cancer bronchiolo-alvéolaire l.m.
alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale développée aux confins des bronchioles et des alvéoles.
C'est un sous-type rare (3% des cancers broncho-pulmonaires dans sa forme pure) des adénocarcinomes broncho-pulmonaires primitifs dans la classification O.M.S.de 1999, mais il existe un continuum anatomoclinique avec les adénocarcinomes mixtes comportant une composante bronchiolo-alvéolaire, beaucoup plus fréquents. Il est défini comme une prolifération tumorale de cellules mucineuses ou non mucineuses (pneumocytes de type II ou cellules de Clara) se développant à la surface des alvéoles, sans réaction stromale ni infiltration des parois inter-alvéolaires. Il touche plus souvent la femme non fumeuse. L'expression radiologique la plus fréquente est celle d'un nodule périphérique unique en verre dépoli. Plus rarement, sont observées des formes pneumoniques ou des nodulesmultiples.
Il s’agit d’une tumeur a priori de bon pronostic, puisque sans pouvoir métastasiant. Les formes de type mucineux peuvent toutefois diffuser par voie alvéolaire et sont souvent multifocales. Leur chimiorésistance classique est remise en cause et elles pourraient bénéficier des inhibiteurs de la tyrosine-kinase de l’EGFR ("Epidermal Growth Factor Receptor").
M. Clara, anatomopathologiste allemand (1937)
Syn. carcinome bronchiolo-alvéolaire
→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique, cellule de Clara
[F2,K1]
capillaire alvéolaire l.m.
vas capillare
alveolar capillary
Vaisseau sanguin pulmonaire le plus élémentaire naissant des artérioles pulmonaires terminales, non musculaire et organisé en un immense réseau.
Un capillaire a rarement plus de 8 µm de diamètre. La barrière entre l'air et le sang est très mince (0,2µm), c'est la membrane alvéolo-capillaire, au niveau de laquelle se font les échanges d'oxygène et de gaz carbonique entre le sang et l'air.
Étym. lat. capillarus : cheveu
[A1,K1,K4]
Édit. 2015
carcinome bronchiolo-alvéolaire l.m.
alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma
Syn. cancer bronchiolo-alvéolaire
→ cancer des bronches, cancer bronchiolo-alvéolaire
[F2,K1]
carcinome bronchio-alvéolaire lépidique l.m.
Forme anatomo-clinique d’adénocarcinome bronchiolo-alvéolaire d'architecture lépidique pure, caractérisée par le recouvrement de parois alvéolaires normales ou discrètement épaissies par des cellules tumorales en couches unicellulaires.
Cette structure lépidique respecte l'architecture vasculaire et élastique normale propre à la paroi alvéolaire. Elle correspond à une tumeur non invasive, extrêmement rare (moins de 3 % des adénocarcinomes).
Étym. gr. lepidos : écaille
[F2,K1]
cellule alvéolaire l.f.
pneumocyte
[A2,K1]
comblement alvéolaire (syndrome de) l.m.
alveolar filling
Ensemble des signes radiologiques indiquant une atteinte des espaces aériens distaux au cœur du lobule pulmonaire secondaire.
Les lumières alvéolaires sont comblées selon les cas par du liquide, des cellules ou une substance amorphe, en remplacement de l’air qui est résorbé.
Bien que la pneumonie soit la première étiologie à évoquer devant un syndrome alvéolaire, une origine maligne reste possible d’où l’intérêt de pousser les investigations diagnostiques.
[B2,K1]
Édit. 2020
cul-de-sac alvéolaire l.m.
[A2]
échinococcose alvéolaire l.f.
alveolar echinococcosis
Parasitose presque toujours hépatique provoquée par la larve d’un petit ténia, Echinococcus multilocularis, parasite de l’intestin de carnivores sauvages (renards …) à l’état adulte et dont les larves se développent normalement chez différents rongeurs sauvages.
Jadis surtout observée en Bavière et au Tyrol, l’échinococcose alvéolaire est assez peu fréquente en France, où elle existait surtout en Franche-Comté et en Savoie. En fait, la carte de répartition actuelle montre que sa présence est beaucoup plus étendue, intéressant aussi bien l’ouest que le sud de la zone d’endémie connue. Certaines régions de la Chine occidentale et d’Asie centrale sont particulièrement touchées. La contamination humaine résulte de l’ingestion de fruits ou de baies sauvages (myrtilles) souillées par les déjections de renards parasités ou de la manipulation de dépouilles de ceux-ci (chasseurs, trappeurs). Les populations à risque, outre les personnes en contact avec les renards, sont les propriétaires de chiens et les fermiers.
Après une période asymptomatique de plus de 10 ans, le parasite colonise principalement le foie et forme de minuscules vésicules à croissance lente comparables à une éponge. A mesure que la lésion s'étend, la partie centrale peut se nécroser et prendre l'apparence d'un pseudo-kyste. Des calcifications sont fréquemment observées.
Les signes cliniques incluent une douleur épigastrique et un ictère pouvant être suivies d'une fièvre, d'une anémie et d'une perte de poids. Le tableau clinique peut évoquer un cancer du foie. La colonisation des voies biliaires entraîne une angiocholite, une hypertension portale et une cirrhose biliaire. La maladie peut progresser vers la cirrhose après une longue période de latence.
Les greffes parasitaires à distance concernent le poumon, le cerveau, les os, la rate. La première manifestation de la maladie est très rarement extra-hépatique.
Le diagnostic repose sur l’imagerie et la détection d’anticorps spécifiques. L’association de lésions solides et kystiques avec un amas de petites vésicules au stade précoce de la maladie sont évocatrices. Les aspects fibrosant et infiltrant sont également caractéristiques de l’affection. La cholangio-IRM est l’examen de choix pour apprécier l’infiltration hilaire. Les calcifications très fréquentes sont bien mises en évidence par le scanner. Les anticorps spécifiques sont détectés par ELISA ou par immunochromatographie.
La chirurgie radicale avec résection complète des lésions est le traitement de choix lorsqu’elle est possible. Elle doit être suivie par un traitement antiparasitaire de longue durée par albendazole. Mais seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier de cette chirurgie en raison de l’infiltration extensive des lésions. D’autres traitements sont à discuter un traitement interventionnel non chirurgical, une allo-transplantation mais avec le risque de récidive de la maladie favorisée par le traitement immunosuppresseur. Récemment a été proposée une résection in vivo des lésions hépatiques suivie par une auto-transplantation du foie résiduel sain mais avec une mortalité élevée, qui a néanmoins l’avantage de ne pas nécessiter de traitement immunosuppresseur. A côté de l’Albendazole, utilisé depuis 40 ans, mais dont l’efficacité est seulement parasitostatique et non parasitocide, de nombreuses molécules sont à l’étude.
Syn. ancienne : échinococcose bavaro-tyrolienne
→ Echinococcus multilocularis, angiocholite, hypertension portale, cirrhose hépatique, albendazole
[D1, D2, L1]
Édit. 2019
espace alvéolaire pulmonaire l.m.
alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.
→ air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire
[K1,C2]
Édit. 2018
foramen alvéolaire du corps de l'os maxillaire l.m.
foramen alveolaria corporis maxillae (TA)
alveolar foramen
Orifice situé sur la face infratemporale pour le passage des nerfs et vaisseaux des molaires.
Étym. lat. foramen : trou
[A1]
Édit. 2018
hyperventilation alvéolaire l.f.
alveolar hyperventilation
Ventilation alvéolaire supérieure à celle nécessaire pour assurer les besoins métaboliques.
L'hyperventilation peut avoir comme conséquence une hypocapnémie et une alcalose.
Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine d'une hyperventilation alvéolaire, le plus fréquent étant l'hyperventilation réflexe lors d'un stress, telle une prise de sang. Il peut aussi s'agir de la réponse à une hypoxémie ou à une hypercapnémie.
L'hyperventilation, par l'hypocapnie qu'elle entraine, peut aboutir à une perte de conscience, liée à une vasoconstriction artériolaire cérébrale avec une diminution du débit sanguin cérébral due à l'hypocapnie.
hyperventilation alvéolaire et psychisme l.f.
alveolar hyperventilation and psychism
Augmentation du débit ventilatoire alvéolaire se traduisant par une hypocapnie avec chute du taux de l'anhydride carbonique dans le sang (PCO2) et alcalose respiratoire (ou alcalose gazeuse).
Le rôle de l'hyperventilation dans le déclenchement de l'anxiété, de manifestations phobiques et surtout d'attaques de panique reste discuté, malgré les très nombreuses études effectuées.
Ainsi, pour certains auteurs, sur un fond de personnalité prédisposée, en particulier chez l'hystérique, l'anxiété peut s'accompagner d'une hyperventilation. S'y associent souvent des paresthésies et une tétanie. peut-être liées à une hypocalcémie en rapport avec l'alcalose respiratoire. Celles-ci contribueraient à maintenir l'état anxieux, donc l'hyperpnée, malgré le déclin de la PACO2 (PCO2 alvéolaire). Plus généralement, sera rappelée la relative fréquence des dyspnées, voire des blocpnées, dans un contexte névrotique.
On a parlé également de "phobie intéroceptive", liée aux sensations internes provoquées par l'hyperventilation et à leur interprétation dramatique. Une causalité circulaire complexe est, en fait, vraisemblable.
hypoventilation alvéolaire l.f.
Ventilation alvéolaire insuffisante par rapport aux besoins métaboliques.
L'hypoventilation alvéolaire s'accompagne d'une hypoxémie et d'une hypercapnie, entrainant une acidose respiratoire. Elle est généralement secondaire à une maladie respiratoire, ou neuromusculaire, à une myopathie ; mais elle peut être primitive (malédiction d'Ondine).
Étym. Selon la légende la nymphe Ondine, pour punir son mari, simple mortel, lui ôta la possibilité de respirer.
limbe alvéolaire rétro-dentaire l.m.
lipoprotéinose alvéolaire l.f.
alveolar lipoproteinosis
macrophage alvéolaire l.m.
alveolar macrophage
Macrophage intra-alvéolaire après sa migration depuis le tissu interstitiel pulmonaire, c’est-à-dire la paroi alvéolaire, vers le revêtement alvéolaire, pour devenir ensuite libre dans la cavité alvéolaire.
Il est reconnaissable à son contenu en corps denses ou lysosomes
Étym. gr. macros : grand ; phagos : mangeur
microlithiase alvéolaire pulmonaire l.f.
pulmonary alveolar microlithiasis
Maladie caractérisée anatomiquement par la présence dans les alvéoles des deux poumons de petits calculs de 100 à 200 μm, formés d'une mucoprotéine surchargée de calcium (calcosphérites).
Affection rare, familiale dans 35% des cas, de cause inconnue.
L'image radiologique est pathognomonique, faite d'une miliaire pulmonaire diffuse, très fine, de densité minérale, prédominant dans les régions hilaires et aux bases, soulignant la bordure pleurale et les scissures.
Longtemps cliniquement latente, la maladie s'aggrave progressivement, entraînant une insuffisance ventilatoire restrictive qui aboutit à l'insuffisance respiratoire, au cœur pulmonaire chronique et à la mort.
Étym. gr. mikros : petit ; lithos : pierre
nerf alvéolaire inférieur l.m.
nervus alveolaris inferior (TA)
inferior alveolar nerve
Branche du tronc postérieur du nerf mandibulaire.
Ce nerf traverse la fosse ptérygo-maxillaire et atteint l’origine du canal mandibulaire surplombé par la lingula mandibulaire. Il donne le nerf mylo-hyoïdien et, devenu purement sensitif, il pénètre dans le canal mandibulaire. Il participe au plexus dentaire inférieur qui donne des rameaux dentaires inférieurs destinés aux racines des dents molaires et prémolaires, un rameau dit nerf incisif pour les racines de la dent canine et des deux dents incisives, des rameaux gingivaux inférieurs, et le nerf mentonnier qui émerge de la mandibule par le foramen mental et se distribue par de nombreux rameaux à la lèvre inférieure et au menton. Dans un tiers des cas environ, la division du nerf dentaire inférieur est plus précoce et se fait en nerf dental fournissant tous les rameaux dentaires et en nerf mentonnier. Le nerf alvéolaire inférieur s’anastomose avec le nerf lingual.
Syn. anc. nerf dentaire inférieur
partie alvéolaire de la mandibule l.f.
pars alveolaris mandibulae (TA)
alveolar part of mandible
Bord supérieur du corps de la mandibule creusé des alvéoles dentaires qui forment, dans leur ensemble, l’arc alvéolaire de la mandibule.
pneumonie alvéolaire l.f.
point alvéolaire inférieur l.m.
inferior alveolar point
Point médian situé sur la partie antérieure du bord alvéolaire de la mandibule.
point alvéolaire supérieur l.m.
superior alveolar point
Point de rencontre de la partie antérieure du bord alvéolaire du maxillaire avec la suture interma
Syn. prosthion
processus alvéolaire du maxillaire l.m.
processus alveolaris maxillae (TA)
alveolar process of maxilla
Bord inférieur du maxillaire, concave en dedans et en arrière, qui forme avec celui du côté opposé une arcade à concavité postérieure.
Il est creusé de cavités appelées alvéoles où s’implantent les racines des dents.
protéinose alvéolaire l.f.
alveolar proteinosis
Lésion pulmonaire dans laquelle les cavités alvéolaires sont remplies d’un matériel protéinique amorphe éosinophile, riche en lipides, et contenant des cellules spumeuses et des cristaux de cholestérol : alvéolite lipoprotéique.
Elle est généralement considérée comme la manifestation d’un trouble de la production du surfactant en relation avec l’inhalation de poussières, de vapeurs, de gaz, ou de fumée de tabac.
Cette maladie est due à des mutations de la chaîne commune bêta-c (CDw131) des récepteurs d’Il-3, Il-5 et GM-CSF. Les mêmes lésions peuvent être observées au cours de leucémies myéloïdes aigües lorsque le clone mali n’exprime pas bêta-c et chez les souris déficientes en GM-CSF ou en chaînes bêta-c.
protéinose alvéolaire pulmonaire l.f.
pulmonary alveolar proteinosis
Affection rare, de cause inconnue, exclusivement limitée au parenchyme pulmo
La maladie peut se voir à tous les âges, y compris chez l'enfant, mais se voit surtout chez l'adulte entre 20 et 50 ans, le plus souvent de sexe masculin. Elle a été décrite assez fréquemment en association avec certaines hémopathies malignes.
Elle s'exprime cliniquement par la toux, la dysp
Le traitement le plus actif semble être le lavage pulmonaire qu'il faut répéter périodiquement.