Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

75 résultats 

artère maculaire directe l.f.

artériole maculaire moyenne

artère maculaire inférieure l.f.

artériole maculaire inférieure

artère maculaire supérieure l.f.

artériole maculaire supérieure

artériole maculaire inférieure l.f.

arteriola macularis inferior (TA)

inferior macular arteriole

Branche de l’artère temporale inférieure de la rétine.
Elle irrigue le tiers inférieur et externe de la macula qu’elle aborde par son pourtour.

Syn. anc.  artère maculaire inférieure, artère fovéale inférieure

artériole maculaire moyenne l.f.

arteriola macularis media (TA)

middle macular arteriole

Chacune des branches du tronc de l’artère centrale de la rétine ou de l’une de ses branches terminales, plus rarement d’une artère ciliorétinienne destinée à la macula.
Elle irrigue le tiers interne de la macula, prenant son origine en un point quelconque de la papille et gagnant le pourtour médial de la macula où elle participe à la constitution du réseau capillaire périphérique de cette zone rétinienne.

Syn. anc.  artère maculaire directe, artère fovéale directe

artériole maculaire supérieure l.f.

arteriola macularis superior (TA)

superior macular arteriole

Branche de l’artère temporale supérieure de la rétine.
Elle irrigue le tiers supérieur et externe de la macula qu’elle aborde par son pourtour.

Syn. anc.  artère maculaire supérieure, artère fovéale supérieure

atrophie aréolaire maculaire liée à l'âge l.f.

central areolar choroidal sclerosis age related

Plage arrondie ou ovalaire d'atrophie choriorétinienne centrée sur la macula, aux bords nets, dont la surface est traversée par les vaisseaux rétiniens, et qui montre par transparence les gros vaisseaux choroïdiens sous-jacents.
Plusieurs formes : primitives et secondaires. De nombreuses affections maculaires dégénératives peuvent donner secondairement une atrophie de la choriocapillaire maculaire puis de la choroïde. L'affection est bilatérale. Pour la forme juvénile L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive.

E. Nettleship, dermatologue et chirurgien britannique (1884)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

Syn. atrophie aréolaire sénile

Sorsby (maladie de)

atrophie choroïdienne maculaire et alopécie l.f.

 regional choroidal atrophy and alopecia

Association d'une hypotrichose avec cheveux sombres à la naissance qui tombent et sont remplacés par des cheveux fins et blonds, d'une syndactylie de l'index et du médian, et d'ongles hypoplasiques.
Il existe une atrophie du pôle postérieur avec quelques pigments et en angiographie fluorescéïnique une atrophie choroïdienne. L'acuité visuelle est basse de 1/10 à 1/20ème.

J.B. Moloney ophtalmologue irlandais (1988)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

aversion maculaire l.f.

macular aversion

horror fusionis

colobome maculaire l.m.

coloboma of macula

Plage ovalaire atrophique blanc nacrée au centre du pôle postérieur dans la région maculaire traversée par les vaisseaux rétiniens.
On distingue trois formes, le colobome pigmenté avec masses de pigments irrégulières sur l'aire colobomateuse, le colobome non pigmenté avec un simple liseré de pigment, et le colobome maculaire associé à des lésions vasculaires (anastomoses choriorétiniennes et vascularisation vitréenne à partir du colobome). Le colobome maculaire bilatéral peut être considéré comme une agénésie des tissus et non comme un véritable colobome sur la ligne de la fente fœtale. Les causes peuvent être métaboliques, inflammatoires ou héréditaires. L’affection est autosomique dominante (MIM 120300).

Clausen, ophtalmologue allemand (1921)

Syn. agénésie de la macula, aplasie fovéale, dysplasie maculaire

[Q2,P2]

colobome maculaire avec brachydactylie de type B l.m.

coloboma of macula with type B brachydactyly

Colobome maculaire hyperpigmenté, donnant un aspect de toxoplasmose maculaire bilatérale, associé à des anomalies des doigts.
Le colobome a ses bords hyperpigmentés et son centre blanchâtre scléral, mais il peut être totalement pigmenté d'aspect charbonneux. Les anomalies des doigts varient d'une famille à l'autre et également de façon intrafamiliale; il peut y avoir une brachydactylie de type B de Bell, ou un pouce bifide, ou un gros orteil absent, ou une pince de homard aux mains et une syndactylie aux pieds. Les ongles peuvent être rudimentaires ou absents. On trouve parfois également un nystagmus et une hypermétropie. L’affection est autosomique dominante (MIM 120400).

A. Sorsby ophtalmologue britannique (1935)

Syn. colobome maculaire héréditaire, colobome maculaire dominant, colobome maculaire de Sorsby

[Q2,L2]

colobome maculaire avec hypercalciurie l.m.

coloboma of macula, with hypercalciuria

Affection colobomateuse maculaire associée à une hypercalciurie une myopie forte et un nystagmus.
Le colobome est maculaire et bilatéral, avec un aspect cicatriciel. L'hypercalciurie idiopathique existe depuis la première enfance et évolue vers la néphrocalcinose. Un frère et une sœur de parents consanguins avec hernie inguinale ont été signalés. L’affection est autosomique récessive (MIM 248190).

W. Meier, ophtalmologiste suisse (1979)

Syn. colobome maculaire héréditaire

[Q2,L2,R1]

colobome maculaire et anomalies squelettiques l.m.

coloboma of macula and skeletal anomalies

Affection colobomateuse maculaire associée à des anomalies digitales, squelettiques et à une fente palatine.
Le colobome est maculaire et bilatéral, avec une pigmentation variable et on trouve des pigmentations en moyenne périphérie. Les anomalies digitales ne correspondent pas à la brachydactylie du colobome maculaire de Sorsby dominant. Il existe en plus une fente palatine et un hallus valgus. L’affection est autosomique récessive (MIM 216800).

A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1935); C. I. Phillips et D. L. Griffiths, ophtalmologue et chirurgien orthopédiste britanniques (1969)

Syn. colobome maculaire héréditaire

[Q2,L2]

Coppez et Danis (dégénérescence maculaire de) l.f.

Kuhnt-Junius’ disease.
Lésion dégénérative de la macula de la rétine, souvent bilatérale et entraînant la perte de la vision centrale.
Elle se présente sous forme de petites taches blanc-jaunâtre (drusen, v. ce terme) parfois pseudo-tumorales, avec atrophie et prolifération de l’épithélium pigmentaire de la rétine. Principale cause de cécité chez le sujet âgé, elle se manifeste par une baisse progressive de l’acuité visuelle. Certaines formes dites humides, caractérisées par le développement de vaisseaux anormaux, peuvent bénéficier d’un traitement par le laser ou même plus récemment d’injections médicamenteuses intra-oculaires.

H. Coppez, M. Danis, ophtalmologues belges (1923), P. Junius, H. Kuhnt, ophtalmologues allemands (1926)

Syn. Syndrome de Junius et Kuhnt, dégénérescence maculaire liée à l’âge

[P2]

décollement séreux du neuro-épithélium maculaire l.m.

macular serous detachment

Clivage entre les couches interne et externe de la rétine par un liquide exsudatif secondaire à une rupture de la barrière hématorétinienne interne.
Le DSNE maculaire peut être secondaire à de multiples pathologies vasculaires, inflammatoires ou métaboliques. Les causes les plus fréquentes sont la DMLA et l'association diabète-hypertension artérielle. Le DSNE s'accompagne toujours d'un épaississement important du neuro-épithélium.

Syn. décollement exsudatif du neuro-épithélium

Sigle : DSNE

dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.

cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma

dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie

dégénérescence maculaire juvénile l.f.

macular degeneration juvenile

Dystrophie maculaire juvénile isolée, lentement évolutive, avec dépigmentation maculaire, silence choroïdien de Bonnin et image maculaire angiographique en œil de bœuf.
L'affection débute vers sept ans avec un fond d'œil qui paraît encore normal. En quelques mois l'acuité visuelle diminue considérablement pour, en cinq ans, chuter à 1/10. L'ERG est au début normal, mais il est ensuite altéré en photopique. L'angiographie fluoresceinique est précocement altérée avec, comme premier signe, le silence choroïdien (absence d'imprégnation de la choroide). L'évolution se fait avec l'apparition de taches flavimaculées plus ou moins nombreuses, une atteinte mixte de l'ERG et une extension du scotome central.
Le locus du gène (STGD1) a été localisé par J. Kaplan par clonage positionel sur le bras court du chromosome 1 en 1p13-p21. Allikmets ont identifié dans cette région le gène ABCR (ATP binding cassette retina, MIM 601691) responsable de la maladie qui code une protéine transmembranaire spécifique à la rétine. Elle appartient à la superfamille de protéines ABC. Elle est constituée de deux domaines hydrophobes transmembranaires (régulation de la protéine) et de deux domaines cytoplasmiques hydrophiles (fonctionnalité) liant l'ATP. Cette protéine est retrouvée uniquement dans les cellules photoréceptrices (hybridation in situ). L’affection est autosomique récessive (MIM 248200).

M.-P. Bonnin, ophtalmologiste française (1971) ; Josseline Kaplan, médecin généticienne française (1993) ; R. Allikmets, chercheur américain (1997) ; K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. STG1, Stargardt (maladie de), dystrophie maculaire avec taches, Stargardt flavimaculée (maladie de)

fundus flavimaculatus

dégénérescence maculaire juvénile dominante l.f.

juvenile dominant macular degeneration

Dégénérescence maculaire juvénile similaire à la maladie de Stargardt mais dominante.
Il existe quelques publications de maladie de Stargardt dominantes flavimaculée ; ces formes sont rarissimes, plus bénignes, plus tardives, et plus lentes que les formes récessives. Les critères de différenciation sont uniquement géniques. La plupart du temps il s'agit de pseudodominance et les formes non flavimaculées, publiées antérieurement aux explorations fonctionnelles modernes, sont souvent des dystrophies des cônes. L’affection est autosomique dominante (MIM 248200).

W. G. Pearce, ophtalmologiste canadien (1975) ; K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. Stargardt dominante (maladie de)

dégénérescence maculaire sénile l.f.

senile macular degeneration

dégénérescence maculaire liée à l'âge

dégénérescence maculaire vitelliforme l.f.

macular degeneration polymorphic vitelline

dystrophie maculaire vitelliforme

dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie, dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.

retinal degeneration with nanophthalmos, cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma

Dégénérescence rétinienne progressive avec dégénérescence microkystique maculaire, hypermétropie, nanophtalmie et glaucome à angle fermé.
L'ERG est d'abord altéré en scotopique puis photopique et scotopique. La dégénérescence maculaire n'est plus microkystique chez les sujets âgés mais atrophique. L’affection est autosomique récessive (MIM 267760).

Cynthia J. MacKay, ophtalmologiste américaine (1987)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

distorsion maculaire l.f.

macular distorsion

Plissement rétinien au pôle postérieur, secondaire à la formation et à la contraction d'une membrane ou d'un voile fibrovasculaire prérétinien.
L'ovalisation de la région des pigments xanthophiles est responsable de métamorphopsies.

ectopie maculaire l.f.

macular ectopia

Déplacement de l'aire rétinienne maculaire sous l'effet de phénomènes contractiles pré-ou sous-rétiniens.
La contraction d'une membrane prémaculaire ou de cordages sous-rétiniens peut conduire à une ectopie maculaire. Les principales conséquences de cette distorsion du pôle postérieur sont des métamorphopsies, une baisse de l'acuité visuelle et une diplopie.

Étym. gr. ek : hors ; topos : lieu

métamorphopsie, diplopie

[P2]

Édit. 2019

épargne maculaire l.f.

macular sparing

Vision conservée de la région maculaire malgré une hémianopsie consécutive à une lésion d'un lobe occipital.
Deux hypothèses étayées par les observations expliquent l'origine de l'épargne maculaire. D'une part, les axones de certaines cellules ganglionnaires de la région maculaire bifurqueraient dans le chiasma optique, réalisant une projection bilatérale. D'autre part, les cellules ganglionnaires de la région maculaire ne respecteraient pas strictement la frontière que constitue le méridien vertical de la rétine. Compte-tenu de leur grande concentration dans cette région, on observerait un chevauchement des projections homo- et controlatérales de part et d'autre de la ligne virtuelle constituée par le méridien vertical par défaut de ségrégation.

macula, hémianopsie, chiasma optique

[P2]

Édit. 2020

faux trou maculaire l.m.

pseudomacular hole

Aspect ophtalmoscopique de trou maculaire correspondant à un orifice au centre d'une membrane épimaculaire.
Cet aspect clinique trompeur contraste avec une bonne conservation de l'acuité visuelle de près et l'absence d'hyperfluorescence fovéolaire à l'angiographie fluorescéinique.

Syn. pseudotrou maculaire

[P2]

Édit. 2018

| page précédente | /3 | page suivante