Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

34 résultats 

classification internationale des tumeurs l.f.

classification TNM

[F2]

Cori (classification des)

Cori’s classification

Classification des glycogénoses en 7 types.
Type I : maladie de von Gierke ; type II ou IIa: maladie de Pompe; type IIb ou maladie de Danon ou pseudo-maladie de Pompe ;  type III: maladie de Forbes; type IV: maladie d’Andersen : type V : maladie de McArdle-Schmid-Pearson ; type VI : maladie de Hers ; type VII : maladie de Tarui.

Carl et Gerty Cori, biochimistes américains d’origine tchèque (1958), prix Nobel de physiologie et médecine en 1947 ; E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1929) ; J. C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932) ; M. J. Danon, neurologue américain (1981) ; B. G. Forbes, pédiatre américain (1953) ; Dorothy Hansine Andersen, pédiatre et anatomopathologiste américaine (1956) ; B. McArdle, neuropédiatre britannique (1951) ; R. Schmid, médecin interniste et biochimiste américain (1959) ; C. L. Pearson, médecin rhumatologue américain (1961) ; H. G. Hers, biochimiste belge (1963) ; S. Tarui, médecin interniste japonais (1965)

glycogénose, von Gierke (maladie de), Pompe (maladie de), Danon (maladie de), Forbes (maladie de), Andersen (maladie d'), McArdle (maladie de), Hers (maladie de), Tarui (maladie de)

[R1]

désinfectants (classification des) l.f.

A - surfaces : sols, murs, mobilier fixe et mobile, appareils de grand volume non immergeables…

Les désinfectants de cette catégorie peuvent avoir en outre des propriétés détergentes (usage en aérosols).
Sous-catégorie A1 : locaux communs, couloirs, accès aux chambres de malades non contagieux.
Sous-catégorie A2 : locaux spéciaux, chambres de malades contagieux, salles de réanimation, bloc opératoire
B - instruments : nettoyage de matériel avant stérilisation. Ils doivent être à la fois détergents et désinfectants pour protéger l’environnement.
C - matériel médico-chirurgical réutilisable : désinfection chimique par trempage
D - linge
E - excréta et déchets
F - peau : antiseptiques

lymphomes (classification des) l.f.

lymphoma classification

Classification histologique qui a été l'objet de très nombreux travaux depuis 1974 et s’efforce de prévoir le pronostic et de guider la conduite thérapeutique.
Les plus utilisées ont été celles de Lennert (de 1975 à 1992), de Lukes et Collin (1974), la formulation de travail à usage clinique de 1982 (Working formulation ou WF). Ont été successivement utilisées, la structure histologique (diffuse ou nodulaire), la taille des cellules (grandes ou petites), l'origine des cellules et leur contrepartie physiologique, l'immunophénotype. Le diagnostic histologique est essentiel avant toute décision thérapeutique. Très schématiquement, elle permet d'opposer les lymphomes de haute gravité (grandes cellules) à ceux dont l'évolution est moins rapide (petites cellules).
Plus récemment, le groupe international d’études des lymphomes a proposé une classification, largement basée, pour les lymphomes ganglionnaires, sur les entités de la classification de Kiel (Lennert). Ce groupe a choisi de faire entrer dans la classification, les lymphomes extra-ganglionnaires et en particulier les lymphomes des tissus lymphoïdes annexés aux muqueuses (lymphomes de type MALT). Dans cette nomenclature dite REAL (revised European American Lymphoma classification), les entités sont définies par leur origine lymphoïde B et T, leur siège, la morphologie, l’immunophénotype, mais aussi les anomalies génétiques et chromosomiques. Toutefois, ces entités étaient présentées sans distinction de formes d’agressivité différente. Un premier projet de classification internationale, organisée par l’OMS, publie en 1998 d’une part une liste des différents lymphomes malins T et B, et d’autre part un regroupement des entités dans des groupes de signification pronostique différente. La révision 2016 de la classification OMS des lymphomes malins apporte des précisions dans différents domaines de cette pathologie lymphoïde : clarification du diagnostic et de la conduite des stades très précoces de la lymphogénèse ; affinement des critères diagnostiques de quelques entités ; précision apportée par les données génétiques et moléculaires dans de nombreux lymphomes malins ; résultats d’enquêtes thérapeutiques et orientation thérapeutique plus ciblée.

S. V. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)

Classification OMS des néoplasies matures lymphoïdes, histiocytaires et dendritiques

Marshall (classification des tumeurs vésicales) l.f.

Classification anatomoclinique des tumeurs de vessie, basée sur le degré d'extension en profondeur de la prolifération tumorale.
Très utilisée aux USA, elle est remplacée en Europe par la classification TNM.
 

V. F. Marshall, chirurgien urologue américain (1956) ; H. J. Jewett et G. H. Strong, anatomopathologistes américains (1946)

Syn. classification de Jewett-Strong-Marshall

TNM (classification)

[M2]

Édit. 2018

péritonites (classification des) l.f.

classification of peritonitis

La classification des péritonites et des infections intra-abdominales est d'abord anatomique, on les classe en péritonites généralisées ou localisées et on les rapporte à un viscère donné.
La classification de Hambourg (1987)
distingue :
- les péritonites primaires spontanées, souvent à pneumocoques et à streptocoques, tuberculeuses ou survenant au cours des cirrhoses et, pour certains auteurs, consécutives à des dialyses péritonéales ambulatoires ;
- les péritonites secondaires : par perforation (gastro-intestinale, en particulier d'origine ulcéreuse ou colique appendiculaire, après endoscopie, etc.) et aussi les pelvipéritonites et péritonites par translocation bactérienne, postopératoires (désunion d'anastomose, lâchage de suture) et posttraumatiques (traumatisme viscéral, hématome souspéritonéal ou un traumatisme de la paroi) ;
- les péritonites tertiaires (Meakins et Rotstein) qui sont souvent en relation avec des collections sérohématiques limitées. Elles sont sans germe pathogène ou germes à faible pouvoir pathogène (essentiellement des entérobactéries et des anaérobies. Il y a des péritonites fungiques.
Le pronostic, toujours sérieux, est en relation avec le terrain (l'âge en particulier), la cause, la localisation et surtout l'existence d'autres complications septiques et viscérales (respiratoires, cardiovasculaires, nerveuses, hépatiques, rénales, etc.).

O. D. Rotstein, J. L. Meakins, chirurgiens canadiens (1990)

psychothérapies (classification des) l.f.

psychotherapies (classification of)

Il est possible d'en distinguer actuellement six types.
Ceux-ci sont les suivants :
1) Psychothérapies magicoreligieuses (sorcellerie, chamanisme, etc.).
2) Psychothérapies intersubjectives, fondées soit sur la catharsis (hypnose, psychodrame morénien, sophrologie, expression scénique, etc.), soit sur le transfert (psychanalyse, psychothérapies d'inspiration psychanalytique, psychodrame et relaxations psychanalytiques, etc.).
3) Psychothérapies rationnelles, nées de la psychologie expérimentale ou d'autres domaines scientifiques (psychothérapies comportementales, cognitives, systémiques, etc.).
4) Psychothérapies morales, relevant d'une morale transcendante (exorcisme) ou sociale (S. Morita).
5) Psychothérapies avec médiations corporelles ou artistiques : relaxation, art-thérapie (arts plastiques, arts de la scène, musicothérapie).
6) Psychothérapies du mouvement du potentiel humain, dites aussi à visée humaniste, schématiquement réparties selon trois axes : émotionnel (gestalt thérapie, analyse transactionnelle, thérapie primale, etc.), corporel (bioénergie, danses, Taï chi chuan, etc.), mystique (méditation transcendantale, yoga, zen).

S. Morita, psychiatre et psychothérapeute japonais (1874-1938)

Marshall (classification des lésions cérébrales post-traumatiques)

Classification par le scanner de l’importance des lésions  cérébrales initiales après un traumatisme crânien permettant de porter un pronostic et d’orienter les indications opératoires.
Quatre degrés principaux sont décrits :
- I -  pas de traduction radiologique ;
- II -hématome sous ou extradural de moins de 25ml avec un déplacement des structures médianes de  moins de 5 mm ;
- III – hématome de plus de 25 ml, déplacement de 0 à 5 mm, compression des ventricules latéraux ;
- IV – hématome de plus de 25ml et déplacement des structures médianes de plus de 5mm.
Deux autres degrés sont notés selon que la lésion a été évacuée ou non. La mortalité est d’autant plus importante que le degrès est plus élevé et l’intervention est indiquée en cas de  volume de l’hématome de plus de 25ml et de déplacement de plus de 5 mm des structures internes. Cette classification est intégrée dans le score de Glasgow.

L. F. Marshall et S. B. Marschall, neurologues américains (1992 et 2000 voir Juul)

échelle du coma de Glasgow, hématome sousdural, hématome extradural

[H2]

Édit. 2018

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

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