Bracht (manœuvre de) l.f.
Bracht's manoeuvre
Dégagement de la tête dernière dans la présentation du siège, lorsque les omoplates du fœtus apparaissent à la vulve, en relevant le corps du fœtus, dos en avant, vers l'abdomen de la mère, l'occiput du fœtus pivotant autour de la symphyse pubienne, sans aucune traction.
E. Bracht, gynécologue allemand (1936)
Édit. 2017
bras tendus (manœuvre des) l.f.
arm deviation test
Manœuvre destinée à mettre en évidence un trouble vestibulaire.
Le sujet assis, les yeux fermés, étend ses deux bras en avant, pouce en haut. Les bras dévient horizontalement du côté d’une lésion vestibulaire déficitaire.
Syn. index (déviation des), épreuve des bras tendus
Édit. 2017
Braxton Hicks (manœuvre de) l.f.
Braxton-Hicks’ version
Version obtenue par une manœuvre bimanuelle, abdominale et vaginale, afin de parvenir à une présentation du siège en cas d'hémorragie par insertion vicieuse du placenta : le siège du fœtus vient alors comprimer le placenta.
J. Braxton Hicks, gynécologue britannique (1823-1897)
Édit. 2017
Brindeau-Lantuéjoul (manœuvre de) l.f.
Brindeau-Lantuéjoul’s manoeuvre
Manœuvre manuelle dérivée de la manœuvre de Mauriceau permettant l'accouchement de la tête dernière retenue dans l'excavation en cas de présentation du siège : le corps du fœtus est relevé après que ses pieds ont été saisis.
A. Brindeau, membre de l'Académie de médecine et P. Lantuéjoul, gynécologues obstétriciens français (1934)
Édit. 2017
Budin (manœuvre de) l.f.
Budin's manoeuvre
Manœuvre obstétricale qui permet de déterminer l'emplacement du dos fœtal : une main exerce une pression vers le bas sur le fond utérin, pour accentuer la flexion générale de son corps, ce qui permet de mieux repérer avec l'autre main la saillie du dos du côté le moins dépressible de l'utérus.
P. Budin, obstétricien et pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1846-1907)
Édit. 2017
Burns-Marshall (manœuvre de) l.f.
Burns-Marshall’s procedure
Méthode d'aide à l'accouchement de la tête dernière dans la présentation du siège.
La rotation et la descente spontanées de la tête sous l'effet du poids du fœtus amènent la nuque sous la symphyse pubienne. Le corps du fœtus est alors relevé en arc de cercle et la tête dégagée par flexion manuelle, expression abdominale ou application de forceps.
J. W. Burns et C. M. Marshall (1901-1954), gynécologues britannique et néozélandais
Édit. 2017
Champetier de Ribes (manœuvre de) l.f.
Champetier de Ribes’ manœuvre
Manœuvre d'extraction de la tête fœtale dans la présentation du siège, par traction sur la bouche du fœtus et pression sur l'occiput.
C. Champetier de Ribes, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1888)
[O3]
Couder (manœuvre de) l.f.
Couder's manoeuvre
Abaissement du membre supérieur pour la correction d'une dystocie des épaules lors de l'accouchement.
Pour ce faire, il faut aller chercher la main, le coude et, avec les doigts mis en attelle le long de l'humérus, faire glisser le bras à la face antérieure du thorax.
Elle expose au risque de fracture de l'humérus et d'élongation du plexus brachial.
L. Couder, gynécologue obstétricien français né en 1862
[O3]
Credé (manœuvre de) l.f.
Credé's technique
1) En urologie, manœuvre utilisée dans le cadre des vessies acontractiles, neurogènes ou non, consistant en une expression manuelle de la vessie pour la vider.
C’est la seule possibilité de vider la vessie quand elle ne peut pas se contracter ou que sa vidange ne peut être obtenue par une hyperpression abdominale. Le patient doit être assis, penché en avant ; il utilise ses deux mains pour exprimer la vessie de haut en bas tout en maintenant simultanément si possible une poussée abdominale. Cette manœuvre est employée lorsque la musculature abdominale insuffisante ou paralytique ne peut apporter aucune aide à la miction. La pratique de l'auto-sondage a remplacé dans de nombreux cas cette manœuvre qui peut être nuisible pour le périnée.
2) En néonatologie, instillation systématique d’une solution de nitrate d'argent dans les yeux des nouveau-nés pour prévenir l'ophtalmie gonococcique néonatale.
C. S. F. Credé, gynécologue allemand (1881)
Syn. méthode de Credé
→ neurovessie, vessie autonome
[M3,O1]
décroisement d'un forceps (manœuvre de) l.f.
uncrossing manœuvre of a pair of forceps
Articulation des deux branches d'un forceps croisé, le forceps de Tarnier p. ex., appliquées sur une présentation du sommet en occipito-iliaque droite antérieure ou occipito-iliaque gauche postérieure.
Elle reconduit la branche droite où se trouve l'encoche, placée initialement au-dessous de la branche gauche où se trouve le pivot d'articulation, au-dessus de celle-ci.
Delbet (manœuvre de) l.f.
Delbet’s manoeuvre
Méthode d'appréciation fonctionnelle des muscles releveurs de l'anus en cas de prolapsus.
Les doigts intravaginaux recherchent la saillie ferme des muscles alors que l'avant-bras de l'examinateur s'oppose à l'adduction forcée que réalise le rapprochement des genoux par la patiente.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
Deventer-Mueller (manœuvre de) l.f
Deventer-Mueller's manoeuver
Tractions simultanées sur le tronc et le bras du fœtus en présentation du siège quand les bras sont relevés derrière la nuque.
H. van Deventer, accoucheur néerlandais (1701) ; A. Mueller, accoucheur allemand (1898)
Dix et Hallpike (manœuvre de) l.f.
Dix and Hallpike’s test
Manœuvre de mise en évidence d’un vertige paroxystique bénin.
Margaret R. Dix et C.S. Hallpike, otologistes britanniques (1952)
Frenzel (manœuvre de) l.f.
Frenzel maneuver (nasopharyngeal pressure test)
Manœuvre d’auto-insufflation de la trompe auditive.
De réalisation délicate, elle laisse les mains libres et a été utilisée par les aviateurs allemands lors de la deuxième guerre mondiale.
H. Frenzel, otorhinolaryngologiste allemand, commandant à la Luftwaffe (1938)
[P1]
Édit. 2019
Hallpike (manœuvre de) l.f.
Hallpike’s test
Manœuvre clinique visant à confirmer le diagnostic de vertige paroxystique positionnel bénin.
Elle consiste, le sujet étant assis sur une table d’examen, tête tournée de 30° du côté que l’on veut tester, en un mouvement rapide de bascule de son corps du côté à tester, tête en-dehors de la table, en extension de 30°, afin de mettre en évidence, sous lunettes grossissantes ou vidéonystagmoscopie, un vertige de position ou un nystagmus battant vers le sol (géotropique), s’inversant lorsque le sujet est relevé.
C. S. Hallpike, otologiste britannique (1952 voir Dix)
→ vertige paroxystique positionnel bénin, vidéonystagmoscopie, nystagmus
[H1,P1]
Édit. 2015
Heimlich (manœuvre d') l.m.
Heimlich's manœuvre
Manœuvre destinée à provoquer l'expulsion d'un corps étranger inhalé dans les voies aériennes afin d'en assurer la désobstruction immédiate par une compression brusque de la base du thorax et de l'abdomen supérieur.
Après une prise d'aliments, l'obstruction des voies aériennes par un corps étranger bloquant la glotte (ex. inhalation d'un gros morceau de viande par un glouton) ou une bronche (ex. inhalation d'une cacahuète par un jeune enfant) amène une détresse respiratoire aigüe d'apparition brutale. Alors que la victime n'émet aucun son, l'aspect caractéristique de suffocation, implique l'exécution immédiate de cette manœuvre.
Chez l'adulte elle consiste à se placer derrière la victime, à la serrer entre ses bras en plaçant un poing dans le creux épigastrique et l'autre main par-dessus, puis à pousser d'un coup sec les viscères abdominaux dans le thorax pour obtenir une surpression pulmonaire capable d'expulser le corps étranger. Si la victime est couchée à terre en décubitus, le sauveteur à cheval sur elle appuie directement sur l'épigastre. Enfin la victime peut elle-même pratiquer la manœuvre en s'appuyant sur le dos d'une chaise. Chez le jeune enfant, mettre la tête et le thorax en proclive, il suffit alors de prendre la base du thorax entre les deux mains, placer les pouces sur le creux épigastrique et de faire la manœuvre de compression par un geste brutal des pouces. Immédiatement après le rejet du corps étranger la victime revit et parle ou crie.
Si le corps étranger n’est pas délogé, répéter cette manœuvre jusqu’à 5 fois ;
Si le corps étranger n’est pas rejeté, il peut être resté dans la bouche de la victime ; dans ce cas, il faut le rechercher et le retirer prudemment avec les doigts.
Cette manœuvre est à proscrire tant que la victime respire encore avec une dyspnée à composante expiratoire montrant que le corps étranger est situé au-delà du larynx : si le corps étranger était volumineux on risquerait de le bloquer au niveau du cricoïde.
H. J. Heimlich, chirurgien américain (1975)
→ inhalation d'un corps étranger chez l'enfant, obstruction des voies aériennes, bronchoscopie
[H1,H3,P2]
Édit. 2015
Hon (manœuvre de) l.f.
Hon's manoeuvre
Pression exercée intentionnellement sur le fond utérin pour tenter d'identifier l'origine d'un ralentissement du rythme cardiaque fœtal.
Si la pression reproduit le ralentissement et si celui-ci cesse à l'arrêt de la pression, le ralentissement est a priori dû à une compression du cordon ombilical.
E. H. Hon, pédiatre américain (1963 et 1974)
[O3]
Hoover (manœuvre de) l.f.
Hoover’s test
Manœuvre destinée à affirmer la simulation d’une paralysie d’un membre inférieur.
Une main de l’examinateur est placée sous chaque talon d’un sujet en décubitus dorsal, le soulèvement d’un talon provoque normalement une pression vers le bas de l’autre côté ; son absence signe la simulation.
C. F. Hoover, médecin interniste américain (1865-1927)
[,H3]
Jacquemier (manœuvre de) l.f.
Jacquemier's manoeuvre
Manœuvre obstétricale, pratiquée en cas de dystocie des épaules, consistant à abaisser le bras postérieur du fœtus pour supprimer le relief des épaules.
Après une large épisiotomie, l'opérateur introduit sa main dans la concavité sacrée pour remonter jusqu'au détroit supérieur. Le bras postérieur est alors saisi, puis abaissé jusqu'à la vulve, permettant de transformer un diamètre bi-acromial en un diamètre acromiothoracique plus petit. Il peut être nécessaire de renouveler l'opération sur le bras antérieur du fœtus après l'avoir transformé en bras postérieur par rotation fœtale de 180°.
J. M. Jacquemier, gynécologue accoucheur français, membre de l'Académie de médecine (1846)
Kocher (manœuvre de) l.f.
Kocher’s maneuver
Technique de réduction de la luxation antéro-interne de l’épaule.
Elle consiste en une traction longitudinale sur le bras en rotation externe, coude fléchi, suivie d’une adduction et rotation interne. La manœuvre doit être faite prudemment.
T. Kocher, chirurgien suisse, prix Nobel de médecine en 1909 (1870)
Kristeller (manœuvre de) l.f.
Kristeller’s manœuvre
Manœuvre utilisée en obstétrique lors des accouchements du siège.
Les cuisses fœtales sont saisies après le passage des omoplates, pour relever le tronc vers le haut en exerçant une traction modérée. On rabat ensuite le dos de l'enfant sur le ventre de la mère. L'originalité de cette manœuvre consiste à se faire aider par une tierce personne qui exerce au-dessus du pubis une pression sur le sommet du crâne fœtal.
S. Kristeller, gynécologue obstétricien allemand (1867)
Lachapelle (manœuvre de Madame) l.f.
Lachapelle's manœuvre
Méthode de rotation de la présentation de la face engagée dans l'excavation en mentopostérieure.
Un ou deux doigts introduits dans la bouche du fœtus ou placés en arrière de son menton exercent au moment d'une contraction utérine une pression d'arrière en avant pour entraîner la rotation de la tête.
Marie-Louise Lachapelle, sage-femme parisienne (1821)
Laffont (manœuvre de) l.f.
Laffont’s manoeuvre
Méthode de diagnostic de la rupture utérine au cours de la révision utérine : les doigts peuvent pincer les brèches de la rupture alors que ceci s'avère impossible en cas de simple distension segmentaire.
A. Laffont, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1946)
Lasègue (manœuvre de) l.f.
Lasegue’s test
En décubitus dorsal, l’élévation du membre inférieur par flexion sur le pelvis, jambe en extension sur la cuisse, peut faire apparaître, par mise en tension-élongation du nerf sciatique, une douleur irradiée à la face postérieure du membre inférieur, témoin d’une irritation ou d’une compression du nerf sciatique ou de ses racines.
Cette manœuvre entraîne une douleur dont la topographie est fonction du niveau de la lésion du tronc ou des racines du nerf. L’angle d’élévation du membre inférieur par rapport au plan horizontal a une valeur indicative de la sensibilité anormale du nerf ou de l’importance d’une compression. Lors de la manœuvre, la flexion du genou diminue ou fait disparaître la douleur par diminution de la tension du nerf ; la flexion dorsale du pied, genou étendu, accentue son étirement et augmente ou fait apparaître la douleur. La manœuvre faite du côté sain peut déclencher la douleur du côté opposé : signe de Lasègue controlatéral.
J. J. Forst, médecin français (1881) ; Ch. Lasègue, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1964)
→ Lasègue (signe de), Lasègue controlatéral
Leclerc (manœuvre de) l.f.
Leclerc's technique
Manœuvre consistant à mettre le bras en abduction contrariée à 20°, pour réaliser l'incidence de l'épaule de face.
En accentuant le pincement de l'espace sousacromial, elle permet de mieux détecter une rupture de la coiffe des rotateurs.