Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

55 résultats 

cellule alvéolaire l.f.

pneumocyte

pneumocyte

[A2,K1]

comblement alvéolaire (syndrome de) l.m.

alveolar filling

Ensemble des signes radiologiques indiquant une atteinte des espaces aériens distaux au cœur du lobule pulmonaire secondaire.
Les lumières alvéolaires sont comblées selon les cas par du liquide, des cellules ou une substance amorphe, en remplacement de l’air qui est résorbé.
Bien que la pneumonie soit la première étiologie à évoquer devant un syndrome alvéolaire, une origine maligne reste possible d’où l’intérêt de pousser les investigations diagnostiques.

syndrome alvéolaire

[B2,K1]

Édit. 2020

cul-de-sac alvéolaire l.m.

saccule alvéolaire

[A2]

échinococcose alvéolaire l.f.

alveolar echinococcosis

Parasitose presque toujours hépatique provoquée par la larve d’un petit ténia, Echinococcus multilocularis, parasite de l’intestin de carnivores sauvages (renards …) à l’état adulte et dont les larves se développent normalement chez différents rongeurs sauvages.
Jadis surtout observée en Bavière et au Tyrol, l’échinococcose alvéolaire est assez peu fréquente en France, où elle existait surtout en Franche-Comté et en Savoie. En fait, la carte de répartition actuelle montre que sa présence est beaucoup plus étendue, intéressant aussi bien l’ouest que le sud de la zone d’endémie connue. Certaines régions de la Chine occidentale et d’Asie centrale sont particulièrement touchées. La contamination humaine résulte de l’ingestion de fruits ou de baies sauvages (myrtilles) souillées par les déjections de renards parasités ou de la manipulation de dépouilles de ceux-ci (chasseurs, trappeurs). Les populations à risque, outre les personnes en contact avec les renards, sont les propriétaires de chiens et les fermiers.
Après une période asymptomatique de plus de 10 ans, le parasite colonise principalement le foie et forme de minuscules vésicules à croissance lente comparables à une éponge. A mesure que la lésion s'étend, la partie centrale peut se nécroser et prendre l'apparence d'un pseudo-kyste. Des calcifications sont fréquemment observées.
Les signes cliniques incluent une douleur épigastrique et un ictère pouvant être suivies d'une fièvre, d'une anémie et d'une perte de poids. Le tableau clinique peut évoquer un cancer du foie. La colonisation des voies biliaires entraîne une angiocholite, une hypertension portale et une cirrhose biliaire. La maladie peut progresser vers la cirrhose après une longue période de latence.

Les greffes parasitaires à distance concernent le poumon, le cerveau, les os, la rate. La première manifestation de la maladie est très rarement extra-hépatique.
Le diagnostic repose sur l’imagerie et   la détection d’anticorps spécifiques. L’association de lésions solides et kystiques avec un amas de petites vésicules au stade précoce de la  maladie sont évocatrices. Les aspects fibrosant et infiltrant sont également caractéristiques de l’affection. La cholangio-IRM est l’examen de choix pour apprécier l’infiltration hilaire. Les calcifications très fréquentes sont bien mises en évidence par le scanner. Les anticorps  spécifiques sont détectés par ELISA ou par immunochromatographie.
La chirurgie radicale avec résection complète des lésions est le traitement de choix lorsqu’elle est possible. Elle doit être suivie par un traitement antiparasitaire de longue durée par albendazole. Mais seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier de cette chirurgie en raison de l’infiltration extensive des lésions. D’autres traitements sont à discuter un traitement interventionnel non chirurgical, une allo-transplantation mais avec le risque de récidive de la maladie favorisée par le traitement immunosuppresseur. Récemment a été proposée une résection in vivo des lésions hépatiques suivie par une auto-transplantation du foie résiduel sain mais avec une mortalité élevée, qui a néanmoins l’avantage de ne pas nécessiter de traitement immunosuppresseur. A côté de l’Albendazole, utilisé depuis 40 ans, mais dont l’efficacité est seulement parasitostatique et non parasitocide, de nombreuses molécules sont à l’étude.

Syn. ancienne : échinococcose bavaro-tyrolienne

Echinococcus multilocularis, angiocholite, hypertension portale, cirrhose hépatique, albendazole

[D1, D2, L1]

Édit. 2019

espace alvéolaire pulmonaire l.m.

alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.

air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire

[K1,C2]

Édit. 2018 

foramen alvéolaire du corps de l'os maxillaire l.m.

foramen alveolaria corporis maxillae (TA)

alveolar foramen

Orifice situé sur la face infratemporale pour le passage des nerfs et vaisseaux des molaires.

Étym. lat. foramen : trou

[A1]

Édit. 2018

hyperventilation alvéolaire l.f.

alveolar hyperventilation

Ventilation alvéolaire supérieure à celle nécessaire pour assurer les besoins métaboliques.
L'hyperventilation peut avoir comme conséquence une hypocapnémie et une alcalose.
Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine d'une hyperventilation alvéolaire, le plus fréquent étant l'hyperventilation réflexe lors d'un stress, telle une prise de sang. Il peut aussi s'agir de la réponse à une hypoxémie ou à une hypercapnémie.
L'hyperventilation, par l'hypocapnie qu'elle entraine, peut aboutir à une perte de conscience, liée à une vasoconstriction artériolaire cérébrale avec une diminution du débit sanguin cérébral due à l'hypocapnie.

hyperventilation alvéolaire et psychisme l.f.

alveolar hyperventilation and psychism

Augmentation du débit ventilatoire alvéolaire se traduisant par une hypocapnie avec chute du taux de l'anhydride carbonique dans le sang (PCO2) et alcalose respiratoire (ou alcalose gazeuse).
Le rôle de l'hyperventilation dans le déclenchement de l'anxiété, de manifestations phobiques et surtout d'attaques de panique reste discuté, malgré les très nombreuses études effectuées.
Ainsi, pour certains auteurs, sur un fond de personnalité prédisposée, en particulier chez l'hystérique, l'anxiété peut s'accompagner d'une hyperventilation. S'y associent souvent des paresthésies et une tétanie. peut-être liées à une hypocalcémie en rapport avec l'alcalose respiratoire. Celles-ci contribueraient à maintenir l'état anxieux, donc l'hyperpnée, malgré le déclin de la PACO2 (PCO2 alvéolaire). Plus généralement, sera rappelée la relative fréquence des dyspnées, voire des blocpnées, dans un contexte névrotique.
On a parlé également de "phobie intéroceptive", liée aux sensations internes provoquées par l'hyperventilation et à leur interprétation dramatique. Une causalité circulaire complexe est, en fait, vraisemblable.

hypoventilation alvéolaire l.f.

Ventilation alvéolaire insuffisante par rapport aux besoins métaboliques.
L'hypoventilation alvéolaire s'accompagne d'une hypoxémie et d'une hypercapnie, entrainant une acidose respiratoire. Elle est généralement secondaire à une maladie respiratoire, ou neuromusculaire, à une myopathie ; mais elle peut être primitive (malédiction d'Ondine).

Étym. Selon la légende la nymphe Ondine, pour punir son mari, simple mortel, lui ôta la possibilité de respirer.

Ondine (malédiction d')

limbe alvéolaire rétro-dentaire l.m.

trigone rétro-molaire

lipoprotéinose alvéolaire l.f.

alveolar lipoproteinosis

protéinose alvéolaire

macrophage alvéolaire l.m.

alveolar macrophage

Macrophage intra-alvéolaire après sa migration depuis le tissu interstitiel pulmonaire, c’est-à-dire la paroi alvéolaire, vers le revêtement alvéolaire, pour devenir ensuite libre dans la cavité alvéolaire.
Il est reconnaissable à son contenu en corps denses ou lysosomes

Étym. gr. macros : grand ; phagos : mangeur

microlithiase alvéolaire pulmonaire l.f.

pulmonary alveolar microlithiasis

Maladie caractérisée anatomiquement par la présence dans les alvéoles des deux poumons de petits calculs de 100 à 200 μm, formés d'une mucoprotéine surchargée de calcium (calcosphérites).
Affection rare, familiale dans 35% des cas, de cause inconnue.
L'image radiologique est pathognomonique, faite d'une miliaire pulmonaire diffuse, très fine, de densité minérale, prédominant dans les régions hilaires et aux bases, soulignant la bordure pleurale et les scissures.
Longtemps cliniquement latente, la maladie s'aggrave progressivement,  entraînant une insuffisance ventilatoire restrictive qui aboutit à l'insuffisance respiratoire, au cœur pulmonaire chronique et à la mort.

Étym. gr. mikros : petit ; lithos : pierre

nerf alvéolaire inférieur l.m.

nervus alveolaris inferior (TA)

inferior alveolar nerve

Branche du tronc postérieur du nerf mandibulaire.
Ce nerf traverse la fosse ptérygo-maxillaire et atteint l’origine du canal mandibulaire surplombé par la lingula mandibulaire. Il donne le nerf mylo-hyoïdien et, devenu purement sensitif, il pénètre dans le canal mandibulaire. Il participe au plexus dentaire inférieur qui donne des rameaux dentaires inférieurs destinés aux racines des dents molaires et  prémolaires, un rameau dit nerf incisif pour les racines de la dent canine et des deux dents incisives, des rameaux gingivaux inférieurs, et le nerf mentonnier  qui émerge de la mandibule par le foramen mental et se distribue par de nombreux rameaux à la lèvre inférieure et au menton. Dans un tiers des cas environ, la division du nerf dentaire inférieur est plus précoce et se fait en nerf dental fournissant tous les rameaux dentaires et en nerf mentonnier. Le nerf alvéolaire inférieur s’anastomose avec le nerf lingual.

Syn. anc.  nerf dentaire inférieur

partie alvéolaire de la mandibule l.f.

pars alveolaris mandibulae  (TA)

alveolar part of mandible

Bord supérieur du corps de la mandibule creusé des alvéoles dentaires qui forment, dans leur ensemble, l’arc alvéolaire de la mandibule.

pneumonie alvéolaire l.f.

pneumonie lobaire aigüe

point alvéolaire inférieur l.m.

inferior alveolar point

Point médian situé sur la partie antérieure du bord alvéolaire de la mandibule.

point alvéolaire supérieur l.m.

superior alveolar point

Point de rencontre de la partie antérieure du bord alvéolaire du maxillaire avec la suture intermaxillaire.

Syn. prosthion

processus alvéolaire du maxillaire l.m.

processus alveolaris maxillae  (TA)

alveolar process of maxilla

Bord inférieur du maxillaire, concave en dedans et en arrière, qui forme avec celui du côté opposé une arcade à concavité postérieure.
Il est creusé de cavités appelées alvéoles où s’implantent les racines des dents.

protéinose alvéolaire l.f.

alveolar proteinosis

Lésion pulmonaire dans laquelle les cavités alvéolaires sont remplies d’un matériel protéinique amorphe éosinophile, riche en lipides, et contenant des cellules spumeuses et des cristaux de cholestérol : alvéolite lipoprotéique.
Elle est généralement considérée comme la manifestation d’un trouble de la production du surfactant en relation avec l’inhalation de poussières, de vapeurs, de gaz, ou de fumée de tabac.
Cette maladie est due à des mutations de la chaîne commune bêta-c (CDw131) des récepteurs d’Il-3, Il-5 et GM-CSF. Les mêmes lésions peuvent être observées au cours de leucémies myéloïdes aigües lorsque le clone mali n’exprime pas bêta-c et chez les souris déficientes en GM-CSF ou en chaînes bêta-c.

protéinose alvéolaire pulmonaire l.f.

pulmonary alveolar proteinosis

Affection rare, de cause inconnue, exclusivement limitée au parenchyme pulmonaire dont de larges groupes d'alvéoles sont remplis d'une substance lipoprotéinacée.
La maladie peut se voir à tous les âges, y compris chez l'enfant, mais se voit surtout chez l'adulte entre 20 et 50 ans, le plus souvent de sexe masculin. Elle a été décrite assez fréquemment en association avec certaines hémopathies malignes.
Elle s'exprime cliniquement par la toux, la dyspnée, des râles souscrépitants aux bases. Radiologiquement, elle présente ordinairement l'aspect typique d'une pneumopathie alvéolaire diffuse : infiltrats pulmonaires peu denses, d'aspect cotonneux, habituellement bilatéraux, à prédominance périhilaire, en "aile de papillon", parcourus d'un bronchogramme aérien. Le lavage broncho-alvéolaire permet le diagnostic devant un liquide laiteux, opaque, sédimentant, acellulaire, granuleux, contenant des apoprotéines, du surfactant. L'analyse biochimique révèle des glycoprotéines et des lipides. Le pronostic est grave, quoiqu'il y ait des cas de résolution spontanée.
Le traitement le plus actif semble être le lavage pulmonaire qu'il faut répéter périodiquement.

rameau alvéolaire supérieur et médian l.m.

ramus alveolaris superior medius (TA)

middle superior alveolar branch

Branche inconstante du nerf infra-orbitaire né dans le sillon infra-orbitaire.
Il atteint le plexus dentaire supérieur par un canal creusé dans la paroi antéro-latérale du sinus maxillaire. Il se distribue aux racines des dents prémolaires.

Syn. anc. nerf dentaire moyen

nerf infra-orbitaire

retard de résorption du liquide alvéolaire l.m.

delayed resorption of alveolar fluid

Détresse respiratoire néonatale mineure par défaut de maturité pulmonaire gênant l'épuration du liquide pulmonaire des alvéoles.

rhabomyosarcome alvéolaire l.m.

alveolar rhabdomyosarcoma

Tumeur proche du rhabdomyosarcome embryonnaire, qui s'observe chez l'adolescent et le jeune adulte au niveau des extrémités.
Cette tumeur hautement maligne est faite de petites cellules réunies en nids séparés par des faisceaux conjonctifs ; ces cellules sont peu cohésives, tendant à se détacher les unes des autres et à prendre une disposition alvéolaire ou glanduliforme.

J. L. Riopelle et J. P. Thériault, anatomopathologistes canadiens (1956)

Syn. tumeur de Riopelle et Thériault

sarcome alvéolaire des tissus mous l.m.

alveolar soft tissue sarcoma

Il s’agit d’une tumeur rare représentant 0,5 à 1% des sarcomes des tissus mous, survenant plus volontiers chez le jeune. Son pronostic est sévère. Son traitement est essentiellement chirurgical. Plus volontiers que les autres sarcomes des tissus mous ce sarcome peut être responsable de métastases cérébrales.
Etym : gr sarx : chair

Cette tumeur est ainsi dénommée car elle est faite de cellules organisées en alvéoles séparées par de fins réseaux de tissu conjonctif contenant des vaisseaux sinusoïdaux bordés d’un endothélium aplati. Elle est caractérisé par une translocation spécifique t(X;17)

sarcome, sarcome des tissus mous,

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