Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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diverticulite colique l.f.

diverticulitis of the colon, diverticulitis of large bowel

Complication inflammatoire de la diverticulose colique, s'étendant à la paroi du diverticule, y compris parfois à la graisse péricolique, avec survenue d'ulcérations, de perforation, d'abcès et de péritonite.
Une fibrose réactionnelle importante peut être la cause d'une sténose entraînant un tableau d'obstruction. En cas de diverticulite sigmoïdienne, un abcès péricolique peut être à l'origine d'une fistule vésicocolique responsable d'une pneumaturie et d'une cystite.

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

diverticulose colique l.f.

diverticulosis of large bowel

Dystrophie acquise, relativement fréquente chez le sujet âgé, répondant à une hernie de la muqueuse à travers une déhiscence des plans musculaires de la paroi colique, particulièrement du côlon sigmoïde : sigmoïdite diverticulaire, pouvant faire hernie dans les plans adventitiels de cette paroi.
Elle ne se révèle le plus souvent que par un examen systématique ou par une complication inflammatoire.

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

diverticulite

excès de volume foetal localisé l.m.

excessively large fetal part

Développement excessif d'un organe fœtal responsable de dystocie : de la tête (hydrocéphalie), du cou (kystes congénitaux), de l'abdomen (ascite, anasarque, tumeur rénale), ou du sacrum (tumeurs sacrococcygiennes).

Syn. dystocie par disproportion fœtopelvienne

[03,06]

Édit. 2018  

faîte du ligament large l.m.

ridge of the broad ligament

Bord supérieur du ligament large occupé par la trompe de Fallope et ses vaisseaux.

[A1,O3]

Édit. 2018

ganglion tympanique l.m.

ganglion tympanicum, intumescentia tympanica (TA)

tympanic ganglion, tympanic enlargement

Minuscule ganglion situé sur le trajet du nerf tympanique au cours de sa traversée du canalicule tympanique.

E. Zuckerkandl, anatomiste austro-hongrois (1849-1910)

Syn. anc. paraganglion tympanique, glande tympanique, paraganglion de Zuckerkandl

glomus choroïdien l.m.

glomus choroideum (TA)

choroidal enlargement

Extrémité postérieure épaissie du plexus choroïde latéral.
Elle contourne l’extrémité postérieure du  thalamus et se dirige vers l’entrée de la corne occipitale du ventricule latéral.

gros rein l.m.

enlarged kidney

Rein dont la taille excède les dimensions normales, données par des tables qui tiennent compte de l'âge et du sexe du sujet.
L'hypertrophie peut s'associer à des anomalies de la forme et du contour rénal.
Les formes unilatérales, plus faciles à reconnaître, peuvent correspondre à différentes causes : obstacle urétéral, processus expansif, œdème, hématome, dédoublement des cavités excrétrices, hypertrophie compensatrice, etc.
Les formes bilatérales peuvent répondre à un processus expansif comme la polykystose, ou à un œdème infectieux ou vasculaire, etc.

hématome du ligament large l.m.

hematoma of the broad ligament

hématocèle souspéritonéale

[O3]

hile inférieur du ligament large l.m.

inferior hilus of the broad ligament

Partie de la base du ligament large correspondant à une région latéro-utérine appelée paramètre, par laquelle pénètrent les vaisseaux et les nerfs utérins et vaginaux, l'artère utérine y étant croisée par l'uretère.

[A1]

Édit. 2015

image en cheminée l.f.

superior mediastinal enlargement

Sur une radiographie thoracique de face, élargissement du médiastin supérieur et moyen, à bords plus ou moins rectilignes.
Comme le montre la scanographie, cette image correspond à des adénopathies des chaines ganglionnaires antérieures et moyennes ; elle s'observe dans les lymphomes le plus souvent hodgkiniens.

Étym. lat. imago : image, représentation

leucémie à grands lymphocytes granuleux (LGL) l.f.

T cell large granular lymphocytic leukemia

Syndrome lymphoprolifératif caractérisé par une expansion clonale de lymphocytes T CD3+ cytotoxiques ou de cellules natural killer (NK) CD3 infiltrant la moelle osseuse, la rate et le foie et fréquemment associée à des maladies auto-immunes.
On estime que les leucémies LGL représentent 2 à 5% des syndromes lymphoprolifératifs chroniques en Europe. Les hommes et les femmes sont affectés dans la même proportion. L’âge médian est de 60 ans avec seulement 25% de patients ayant moins de 50 ans. La splénomégalie est la manifestation clinique la plus fréquente, rencontrée chez près de la moitié des patients. La présence d’une hépatomégalie, d’adénopathies ou de symptômes B est beaucoup plus rare. Sur le plan hématologique, l’anomalie la plus habituelle est la neutropénie. L’anémie et la thrombopénie sont plus rares. Une hyperlymphocytose (supérieure à 4 x109/L) secondaire à la prolifération du clone LGL est observée chez plus de la moitié des patients. L’électrophorèse des protéines montre une hypergammaglobulinémie et un pic monoclonal est rapporté dans environ 15 % des cas. Le diagnostic de leucémie à LGL repose sur la mise en évidence d’une expansion clonale de grands lymphocytes granuleux circulants. Les analyses phénotypiques montent que les lymphocytes tumoraux correspondent à des lymphocytes T mémoire effecteurs terminaux caractérisés par l’expression du marqueur CD45RA et l’absence de la molécule d’adhésion CD62L.
Récemment des mutations somatiques du gène STAT3 ont été identifiées chez 30 à 40 % des patients porteurs d’une leucémie LGL.
Les complications sont dominées par l’anémie, les risques infectieux secondaires à la neutropénie chronique et l’association avec des pathologies auto-immunes, au premier rang desquelles la polyarthrite rhumatoïde. Cette dernière précède le plus souvent le diagnostic de leucémie LGL. Le traitement de première intention repose habituellement sur l’utilisation d’immunosuppresseurs.

T. Marchand, hématologue français (2015)

STAT3 gene

ligament gléno-huméral inférieur l.m.

Ligament de l’articulation gléno-humérale tendu de la face antéro-inférieure du bourrelet glénoïdien et de la partie adjacente du col de l’omoplate à la face antéro-médiale du col chirurgical de l’humérus.

L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1841-1910);  F. Schlemm, anatomiste allemand (1795-1858)

Syn. anc. ligament prégléno-sous-huméral de Farabeuf; ligament large de Schlemm

ligament large de la paupière l.m.

setum orbitaire

ligament large de l'utérus l.m.

ligamentum latum uteri (TA)

broad ligament of uterus

Large cloison péritonéale transversale qui unit de chaque côté le bord latéral de l’utérus aux parois latérales du pelvis.
Le feuillet péritonéal antérieur ou inférieur est en rapport avec la vessie. Le feuillet supérieur ou postérieur est orienté vers la cavité abdominale. Le ligament large présente trois replis ou ailerons du ligament large : l’aileron antérieur soulève le feuillet antérieur et contient le ligament rond de l’utérus ; l’aileron moyen ou supérieur contient dans son bord libre la trompe utérine, l’époophore et le paroophore, c’est le mésosalpinx ; l’aileron postérieur soulève le feuillet péritonéal postéro-supérieur, contourne les ligaments utéro-ovarien et tubo-ovarien  et forme le mésovarium. Les deux feuillets antérieur et postérieur du ligament large, au-dessous des ailerons, constituent le mésométrium qui se continue en dedans sur les faces antérieure et postérieure de l’utérus et en dehors avec le péritoine pariétal pelvien. Entre ces deux feuillets, le mésométrium est épaissi par du tissu cellulo-fibreux et musculaire lisse disposé autour des vaisseaux utéro-ovariens qui le traversent. La base du mésométrium est en continuité avec l’espace pelvi-rectal supérieur.

ligament large de Schlemm l.m.

F. Schlemm, anatomiste allemand (1795-1858)

ligament gléno-huméral inférieur

ligament utéro-ovarien l.m.

ligamentum ovarii proprium; ligamentum uteroovaricum (TA)

Cordon de fibres musculaires lisses recouvertes du péritoine du ligament large, reliant l’angle de l’utérus à l’extrémité inférieure de l’ovaire

ligament large de l'utérus

lymphome angiotrope l.m.

angiotropic lymphoma, intravascular large B-cell lymphoma (IVLBCL)

Prolifération maligne lymphomateuse dans la lumière des petites artères, veines et capillaires d'un ou plusieurs organes, en particulier du système nerveux central, de la peau et des glandes endocrines, les lésions cutanées se caractérisant par des plaques violacées et des nodules sous-cutanés plus ou moins disséminés ou des lésions purpuriques  ou télangiectasiques avec la présence dans les vaisseaux dermiques distendus de nombreux lymphocytes atypiques en mitose.
Les lésions sont plus souvent situées sur les membres inférieurs et le tronc.
Il s'agit habituellement de lymphomes diffus B à grandes cellules et exceptionnellement de lymphomes T. Entité rare, dont le pronostic est souvent très réservé, notamment à cause d'un retard habituel du diagnostic, ce processus tumoral était précédemment considéré comme une prolifération maligne diffuse de l'endothélium vasculaire, également dénommée angio-endothéliomatose proliférante systématisée.

L. Pflegger et J. Tapppeiner, dermatologistes autrichiens (1959) ; A. S. Freedman, médecin américain (2015)

Syn. angio-endothéliomatose proliférante systématisée, lymphome intravasculaire

lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) l.m.

Diffuse large B-Cell Lymphoma

Variété la plus courante de lymphome non hodgkinien ; il représente un tiers des lymphomes.
Le LDGCB peut se manifester chez les personnes de tout âge, mais il est plus fréquent chez l'adulte de plus de 60 ans. Il affecte un peu plus souvent l'homme.Chez de nombreuses personnes atteintes de ce lymphome, les nœuds lymphatiques enflent rapidement et des symptômes comme la fièvre, les sueurs nocturnes ou la perte de poids (symptômes B) se manifestent.
Il existe deux sous-types moléculaires distincts de lymphome diffus à grandes cellules B : celui de la cellule B du centre germinatif (BCG) et celui de la cellule B activée (CBA). De plus on reconnaît des lymphomes à cellules B à double « marquage » (double-hit cell-B lymphoma) – 5 à 10% - définis par une cassure chromosomique affectant le locus MYC/8q24 en combinaison avec un autre point de cassure, principalement t(14;18)(q32;21) touchant BCL2. Ces caractéristiques moléculaires et génétiques de ces lymphomes diffus interviennent de façon prépondérante dans le pronostic et le choix thérapeutique.
La plupart des LDGCB prennent naissance dans les ganglions lymphatiques, mais ils peuvent aussi apparaître à beaucoup d'endroits différents dans le corps. Chez environ 30 à 40 % des personnes atteintes d'un LDGCB, la maladie est localisée et de stade I ou II au moment du diagnostic. Chez les autres, la maladie s'est répandue au diagnostic. Dans ces cas-là, la maladie s'est propagée vers différentes parties du corps, comme la rate, le foie ou la moelle osseuse.
Le LDGCB peut aussi apparaître seulement dans des organes ou des tissus qui se trouvent à l'extérieur des ganglions lymphatiques (maladie extra-ganglionnaire primitive). Les emplacements les plus courants comportent ceux qui suivent : os, cerveau ou système nerveux central, seins, tube digestif, testicules, peau.
Les sous-types de LDGCB diffèrent dans leur comportement et leur emplacement dans le corps. Les sous-types de LDGCB sont entre autres ceux-ci :
1. lymphome médiastinal à grandes cellules B – il apparaît dans le thymus ou les ganglions lymphatiques situés au centre du thorax
2. lymphome intravasculaire à grandes cellules B – c'est un sous-type très rare de LDGCB qui affecte les petits vaisseaux sanguins (lymphome angiotrope)
3. lymphome primitif des séreuses
4. lymphome primitif du système nerveux central (SNC) – la plupart des lymphomes primitifs du SNC sont des lymphomes B, souvent des LDGCB (lymphome primitif cérébral)
Le traitement fait appel à la polychimiothérapie, CHOP, associée aux anticorps monoclonaux, Rituximab. La greffe de cellules souches hématopoïétiques peut être une option pour des personnes atteintes d'un LDGCB de mauvais pronostic. Ces thérapeutiques ont permis d’obtenir des résultats prometteurs.
La thérapeutique CAR T-cell, un traitement cellulaire par gène modifié, représente la voie nouvelle pour la prise en charge des formes réfractaires ou en rechute.

G. S. Nowakowski, hématologue américain (2015) ; Laurie H. Sehn, oncologue canadien et G. Salles, oncologue américain (2021)

lymphome médiastinal à grandes cellules B, lymphome angiotrope, lymphome primitif des séreuses, lymphome primitif cérébral

[F1, G5]

Édit. 2021

lymphome intravasculaire à grande cellules B l.m.

intravascular large B-cell lymphoma (IVLBCL)

lymphome angiotrope 

macula densa l.f.

Terme latin (tache dense) désignant un ensemble de cellules épithéliales à la jonction de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et du tube contourné distal situé au contact du glomérule du même néphron fonctionnant comme détecteur de la charge en

Étym. lat. macula : tache

rénine angiotensine (système), rétrocontrôle tubuloglomérulaire

Masters et Allen (syndrome de) l.m.

Masters and Allen's syndrome

Syndrome anatomoclinique constitué par une rétroversion utérine accentuée avec un col anormalement mobile et par une déchirure du feuillet postérieur et du fascia sous-péritonéal du ligament large.
Il se manifeste par des douleurs pelviennes plus ou moins permanentes et souvent par une dyspareunie.

W. M. Allen et W H. Masters, gynécologues américains (1955)

Syn. déchirure du ligament large

rétroversion, ligament large de l'utérus, dyspareunie

[O3]

Édit. 2018

méga-aorte n.f.

enlarged aorta, megaaorta

Dilatation diffuse, congénitale ou acquise de l’aorte, sans perte du parallélisme des bords, ce qui la distingue des anévrismes de l’aorte.
Elle peut représenter une dystrophie congénitale du tissu élastique de la paroi aortique ou être secondaire à un obstacle aortique.

Étym. gr. megas : grand 

mésosalpinx n.m.

mesosalpinx (TA)

mesosalpinx

Méso de la trompe utérine qui occupe la partie haute du ligament large.

Syn. anc.  aileron supérieur du ligament large

mésovarium n.m.

mesovarium (TA)

mesovarium

Repli péritonéal très court qui unit le bord antérieur de l’ovaire à la face postérieure du ligament large.
Il fait suite en dehors au ligament utéro-ovarien et constitue avec lui l’aileron postérieur du ligament large.

Syn. anc. aileron postérieur du ligament large

MOCS2 gene sigle angl. pour molybdenum cofactor synthesis 2

Gène localisé en 5q11.2 qui est à l’origine de la formation de deux protéines différentes: MOCS2A et MOCS2B, associées pour produire l’enzyme molybdoptérine synthase laquelle participe à une série de réactions de la biosynthèse du cofacteur du molybdène, essentiel pour la fonction des enzymes sulfite oxydase, aldéhyde oxydase, xanthine déhydrogénase et le composant mitochondrial réducteur de l'amidoxine (mitochondrial amidoxime reducing component (mARC).
La mutation de ce gene est à l’origine du déficit en cofacteur du molybdène.

Syn. MCBPE, MOCO1, MOCODB, molybdenum cofactor biosynthesis protein E, molybdopterin synthase catalytic subunit large subunit MOCS2B, molybdopterin synthase small and large subunit, molybdopterin synthase sulfur carrier subunit, molybdopterin synthase sulfur c

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, déficit en molybdène-cofacteur

[Q2]

Édit. 2017

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