partie osseuse du tube auditif l.f.
pars ossea tubae auditivae (TA)
bony part of pharyngotympanic tube
Segment postérieur du tube auditif, entièrement osseux et constitué, en dedans, par une gouttière creusée sur la partie latérale de la face inférieure de la partie pétreuse de l’os temporal, en avant de la cavité tympanique et au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan ; en dehors par l’apophyse tubaire de l’os tympanal qui s’unit aux deux bords de la gouttière et la transforme en un canal de 12 à 15mm de longueur.
Uni en dehors à la partie cartilagineuse du tube auditif, ce conduit osseux s’ouvre sur la face antérieure de la cavité tympanique.
Syn. anc. paroi osseuse de la trompe d’Eustache
partie utérine du tube utérin l.f.
pars uterina tubae uterinae (TA)
uterine part of uterine tube, intramural part of uterine tube
proximal (tube) l.m.
sarcome du tube digestif l.m.
alimentary tract sarcoma ou gastro-intestinal tract sarcoma
Tumeur conjonctive maligne du tube digestif.
Si les sarcomes de l’œsophage sont rares, il n’est pas exceptionnel d’observer des tumeurs conjonctives malignes de l’estomac, de l’intestin grêle et plus exceptionnellement du côlon. Ces tumeurs sont:
- soit des proliférations de cellules fusiformes, de type léiomyosarcome pour lequel le diagnostic différentiel avec le léiomyome est parfois difficile, soit les rares tumeurs nerveuses de type schwannome malin observé dans le cadre d’une maladie de Recklinghausen.
- soit les tumeurs stromales digestives ou GIST (Gastro Intestinal Stromal Tumor) qui représentent aujourd’hui la plus fréquente des tumeurs primitives mésenchymateuses gastrointestinales. Elles expriment c-kit (CD117), marqueur des cellules de Cajal, et sont associées à une mutation des gènes c-kit ou PDGFR alpha. Si elles peuvent se développer à tous les niveaux, de l’œsophage au rectum, l’estomac représente la principale des localisations (50%). Leur évolution, évaluée par les critères histologiques (taille, index mitotique, localisation) est très variable, de strictement bénin au sarcome (25%). Le pronostic de ces derniers a été révolutionné par les inhibiteurs de la tyrosine kinase bloquant de façon très spécifique la prolifération des cellules de GIST.
On peut inclure dans la rubrique « sarcomes » les lymphomes malins du tube digestif
Etym : gr sarx : chair
→ sarcome, lymphomes digestifs
sillon du tube auditif l.m.
sulcus tubae auditivae ; sulcus tubae auditoriae (TA)
sulcus of auditory tube
Gouttière délimitée, entre l’épine du sphénoïde et le foramen jugulaire par l’union de la partie pétreuse de l’os temporal et l’os sphénoïde.
Elle fait suite à l’orifice du canal musculo-tubaire. Elle répond au tube auditif.
tissu lymphoïde associé au tube digestif l.m.
gut-associated lymphoid tissue
Sigle GALT
tube à gaz raréfié l.m.
rarefied gas X-ray tube
tube à rayons X l.m.
X ray tube
Enceinte de verre où l'on a fait le vide, dans laquelle des électrons, émis par un filament chauffé (cathode), sont accélérés vers une cible (anode) par une différence de potentiel élevée.
Les interactions des électrons avec les atomes de la cible généralement en tungstène, entrainent la production de rayons X.
La petite région de la cible d'où proviennent les rayons X est nommée foyer du tube.
Les tubes les plus courants, destinés au radiodiagnostic, sont alimentés par une différence de potentiel de 30 à 150 kV, selon l'organe étudié.
Les tubes classiques ont été utilisés pour la radiothérapie avec des différences de potentiel de 8 à 250 kV. Les rayons X destinés à la radiothérapie profonde sont maintenant produits par des accélérateurs linéaires.
Syn. ampoule à rayons X, tube radiogène
→ Coolidge, rayonnement de freinage
[B2, B3]
Édit. 2020
tube auditif l.m.
tuba auditiva, tuba auditoria (TA)
pharyngotympanic tube, auditory tube
Conduit à charpente ostéocartilagineuse qui unit la paroi antérieure de la cavité tympanique à la paroi latérale du rhinopharynx.
Son orifice tympanique, postérieur, s’ouvre au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan. Son orifice pharyngien, ou pavillon de la trompe, antérieur, s’ouvre sur la paroi latérale du rhinopharynx, un centimètre en arrière de l’extrémité postérieure du cornet nasal inférieur. Le tube auditif est constitué d’une partie osseuse en arrière et d’une partie cartilagineuse en avant. Ce conduit aérifère permet d’établir l’équilibre de la pression atmosphérique sur les deux faces de la membrane du tympan, l’air pénètre dans la cavité tympanique à chaque mouvement de déglutition. La partie cartilagineuse est revêtue intérieurement d’une tunique muqueuse comportant les glandes tubaires.
B. Eustache (Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)
Syn. anc. trompe d’Eustache
→ partie osseuse du tube auditif, partie cartilagineuse du tube auditif
[A1,P1 ]
Édit. 2017/1
tube collecteur l.m.
collecting duct
tube contourné distal l.m.
distal convoluted tubule
Partie du néphron faisant suite à la branche large ascendante de l'anse de Henle et aboutissant au segment connecteur qui fait la transition avec le canal collecteur.
Le tube contourné distal est hétérogène. Il inclut les cellules de la macula densa qui captent le signal permettant le rétrocontrôle tubulo-glomérulaire. Il contient initialement une urine hypotonique au plasma qui va s'équilibrer durant son trajet avec les liquides interstitiels par réabsorption d'eau. Le sodium est réabsorbé et le potassium secrété dans cette partie du néphron sous l'influence de l'aldostérone.
F.Henle, anatomopathologiste allemand (1809-1885)
Syn. tubule contourné distal
tube Coolidge l.m.
Coolidge’s tube
Tube radiogène au vide très poussé dans lequel circulent librement les électrons émis par un filament (cathode) porté à l’incandescence (effet thermoélectronique).
Le filament est chauffé (effet Joule) par un circuit électrique à basse tension. L’intensité du courant de chauffage détermine l’intensité électronique qui traverse le tube, donc le débit de rayons X. Perfectionnés, mais utilisant le même principe, des tubes Coolidge de divers types équipent les installations radiologiques actuelles.
W.D. Coolidge, physicien américain (1913)
tube de Crookes. l.m.
W. Crookes, Sir, physicien britannique (1832-1919)
tube de Hittorf l.m.
J. Hittorf, physicien allemand (1824-1914)
tube de Southey l.m.
R. Sir Southey, médecin anglais (1835-1899)
tube de Southey-Leech l.m.
R. Southey, médecin britannique (1835-1899)
tube du limaçon l.m.
tube germinatif l.m.
germ-tube
Structure courte et tubulaire, issue d’une conidie ou d’une spore et qui correspond à la formation initiale d’une hyphe.
Syn. germ-tube
tube neural l.m.
neural tube
Formation tubulaire résultant de la fermeture de la gouttière neurale par fusion des crêtes neurales.
Cette fusion sur la ligne médiane commence dans la région cervicale au niveau du 4ème somite et va se poursuivre en direction crâniale et caudale entre le 18e et le 25e jour de la gestation. Ce tube reste temporairement ouvert dans la cavité amniotique à ses extrémités crâniale et caudale par les neuropores antérieur et postérieur. Le neuropore antérieur se ferme vers le 25ème jour (stade de 18 à 20 somites). Le neuropore postérieur se ferme au 27ème jour (stade à 25 somites). Cette ébauche du système nerveux central apparaît dès lors comme une formation tubulaire fermée comprenant une portion cylindrique étroite, le cordon médullaire, et une portion céphalique plus large caractérisée par un certain nombre de dilatations, les vésicules cérébrales.
La fermeture incomplète du neuropore postérieur à la partie basse du rachis constitue le spina bifida.
→ plaque neurale, gouttière neurale, crêtes neurales, neuropore antérieur, neuropore postérieur, cordon médullaire, vésicule cérébrale
[ A4,O6]
tube plastique l.m.
plastic tube
Matériel de support inactif en plastique souple, de différents diamètres, utilisé pour la mise en place d'un dispositif radifère (endo ou plésiocuriethérapie) après préparation non radioactive.
Employé le plus souvent pour les fils d'Iridium 192.
tube proximal l.m.
tubulus proximalis nephroni
proximal tubule
Partie initiale du néphron faisant suite au glomérule.
Le tube proximal comporte une première portion, le tube contourné proximal, située dans le cortex, et une deuxième portion, le tube droit, plongeant dans la médullaire vers le début de la branche descendante de l'anse de Henle.
Le tube proximal est bordé de cellules épithéliales polarisées, avec un pôle apical du côté de l'urine et un pôle basolatéral du côté des liquides interstitiels du rein.
Le tube proximal a pour fonction essentielle de réabsorber la majeure partie de l'eau et des substances filtrées de telle manière que l'urine reste iso-osmotique au plasma. Le glucose est réabsorbé en quasi-totalité dans le tube proximal.
F. Henle anatomopatologiste allemand (1809-1885)
Syn. tubule proximal
tube radiogène l.m.
X ray tube
Syn. tube à rayons X
Réf. tube à rayons X
[B2, B3]
Édit. 2020
tube radiogène à gaz l.m.
rarefied gas X-ray tube
Tube à rayons X, utilisé dans les premières décennies de la radiologie, contenant un gaz raréfié (habituellement de l'air).
Ce type de tube fut inventé par William Crookes. Le gaz était ionisé sous l'action de la différence de potentiel établie entre une anode et une cathode. Les ions positifs, accélérés vers la cathode y provoquait l'éjection d'électrons qui se précipitaient sur une anticathode, au même potentiel positif que l'anode, où ils provoquaient l'émission de rayons X; cette émission instable et difficilement réglable l'a fait abandonner à l'apparition du tube Coolidge.
W. Crookes, physicien britannique (1832-1919) ; W.D. Coolidge, physicien américain (1873-1975) ; J. Hittorf, physicien allemand (1824-1914)
Syn. tube à gaz, tube à gaz raréfié, tube de Crookes, tube de Hittorf (variante du précédent)
tube rénal l.m.
tubulus renalis
renal tubule
Partie du néphron qui fait suite au glomérule et qui est constitué de plusieurs segments : tube proximal, anse de Henle, tube distal, tube collecteur.
Elle assure la formation de l'urine finale à partir de l'ultrafiltrat glomérulaire grâce à des fonctions de réabsorption et de sécrétion. 99% du volume filtré sont réabsorbés au niveau des divers segments tubulaires.
F. Henle, anatomopatologiste allemand (1809-1885)
Syn. tubule rénal
tube séminifère l.m.
spermatic tubule
Tube pelotonné au long duquel se réalise la maturation des gamètes mâles dans le testicule depuis le stade de spermatogonie jusqu’au spermatozoïde.
Celui-ci passe ensuite, par le rete testis, dans l’épididyme puis dans le canal déférent. Outre ces cellules de la lignée séminale, le tube séminifère est revêtu de cellules de Sertoli qui assurent probablement la nutrition des cellules spermatogénétiques et servent de barrière antigénique entre celles-ci et les cellules somatiques, évitant ainsi d’exposer les gamètes à une réaction auto-immune.
E. Sertoli, histologiste italien (1865)
Étym. lat. tubulus : petit tube ; semen : semence