allergie au pollen l.f.
pollen hypersensitivity
Hypersensibilité immédiate (de type I) observée le plus souvent chez les sujets atopiques après inhalation de certains pollens.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie bronchique l.f.
bronchial allergy
Allergie se traduisant par de l'asthme, état dyspnéique fait de paroxysmes de sibilances, de dyspnée bronchique spontanée.
Il existe aussi des quintes de toux allergique à caractère nocturne dominant accompagnées de sibilances. L'allergie bronchique entraîne des phénomènes inflammatoires. Dans l'asthme allergique, les sympathomimétiques calment fort bien le spasme bronchique accompagné de dyspnée mais la cortisone par voie générale, locale ou en aérosol, est plus efficace contre les phénomènes inflammatoires.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,K1]
Édit. 2017
allergie cutanée l.f.
skin allergy
Phénomènes allergiques de types très divers pouvant toucher la peau.
Tous les mécanismes allergologiques peuvent être observés ici : allergie immédiate à IgE, allergie de type III, allergie de type IV à médiation lymphocytaire. Les phénomènes peuvent être aigus, momentanés et réversibles à type d'urticaire ou d'œdème de Quincke, ou être au contraire d'évolution lente et durable comme le sont en particulier tous les eczémas.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de), allergie cutanée et psychisme
[F3,J1]
Édit. 2018
allergie cutanée et psychisme
cutaneous allergy and psychism
Relation de cause à effet supposée entre la seule notion d'une tension anxieuse ou d'une situation difficile, avec une dermite allergique : urticaire, œdème de Quincke, angéites leucocytoclasiques apparentées au phénomène d'Arthus ou eczéma de contact.
Certains auteurs estiment que la tentation d'une recherche de facteurs psychiques est liée à notre ignorance étiologique, qui concerne par ex. 30 à 80% des cas d'urticaire ou d'œdème de Quincke.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de), allergie cutanée
[F3,H4,J1]
Édit. 2018
allergie de contact l.f.
contact hypersensitivity
Variété d'hypersensibilité retardée secondaire à l'application sur la peau de substances qui, chez certaines personnes, se révèlent allergisantes, par ex. chrome, nickel, caoutchouc, etc., et dont l'expression clinique est un eczéma.
Certaines allergies de contact, par ex. la dermite du ciment, sont à l'origine de dermatoses professionnelles. L'allergie de contact met en jeu les cellules de Langerhans de l'épiderme et les lymphocytes T.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,J1]
Édit. 2017
allergie de contact au ciment l.f.
cement allergy
Allergie fréquente chez les maçons, particulièrement les eczémas des mains, due le plus souvent à une allergie de contact au bichromate du ciment.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[N1]
Édit. 2017
allergie digestive l.f.
digestive allergy
Ensemble de symptômes digestifs aigus ou chroniques, en rapport avec un état d'hypersensibilité à un antigène quelle qu'en soit la nature (alimentaire, infectieuse, médicamenteuse) ou le mode d'introduction.
Différents types d'hypersensibilité (immédiate, semi-retardée ou retardée) peuvent être en cause et sont souvent intriqués pour le même syndrome. L'allergie et l'intolérance sont différentes : l'allergie fait appel obligatoirement à un mécanisme immunologique alors que l'intolérance comporte d'autres réactions possibles.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,L1]
Édit. 2018
allergie humorale l.f.
humoral allergy
Type d'allergie où les anticorps sont en circulation dans les humeurs.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie nasale l.f.
nasal allergy
Allergie qui participe à tous les caractères généraux de l'allergie respiratoire, c'est-à-dire unité de lieu, de temps très souvent observée dans ces phénomènes explosifs : prurit nasal, éternuements.
Les phénomènes oculaires accompagnent fréquemment le phénomène nasal, particulièrement au cours des pollinoses. L'atteinte nasale est souvent rhino-sinusienne, ce qui est un facteur de durée plus grande de l'infection. Toute rhinite allergique qui dure doit entraîner une exploration endoscopique, radiographique et scanographique des sinus.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3 ,P1,P2]
Édit. 2017
allergie naso-sinusienne l.f.
nasosinusal allergy
Hypersensibilité de la muqueuse naso-sinusienne liée généralement à des anticorps de type IgE.
La rhinite allergique en est la manifestation la plus fréquente, caractérisée par l’association : éternuements, obstruction nasale et rhinorrhée. Dans la rhinite saisonnière, l’étiologie est avant tout pollinique. La rhinite perannuelle est le plus souvent due aux acariens. La sinusite allergique aspergillaire est controversée.
L’allergie naso-sinusienne survient chez l’adulte jeune, elle entraîne des lésions sinusiennes diffuses, elle est parfois associée à un asthme ou à une polypose ou à l’association des deux.
→ rhinite allergique, obstruction nasale, rhinorrhée, éternuement, pollen, acarien, sinusite, aspergillose sinusienne, asthme, polypose naso-sinusienne ,Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,P1]
Édit. 2017
allergie oculaire l.f.
ocular allergy
L'œil, directement exposé aux différents agents pathogènes présents dans l'environnement, est un modèle intéressant d'observation directe des phénomènes cliniques et des réactions immuno-allergiques, spontanées, ou provoquées.
Une réponse allergique, même faible, peut avoir de graves conséquences sur la fonction visuelle. Différentes tuniques de l'œil et les tissus qu'elles contiennent peuvent être affectées séparément : surtout la paupière, la conjonctive, l'uvée.
La rétine peut être la cible de nombreux processus immunologiques. Le réseau vasculaire rétinien peut être facilement observé, ce qui est précieux au cours de l'évolution de maladies immunologiques à tropisme vasculaire.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,P2]
Édit. 2017
allergie tissulaire l.f.
tissular allergy
Type d'allergie où les anticorps sont uniquement fixés sur tel ou tel tissu.
[F3 ]
Édit. 2017
froid (allergie au) l.f.
cold allergy
Dénomination impropre à propos de manifestations apparentées à des crises d'urticaire pouvant apparaître lors de l'exposition au froid
L'éruption survient particulièrement au niveau des parties découvertes.
Les grandes poussées peuvent s'accompagner de troubles généraux : céphalées, frissons, dyspnée. Les muqueuses peuvent participer au phénomène lors de l'ingestion de boissons glacées.
On peut parfois clairement faire apparaître le prurit et l'œdème par application locale d'un peu de glace. Le transfert passif par le sérum est positif dans la moitié des cas. Une désensibilisation par accoutumance au froid est parfois possible. Le syndrome est souvent labile sans aucun traitement.
L'hydrocution, phénomène en général grave, peut avoir été précédée par des incidents isolés d'urticaire au froid.
→ chaleur (allergie à la), urticaire au froid
[F3, N1]
Édit. 2019
insuline (allergie à l') l.f.
insulin allergy
Au début de l'utilisation du traitement insulinique, accident allergique observé avec une grande fréquence : soit incident local à type d'œdème et d'urticaire autour du point d'injection, soit accident général à type de choc.
Ces incidents se sont raréfiés grâce à l'utilisation d'insuline purifiée, puis actuellement à celle d'insuline biosynthétique.
Étym. lat. insula : île
lait de vache (allergie au) l.f.
cow's milk allergy
Ensemble de troubles cliniques allergiques à type soit respiratoire (coryza et asthme bronchique), soit digestif (gastralgies, vomissements, diarrhées), soit cutané (eczéma, urticaire), soit général pouvant aller jusqu'au choc allergique aigu.
Le lait de vache contient des protéines dont les 4/5 sont représentés par des caséines. L'antigène majeur est la bêta-actoglobuline. Le chauffage diminue le pouvoir allergisant du lait. On peut désensibiliser par l'administration de doses croissantes per os.
→ allergie, allergie alimentaire
latex (allergie au) l.f.
latex allergy
Allergie aux protéines thermostables et hydrosolubles contenues dans la sève d'Hevea brasiliensis, constituant principal du latex.
De nombreux dispositifs médicaux comportent des parties en latex(gants chirurgicaux, sondes d'intubation, masques, tubulures, etc.). En milieu chirurgical notamment, les occasions de contact sont fréquentes et peuvent donner des accidents parfois sévères, en particulier un choc anaphylactique.
On recherche l'allergie au latex par des tests intraépidermiques (prick-tests). Les IgE spécifiques antilatex peuvent être mises en évidence au RAST. En cas d'allergie au latex prouvée, le praticien doit porter des gants en caoutchouc synthétique, par exemple en néoprène.
L'allergie au latex est plus fréquente chez le personnel hospitalier et chez les patients qui ont des contacts répétés avec du latex (p. ex. enfants atteints de spina bifida fréquemment sondés). Il existe une réactivité croisée avec différents végétaux (p. ex. pollen de Ficus) et fruits exotiques (bananes, avocats, kiwi).
Étym. lat. latex : liqueur, sève de plante (Le Peletier, 1706)
→ allergie
persulfate (allergie au) l.f.
persulfate allergy
Allergie aux persulfates utilisés en association avec l'eau oxygénée pour la décoloration des cheveux dans les salons de coiffure et qui peuvent provoquer des crises d'asthme violentes associées à des rhinites et des conjonctivites avec possibilité d'urticaire, d'œdème de Quincke et d'eczéma de contact, notamment aux persulfates d’ammonium et de potassium.
Les tests cutanés sont réalisés avec une grande prudence : solution aqueuse à partir de 0,20% en prick test, avec possibilité de choc après le test. L'allergie figure au tableau n° 66 des maladies professionnelles.
accès aux documents administratifs l.m.
access to the administrative documents
Possibilité donnée à tout citoyen de consulter certains documents administratifs d’intérêt général ou le concernant : qualité des eaux de consommation, plan d’occupation des sols, dossiers fiscaux, etc.
Les documents administratifs liés à une situation d’ordre médical (factures, relevés d’hospitalisation, etc.) ne font pas exception et peuvent être consultés par l’intéressé ; seuls les documents contenant des données et des informations proprement médicales, tels que éléments diagnostiques ou pronostiques, comptes-rendus opératoires, sont communiqués selon des règles particulières.
Étym. lat. accessus : arrivée
[E3]
Édit. 2016
accès aux informations à caractère médical l.m.
acces to medical information
Le droit de toute personne d’obtenir un accès direct à son dossier comportant des informations à caractère médical, concernant uniquement sa santé, est établi par la Loi du 4 mars 2002.
Ces informations, détenues par des professionnels et établissements de santé, sont formalisées ou ont fait l’objet d’échanges écrits entre professionnels de santé (alinéa 1 er de l’article L.1117-7 du Code de la santé publique).
Selon le Décret du 26 décembre 2016, toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non, peut sous certaines conditions, accéder aux données du Système national des données de santé (SNDS), après autorisation de la CNIL.
Le patient peut confier l’accès direct à ces données de santé à un médecin ou à toute personne de son choix, par exemple un avocat, disposant d’un mandat de l’intéressé. S’il s’agit d’un mineur le droit à l’accès des données est confié à la personne ayant l’autorité parentale. Dans le cas d’une tutelle, c’est le tuteur qui exerce le droit d’accès au nom de la personne. Dans le cas d’une curatelle, le patient peut avoir un accès direct aux données le concernant. Si la personne est décédée, les ayants droits peuvent avoir accès aux données, à condition que la personne décédée ne se soit pas de son vivant, opposée à cette communication, que le demandeur ait qualité d’ayant droit et que la demande soit motivée par une ou plusieurs des justifications suivantes : connaitre les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt, faire valoir ses droits. La communication doit être faite au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures. Ce délai est de 2 mois, lorsque le dossier a plus de 5 ans.
Le décret d’autorisation de l’accès aux données du SNDS précise les institutions dotées « d’un accès permanent » et celles bénéficiant d’un accès ponctuel, sur autorisation de la CNIL. Le texte autorise la Caisse nationale des travailleurs salariés à contractualiser avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale) en tant que "coordinateur national d'infrastructures de recherche utilisant des données de santé". Un deuxième décret publié le 28 décembre, fixe "les modalités de demande d'autorisation de traitement de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche, les études et les évaluations dans le domaine de la santé".
→ caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, système national des données de santé
[E3]
Édit. 2018
accès aux soins l.m.
health care accessibility
Faculté, pour une personne ou une population, de pouvoir bénéficier de services de soins : médecins, hôpitaux, etc.
L’accès aux soins peut être entravé par de nombreuses conditions : matérielles (éloignement des lieux de soins), financières (coût des soins), culturelles (ignorance des possibilités de soins offertes aux malades), etc.
Étym. lat. accessus : arrivée, accessibilité
[E3]
Édit. 2016
accommodation aux conditions de vie l.f.
coping
En psychiatrie et en médecine plus généralement, façon dont un sujet fait face à une situation donnée et s'en accommode.
Ex. la perte d'un conjoint demande que le survivant s'accommode à une vie solitaire. Un insuffisant respiratoire ou cardiaque doit accommoder son mode de vie à ses possibilités physiques en tenant compte des limites que lui impose son incapacité. Les asthmatiques doivent savoir mesurer leur débit de pointe afin de régler leur activité physique et leur traitement chaque jour, voire plus souvent.
Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).
[C2,H4,N1]
Édit. 2016
adhésion aux traitements psychotropes l.f.
compliance with psychotropic drugs
→ observance, psychotropes (adhésion aux)
[G5,H3]
Édit. 2017
alcooliques (obligation de soins aux) l.f.
compulsory care of alcoholic persons
[E3,G3,G4]
Édit. 2017
allocation aux adultes handicapés l.f.
grant for disabled adults
Prestation sociale allouée aux personnes reconnues handicapées par Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.).
La commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) a été remplacée par la MDPH.
Instaurée par la loi du 30 juin 1975, financée par l'État et gérée par les caisse d'allocations familiales, elle est subordonnée à des critères médicaux (incapacité permanente, physique, sensorielle ou mentale d'au moins 80% ou mettant le sujet dans l'incapacité de se procurer un emploi), administratifs (sujet âgé de 20 ans ou plus, français ou appartenant à un pays de la CEE ou conventionné à cet égard, résidant en France), et financiers (en deçà d'un certain plafond de ressources, variable selon les situations familiales).
La perception de l'AAH est temporaire (un à cinq ans) mais renouvelable et cumulable, notamment, avec le bénéfice de la tierce personne ou, à partir de 60 ans, avec une allocation supplémentaire du fonds national de solidarité. L'affiliation au régime général de sécurité sociale est obligatoire.
Sigle AAH
→ handicapé, travail des handicapés
[E1,E3]
Édit. 2017
antibiotiques (résistance aux) l.f.
resistance in antibiotics
Inefficacité de l’action des antibiotiques, naturelle (intrinsèque) ou acquise par le patient, sur les bactéries d’une espèce donnée.
Il existe, pour chaque antibiotique, une liste des espèces de bactéries habituellement sensibles, appelée spectre de l’antibiotique. Certaines associations médicamenteuses peuvent élargir le spectre par ex. l'association amoxilline + acide clavulanique ou ticarcilline + acide clavulanique.
L’utilisation des antibiotiques a fait apparaître de nombreuses résistances acquises qui sont la conséquence de modifications de la bactérie portant sur les chromosomes ou sur l’ADN plasmidique. La résistance chromosomique se transmet par filiation aux descendants de la bactérie modifiée. La résistance plasmidique peut, en outre, être transmise par contact à une bactérie d’une espèce différente.
Les modifications acquises portent sur divers processus métaboliques de la bactérie :
- par modification de la structure de la paroi fermant les sites de fixation ou de passage des antibiotiques dans le protoplasme de la bactérie ;
- par modification de la structure des protéines ne permettant plus la fixation sur le ribosome 30 S ou sur certaine enzymes de la synthèse de l'ADN ;
- par synthèse d’enzymes dégradant les molécules antibiotiques qui ont pu pénétrer dans le cytoplasme de la bactérie en formant, par exemple, des bêta-lactamases pour dégrader les bêta- lactamines ou des acétyltransférases, adényltransférases et phosphotransférases pour dégrader les aminosides.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie