcation aortique,en regard du disque intervertébral séparant L3 et L4, plus près du bord gauche que du bord droit de l’aorte. A son origine elle a un calibre peu variable, de 3 à 5mm chez l’adulte. Elle se dirige en bas et à gauche et pénètre dans le mésocôlon descendant. Après un trajet de 3cm environ, elle se coude et descend verticalement, légèrement à gauche de la ligne médiane, jusqu’au rectum où elle se divise en deux artères hémorroïdales supérieures droite et gauche.  Certains lui fixent pour limite inférieure l’origine de la dernière artère sigmoïde, donnant au segment d’aval le nom d’artère hémorroïdale supérieure.

Syn. anc.  artère petite mésentérique

tère mésentérique  supérieure l.f.

arteria mesenterica superior (TA)

superior mesenteric artery

Importante artère qui dérive de l’artère omphalo-mésentérique et vascularise, comme elle, la portion de l’intestin provenant de l’anse vitelline primitive, c'est-à-dire la presque totalité de l’intestin grêle, le caecum, le côlon ascendant et la partie droite du côlon transverse.
Elle naît de la face antérieure de l’aorte abdominale, au niveau du bord supérieur du corps de L1, à 1cm environ au-dessous du tronc cœliaque et légèrement au-dessus des artères rénales. Son tronc, large de 6 à 8mm en moyenne, se dirige d’abord verticalement derrière le pancréas, puis obliquement à droite dans le mésentère et se termine près du jéjunum au niveau de l’implantation du vestige du pédoncule vitellin. La veine rénale gauche s’insinue entre l’aorte en arrière et la partie initiale du tronc artériel en avant ; ainsi est réalisée la pince aortico-mésentérique qui enserre cette veine. Dans son trajet dans la racine du mésentère elle croise par en avant la partie horizontale du duodénum. Elle fournit successivement l’artère hépatique latérale droite inconstante, l’artère pancréatique inférieure inconstante, l’artère pancréatico-duodénale inférieure, l’artère de l’angle duodéno-jéjunal, l’artère colique droite supérieure, parfois une ou plusieurs artères coliques transverses, les artères jéjunales et iléales et l’artère iléocolique.

Syn. anc.  artère grande mésentérique

artère petite mésentérique l.f.

artère mésentérique inférieure

artériographie mésentérique inférieure l.f.

inferior mesenteric arteriography

Étude radiographique de l'artère mésentérique inférieure et de ses branches, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Elle est réalisée selon la méthode de Seldinger, le plus souvent par voie fémorale, parfois par voie axillaire.

Syn. angiographie mésentérique inférieure.

artériographie mésentérique supérieure l.f.

superior mesenteric arteriography

Étude radiographique de l'artère mésentérique supérieure et de ses branches, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Elle est réalisée par la méthode de Seldinger, par voie fémorale ou axillaire gauche. Cette dernière a l'avantage de permettre un meilleur cathétérisme de l'artère mésentérique supérieure et de faciliter les examens hypersélectifs. La prise des clichés doit être prolongée pendant une vingtaine de secondes pour permettre une bonne étude du retour veineux. La veine mésentérique supérieure (grande veine mésentérique) se continue par la veine porte, dont l'opacification sur les clichés tardifs (portographie de retour ou indirecte) donne lieu à une hépatographie intense, intéressante pour le diagnostic des anomalies du foie.

Syn. angiographie mésentérique supérieure.

portoscanographie

artérite mésentérique l.f.

Mesenteric arteritis

Lésion artérielle du tronc cœliaque ou de ses branches mésentériques, d’origine dégénérative plus souvent qu’infectieuse.
Elle peut entrainer des Syndromes ischémiques intestinaux segmentaires ou étendus.
Selon le moment évolutif la sémiologie peut être celle d’un angor intestinal, d’un infarctus cœliomésentérique avec douleurs abdominales, météorisme, syndrome occlusif.
Une laparoscopie peut aider au diagnostic en objectivant l’infarctus intestinal ; l’artériographie pourrait montrer la sténose artérielle. L’intervention chirurgicale est nécessaire dès que le Syndrome occlusif est confirmé.

ganglion mésentérique inférieur l.m.

ganglion mesentericum inferius (TA)

inferior mesenteric ganglion

Formation ganglionnaire du tronc sympathique, le plus souvent fragmentée dans les mailles d’un plexus plaqué devant l’aorte au niveau de l’origine de l’artère mésentérique inférieure.
Cette formation reçoit ses fibres afférentes des ganglions sus-jacents du tronc sympathique, du nerf vague et des nerfs splanchniques pelviens. Ses fibres efférentes sont destinées aux viscères du territoire de l’artère mésentérique inférieure et participent également à la constitution des nerfs splanchniques pelviens (racine médiale).

Syn. anc. plexus ganglionné mésentérique inférieur

ganglion mésentérique supérieur l.m.

ganglion mesentericum superius (TA)

superior mesenteric ganglion

Masse ganglionnaire paire appartenant au plexus coeliaque et située au contact de l’aorte, à droite ou à gauche de l’origine de l’artère mésentérique supérieure.
Ce ganglion reçoit essentiellement des filets du nerf petit splanchnique. Il est anastomosé avec les ganglions coeliaques et aortico-rénaux. Ses branches efférentes forment le plexus mésentérique supérieur qui suit l’artère homonyme et se distribue au même territoire viscéral.

Syn. anc. plexus ganglionné mésentérique supérieur

grande veine mésentérique l.f.

veine mésentérique supérieure

lymphadénite mésentérique l.f.

mesenteric lymphadenitis

Inflammation aigüe des ganglions mésentériques, accompagnée ou non d'une inflammation aigüe de l'iléon terminal, chez des sujets jeunes, dans un tableau clinique évoquant une appendicite.
L'hyperplasie ganglionnaire et l'iléite folliculaire sont le plus souvent liées à la présence de germes Gram négatifs et notamment de Yersinia enterocolitica, ou de Yersinia pseudotuberculosis ou bacille de Malassez et Vignal, responsable de lésions histologiques pouvant s'apparenter à celles de la tuberculose.

lymphadénite mésentérique de Malassez et Vignal l.f.

Malassez and Vignal’s mesenteric lymphadénitis

L. Malassez, membre de l’Académie de médecine et W. Vignal, médecins français (1883)

lymphadénite mésentérique

lymphadénite mésentérique pseudo-tuberculeuse l.f.

mesenteric pseudotuberculous lymphadénitis

lymphadénite mésentérique

mésentérique supérieure (syndrome de l'artère) l.m.

superior mesenteric artery syndrome

Syndrome de compression aigüe du 3e duodénum entre l’artère mésentérique supérieure (a.mesenterica superior) et l’aorte se traduisant par des crises douloureuses abdominales.

Étym. gr. mesos : milieu : enteron : intestin

pince mésentérique (syndrome de la) , angor abdominal

panniculite mésentérique l.f.

mesenteric panniculitis

Épaississement diffus ou localisé du mésentère, principalement au niveau de sa racine, d'origine inflammatoire, conduisant à la sclérose rétractile et à la formation d'adhérences entre les anses intestinales.
Un tableau anatomoclinique très voisin peut être fourni par la maladie de Weber-Christian, la maladie de Whipple, par une infiltration tumorale du mésentère ou associé à une maladie de Crohn. Dans le cas de la maladie de Crohn, la panniculite mésentérique est fréquemment associée aux poussées de la maladie. Une simple hyperdensité scannographique de la graisse mésentérique adjacente aux anses intestinales pathologiques est observée. Dans de rares cas, la panniculite peut préceder le diagnostic de maladie de Crohn et en être la manifestation révélatrice. Dans ces cas, les endoscopies digestives sont nécessaires et surtout, si celles-ci sont normales, en plus de l'entéro-IRM, une vidéocapsule du grêle est nécessaire. Le dosage de la calprotectine fécale est indiquée.
Les principales causes inflammatoires, la tuberculose en particulier et une néoplasie ne doivent pas être méconnues.
Bien qu'encore débattue, une association significative entre panniculite mésentérique et cancer a été rapportée principalement dans les lymphomes, le mélanome et le cancer colo-rectal et prostatique. Le seul signe radiologique associé à la malignité est la taille des ganglions mésentériques supérieure à 10 mm. Dans ce contexte, une biopsie radioguidée ou célioscopique des ganglions est recommandée.

Syn. mésentérite rétractile, lipodystrophie du mésentère, mésentérite sclérosante

mésentère, maladie de Weber-Christian, maladie de Whipple, maladie de Crohn, calprotectine, lymphome,mélanome

[L1, N3]

Édit. 2019

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