dermite lichénoïde du toboggan l.f.
frictional lichenoid eruption in children
Eruption de papules lichénoïdes siégeant sur les coudes, les genoux, les faces dorsales des doigts, plus rarement sur la poitrine et le dos, survenant le plus souvent chez l'enfant, plutôt les garçons que les filles, au décours de frottements répétés sur des surfaces rugueuses, particulièrement lors de glissades sur des toboggans.
Variante de la "frictional lichenoid eruption in children" de M. Waisman et R. Sutto
A. Dupré, dermatologiste français (1974) ; M. Waisman, dermatologiste américain (1966)
dermite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot-Blum l.f.
Gougerot-Blum’s purpuric and pigmented lichenoïd dermatitis
H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et P. Blum, dermatologistes français (1925)
dermite livédoïde de Nicolau l.f.
Nicolau's syndrome
Lésion cutanée généralement fessière causée par l'injection intraartérielle accidentelle, le plus souvent lors d'une piqure intramusculaire, d'un produit insoluble, caractérisée par une douleur très vive, parfois syncopale, et par l'apparition d'un livedo, souvent suivi d'une nécrose cutanée nécessitant une excision chirurgicale.
S. G. Nicolau dermatologiste roumain (1925)
Étym. gr. derma : peau ; lat. livedo : tache bleue
dermite médiothoracique de Brocq l.f.
Brocq’s dermatitis médiothoracique
Localisation thoracique, antérieure et postérieure de la dermite séborrhéique.
L. Brocq, dermatologiste français (1896)
dermite ocre des membres inférieurs l.f.
ochre dermatitis of lower limbs
→ angiodermite purpurique et pigmentée
dermite ortho-ergique l.f.
dermatitis orthoergique
dermite périorale l.f.
perioral dermatitis
dermite pigmentaire en breloque l.f.
pigmentary dermatitis in bracelet charm
dermite professionnelle l.f.
professional dermatitis
dermite séborrhéique l.f.
seborrheic dermatitis
Affection cutanée fréquente, généralement peu prurigineuse, récidivante, caractérisée par des plaques érythémateuses et une desquamation jaunâtre un peu grasse (d'où le qualificatif erroné de "séborrhéique") siégeant dans des territoires cutanés riches en glandes sébacées : sourcils, plis nasogéniens, cuir chevelu, région médiothoracique.
Son étiologie est inconnue mais on pense que la prolifération de levures, telle que Pityrosporon ovale et diverses espèces de Malassezia (M. restricta, M. globosa, M. sympodialis, M. furfur) joue un rôle important. Le traitement, purement local, fait en général appel à des antifongiques.
Chez le nourrisson, elle survient généralement dans le premier mois de la vie et se localise surtout au cuir chevelu et aux fesses.
La dermite séborrhéique infantile, qui correspond à la maladie de Leiner-Moussous, est une dermatose érythématosquameuse du nourrisson, atteignant surtout le siège, les grands plis et le cuir chevelu qui peut être recouvert de squames épaisses, débordant sur le front, réalisant un véritable "casque séborrhéique". Cette dermite peut se généraliser et réaliser une érythrodermie.
C. Leiner, pédiatre autrichien (1908) ; A. Moussous, pédiatre français (1857-1926)
Syn. dermatite séborrhéique, eczéma séborrhéique de Unna, 1887 (obs.), séborrhéide (obs.)
érysipélatoïde (dermite) l.f.
erysipelas like dermatitis
Dermo-épidermite streptococcique n'ayant pas tous les caractères d'un érysipèle puisque manquent la fièvre et le bourrelet périphérique, mais, en fait, plus fréquente que l'érysipèle typique.
[J1,D1]
Édit. 2018
Nicolau (dermite livédoïde de) l.f.
S. G. Nicolau dermatologiste roumain (1925)
→ dermite livédoïde de Nicolau
Oppenheim (dermite des prés d') l.f.
Oppenheim's meadow dermatitis
M. Oppenheim, dermatologiste autrichien (1876-1949)
Édit. 2017
rouget du porc (dermite du) l.f.
Sévestre et Jacquet (dermite fessière syphiloïde de) l.f.
L. Sévestre et L. Jacquet, pédiatres français (1887)
toboggans (dermite lichénoïde des) l.f.
→ dermite lichénoïde des toboggans
Brocq (dermite polymorphe récidivante de la grossesse de) n.f.
Brocq (1891)
Syn. herpes gestationis
[ J1, O3]
Édit. 2018
allergie n.f.
allergy
Ensemble des symptômes ou maladies créées par l'activation des mécanismes d'hypersensibilité.
Amplification des réactions d'un organisme sensibilisé antérieurement par une substance.
La substance à laquelle l’organisme a été antérieurement sensibilisé, génératrice de l’allergie est appelée allergène.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie à la chaleur l.f.
heat allergy
Type d'allergie qui est une des formes les plus fréquentes de l'hypersensibilité aux agents physiques.
La chaleur peut être responsable d'urticaire généralisée ou d'éruptions localisées. L'effort physique, la transpiration se combinent à la chaleur elle-même, parfois aussi à la prise simultanée d'un aliment déterminé.
Dénomination impropre.
[F3,N1,J1]
Édit. 2017
allergie à la poussière de maison l.f.
house dust allergy
Ensemble des réactions d'hypersensibilité des voies aériennes (rhinite, asthme survenant lors de l'inhalation de poussière de maison chez des sujets atopiques sensibilisés.
Il s'agit de réactions d'hypersensibilité immédiate (type I). Ces troubles (rhinite, asthme) sont souvent provoqués par des allergènes produits par des acariens détriticoles comme Dermatophagoides pteronyssimus, mais d’autres sources d’allergènes peuvent intervenir : poils d’animaux domestiques (chats en particulier), débris d’insectes, moisissures, grains de pollen.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie alimentaire à la banane l.f.
food allergy to banana
Allergie due à une fraction allergénique contenue dans la banane, détruite par le chauffage.
Des IgE spécifiques antibananes ont pu être mis en évidence. L'allergie à la banane peut être rencontrée chez des sujets allergiques au latex.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie alimentaire à l'œuf l.f.
hen egg allergy
Allergie à l’un des éléments constitutifs de l’œuf, essentiellement à l’ovalbumine du blanc d'œuf, un antigène majeur partiellement dénaturé par le chauffage.
Elle constitue la plus fréquente des allergies de l’enfant de moins de 3 ans, toucherait 1-2% des enfants d’âge préscolaire, commence à disparaître dans plus de la moitié des cas entre 3 à 5 ans, mais peut persister au-delà et jusqu’à l’âge adulte. Elle se manifeste surtout sous forme d’une dermatite eczémateuse ou urticarienne, parfois de troubles digestifs, d’œdème de Quincke voire d’un choc anaphylactique ; des signes respiratoires (rhinite, asthme) sont possibles, particulièrement chez les enfants plus âgés.
L’ovalbumine (186 aminoacides) qui constitue 64% du blanc de l’œuf est la protéine la plus fréquemment en cause, mais d’autres protéines du blanc (ovomucoïde...) et même du jaune, peuvent expliquer l’allergie. Celle-ci est ordinairement croisée entre œuf de poule et œuf de caille mais non avec l’œuf de cane. La tolérance de l’œuf cuit est possible. Des tests cutanés et les dosages d’IgE spécifiques peuvent être utiles au diagnostic et l’évaluation pronostique lors de l’évolution.
Il n’y a plus de contre-indication aux vaccinations courantes (rougeole, oreillons, rubéole..) du fait de l’éviction des protéines de l’œuf dans la préparation des vaccins, au moins en France. En principe l’œuf de poule doit être exclu de l’alimentation, en sachant qu’il est présent dans de nombreuses préparations alimentaires industrielles (la mention en est obligatoire sur les emballages). En milieu spécialisé et sous surveillance existent des possibilités d’immunothérapie par voie orale.
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie à l'iode l.f.
iodine allergy
C'est un mauvais terme, car en tant que telle, l'allergie à l'iode n'existe pas.
Il y a souvent confusion entre l'allergie aux fruits de mer (à certaines protéines des crustacés), l'allergie aux antiseptiques cutanés (à la polyvidone de la bétadine) et l'allergie aux complexes moléculaires qui accompagnent les molécules iodées des produits de contraste radiologiques, donc qui dépendent du type de ceux-ci. Ces trois phénomènes ont des déterminismes différents et il n'y a pas d'allergie croisée entre eux.
S'il n'y a pas d'allergie à l'iode, il existe en revanche une allergie aux produits de contraste iodés qui peut survenir avec tous les produits de contraste, même après une prémédication, même en cas de première injection ou, inversement, même en cas de nième injection sans problème antérieur.
Ces réactions d'hypersensibilité peuvent être immédiates, soit de nature allergique (IgE dépendante, par le biais d'une libération d'histamine et de tryptase par les basophiles et les mastocytes), soit de nature non allergique (non IgE dépendante), ou être retardées (par un mécanisme cellulaire).
Les réactions immédiates surviennent dans la minute ou les minutes qui suivent une injection intravasculaire, beaucoup plus rarement une injection locale. Elles peuvent être :
- bénignes (5% des cas : nausée, vomissement, éternuement, toux, vertige, prurit, urticaire localisé, angoisse, céphalée...) ne nécessitant pas de traitement particulier.
- modérées (0,5% des cas : urticaire géant, vomissements répétés, palpitations, dyspnée, douleurs thoracique ou abdominale, céphalées sévères, oedème laryngé, crise d'asthme), nécessitant un traitement ambulatoire.
- graves (0,05% des cas : oedème laryngé obstructif, hypotension prolongée, infarctus, troubles du rythme, arrêt cardiaque, oedème pulmonaire aigü, convulsions...), nécessitant une prise en charge en réanimation.
- voire létales (0,0005% = 1/200.000 cas).
Après une réaction d'hypersensibilité à un produit de contraste iodé, des dosages répétés d'histamine et de tryptase doivent être réalisés, ainsi que des tests cutanés (après quelques semaines à mois) pour essayer de faire le diagnostic de la nature allergique on non de l'incident, dans un but pronostique au cas où une autre injection serait nécessaire.
- Si celui-ci est reconnu comme non allergique (les plus fréquents, en général moins graves, non spécifiques d'un produit de contraste iodé particulier, avec une tryptase non augmentée, une histamine subnormale), on pourra utiliser une prémédication anti-H1.
- S'il est reconnu comme de nature allergique (potentiellemnt plus sévère), il y a une très forte probabilité de récurrence, en plus sévère, si le même produit de contraste iodé est utilisé : il convient donc de le bannir définitivement. La prémédicatio est inutile, mais l'injection d'un produit de contraste iodé différent sera éventuellement possible.
[F3,G3, G4 ,B2 ]
Édit. 2020
allergie au chrome l.f.
Allergie aux sels de chrome et au métal lui-même qui détermine une réaction de contact de type eczémateux.
Le ciment est la source principale de sensibilisation au chrome. Autres sources possibles : le jaune de chrome (colorant jaune, rouge ou vert), les allumettes, les sels de chrome utilisés dans les opérations de dégraissage métallique et dans le mélange sulfochromique destiné au nettoyage de la verrerie de laboratoire, les chromates présents dans les cendres de bois, etc. (Tableau des maladies professionnelles n°11bis et 37 bis).
[E2,F3,N1]
Édit. 2017
allergie au coton l.f.
[N1]
Édit. 2017