primitif adj.
primary
1) En anatomie, se dit d’une structure qui, au cours du développement de l’individu, apparaît en premier.
Ex. point primitif d’ossification (diaphysaire) par opposition à un point secondaire (épiphysaire).
2) En pathologie, se dit d’un phénomène se produisant d’emblée, sans cause décelable.
S’oppose à secondaire.
sarcome mésenchymateux primitif l.m. (obs.)
primary mesenchymal sarcoma
Tumeur maligne rare dont l'aspect histologique se rapproche de l'histiocytosarcome primitif, comprenant un infiltrat monomorphe très immature composé de grandes cellules sans limites cellulaires visibles et à noyau ovalaire et pâle.
M. Borst, anatomopathologiste allemand (1902)
Étym. gr sarx : chair
Syn. sarcome immature de Borst (obs.)
sinus urogénital primitif l.f.
sinus urogenitalis primitivus (TA)
primitive urogenital sinus
Partie ventrale du cloaque en cours de division.
stroma cornéen primitif l.m.
primary corneal stroma
Stroma cornéen primitif situé entre l'ectoblaste et la vésicule cristallinienne, qui persiste jusqu'à la sixième semaine de la vie embryonnaire.
Ce stroma primitif, acellulaire et formé de fibres collagènes, est envahi secondairement par des cellules d'origine péricupulaires qui forment progressivement le stroma embryonnaire, puis le stroma adulte, vers le septième mois. Les fibres collagènes du stroma primitif se condensent vers le quatrième mois sur la face postérieure de la membrane basale de l'épithélium et forment la membrane de Bowman.
W. Bowman, Sir, anatomiste et ophtalmologiste britannique (1816-1892)
Syn. mésostroma, membrana prima
[A4, P2]
Édit. 2018
tronc artériel primitif l.m.
primitive arterial trunk
Tronc artériel directement connecté avec le cœur fœtal, d’où se détachent les arcs aortiques, et qui donne naissance à l’aorte et à l’artère pulmonaire.
C’est sa persistance anormale qui correspond à la malformation congénitale appelée tronc artériel commun.
ventricule cardiaque primitif l.m.
primitive ventricle
Une des cinq cavités du tube cardiaque primitif formé entre la 4ème et la 7ème semaine de la vie embryonnaire.
Le ventricule primitif est situé entre l’oreillette primitive et le bulbus cordis. Il est destiné à devenir le ventricule gauche après la double torsion du tube cardiaque, alors que le bulbe cardiaque deviendra le ventricule droit.
[A4]
Édit. 2019
vitré primitif l.m.
primary vitreous
Fibrilles et hyalocytes formés à partir du mésenchyme qui entoure la vésicule optique.
Les cellules mésenchymateuses arrivent dans la cupule optique par la fente fœtale et emplissent la cavité en arrière de la vésicule optique. Dans ce vitré primitif apparaissent des vaisseaux embryonnaires formés de simples tubes endothéliaux qui se ramifient sur la face interne de la cupule
→ corps vitré, vésicule optique
lymphome T cell gamma-delta cutané primitif l.m.
primary cutaneous gamma-delta T-cell lymphoma
Sous-type rare et généralement agressif de lymphome T cutané caractérisé par l'infiltration dans l'épiderme, le derme ou le tissu sous-cutané d'une population clonale de lymphocytes T cytotoxiques matures de phénotype TCR gamma/delta.
Il se manifeste habituellement par des nodules sous-cutanés, des plaques ulcérées ou une tumeur cutanée au niveau des extrémités. Cependant, une atteinte de sites muqueux et extra-nodaux (tels que la cavité nasale, la voie gastro-intestinale ou les poumons) est aussi observée. Les cas associés à une panniculite peuvent se manifester par un syndrome hémophagocytaire (apparition brusque d'une fièvre, une éruption cutanée, une hépatosplénomégalie et une atteinte neurologique). L'infiltration des ganglions lymphatiques, de la rate et de la moelle osseuse est rare, et une résistance à la chimiothérapie multilignée est rapportée.
De rares cas ont évolué favorablement à la suite d'une polychimiothérapie suivie d'une transplantation de cellules souches hématopoïtiques allogéniques.
Marcela V. Maus, médecin américaine (2019)
[F1, J1]
Édit. 2020
cancer broncho-pulmonaire primitif l.m.
primary bronchopulmonary carcinoma, primary bronchopulmonary cancer
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". Ce cancer doit être distingué d’une atteinte métastatique (dite encore secondaire) souvent d’origine digestive. Les cancers broncho-pulmonaires primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers bronchiques non à petites cellules" (CBNPC) et représentent près de 85% des cas), et carcinome à petites cellules. Quelle que soit leur forme histologique, leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique, mais d’autres facteurs peuvent en être en cause : amiante, cannabis, rayons X ou gamma...
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents. En France, son incidence annuelle est de 46 000 cas (67% masculins). Si elle a tendance à diminuer chez l’homme, elle augmente régulièrement chez la femme en raison de son tabagisme. C’est la première cause de mortalité par cancer en France responsable de 33 000 décès annuels. Son évolution, très sévère, est marquée par un développement intra-thoracique et par des métastases (cérébrales, hépatiques, osseuses…).
Son diagnostic et le plus souvent fait devant une symptomatologie broncho-pulmonaire (toux, hémoptysie..) et repose à la suite de l’imagerie sur une biopsie réalisée lors d’une endoscopie.
Les indications thérapeutiques se fondent sur le type histologique précis, essentiellement distinction entre CBNPC et cancers à petites cellules. La classification de l’O.M.S. de 2015, est un guide du traitement et un élément pronostique. Dans les CBNPC, il est idéalement chirurgical complété ou non par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie ; certaines caractéristiques moléculaires, en particulier certaines mutations, observées dans près de la moitié des cas, vont peser sur l’indication des thérapeutiques médicamenteuses, thérapies ciblées entre autres contre l’expression de facteurs de croissance et/ou immunothérapie. Les cancers à petites cellules relèvent surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Le pronostic dépend en très grande partie de l'extension (précisée par la classification TNM), de l'état général et la fonction respiratoire. Il reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans, d’autant que le diagnostic se fait le plus souvent (70% des cas) à un stade évolué lorsque la tumeur n’est plus opérable. Cependant, les thérapies ciblées et/ou l’immunothérapie permettent des rémissions inattendues avant leur utilisation dans certains cas de CBNPC, même évolués. A côté des formes invasives, il existe dans les CBNPC, des formes in situ de bon pronostic.
Syn. cancer bronchique, cancer des bronches, cancer du poumon, carcinome bronchique, carcinome broncho-pumonaire, carcinome pulmonaire
→ adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire in situ, cancer épidermoïde bronchique primitif, classification TNM
[A2, A3, B2, F2, K1, K3]
Édit. 2020
adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif l.m.
bronchial adenocarcinoma
Cancer broncho-pulmonaire primitif différencié de type glandulaire.
C'est l'un des quatre types histologiques fréquents des carcinomes bronchiques. Il représente environ 25 % de cet ensemble en France mais son incidence paraît croissante notamment au Japon et aux États-Unis. Il atteint la femme autant que l'homme et, bien que lié à l'intoxication tabagique, il l'est à un taux moindre que les autres types (environ 70 % de fumeurs ou anciens fumeurs). Macroscopiquement, il se manifeste par une tumeur à développement distal, parenchymateux, plus rarement il s’agit de masses bronchiques proximales. On individualise des formes lépidiques, acineuses, papillaires, micropapillaires, massives avec ou sans formation de mucus et une forme bronchioloalvéolaire. Par l'analyse immuno-histochimique, à l'aide du marqueur TTF1 (Thyroid Transcription Factor 1) exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs, on le différencie des métastases, notamment d'origine digestive, qui ne l’expriment pas à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens. Son traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules quel qu’en soit le sous-type histologiquement. Il est idéalement chirurgical, mais il peut aussi bénéficier de radiothérapie et/ou de chimiothérapie et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapie. Son pronostic reste très réservé. En revanche le pronostic des formes pré-invasives ou à invasion minime, traitées, est excellent.
Étym. Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
Syn. adénocarcinome bronchique
→ cancer broncho-pulmonaire primitif
[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]
Édit. 2020
cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.
squamous lung cancer
Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, peut associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques du génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies. Il dépend de l'extension précisé par la classification TNM, de la fonction respiratoire, de l'état général, des caractéristiques moléculaires. Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère. En revanche, les formes « in situ » ont un excellent pronostic.
Syn. carcinome épidermoïde bronchique
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, cancer in situ
[ A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.
squamous lung cancer
Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général, les caractéristiques moléculaires Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère.
En revanche, les formes « in situ » traitées ont un excellent pronostic.
Syn. carcinome épidermoïde bronchique
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, broncho-pulmonaire in situ
[A2, A3, B2, F2, K1]
Édit. 2020
abcès de l'aréole du sein l.m.
abscess of the nipple
Infection cutanée superficielle de l'aréole du sein, survenant souvent à l'occasion d'un allaitement.
Il est traité par les antibiotiques, et éventuellement incisé.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, O5]
Édit. 2020
abcès du sein l.m.
abscess of the breast
Collection suppurée du tissu mammaire survenant le plus souvent comme une complication de l'allaitement.
Elle évolue en une phase de galactophorite, sensible aux antibiotiques, et une phase d'atteinte lobulaire avec un stade pré-suppuratif et un stade suppuratif dont le traitement est chirurgical.
En dehors de la grossesse, l'abcès du sein peut être révélateur d'un cancer.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, F2, O5]
Édit. 2020
abcès lymphangitique du sein l.m.
lymphangitic abscess of the breast
Suppuration localisée succédant à une lymphangite profonde du sein.
Le traitement antibiotique n'évite pas toujours le drainage chirurgical.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
Syn. abcès prémammaire
[D1, O5]
Édit. 2020
adénofibrome du sein l.m.
breast adenofibroma
Tumeur bénigne extrêmement fréquente du sein, avec une double prolifération épithéliale et lobulaire.
Les structures épithéliales peuvent subir les mêmes transformations qu'une hyperplasie banale. Il est donc possible d'observer des cancers en périphérie d'adénofibromes et par conséquent prudent d'en pratiquer l'exérèse chirurgicale et l'examen histologique après l'âge de 30 ans.
Étym. gr. adên : glande ; lat. fibra : fibre ; ome : tumeur
[A3,F5,O5]
Édit. 2017
adénome du sein l.m.
breast adenoma
Tumeur bénigne, encapsulée, du sein avec un contingent uniquement papillaire.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,O5]
Édit. 2017
adénose du sein l.f.
adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, adénomateuse du lobule mammaire.
Elle est à différencier de l'hyperplasie lobulaire simple des ductules des lobules mammaires.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,O5]
Édit. 2017
adénose fibrosante du sein l.f.
fibro-adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui enserre le lobule mammaire.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
Syn. adénose sclérosante du sein
[F5,O5 ]
Édit. 2017
adénose sclérosante du sein l.f.
sclero-adenosis of the breast
[F5,O5]
Édit. 2017
adénose sclérosante à forme pseudo-infiltrante du sein l.f.
pseudo-infiltrative sclero-adenosis of the breast
Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui étrangle le lobule mammaire et réalise un aspect pseudo-tumoral clinique et radiologique, démenti par la biopsie chirurgicale.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,O5 ]
Édit. 2017
adiponécrose du sein l.f.
cyto-steato-necrosis of the breast
Nécrose du tissu adipeux mammaire survenant après un traumatisme ou une intervention, pouvant cliniquement simuler un cancer.
Étym. lat. adeps : graisse ; gr. nekros : mort
Syn. cytostéatonécrose mammaire
[A3,O5]
Édit. 2017
aréole du sein l.f.
bout de sein l.m.
nipple's cap
Cupule en verre munie d'une tétine en caoutchouc protégeant le mamelon en cas de crevasse.
S'interposant entre le mamelon et la bouche du nouveau-né, il permet la poursuite de l'allaitement maternel.
Édit. 2017
cancer aigu du sein l.m.
acute breast cancer
Tumeur maligne diffuse inflammatoire, envahissant rapidement la totalité de la glande mammaire, souvent en période d’allaitement.
Syn. mastite carcinomateuse, cancer inflammatoire du sein
[F2, O5]
Édit. 2020