Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

183 résultats 

rameau postérieur du rameau droit de la veine porte hépatique l.m.

ramus posterior rami dextri venae portae hepatis (TA)

posterior branch of right branch of hepatic portal vein

Branche de division postéro-latérale du rameau droit de la veine porte hépatique qui se distribue au secteur latéral droit (segment antérieur-VI et segment postérieur-VII).

rameau basal postérieur de l'artère pulmonaire l.m.

posterior basal twig of the pulmonary artery

artère segmentaire basale postérieure de l'artère pulmonaire

rameau glandulaire postérieur de l'artère thyroïdienne supérieure l.m.

ramus glandularis posterior arteriae thyroideae superioris (TA)

posterior glandular branch of superior thyroid artery

artère thyroïdienne supérieure

rameau interventriculaire postérieur de l'artère coronaire droite l.m.

ramus interventricularis posterior arteriae coronariae dextrae (TA)

posterior interventricular branch of right coronary artery

artère coronaire droite

rameau postérieur ascendant de l'artère pulmonaire gauche l.m.

artère dorsale scissurale de l'artère pulmonaire gauche

rameau postérieur de l'artère obturatrice l.m.

ramus posterior arteriae obturatoriae (TA)

posterior branch of orturator artery

artère obturatrice

rameau postérieur de l'artère pancréatico-duodénale inférieure l.m.

ramus posterior arteriae pancreaticoduodenalis inferioris (TA)

posterior branch of inferior pancreaticoduodenal artery

artère pancréatico-duodénale inférieure

rameau postérieur de l'artère pulmonaire (droite ou gauche) l.m.

artère segmentaire postérieure de l'artère pulmonaire droite ou gauche

rameau postérieur de l'artère récurrente ulnaire l.m.

ramus posterior arteriae reccurentis ulnaris (TA)

posterior branch of ulnar recurrent artery

artère récurrente ulnaire

rameau postérieur de l'artère suprarénale inférieure l.m.

ramus posterior arteriae suprarenalis inferioris (TA)

posterior branch of inferior suprarenal artery

artère suprarénale inférieure

rameau temporal postérieur de l'artère cérébrale moyenne l.m.

ramus temporalis posterior arteriae cerebri medii (TA)

posterior temporal branch of middle cerebral artery

Rameau né à la partie moyenne de la scissure centrale.
Il irrigue la partie postérieure des premier et deuxième gyrus temporaux.

C. Wernicke, neurologue et psychiatre allemand (1848-1905)

Syn. anc. artère temporale postérieure, artère principale de l’aphasie de Wernicke

artère cérébrale moyenne

rameau communicant cochléaire l.m.

ramus communicans cochlearis (TA)

cochlear communicating branch

Rameau anastomotique né du ganglion vestibulaire.

rameau communicant cochléaire l.m.

ramus communicans cochlearis (TA)

cochlear communicating branch

Rameau anastomotique né du ganglion vestibulaire.

artère vestibulaire antérieure l.f.

arteria vestibularis anterior (TA)

anterior vestibular artery

Branche de l’artère du labyrinthe destinée au vestibule membraneux de l’oreille interne.

Syn. artère du vestibule

l'artère du labyrinthe ,artère du vestibule

artère cochléaire propre  l.f.

arteria cochlearis propria (TA)

proper cochlear artery

Branche de l’artère cochléaire commune destinée à la cochlée.

artère labyrinthique ,artère spirale du modiolus ,artère vestibulocochléaire

cavité commune aux ventricules de Vésale l.f.

A.Vésale (Vesalius), anatomiste et médecin italien (1514-1564)

ventricule (troisième -)

[A1]

Édit. 2015

circonvolution olfactive commune de Retzius l.f.

A. A. Retzius, anatomiste et anthropologue suédois (1845)

tractus olfactif

[A1,H5]

Édit. 2017

classification commune des actes médicaux (CCAM) l.f. 

Nomenclature destinée à coder les gestes pratiqués par les médecins.
Elle sert à établir :
- les honoraires des actes techniques réalisés lors des consultations ;
- le seuil d’exonération du ticket modérateur pour les actes coûteux ;
- la participation forfaitaire de 18 euros à charge des patients pour les actes coûteux ;
- dans les cliniques privées, les honoraires pour les interventions réalisées ;
- dans les hôpitaux publics et privés, le programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) et sa tarification des séjours hospitaliers transmis à l'assurance maladie dans le cadre de la tarification à l’activité (T2).

programme de médicalisation des systèmes d'information

déficience immunitaire commune variable l.f.

immunodeficiency, common variable (CVID)

Immunodéficience à l’origine d’infections bactériennes ou plus rarement virales, récurrentes, particulièrement pulmonaires, sinusiennes ou ORL.
Au cours de la deuxième décade mais parfois dès l’enfance se manifestent des infections ou des inflammations du système gastro-intestinal avec diarrhée et perte de poids. Une accumulation de cellules immunitaires est à l’origine d’adénopathies, d’une splénomégalie et de granulomes dans d’autres organes.
L’altération fréquente des cellules sanguines est à l’origine d’une thrombocytopénie avec purpura, d’une anémie hémolytique auto-immune.
L’ affection peut être à l’origine d’une arthrite rhumatoïde, d’un lymphome malin non-hodgkinien et moins souvent d’un cancer gastrique.
Il existe différents formes de déficience immunitaire commune variable qui se distinguent par leurs causes génétiques. L’une d’elle est en relation avec une mutation du gène MS4A1.

MS4A1gene

déficience immunitaire commune variable 5 l.f.

immunodeficiency, common variable, 5 (CVID5)

Immunodéficience primitive caractérisée par une déficience en anticorps, une hypogammaglobulinémie, la survenue récurrente d’infections bactériennes.
L’affection est secondaire à un défaut de différenciation des lymphocytes B et à un manque de sécrétion d’immunoglobulines. Le nombre de lymphocytes B circulants est habituellement normal mais parfois abaissé.

MS4A1gene

[L’affection est secondaire à une mutation du gène MS4A1 MIM:613495.]

dénomination commune internationale l.f.

international nonproprietary name

Dénomination affectée par l’OMS à un principe actif défini, à une nouvelle substance pharmaceutique, compte tenu de sa structure chimique et de son action l’affectant à une classe pharmacologique.
L’utilisation des DCI est devenue la règle dans les journaux médicaux qui peuvent ainsi exposer librement les avantages et les inconvénients d’un produit nouvellement entré en thérapeutique sans porter atteinte aux droits des propriétaires des marques déposées. La DCI recommandée, quand elle existe, est obligatoirement utilisée en France pour l’étiquetage des spécialités pharmaceutiques. Les DCI sont précieuses pour le voyageur qui peut être assuré, grâce à elles, de trouver dans le pays où il se rend, le médicament ou l’équivalent du médicament qu’il désire. L’intérêt des dénominations apparaît tout spécialement dans les cas d’intoxication où un centre d’information peut fournir très rapidement, grâce à elles, les caractéristiques de la substance toxique absorbée.
Enfin, quotidiennement, le pharmacien d’officine est confronté au problème des marques et dénominations. S’il doit honorer une ordonnance provenant d’un pays étranger, il lui est possible, au cas où la spécialité renferme un principe actif unique possédant une DCI, de trouver, dans ses ouvrages de référence personnels ou par l’intermédiaire d’un bureau d’information, la correspondance de la marque étrangère dans son pays.

Sigle  : DCI

gaine commune des tendons des muscles fibulaires l.f.

vagina communis tendinum musculorum fibularium, vagina communis tendinum musculorum peroneorum (TA)

common tendinous sheath of fibulaires, common tendinous sheath of peronei

Gaine séreuse latérale du cou de pied annexée aux tendons des muscles fibulaires au niveau de leur gaine ostéo-fibreuse rétro-malléolaire latérale.
Le cul-de-sac supérieur est à deux travers de doigt au-dessus du sommet de la malléole latérale et ses deux prolongements inférieurs se terminent au voisinage de l’articulation calcanéo-cuboïdienne.

gaine commune des tendons des muscles fléchisseurs de la main l.f.

vagina communis tendinum musculorum flexorum manus (TA)

common flexor sheath of hand

Gaine synoviale annexée aux tendons des muscles fléchisseur profond et fléchisseur superficiel des quatre derniers doigts au niveau de la paume de la main, et aux tendons fléchisseurs du cinquième doigt dans leur trajet digital.
Elle résulte de la confluence de la gaine séreuse carpienne médiale et de la gaine séreuse digitale du cinquième doigt. Elle forme à la paume trois culs-de-sac latéraux : prétendineux, intertendineux et rétrotenditneux. Son cul-de-sac supérieur est à quatre centimètres au-dessus du bord supérieur du rétinaculum des fléchisseurs.

Syn. anc. gaine digito-carpienne interne, gaine cubitale, synoviale digito-carpienne interne

grippe commune l.f.

influenza

Maladie due aux Myxovirus influenzae, causes les plus fréquentes des infections bronchopulmonaires virales.
Trois types de Myxovirus influenzae ont été reconnus, A, B, et C, et dont les plus importants sont :
- le A, le plus fréquent, responsable des épidémies, qui présente de nombreux sous-types liés aux variations antigéniques du virus ;
- le B, plus rare, responsable de cas sporadiques ou de petites épidémies.
L'incubation est de 2 à 4 jours. Le début de la grippe commune associe un syndrome général fait de fièvre, de frissons et d'asthénie, des douleurs à type de céphalées, de myalgies et de courbatures constantes ; il s'y ajoute une atteinte des voies aériennes avec catarrhe oculonasal, enrouement, surtout une atteinte bronchique avec de la toux et quelques râles à l'auscultation. La radiographie thoracique est normale ou montre quelques opacités hilifuges. Les surinfections bactériennes à staphylocoques, pneumocoques, ou Haemophilus influenzae — ce dernier pris par Pfeiffer pour l'agent causal de la grippe — se voient surtout chez les personnes âgées ou atteintes d'une affection bronchopulmonaire chronique.
La pandémie de 1918-1919, étrangement appelée grippe espagnole alors qu'elle partit de Chine, passa aux USA et arriva en Europe avec les contingents américains, fit au moins 15 millions de morts, soit presque le double de ceux dus à la première guerre mondiale. Le virus de la grippe H1N1v contient des gènes d’origine aviaire, humaine et bovine. Il a été responsable d’une pandémie de juin 2009 à août 2010. Une vaccination a été proposée en urgence pour la première fois dans une pandémie. Les cas de grippe grave ont concerné des adultes jeunes, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’obésité. Le virus H1N1v circule actuellement au même titre qu’un virus de grippe saisonnière.
Le traitement comporte l'alitement, les antitussifs, les antithermiques. La vaccination est le vrai traitement, bien que la protection ne s'observe que dans les 2/3 des cas.

[L'Oseltamivir (Tamiflu),est efficace s’il est pris dans les deux premiers jours suivant le début des symptômes ou en prophylaxie,.]

névralgie sciatique commune l.f.

common sciatic neuralgia

Syndrome douloureux résultant d'un conflit entre les racines du sciatique, L5 et S1, plus rarement L4, et le disque correspondant, portant électivement sur la racine sensitive.
Après un début le plus souvent brusque, à l'occasion d'un effort ou d'un faux mouvement, la douleur monoradiculaire comporte une fréquente lombalgie avec enraidissement local douloureux et incurvation latérale. Exacerbée par le mouvement et la toux, elle suit le trajet du sciatique à la fesse, sur la face postérieure de la cuisse, la jambe et le pied, limitant la flexion du bassin étendu sur la cuisse (signe de Lasègue). La pression aux points de Valleix (tiers moyen de la fesse, col du péroné) la réveille.
La douleur de la sciatique L5 siège à la partie postéro-externe de la cuisse et à la face externe de la jambe jusqu'au dos du pied. Un déficit sensitif est possible à la face externe de la jambe et sur le dos du pied jusqu'aux trois orteils moyens. Une éventuelle atteinte motrice de l'extenseur commun des orteils et des péroniers latéraux respecte le jambier antérieur.
La douleur de la sciatique S1 siège sur la face postérieure de la fesse et de la cuisse, au mollet jusqu'au talon et à la plante des pieds. Un déficit sensitif est possible à la plante des pieds et sur le gros orteil. Une atteinte motrice est recherchée au niveau du triceps sural. Le réflexe achilléen est aboli.
Plus rare, la sciatique L4 est douloureuse sur la face externe de la cuisse, le bord antérieur de la jambe, vers la malléole interne et le gros orteil. Une atteinte motrice peut intéresser le jambier antérieur. Le réflexe rotulien est généralement diminué.
Située dans le canal rachidien ou le canal de conjugaison, une hernie discale est la cause la plus fréquente, mais non exclusive, qu'il s'agisse d'autres facteurs constitutionnels ou acquis. Les indications chirurgicales se fondent, en clinique, sur l'intensité de la douleur et son caractère permanent ou récidivant. L'imagerie médicale, notamment l'IRM, permettra de visualiser de fréquentes hernies discales multiples.
La notion d'un déficit moteur modéré constitue un argument chirurgical supplémentaire, mais n'aggrave pas le pronostic. En revanche, la sévérité de l'atteinte motrice, habituellement associée à des hyperalgies et coïncidant souvent avec leur disparition, indique une intervention rapide. Mais cette sciatique paralysante, vraisemblablement liée à un mécanisme vasculaire, reste d'un pronostic sévère.

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