Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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gaine commune des tendons des muscles fléchisseurs de la main l.f.

vagina communis tendinum musculorum flexorum manus (TA)

common flexor sheath of hand

Gaine synoviale annexée aux tendons des muscles fléchisseur profond et fléchisseur superficiel des quatre derniers doigts au niveau de la paume de la main, et aux tendons fléchisseurs du cinquième doigt dans leur trajet digital.
Elle résulte de la confluence de la gaine séreuse carpienne médiale et de la gaine séreuse digitale du cinquième doigt. Elle forme à la paume trois culs-de-sac latéraux : prétendineux, intertendineux et rétrotenditneux. Son cul-de-sac supérieur est à quatre centimètres au-dessus du bord supérieur du rétinaculum des fléchisseurs.

Syn. anc. gaine digito-carpienne interne, gaine cubitale, synoviale digito-carpienne interne

grippe commune l.f.

influenza

Maladie due aux Myxovirus influenzae, causes les plus fréquentes des infections bronchopulmonaires virales.
Trois types de Myxovirus influenzae ont été reconnus, A, B, et C, et dont les plus importants sont :
- le A, le plus fréquent, responsable des épidémies, qui présente de nombreux sous-types liés aux variations antigéniques du virus ;
- le B, plus rare, responsable de cas sporadiques ou de petites épidémies.
L'incubation est de 2 à 4 jours. Le début de la grippe commune associe un syndrome général fait de fièvre, de frissons et d'asthénie, des douleurs à type de céphalées, de myalgies et de courbatures constantes ; il s'y ajoute une atteinte des voies aériennes avec catarrhe oculonasal, enrouement, surtout une atteinte bronchique avec de la toux et quelques râles à l'auscultation. La radiographie thoracique est normale ou montre quelques opacités hilifuges. Les surinfections bactériennes à staphylocoques, pneumocoques, ou Haemophilus influenzae — ce dernier pris par Pfeiffer pour l'agent causal de la grippe — se voient surtout chez les personnes âgées ou atteintes d'une affection bronchopulmonaire chronique.
La pandémie de 1918-1919, étrangement appelée grippe espagnole alors qu'elle partit de Chine, passa aux USA et arriva en Europe avec les contingents américains, fit au moins 15 millions de morts, soit presque le double de ceux dus à la première guerre mondiale. Le virus de la grippe H1N1v contient des gènes d’origine aviaire, humaine et bovine. Il a été responsable d’une pandémie de juin 2009 à août 2010. Une vaccination a été proposée en urgence pour la première fois dans une pandémie. Les cas de grippe grave ont concerné des adultes jeunes, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’obésité. Le virus H1N1v circule actuellement au même titre qu’un virus de grippe saisonnière.
Le traitement comporte l'alitement, les antitussifs, les antithermiques. La vaccination est le vrai traitement, bien que la protection ne s'observe que dans les 2/3 des cas.

[L'Oseltamivir (Tamiflu),est efficace s’il est pris dans les deux premiers jours suivant le début des symptômes ou en prophylaxie,.]

névralgie sciatique commune l.f.

common sciatic neuralgia

Syndrome douloureux résultant d'un conflit entre les racines du sciatique, L5 et S1, plus rarement L4, et le disque correspondant, portant électivement sur la racine sensitive.
Après un début le plus souvent brusque, à l'occasion d'un effort ou d'un faux mouvement, la douleur monoradiculaire comporte une fréquente lombalgie avec enraidissement local douloureux et incurvation latérale. Exacerbée par le mouvement et la toux, elle suit le trajet du sciatique à la fesse, sur la face postérieure de la cuisse, la jambe et le pied, limitant la flexion du bassin étendu sur la cuisse (signe de Lasègue). La pression aux points de Valleix (tiers moyen de la fesse, col du péroné) la réveille.
La douleur de la sciatique L5 siège à la partie postéro-externe de la cuisse et à la face externe de la jambe jusqu'au dos du pied. Un déficit sensitif est possible à la face externe de la jambe et sur le dos du pied jusqu'aux trois orteils moyens. Une éventuelle atteinte motrice de l'extenseur commun des orteils et des péroniers latéraux respecte le jambier antérieur.
La douleur de la sciatique S1 siège sur la face postérieure de la fesse et de la cuisse, au mollet jusqu'au talon et à la plante des pieds. Un déficit sensitif est possible à la plante des pieds et sur le gros orteil. Une atteinte motrice est recherchée au niveau du triceps sural. Le réflexe achilléen est aboli.
Plus rare, la sciatique L4 est douloureuse sur la face externe de la cuisse, le bord antérieur de la jambe, vers la malléole interne et le gros orteil. Une atteinte motrice peut intéresser le jambier antérieur. Le réflexe rotulien est généralement diminué.
Située dans le canal rachidien ou le canal de conjugaison, une hernie discale est la cause la plus fréquente, mais non exclusive, qu'il s'agisse d'autres facteurs constitutionnels ou acquis. Les indications chirurgicales se fondent, en clinique, sur l'intensité de la douleur et son caractère permanent ou récidivant. L'imagerie médicale, notamment l'IRM, permettra de visualiser de fréquentes hernies discales multiples.
La notion d'un déficit moteur modéré constitue un argument chirurgical supplémentaire, mais n'aggrave pas le pronostic. En revanche, la sévérité de l'atteinte motrice, habituellement associée à des hyperalgies et coïncidant souvent avec leur disparition, indique une intervention rapide. Mais cette sciatique paralysante, vraisemblablement liée à un mécanisme vasculaire, reste d'un pronostic sévère.

ostium commune l.m.

Orifice congénital du septum cardiaque intéressant à la fois la cloison interauriculaire et la cloison interventriculaire se trouvant donc à cheval sur les quatre cavités cardiaques.
L’ostium commune se rattache au groupe des canaux atrioventriculaires complets et pose de difficiles problèmes de réparation chirurgicale.

Édit. 2017

sciatique vertébrale commune l.f.

common vertebral sciatica

sciatique

tuberculose pulmonaire commune l.f.

pulmonary tuberculosis

Dissémination par voie bronchique du bacille tuberculeux, à partir d’un nodule pulmonaire de primo-infection, parfois ancienne.
Localisation la plus fréquente de la tuberculose (80% des cas).
Elle affecte surtout les sommets des poumons. Les symptômes cliniques sont variés : toux prolongée, expectoration parfois hémoptoïque, état subfébrile, amaigrissement, asthénie, sueurs nocturnes. Les images radiologiques associent des infiltrats apicaux, des lésions excavées (cavernes plus ou moins nombreuses) et nodulaires. Plus rare est la pneumonie tuberculeuse systématisée. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du bacille tuberculeux (examen direct, culture) dans l’expectoration ou par tubage gastrique. Sauf en cas de miliaire, on ne recherche pas de dissémination. La sérologie du VIH est systématique, de même que la recherche de tares : diabète, insuffisance rénale, etc. qui peuvent modifier le traitement. Elle est contagieuse et transmissible par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires du malade.Cette forme de tuberculose justifie un traitement antibiotique d’au moins six à neuf mois.

tumeur épithéliale commune de l'ovaire l.f.

common epithelial tumor of the ovary

tumeur du revêtement ovarien

veine pulmonaire inférieure droite (veine basale commune) l.f.

vena basalis communis - vena pulmonalis dextra inferior (TA)

common basal vein of right inferior pulmonary vein

Racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure droite qui réunit toutes les veines intersegmentaires de la pyramide basale.
Elle sort du poumon entre la bronche segmentaire para-cardiaque en avant et la bronche termino-basale en arrière et s’unit à la partie intersegmentaire de la veine supérieure du lobe inférieur du poumon droit.

E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)

Syn. anc. racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure droite, veine basale commune du poumon droit

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure gauche (veine basale commune) l.f.

vena basalis communis - vena pulmonalis sinistra  inferior (TA)

common basal vein of left inferior pulmonary vein

Racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure gauche qui réunit toutes les veines intersegmentaires de la pyramide basale.
Elle sort du poumon entre la bronche segmentaire paracardiaque en avant et la bronche terminobasale en arrière. Elle s’unit à la veine supérieure du lobe inférieur pour former la veine pulmonaire inférieure gauche.

Syn. anc. racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure gauche, veine basale commune du poumon gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire inférieure (veine basale commune) l.f.

vena basalis communis - vena pulmonalis inferior (TA)

common basal vein - inferior pulmonary vein

Veine formée par la réunion de la veine basale supérieure et de la veine basale inférieure à gauche comme à droite, qui collecte tout le sang de la pyramide basale.
Beaucoup plus volumineuse que la racine supérieure de la veine pulmonaire inférieure, elle est très courte et occupe la partie basse du cratère hilaire entre la bronche basale médiale en avant et basale postérieure en arrière.

Syn. Anc. dénom. racine inférieure de la veine pulmonaire inférieure

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

veine hépatique commune l.f.

Syn. veine hépatique

veine hépatique

[A1, K4, L1]

Édit. 2020

tuberculose pulmonaire commune l.f.

pulmonary tuberculosis

Dissémination par voie bronchique du bacille tuberculeux, à partir d’un nodule pulmonaire de primo-infection, parfois ancienne.
Localisation la plus fréquente de la tuberculose (80% des cas).
Elle affecte surtout les sommets des poumons. Les symptômes cliniques sont variés : toux prolongée, expectoration parfois hémoptoïque, état subfébrile, amaigrissement, asthénie, sueurs nocturnes. Les images radiologiques associent des infiltrats apicaux, des lésions excavées (cavernes plus ou moins nombreuses) et nodulaires. Plus rare est la pneumonie tuberculeuse systématisée. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du bacille tuberculeux (examen direct, culture) dans l’expectoration ou par tubage gastrique. Sauf en cas de miliaire, on ne recherche pas de dissémination. La sérologie du VIH est systématique, de même que la recherche de tares : diabète, insuffisance rénale, etc. qui peuvent modifier le traitement. Elle est contagieuse et transmissible par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires du malade.Cette forme de tuberculose justifie un traitement antibiotique d’au moins six à neuf mois.

aire cochléaire l.f.

area cochlearis ; area cochleae (TA)

cochlear area

Saillie de la portion pontique de l’aire vestibulaire du quatrième ventricule.
Elle répond aux noyaux cochléaires du nerf vestibulo-cochléaire.

Syn. anc.  tubercule acoustique

[A1,H5]

Édit. 2017

canal cochléaire l.m.

conduit cochléaire

[A1,P1]

Édit. 2015

canalicule cochléaire l.m.

canaliculus cocheae(TA)

cochlear canaliculus

aqueduc de la cochlée

[A1,P1]

Édit. 2015

cochléaire adj.

Relatif à la cochlée.

[A1]

Édit. 2015

conduit cochléaire l.m.

ductus cochlearis (TA)

cochlear duct

Conduit endolymphatique, prismatique triangulaire, en spirale jusqu’au sommet de la cochlée. Il occupe dans le limaçon osseux l’espace compris entre le bord libre de la lame spirale et la partie correspondante de la lame des contours. Comme le limaçon osseux il fait deux tours et demi de spire. Il contient l’épithélium sensoriel pour la perception auditive.

Syn. limaçon, limaçon membraneux, canal cochléaire

[A1,P1]

Édit. 2015

crête basilaire du canal cochléaire l.f.

crista basilaris ductus cochlearis, crista spiralis ductus cochlearis (TA)

basal crest of cochlear duct, spiral crest of cochlear duct

Saillie interne du ligament spiral de la cochlée sur laquelle se fixe la lame basilaire du conduit cochléaire.

Syn. crête spirale

[A1]

Édit. 2015

fossette cochléaire du vestibule l.f.

récessus cochléaire

ganglion cochléaire l.m.

ganglion cochleare ; ganglion spirale cochleae (TA)

cochlear ganglion ; spiral ganglion

Ganglion sensoriel de la partie vestibulaire du nerf vestibulo-cochléaire.
Il est formé par les corps cellulaires des protoneurones auditifs disséminés dans toute l’étendue du canal spiral du modiulus.

A. Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)

Syn. anc. ganglion spiral du nerf cochléaire ; ganglion de Corti

ganglion spiral du nerf cochléaire  l.m.

ganglion cochléaire

implant cochléaire l.m.

cochlear implant

Prothèse implantée dans la cochlée visant à stimuler les fibres résiduelles du nerf cochléaire chez les sourds profonds.

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

labyrinthe cochléaire l.m.

labyrinthus cochlearis (TA)

cochlear labyrinth

Partie du labyrinthe membraneux correspondant à la cochlée du labyrinthe osseux.

lame basilaire du conduit cochléaire l.f.

membrane spirale du conduit cochléaire

ligament spiral du canal cochléaire l.m.

ligamentum spirale ducti cochlearis (TA)

spiral ligament of cochlear duct

Epaississement du périoste de la paroi externe de la lame des contours du limaçon (canal cochléaire).
Sa face interne est surélevée par la crête d’insertion de la lame basilaire, par la proéminence spirale et par la crête d’insertion de la membrane vestibulaire du canal cochléaire qui sépare la rampe vestibulaire de la rampe tympanique.

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