Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

110 résultats 

ligaments plantaires des articulations inter-phalangiennes du pied l.m.p.

ligamenta plantaria articulationes interphalangeae pedis (TA)

plantar ligaments of interphalangeal joints of foot

Tractus fibreux renforçant la face plantaire de la capsule articulaire des articulations inter-phalangiennes du pied.
L’ensemble, ligaments et capsules, est encrouté de cartilage à sa face profonde et constitue le fibro-cartilage glénoïdien. Il contient parfois un ou deux os sésamoïdes, constants au niveau du pouce.

âge osseux l.m.

bone age

Détermination  radiologique du stade de maturation squelettique d'un patient par rapport à celle de populations témoins.
L'âge osseux ne correspond pas forcément à l'âge civil du patient, ni à son âge statural.
Le stade de développement osseux du sujet examiné est comparé à des références élaborées à partir de radiographies d'enfants d'âge, de sexe, d'ethnie et d'origine différents.
La méthode la plus employée est celle de Greulich et Pyle, qui évalue la maturation radiologique des points épiphysaires de la main gauche.
Celle de P. et M. Sempé s'adresse aux points d'ossification du poignet, des épiphyses inférieures du radius, du cubitus et des phalanges.
Celle de J. Sauvegrain et H. Nahum, utilise des radiographies du coude de face et de profil chez les garçons entre 11 et 15 ans et chez les filles entre 9 et 13 ans.
Celle de J. Lefebvre et A. Koifman détermine l'âge osseux d'après la radiographie d'un membre supérieur et inférieur du même côté pour des enfants entre la naissance et 30 mois.
Suivant les pays, d'autres méthodes sont utilisées.

La détermination de l'âge osseux est surtout demandée dans le bilan de troubles staturopondéraux, aux fins d'expertises médicolégales et accessoirement dans certains bilans d'orthodontie.
Il faut signaler l'intérêt de l'apparition de points épiphysaires ossifiés dès la vie intra-utérine (point fémoral inférieur ou point de Béclard, le premier à apparaître) et la fin de la croissance, déterminée par la soudure des noyaux d'ossification des crêtes iliaques (test de Risser).

La locution "âge osseux" est impropre et devrait être remplacée par celle de « maturation osseuse ».

W. W. Greulich, anatomiste et S. I. Pyle, anthropologue américains (1950, 1959 et 1971), J. Sauvegrain et H. Nahum, radiologues français (1962), J. Lefèbvre et A. Koifman, radiologues français (1965), P. et M Sempé, radiologues français (1972), J.C. Risser orthopédiste américain (1958).

Syn. âge anatomique

Greulich et Pyle (atlas de), maturation osseuse

[B2,C2,I1,O1, O4]

Édit. 2020

allongement osseux l.m.

Technique opératoire permettant, après ostéotomie, d’allonger un os trop court

L’allongement extemporané permet, d’obtenir, si possible, en cours d’intervention la longueur prévue. Il n’est jamais très important en raison des risques vasculo-nerveux et musculaires. L’allongement-raccourcissement associe dans le même temps opératoire le raccourcissement d’un côté et un allongement de l’autre ; le segment osseux retiré d’un côté est encastré dans l’espace d’allongement de l’autre côté. Il est réservé au fémur avec un montage par clou centromédullaire. L’allongement progressif est la technique la plus utilisée. Ses principes et son matériel ont été régulièrement modifiés pour améliorer les résultats et diminuer le nombre des complications. L’allongement sur cadre d’Anderson n’est plus utilisé. La technique de Wagner utilise un tendeur latéral monté sur fiches de part et d’autre d’une ostéotomie transversale ; l’allongement est fixé par plaque, une greffe osseuse complémentaire peut être nécessaire. La méthode d’Ilizarov utilise un cadre circulaire monté sur broches et la section osseuse par corticotomie préserve le périoste et la vascularisation médullaire ; elle est peu utilisée sur le fémur. Le principe de la callotasi (De Bastiani) est d’allonger après un délai suffisant pour qu’un début de cal soit formé. L’allongement sur clou centromédullaire type Albizzia® (Guichet, Caton) permet une corticotomie par voie endomédullaire et, après le délai d’attente de 10 jours, un allongement mécanique ( par cliquet) par simple rotation de quelques degrés dans le foyer ; le clou est bloqué quand le résultat est obtenu ; la fixation externe est évitée. L’allongement est d’environ 1mm par jour (en une ou plusieurs fois). Des temps complémentaires sont souvent nécessaires : mise sous compression ou appui (dynamisation) pour renforcer le cal, greffe osseuse, allongements tendineux. Un allongement itératif est possible ultérieurement. L’index de consolidation est le nombre de jours nécessaires pour gagner un cm. 

W. Anderson, chirurgien américain (1952) ; G. A. Ilizarov, chirurgien russe (1954) ; H. Wagner, chirurgien allemand (1971 et 1978); G. De Bastiani (1986,1987) et R. Aldegheri (1989), chirurgiens italiens ; R. Merle d’Aubigné, membre de l'Académie de médecine (1965), J. Caton (1988) et  J. Guichet (1999, 2003) chirurgiens français

fixateur externe

[I2]

Édit. 2017 

bassin osseux l.m.

bony pelvis

bassin

Édit. 2017

cal osseux l.m.

callus

Os nouveau qui se forme au niveau des extrémités fragmentaires d’un os fracturé et rétablit sa continuité.
Normalement la formation du cal passe par plusieurs stades : le cal osseux mou, le stade de maturation incomplète, le cal osseux dense solide.

Étym. lat. callus : callosité

pseudarthrose, retard de consolidation, cal vicieux

[I2]

canal osseux de la trompe d'Eustache l.m.

B. Eustache (ou Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)

canal du tube auditif

[A1,P1]

Édit. 2015

choristome osseux épibulbaire l.m.

osseous choristoma, episcleral osteoma

Malformation constituée par une lamelle osseuse néoformée sous-conjonctivale appliquée contre la sclère.

Syn. choristome osseux épiscléral, ostéome épiscléral

[F5,P2]

choristome osseux épiscléral l.m.

episcleral osseous choristoma

ostéome épibulbaire

[F5,P2]

diamètres du bassin osseux l.m.p.

bony pelvis diameters

Diamètre des détroits supérieur, moyen et inférieur mesuré entre les repères anatomiques du bassin osseux.

diamètre biépineux, diamètre bisciatique, diamètre bitrochantérien, diamètre transverse, etc.

fibrosarcome osseux l.m.

osseous fibrosarcoma

Tumeur formée de tissus fibreux, située dans l’os ou à sa périphérie, primitive ou secondaire à une affection osseuse préexistante, non ostéogène et d’évolution habituellement lente.
Elle est localisée dans les os longs, le plus souvent et dans la région métaphysodiaphysaire. Ostéolytique et mal limitée, elle peut rompre les corticales osseuses, se propager dans les tissus adjacents et donner des métastases. Tumeur de l’adulte, peu douloureuse, elle apparaît primitive dans la plupart des cas. Elle complique des affections osseuses comme la maladie de Paget et peut avoir une évolution douloureuse et rapide. Son traitement est essentiellement chirurgical.

Paget (maladie de)

[F2,I1,I2]

Édit. 2018 

hémangiome osseux l.m.

hemangioma of bone

Angiome de localisation généralement vertébrale, crânienne, mandibulaire, assez souvent multiple, plus probablement malformation vasculaire que tumeur véritable.
Il est histologiquement fait d'un réseau d'espaces caverneux bordés de cellules endothéliales et remplis d'hématies.

angiome caverneux

[K4,P2]

hémangio-sarcome osseux l.m.

angiosarcoma, malignant hemangioendothelioma, hemangioendothelial sarcoma of bone

Tumeur maligne vasculaire survenant le plus souvent au niveau des os longs, volontiers multicentrique, hémorragique et nécrotique, faite histologiquement d'un réseau vasculaire anastomotique bordé de cellules endothéliales atypiques, mêlées à des foyers cellulaires denses, peu différenciés.
Les métastases, principalement pulmonaires, sont fréquentes.

Étym. gr. haïma : sang ; aggeion : vaisseau ; sarx : chair ; ome : suffixe indiquant la tumeur

[K4,I2]

îlot osseux condensant bénin l.m.

enostosis, bony island


Ilôt d'os compact siégeant au sein d'un os spongieux.
Cet hamartome (tissu normal en situation anormale), appelé aussi énostose, est une ostéocondensation homogène, pleine, de un à trois centimètres de diamètre, dense (densité voisine de celle de l’os cortical), à contours nets, finement spiculés (en oursin). Les  spicules se prolongent avec les travées normales de l’os spongieux voisin. En IRM, la lésion apparaît en hyposignal en T1 et en T2. Elle est entourée d’os spongieux normal, souvent excentrée et accolée à une corticale, fréquemment multiple.
Cette lésion, asymptomatique, est le plus souvent de découverte fortuite.

Syn. énostose

énostose

[I1, A3, F5]

Édit. 2020

infarctus osseux l.m.

osseus infarction

Ostéonécrose aseptique se traduisant radiologiquement, dans la forme solitaire diaphysaire, par une image d'une plage opaque centro-osseuse épargnant la corticale, avec un liseré clair périphérique : image en cocarde.
Les autres localisations possibles sont les formes épiphysaires et juxta-articulaires. Elles peuvent avoir un retentissement sur l'articulation. On distingue classiquement les infarctus primitifs de découverte radiologique, des infarctus secondaires à des foyers infectieux, à une drépanocytose, etc.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

drépanocytose

kyste osseux solitaire l.m.

kyste essentiel de l'os

labyrinthe osseux l.m.

labyrinthus osseus (TA)

bony labyrinth

Ensemble des cavités osseuses de l’oreille interne creusées dans la partie pétreuse de l’os temporal, en dedans de la caisse du tympan.
Elles comprennent le vestibule, les canaux semi-circulaires et la cochlée qui communiquent entre eux. Le labyrinthe osseux contient le labyrinthe membraneux

labyrinthe membraneux

limaçon osseux l.m.

cochlée

lymphangiome osseux l.m.

lymphangioma of bone

Tumeur exceptionnelle, le plus souvent multiple et en association avec des tumeurs des parties molles de même structure histologique, entrant dans le cadre d'hamartomes hémo-lymphangiomateux.

osseux adj.

bony, osseous

Relatif à l’os, qui concerne l’os ou qui est un de ses constituants.

Édit. 2017

palais osseux l.m.

palatum osseum (TA)

bony palate

Squelette osseux du palais qui sépare la cavité nasale de la cavité orale.
Il est constitué par les deux processus palatins des maxillaires, prolongés en arrière par les deux lames horizontales des os palatins.

récessus utriculaire du labyrinthe osseux l.m.

recessus utricularis labyrinthi ossei (TA)

utricular recess of bony labyrinth

récessus elliptique

remodelage osseux l.m.

os

septum nasal osseux l.m.

septum nasi osseum (TA)

bony nasal septum

septum nasal

syndrome cornéodermato-osseux l.m.

corneodermatoosseous syndrome

Dystrophie cornéenne visible dans la première année de la vie avec hyperkératose palmoplantaire, peau épaisse et ongles absents.
Petite taille avec brachydactylie. Plis palmaire transverse. Anomalie de l'émail dentaire. Dystrophie de cornée avec astigmatisme. Photophobie, brûlures et larmoiement oculaire. L’affection est autosomique dominante (MIM 122440).

Judith K. Stern, M.S. Lubinsky, D.S. Durrie, médecins américains (1984)

Syn. dystrophie cornéenne épithéliale avec modifications cutanées et squelettiques, syndrome de Stern-Lubinsky-Durrie

[Q2,P2,J1]

tissu osseux l.m.

Tissu conjonctif dont la matrice extracellulaire, trame osseuse collagène, est imprégnée de sels de calcium, et emprisonne progressivement les ostéoblastes qui lui ont donné naissance et qui deviennent ensuite les ostéocytes.
Les ostéoclastes en assurent le remodelage sur les bords de la lamelle osseuse. Il forme les os, dont l'ensemble constitue le squelette, charpente du corps. Deux types d’os sont décrits : os compact ou haversien, et os spongieux.

ostéoblaste

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