épaule pseudoparalysée l.f.
pseudoparalytic shoulder
Tableau clinique réalisé au cours d'une rupture massive de tendons de la coiffe des rotateurs.
On observe alors une perte de l'abduction active de l'épaule alors que l'abduction passive est normale et qu'il n'existe pas de signes neurologiques.
[I1]
Édit. 2020
épaulement de la courbe de survie cellulaire l.m.
retaining wall of the curve of survival
Incurvation de la partie initiale de la courbe de survie cellulaire à l’irradiation.
Elle traduit une augmentation progressive de la radiosensibilité à mesure que la dose croît; cette augmentation est attribuée à la mort cellulaire par association de lésions sublétales.
Pour décrire la forme d'une courbe typique de survie cellulaire à l’irradiation, on utilise les expressions d'épaulement et de décroissance exponentielle respectivement au début et à la fin de la courbe.. Les courbes de survie cellulaire exponentielles sans épaulement sont obtenues pour des virus, des bactéries, pour des cellules normales ou malignes très radiosensibles. A l’inverse l’épaulement est important pour les cellules dont les lésions induites par l’irradiation sont peu fréquemment létales et dont les processus de réparation sont importants, il en est ainsi par exemple des cellules de tissus hautement différenciées comme les neurones.
[A2, F2]
Édit. 2018
signe de l'épaulette l.m
sign of epaulette
Déformation de l’épaule observée dans les luxations antéro-médiales de la tête humérale, caractérisée par une perte du galbe normal, lui donnant la forme d’une épaulette d’uniforme.
Le muscle deltoïde s’abaisse verticalement à partir de l’acromion, traduisant le déplacement en dedans de l’extrémité proximale de l’humérus
[L2]
Édit. 2020
fièvre pourprée l.f.
Rocky Mountain spotted fever, lone star fever, Bullis fever
Rickettsiose à Rickettsia rickettsi, transmise par la piqûre et par les déjections de tiques.
Le réservoir de germes est constitué par les chiens et par divers rongeurs.
Syn. fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, typhus de São Paulo
[D1,D2,D4]
Édit. 2018
incidence de profil glénoïdien de l'épaule l.m.
glenoid view of the shoulder
Incidence radiographique de profil destinée à dégager le rebord antéro-inférieur de la glène de l’omoplate dans le cadre de l’exploration des instabilités scapulo-humérales antéro-médiales, à la rechercher d’un émoussement ou d’une fracture de ce rebord.
La mise en évidence d’une fracture qui détache une partie notable de la glène a un impact chirurgical : mise en place d’une butée osseuse (opération de Latarjet, le plus souvent à ciel ouvert) au lieu d’un simple geste sur les parties molles (opération de Bankart, le plus souvent endoscopique).
La réalisation de cette incidence implique de la part du patient de relever son membre supérieur au-dessus de sa tête, ce qui n’est pas toujours possible. Dans cette éventualité, le profil glénoïdien peut être remplacé par l’incidence de Garth.
J. Bernageau, radiologiste français (1976), A. S. Blundell Bankart, chirurgien orthopédiste britannique (1938), M. Latarjet, chirurgien orthopédiste français (1954)
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence de profil de Bernageau
→ profil de Bernageau, incidence de Garth, Latarjet (opération de), Bankart (opération de)
[B2,I2 ]
incidence transthoracique de l'épaule l.f.
transthoracic lateral projection, Lawrence’s projection
Incidence radiographique de l'épaule de profil superposant l'image de l'humérus à celle du thorax, effectuée sur le sujet assis, avec son bras valide en élévation.
Chez les traumatisés, elle est souvent le seul profil réalisable qui permet de compléter le bilan des lésions et d'apprécier un éventuel déplacement lors d'une fracture de l'humérus.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
lame prétrachéale du fascia cervical l.f.
lamina pretrachealis fasciae cervicalis ; lamina pretrachealis faciae colli (TA)
pretracheal layer of cervical fascia
Système aponévrotique annexé aux muscles sous-hyoïdiens.
Comme ces muscles, cette lame fasciale comporte deux plans : une lame superficielle qui s’étend d’un muscle omo-hyoïdien à l’autre en engainant également les deux muscles sterno-hyoïdiens, et une lame profonde qui enveloppe les muscles sterno-thyroïdiens et thyro-hyoïdiens. Unies en dehors ces deux lames sont prolongées latéralement jusqu’à la lame superficielle du fascia cervical par le plan cellulo-lymphatique du cou. La lame profonde de cette lame prétrachéale participe en avant à la constitution de la gaine thyroïdienne.
D. Richet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1816-1891) ; J. Testut, anatomiste français (1849-1925)
Syn. anc. aponévrose cervicale moyenne, aponévrose omo-claviculaire de Richet, aponévrose omo-hyoïdo-claviculaire de Paulet, aponévrose thoraco-hyoïdienne de Testut
luxation antéro-interne de l'épaule l.f.
anterior shoulder dislocation, forward dislocation
Perte complète des rapports normaux entre les surfaces articulaires de la cavité glénoïde de la scapula et la tête humérale, celle-ci se déplaçant en avant et en dedans dans des positions différentes selon la direction du traumatisme et son intensité.
La luxation antéro-interne survient après une chute sur la main, coude étendu, plus rarement après un choc direct. La tête humérale est déplacée en avant et en dedans en position extra-coracoïdienne, sous ou intra-coracoïdienne ou même sous claviculaire ; les lésions anatomiques sont d’autant plus graves que le déplacement est plus important : désinsertion antéro-inférieure du bourrelet glénoïdien (labrum glenoidale) (lésion de Bankart) ou désinsertion capsulo-périostée. Le blessé se présente le bras en abduction irréductible et en rotation latérale ; sa mobilisation est douloureuse. L’épaule a perdu son galbe et les téguments tombent verticalement depuis l’acromion saillant sous la peau (signe de l’épaulette) et le bras présente une angulation sous deltoïdienne (coup de hache externe,). La cavité glénoïde est vide et la tête humérale est perçue en avant, le sillon delto-pectoral est effacé. Les complications immédiates sont recherchées : lésion du nerf circonflexe (n. axillaris), par l’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule, des racines supérieures du plexus brachial, lésions vasculaires, et fracture associée du tuberculum majus ou du rebord antérieur de la glène par des radiographies ou un scanner. La réduction doit être aussi précoce que possible sous analgésie ou anesthésie générale, suivie d’immobilisation. Les complications : fracture associée, lésions musculaires, instabilité résiduelle, peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Les complications secondaires sont fréquentes : instabilité de l’épaule, luxation récidivante, arthrose.
A. Blundell Bankart, chirurgien britannique (1923)
Syn. luxation gléno-humérale, luxation scapulo-humérale
luxation antéro- médiale de l'épaule l.f.
anterior shoulder dislocation
Perte complète des rapports normaux entre les surfaces articulaires de la cavité glénoïde de la scapula et la tête humérale, celle-ci se déplaçant en avant et en dedans dans des positions différentes en fonction de la direction du traumatisme et son intensité.
La luxation antéro-médiale survient après une chute sur la main, coude étendu, plus rarement après un choc direct. La tête humérale est déplacée en avant et en dedans en position latéro-, infra- ou médio-coracoïdienne, voire même sous claviculaire ; les lésions anatomiques sont d’autant plus importantes que le déplacement est plus important : désinsertion antéro-inférieure du labrum glénoïdien (lésion de Bankart) selon différentes modalités, fractures du rebord antéro-inférieur de la glène.
Le blessé se présente bras en abduction irréductible et en rotation latérale. Sa mobilisation est douloureuse. L’épaule a perdu son galbe : les téguments tombent verticalement depuis l’acromion saillant sous la peau (signe de l’épaulette) et il existe une encoche sous-deltoïdienne (coup de hache latéral,). La cavité glénoïde est vide et la tête humérale perçue en avant. Le sillon delto-pectoral est effacé.
Les complications immédiates sont à rechercher : lésion du nerf circonflexe (n. axillaris) par l’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule, lésion des racines supérieures du plexus brachial, lésions vasculaires, fracture associée du tuberculum major ou du rebord antérieur-inférieur de la glène par des radiographies (incidence de Bernageau ou de Garth) ou un scanner.
La réduction doit être aussi précoce que possible sous analgésie ou anesthésie générale, suivie d’immobilisation par une attelle coude au corps.
Les complications : fracture associée, lésions musculaires, instabilité résiduelle… peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Les complications secondaires, fréquentes (instabilité de l’épaule, luxation récidivante, arthrose) sont fonction du nombre de luxations et incitent à stabiliser chirurgicalement l’épaule au bout de quelques épisodes (intervention de Bankart ou de Latarjet).
A. S. Blundell Bankart, chirurgien britannique (1938)
Syn. luxation gléno-humérale, luxation scapulo-humérale
→ Bankart (lésion de), Bankart (opération de), Latarjet (opération de)
[I2]
luxation inférieure de l'épaule l.f.
downward shoulder dislocation
Forme très rare de la luxation scapulo-humérale (moins de 1% des cas) survenant à l’occasion d’un traumatisme le bras étant en hyper-abduction, et caractérisée par la position très particulière en élévation verticale et rétroposition du membre supérieur.
Toute mobilisation est impossible ; la radiographie montre la tête humérale en position basse par rapport à la cavité glénoïde. Les complications nerveuses, vasculaires et tendineuses sont fréquentes, elles sont recherchées avant réduction et leur bilan est complété après celle-ci.
Syn. luxatio erecta
luxation postérieure de l'épaule l.f.
posterior shoulder dislocation, backward dislocation
Déplacement en arrière de la tête humérale lors d’une luxation de l’épaule.
Cette lésion, peu fréquente (3 à 5% des luxations de l’épaule) survient à l’occasion d’une chute sur la paume de la main, le membre supérieur en adduction et rotation interne ou d’un choc violent par en avant sur l’épaule. Elle peut se produire au cours d’une crise d’épilepsie. Le blessé se présente le membre supérieur en adduction et rotation interne, la rotation latérale est impossible. L’épaule est élargie, sa partie antérieure aplatie et l’apophyse coracoïde est saillante. L’examen radiographique montre, de face, le chevauchement de l’image de la tête humérale et du contour de la cavité glénoïde ; l’incidence verticale ou le cliché transthoracique montrent le déplacement postérieur de la tête humérale et l’éventualité d’une fracture tassement antérieure de la tête (encoche de McLaughlin) ou du rebord postérieur de la glène. Un scanner peut être nécessaire pour confirmer le déplacement et les fractures associées. La réduction sous anesthésie générale est suivie d’une immobilisation assez prolongée en abduction et rotation latérale. Les complications peuvent nécessiter une réduction chirurgicale. Dans un nombre important de cas le diagnostic n’est pas porté obligeant à une intervention secondaire
H. L. McLaughlin. chirurgien orthopédiste américain (1952)
moignon de l'épaule l.m.
shoulder's stump
Partie externe saillante de l'épaule constituée en majeure partie par le muscle deltoïde.
Au cours du travail, la palpation du moignon de l'épaule fœtale permet le diagnostic clinique de présentation de l’épaule ou présentation transverse.
Étym. dérivé de l’anc. fr. moigner : mutiler
nerf cutané brachial latéro-supérieur l.m.
nervus cutaneus brachii lateralis superior (TA)
superior lateral cutaneous nerve of arm ; superior lateral brachial cutaneous nerve
Branche sensitive du nerf axillaire.
Elle a souvent une origine commune avec le nerf du muscle petit rond. Elle contourne le bord postérieur du muscle deltoïde vers sa partie moyenne, traverse le fascia brachial et se distribue aux téguments de la région dorso-latérale de l’épaule et du bras. Ses fibres proviennent des quatrième et cinquième nerfs spinaux cervicaux.
Syn. anc. nerf cutané de l’épaule
nerf cutané de l'épaule l.m.
→ nerf cutané brachial latéro-supérieur
névralgie amyotrophiante de l'épaule l.f.
shoulder neuralgic amyotrophy
M. J. Parsonage et J. W. A. Turner, neurologues britanniques (1948)
→ Parsonage et Turner (syndrome de)
Parsonage et Turner (syndrome de) l.m.
neuralgic amyotrophy, Parsonage-Turner’s syndrome
Syndrome d’origine inflammatoire évoluant schématiquement en trois phases, caractérisé par l'apparition brutale d'une très violente algie de l'épaule qui va s'atténuer en quelques semaines, alors qu'apparaît en quelques jours une paralysie du type périphérique des muscles de la ceinture du membre supérieur et du bras (muscles dentelé antérieur, trapèze, deltoïde, supra-épineux, infra-épineux, biceps brachial et triceps brachial), suivie d'une amyotrophie intense et rapide, avec fréquente hypoesthésie de l'épaule atteinte.
Ce syndrome qui concerne l'adulte jeune, évolue lentement vers une guérison complète grâce à une kinésithérapie active. Néanmoins, dans 20% des cas, persisteraient des séquelles ou surviennent des récidives. Des tableaux bilatéraux, des formes familiales de transmission autosomique dominante associées à des dysmorphies (surtout hypertélorisme) ont été décrits. Des facteurs étiologiques sont retenus dans plus de la moitié des cas : traumatisme, intervention chirurgicale, infection locale ou générale, grossesse, accouchement, vaccination, etc.
M. J. Parsonage et J. W. A. Turner, neurologues britanniques (1948)
Syn. amyotrophie névralgique, névralgie amyotrophiante de l'épaule
périarthrite de l'épaule l.f.
periarthritis of the shoulder, rotator cuff tendinitis
→ périarthrite scapulohumérale
présentation de l'épaule l.f.
transverse shoulder presentation
Présentation transversale ou oblique dans laquelle l’épaule se présente au détroit supérieur du bassin obstétrical, souvent chez les grandes multipares.
Elle expose à la procidence du cordon. Totalement dystocique, elle exige une césarienne pour l’accouchement, à moins de réaliser une manœuvre de version grande extraction qui n’est plus pratiquée que sur un deuxième jumeau.
présentation de l'épaule méconnue l.f.
unknown shoulder presentation
Présentation de l’épaule dont le diagnostic n’a pas été porté avant l’entrée en travail.
présentation de l'épaule négligée l.f.
neglected shoulder presentation
Procidence d’un bras après rupture des membranes sur une présentation méconnue de l’épaule.
Elle exige une intervention césarienne.
présentation oblique l.f.
oblique presentation
Syn. présentation de l’épaule
profil axillaire de l'épaule (incidence de) l.f.
axillary view of the shoulder
Incidence radiographique de profil d'épaule réalisée sur le sujet assis avec une cassette courbe ou souple, calée sous l'aisselle, tube au-dessus. (incidence décrite par Massa).
On peut utiliser la position inverse, rayon principal centré au creux axillaire et cassette plane maintenue au-dessus de l'épaule du sujet.
profil transthoracique d'épaule l.m.
→ incidence transthoracique d'épaule
pseudoparalysie de l'épaule l.f.
shoulder pseudoparalysis
Incapacité d'élever le bras à la verticale alors que la mobilité passive de l'épaule est normale, accompagnée d'une douleur initiale intense, puis diminuée ou calmée par des médications antalgiques ou antiinflammatoires.
Ce tableau se produit en général à la suite d'une chute, d'un effort d'abduction du bras. Il traduit une rupture de la coiffe des courts rotateurs et survient en général sur une épaule présentant déjà des altérations dégénératives. Lorsque l'impotence dépasse 6 mois malgré une rééducation persévérante, la réparation chirurgicale doit être envisagée.
rétraction capsulaire d'épaule l.f.
frozen shoulder