Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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champ électrique l.m.

electric field

Champ vectoriel* engendré par des particules électriquement chargées, qui modifie localement les propriétés de l’espace (*associant à tout point de l'espace une direction, un sens et une grandeur).
Ce vecteur s'exprime en volt par mètre (V/m) ou en newton par coulomb (N/C) dans le Système international d'unités. Toute structure chargée se trouvant dans le champ subit à distance l’action de ces particules.
Entre deux électrodes planes, étendues, parallèles, à une distance h (cm) et présentant une différence de potentiel U (V), le champ électrique est égal à U/h (V/cm). A la distance x d'une charge q ponctuelle, il est proportionnel à l'inverse du carré de la distance.

C. de Coulomb, ingénieur et physicien français (1736-1806)

force de Coulomb, inverse du carré de la distance

[B1]

Édit. 2019

champ exploré l.m.

field of exploration

Espace utile qu'un détecteur ou un appareil d'imagerie est capable d'explorer au cours d'un examen.

scintigraphie corps entier

[B1,B2]

champ magnétisant l.m.

magnetizing field

champ magnétique

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

champ microscopique l.m.

microscopic field

Surface de la préparation microscopique visible à travers le système optique et qui varie en fonction du grossissement.

[B1]

champ récepteur l.m.

receptive field

Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".

dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie

[B1,C2]

champ visuel l.m.

visual field

Portion d'espace perçue par l'œil, celui-ci étant immobile et regardant l'infini.
Ce terme est à distinguer du champ du regard, qui est la portion d'espace explorée par un œil qui se meut dans toutes les directions.
On l'explore par différents moyens : le campimètre, composé d'un tableau noir plat sur lequel se déplacent des index blancs n'est plus utilisé ; le périmètre de Goldmann, le plus employé en neurologie, est une coupole sur la cavité de laquelle se déplacent des index lumineux dont la taille et la luminance sont variables. Il existe des périmètres automatiques qui sont plus utilisés dans le glaucome, dont les lésions initiales intéressent les 30 degrés centraux, que dans l'exploration complète d'un champ visuel. Un champ visuel normal s'étend à 60° en haut, 60° en dedans, 70° en bas et 90° en dehors du point de fixation.
À l'heure actuelle, en neurologie, le périmètre de Goldmann donne les meilleurs renseignements.

hémianopsie, scotome

[P2]

indicateur lumineux de champ l.m.

light localizer

En radiothérapie, accessoire permettant de simuler le faisceau de rayonnement à l'aide d'un champ lumineux.

Étym. lat. indicium : indication

collimateur, diaphragme du tube radiologique.

périphérie du champ récepteur l.f.

receptive field periphery

Région de l'espace entourant le champ récepteur dans laquelle une stimulation module, le plus souvent dans le sens de l'inhibition, la réponse à la stimulation du champ récepteur.
Le vocable "périphérie" est utilisé de façon confuse pour désigner la zone du pourtour du centre du champ récepteur lorsque celui-ci est circulaire.

artefact de flux en IRM l.m.

flow artifact

En IRM, perturbation de l'image due au flux pulsatile du sang ou du liquide cérébrospinal. Cet artéfact apparait dans la direction du codage de phase, le plus souvent sous l'aspect d'images-fantômes hyper ou hypo-intenses, parfois comme un déplacement du signal de flux en dehors de la lumière du vaisseau. Sur les IRM médullaires, l’artefact de flux est source d’ images hypointenses dans le LCS à ne pas confondre avec un processus occupant de l’espace sous-arachnoïdien.

[B2,B3]

Édit. 2018

artefacts liés au flux l.m.p.

artefacts bound to the flow

Edit. 2018

flux (artefacts liés au)

[ B2,B3]

compensation de flux l.f.

gradients de compensation de flux

[B1]

cytométrie de flux l.f.

flow cytometry

Technique de biologie cellulaire in vitro mesurant les caractéristiques individuelles de cellules mises en suspension et s'écoulant une par une par un orifice étroit où sont appliqués un ou plusieurs rayons laser de longueur d'ondes différentes.
La mesure des rayonnements transmis, diffractés et/ou diffusés par les cellules elles-mêmes ou la fluorescence de colorants utilisés ou de molécules fluorescentes associées à des anticorps reconnaissant des épitopes spécifiques sur les cellules permettent d'évaluer le nombre, la taille des cellules, leur contenu en acide nucléique, la position dans les cycles cellulaires, l'expression membranaire ou intracellulaire de très nombreux épitopes contre lesquels des anticorps ont été obtenus.

[B3,A2]

déficit en flux calcique transmembranaire l.m.

calcium transmembrane flux defect

Déficit immunitaire congénital, rare, caractérisé par un défaut de réponse aux mitogènes sans diminution du nombre de lymphocytes T périphériques.
L’absence de flux calcique, retrouvé dans certaines cellules non lymphoïdes, empêche l’activation de la calmoduline-kinase et de la calcineurine ainsi que la translocation de NFAT-c dans le noyau.

flux n.m.

flow

Écoulement d'un liquide, d'un gaz, d'un jet de photons ou de particules dont on mesure la quantité émise (en termes de volume, masse, nombre de photons ou de particules) dans l'unité de temps.
En français, on parle en général de flux quand on mesure ces écoulements sur un temps très petit et plutôt de débit quand on les mesure sur un temps plus long.

Étym. lat. fluxus : écoulement

Syn. débit instantané (p. ex. débit expiratoire)

[B1]

Édit. 2018

flux (artefacts de.. en IRM) l.m.

flow artifact

artefact de flux en iRM

[B2,B3]

Édit. 2018

flux azygos l.m.

azygos flow

Débit du sang veineux ramené à l’oreillette droite par la grande veine azygos qui représente à peu près le dixième du débit cardiaque.
L’intérêt de ce débit a été mis en évidence par les travaux de W. Lillehet qui, dans ses premières tentatives de circulation extracorporelle, a montré que ce débit représente un apport sanguin au cœur et à la circulation suffisant pour maintenir la vitalité cardiaque et la vie, lors du clampage des deux veines caves.

Étym. gr. a : privatif ; zugos : paire

Syn. débit azygos

[K2]

Édit. 2018

flux d'un rayonnement n.m.

Densité des particules en un point, égale au rapport dN/dS où dN est le nombre de particules traversant la surface infinitésimale dS, perpendiculaire à leur direction.
On peut aussi considérer le flux énergétique dW/dS, où dW est la somme des énergies individuelles des dN particules.
La définition du flux considère des particules monodirectionnelles. La fluence lui est habituellement substituée.

fluence

[B1,B2]

Édit. 2018

flux glomérulaire l.m.

filtration glomérulaire

[M1]

Édit. 2018

flux (gradients de compensation de) l.m.p

gradients de compensation de flux

flux lumineux l.f.

luminous flow

Quantité de lumière émise ou réfléchie par un objet, exprimée en lumen (lm).
L'œil est sensible à un flux très faible (de l'ordre de 10-13 lm).

lumen

[P2]

Édit. 2018

flux menstruel l.m.

menstrual flow

menstruation

[O3]

Édit. 2018

flux plasmatique rénal l.m.

renal plasma flow

Quantité de plasma qui traverse les deux reins par unité de temps.
Elle est chez l'adulte de l'ordre de 600 mL/mn.

débit de filtration glomérulaire, flux sanguin rénal

[M1]

Édit. 2018

gradients de compensation de flux en IRM l.m.p.

effect of flow compensating gradients

En IRM, gradients destinés à compenser le déphasage des spins lié au déplacement de ceux-ci par effet de flux.
Les gradients bipolaires de sélection de coupe et de codage en fréquence (gradient de lecture) sont efficaces pour remettre en phase les protons stationnaires. Ils ne le sont pas sur les protons en mouvement, dont la position change entre l'application de chacun des deux lobes du gradient. Pour compenser les déphasages liés au déplacement des protons, il faut ajouter un troisième lobe à ces gradients (premier lobe positif, deuxième lobe négatif et troisième lobe positif). Ces gradients, en corrigeant les déphasages dus à la vitesse des spins circulants, diminuent les artéfacts liés au flux. Ils sont également utilisés pour renforcer le signal des artères et des veines en imagerie par écho de gradient et pour corriger les déphasages des spins en ARM par temps de vol. (Ils ne sont pas utilisés en ARM par contraste de phase, puisque dans cette dernière le contraste est généré par la variation de phase des spins liée à leur vitesse).

[B2,B3]

Édit. 2018

laminaire (flux) l.m.

laminar flow

Écoulement des fluides en filets parallèles et sans turbulence.
Ce mode d'écoulement est utilisé d’une part en salle d'opération, d’autre part dans certains laboratoires,  avec de l'air stérile pour réduire les risques de contamination du champ opératoire par les bactéries véhiculées par les aérosols soulevés dans les turbulences sur les objets et le personnel non stériles présents dans la salle d'opération et dans des laboratoires.
L'écoulement des fluides se fait selon deux modes différent : il est laminaire pour les faibles débits et turbulent pour les plus importants. Le renouvellement de l'air d'une salle d'opération est de l'ordre de 2 500 m3/h ; en écoulement turbulent traditionnel la vitesse de l'air est de 30 à 50 cm/s, ce qui soulève facilement la poussière. En flux laminaire la vitesse d'écoulement de l'air passe à 25 cm/s. Le flux laminaire est délivré à partir d'un plafond perforé placé au dessus de la zone opératoire (table d'opération, chirurgiens et instrumentistes). Les filets d'air, préalablement stérilisés par une filtration sont dirigés verticalement de manière à protéger la zone opératoire. La réduction de la pollution bactérienne est de l'ordre de 95 % par rapport aux salles d'opération classiques. Ce dispositif est utilisé surtout en chirurgie orthopédique. Outre la protection antibactérienne, il a l'avantage de mieux répartir la chaleur au niveau de l'opéré, réduisant ainsi les risques d'hypothermie.

pollution de l'air en salle d'opération

mode avec coloration de flux l.m.

doppler couleur

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