Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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radio-immunodosage n.f.

Technique de dosage radio-isotopique permettant la mesure de très faibles concentrations d’un antigène donné dans un liquide biologique

Les radio-immuno-dosages sont basés sur le principe d’une compétition entre un antigène marqué par un radio-isotope,  présent en concentration connue, et le même antigène en concentration inconnue dans le liquide biologique à étudier,  pour fixation sur un anticorps spécifique : plus la concentration d’antigène à doser sera élevée dans le liquide biologique à étudier, moins l’antigène radio-marqué pourra se fixer sur l’anticorps spécifique. La radioactivité des complexes antigène-anticorps formés sera donc inversement proportionnelle à la concentration de substance à doser. Après séparation des complexes antigène-anticorps et mesure de leur radioactivité, la comparaison du résultat trouvé à une gamme d’étalonnage donnera la concentration de l’antigène dans le liquide biologique étudié. Sur ce principe de base ont été développées de nombreuses variantes et de multiples applications, particulièrement en hormonologie. Toutefois, en raison des contraintes liées à l’utilisation de radio-isotopes, beaucoup de radio-immuno-dosages tendent actuellement à être remplacés  par des méthodes dites « froides », non radio-isotopiques, telles que les immuno-enzymodosages (« ELISA ») ou l’électro-chimioluminescence

Syn.  : dosages radio-immunologiques, radio-immunoessais

Abrév.  : RIA

radio-immunoessai n.m.

radioimmunoassay

Anglicisme parfois utilisé pour désigner les dosages radio-immunologiques.

Sigle RIA

radio-immunodosage

radio-immunothérapie l.f

radioimmunotherapy

Application thérapeutique d’anticorps vecteurs de radioactivité. 
Le vecteur, un anticorps monoclonal, reconnaît les antigènes exprimés par les cellules-cibles que le radio-isotope lié peut dès lors détruire par émission de rayonnement α ou β. 
La principale indication actuelle de cette méthode est la destruction de cellules tumorales
 (lymphome malin, leucémie lymphocytique…), mais les indications potentielles paraissent larges.

immunoscintigraphie

radio-induite (lésion) l.f.

induced by ionizing radiation (lesions)

Lésion provoquée par les radiations ionisantes.
De moins en moins fréquentes, ces lésions peuvent consister en :
- réaction inflammatoire passagère (épithélite, mucite)
- complications ou séquelles irréversibles (sclérose, lymphœdème, cataracte, ulcération, fistule, télangiectasies, néphrite, désunion de sutures, plexite, myélopathie, etc.); chez l'enfant, troubles de croissance du squelette et retard intellectuel
- plus tardivement, cancers ou leucémies apparus après des explosions atomiques (ex. Hiroshima, Nagasaki) ou après des catastrophes nucléaires (ex. Kysthym, Tchernobyl, Fukushima)
- atteintes diverses chez des malades ou chez des professionnels exposés à des excès de doses de radiations; d'où la nécessité de respecter les règles de radioprotection.

Syn. radiolésion

radio-isotope n.m.

radioisotope

Syn. isotope radioactif, radioélément, radionucléide

isotope, radioactivité

tronc radio-circonflexe l.m.

faisceau postérieur du plexus brachial

syndrome lacrymo-auriculo-radio-dental l.m.

Le syndrome lacrymo-auriculodentodigital (LADD) associe des anomalies congénitales multiples caractérisée par une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie du système lacrymal ; des anomalies des oreilles et une surdité ; une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie des glandes salivaires ; des anomalies dentaires et des malformations digitales.
L'existence d'une aplasie unilatérale radiale et d'une synostose radio-cubitale au cours du LADD caractérise le syndrome
lacrymo-auriculo-radio-dental.

D. W. Hollister, pédiatre et généticien américain (1973) ; W. J. Levy, ophthalmologiste américain (1967)

Syn. syndrome lacrymo-auriculodentodigital, syndrome de Levy-Hollister

Sigle LARD

syndrome lacrymo-auriculodentodigital

[L1, M1, M2, O1, P1, P2, P3, Q2]

Édit. 2019

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