Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

178 résultats 

Kobrak (épreuve de) l.f.

Kobrak’s test

Cette épreuve fut mise au point pour simplifier l’épreuve calorique de Bárány.

F. Kobrak, otorhinolaryngologiste allemand (1923)

performance n.f.

performance, record

Résultat qu'obtient un individu dans une épreuve (ex. performance sportive, performance cardiaque).
Par extension, enregistrement matériel de cet accomplissement au cours d’une épreuve d’effort.
Par ex. chez les bovins, résultat du contrôle individuel de la production laitière.

Étym. Mot anglais depuis le français du XVIe s. parformance : accomplissement.

probation n.f.

probation

Système de réponse sociale à la délinquance né dans les pays anglosaxons, qui consiste à suspendre le prononcé de la peine et à mettre le délinquant sous surveillance pendant un délai d'épreuve, en lui imposant éventuellement des contraintes.
Si celui-ci répond à l'attente sociale durant ce délai, la condamnation n'est pas prononcée. Dans le cas contraire, le sujet subit sa peine. En France, le système est représenté essentiellement par le sursis avec mise à l'épreuve.

rinçage (épreuve de) l.f..

washout test

Élimination progressive d'une substance donnée par l'effet du courant d'un fluide traversant l'enceinte où cette substance se trouve dissoute ou en mélange.
Le rinçage joue un rôle fondamental dans l'épuration des différents compartiments de l'organisme, il complète l'action de la diffusion, qui disperse seulement les molécules sous l'action de l'agitation moléculaire.
L'épreuve de rinçage est à la base des mesures pharmacocinétiques : après administration d'une substance donnée (médicament, toxique, marqueur), l'enregistrement de l'évolution de sa concentration permet de préciser sa vitesse d'épuration. Le contraire du rinçage est la dilution, une épreuve de dilution permet de mesurer le volume du compartiment. où pénètre la substance
Ex. : dans un vase plein d'eau, souillé par un colorant, la concentration c du colorant est proportionnelle à la masse x de colorant contenue dans le vase et inversement au volume V du vase, soit c = x /V. Si l'on fait couler un filet d'eau, le liquide du vase s'éclaircit progressivement car le débit V' du filet emporte à tout instant hors du vase (d'où le signe - ) une portion dx de colorant proportionnelle au débit et à la concentration c d’où : 
dx = - V' (x /V) = - x /τ avec τ = V/V', rapport du volume d'eau dans le vase par le débit de rinçage, est la constante de temps de rinçage. L'intégration de cette équation différentielle en fonction du temps  t  montre que l'épuration suit une loi exponentielle : x = x0 e-t/τ. On peut mesurer facilement la constante de temps τ sur un enregistrement de la concentration.

constante de temps, dilution (épreuve de)

Rinne (épreuve de) l.f.

Rinne’s test, acoustic test

Epreuve acoumétrique et audiométrique monaurale consistant à comparer la perception sonore après une stimulation en conduction osseuse et en conduction aérienne.
Epreuve essentielle qui consiste à étudier la perception sonore par voie osseuse et par voie aérienne, puis à les comparer. Le « Rinne » est dit positif lorsque le patient perçoit mieux les stimulations sonores en conduction aérienne qu’en conduction osseuse. Ceci témoigne d’un système auditif normal ou de la présence d’une surdité de perception. Le « Rinne » est dit négatif lorsque la perception en conduction aérienne est plus faible qu’en conduction osseuse. Ce fait apparaît dans les surdités de transmission.

H. Rinne, otorhinolaryngologiste allemand (1855)

acoumétrie, audiométrie, surdité

rotation d'axe incliné par rapport à la pesanteur l.f.

off-vertical axis rotation (OVAR)

Epreuve de stimulation vestibulaire qui soumet un sujet assis à une rotation à vitesse constante selon un axe incliné sur la verticale d’un angle de 10 à 15°.
La réponse nystagmique provoquée est modulée par les variations de la position de la tête par rapport à la pesanteur au cours de la rotation. Cette épreuve teste les récepteurs otolithiques.

Sigle RAIG

sniff test l.angl.

Epreuve de radioscopie ou de radiocinéma pulmonaire permettant de rechercher la paralysie d’une coupole diaphragmatique lors d’un reniflement répété obtenu par des inspirations superficielles et brutales.
Cette épreuve, au cours de laquelle la coupole paralysée, au lieu de s’abaisser, reste immobile et peut même, paradoxalement, s’élever, permet également de localiser avec beaucoup de précision une petite hernie diaphragmatique.

Étym. angl. to sniff : renifler

Stagnara (épreuve du réveil de) l.f.

Stagnara’s test

Épreuve de sécurité pratiquée au cours d’une intervention sur le rachis pour s’assurer de l’intégrité des voies médullaires et radiculaires.
L’anesthésie est passagèrement allégée pour que l’opéré puisse, à la demande, mobiliser les membres inférieurs. Cette épreuve est actuellement remplacée par l’étude des potentiels sensitifs et moteurs.

C. Vauzelle et P. Stagnara, chirurgiens français (1973)

syndrome cérébelleux l.m.

cerebellar syndrome

Ensemble de signes neurologiques dont la diversité dépend de la spécialisation des différentes régions cérébelleuses.
Parmi les manifestations fondamentales, seront relevées : l'hypotonie (passivité augmentée, réflexe rotulien pendulaire, abolition des réflexes de posture) ; l'asynergie (harmonisation défectueuse des contractions musculaires élémentaires) ; la dysmétrie (épreuve doigt-nez dépassant son but, non aggravée par l'occlusion des yeux); l'adiadococinésie (impossibilité d'effectuer à un rythme rapide des mouvements de sens opposé, de faire les marionnettes p. ex., qui se différencie d'un syndrome pyramidal ou extrapyramidal par son amplitude anormale et par l'absence de fixation posturale des muscles proximaux) ; enfin la dyschronométrie (retard au départ et prolongation excessive de l'action). Ces divers troubles se recouvrent.
Les perturbations de l'activité motrice se manifestent dans :
- la station debout (instabilité anormale, élargissement du polygone de sustentation, etc.) ;
- la marche (festonnante, inégale, irrégulière, avec anomalies du balancement des bras) et l'adaptation posturale (pas de décollement du talon à l'accroupissement, élévation des membres inférieurs au-dessus du plan du lit lors du passage du décubitus à la position assise) ;
- les gestes propositionnels (boutonnage, épreuve doigt-nez, p. ex.), avec tremblement intentionnel de forte amplitude, accentué par le déroulement du geste et l'émotion ;
- le maintien de la position oculaire (nystagmus "parétique" du regard, parfois à rebond) ; l'écriture, de grande taille, inégale (dysmétrie plus évidente au tracé de barreaux d'échelle) ;
- la parole, trainante, mal articulée, scandée, explosive.
Il est habituel d'admettre des troubles surtout statiques et localisés aux membres inférieurs dans les lésions vermiennes, cinétiques et localisés aux membres supérieurs dans les lésions hémisphériques.

tests digestifs l.m.p.

breath-test

Il existe deux types d’épreuves physiopathologiques différentes.
1) Épreuve qui repose sur la production d’hydrogène obtenue par fermentation bactérienne à partir des glucides administrés par voie orale.
Selon le type de sucre administré, l’élévation de la concentration d’hydrogène dans le gaz expiré (mesurée par chromatographie gazeuse) traduit soit un contact anormal avec la flore bactérienne colique d’un sucre normalement absorbé au niveau de l’intestin grêle (lactose), soit le temps de transit intestinal d’un sucre normalement peu absorbé au niveau de l’intestin grêle (lactulose), soit une pullulation microbienne intestinale consommant un sucre normalement absorbé par l’intestin grêle (glucose)
2) Epreuve utilisant la mesure du CO2 radioactif dans l’air expiré pour étudier certaines fonctions digestives.
Plusieurs épreuves fonctionnelles digestives sont basées sur l’administration orale d’une molécule marquée par un isotope du carbone (14C). Celle-ci est dégradée dans le tube digestif et aboutit à la libération de gaz carbonique marqué(14CO2) qui est rejeté par les voies respiratoires et peut donc facilement être mesuré. Les molécules les plus employées sont l’urée (diagnostic et surveillance des infections à Helicobacter pylori) ; le D-xylose ou l’acide glycocholique (proliférations bactériennes de l’intestin grêle) ; le lactose (malabsorption du lactose) ; les acides gras ou les triglycérides marqués (trioléine,tripalmitine,trioctanoïne) dans l’étude des malabsorptions des graisses.
Les réglementations d’utilisation des radioisotopes concernant notamment le carbone 14 ont fait progressivement abandonner ces méthodes chez l’Homme en France, alors qu’elles sont d’utilisation courante aux Etats-Unis

acide gras marqué,

[L1]

Édit. 2018

test mental l.m.

mental test

Épreuve standardisée dans laquelle sont définis de façon précise la tâche à exécuter, les conditions de passation et le mode d'analyse des réponses.
Le développement des tests a été étroitement lié aux facteurs sociaux. Jusqu'à la première guerre mondiale, l'intérêt s'est porté essentiellement sur les tests d'intelligence et d'aptitude, les préoccupations étant alors centrées sur le domaine scolaire et l'insertion professionnelle En France, le premier test mental a été mis au point en 1905 par A. Binet dans le but de dépister les arriérés mentaux dans les écoles.
Les tests de personnalité ne sont apparus qu'entre les deux guerres : techniques projectives, qui permettent un portrait descriptif et qualitatif de la personnalité ; questionnaires, qui explorent les différents aspects de la personnalité normale et pathologique.
La finalité du test est le classement du sujet examiné dans un groupe d'étalonnage. Celui-ci doit répondre à trois critères diagnostiques, qui résument les qualités métrologiques de l'épreuve : la fidélité, (qui implique que le test puisse fournir des résultats identiques lorsqu'il est appliqué deux fois de suite chez le même sujet) ; la sensibilité ou finesse discriminative, (qui doit être suffisante pour que le classement ait un intérêt pratique) ; la validité ou correspondance entre ce que le test est censé mesurer et ce qu'il mesure effectivement.

A. Binet et T. Simon, psychologues français (1904)

ventilation maximale indirecte l.f.

indirect maximal breathing capacity

Calcul d'une valeur proche de celle de la ventilation maximale à partir de l'épreuve d'expiration forcée par la formule de Tiffeneau : 30 VEMS = V'max.
Cette relation donne une valeur approchée, dite «indirecte», de la ventilation maximale à la fréquence 30/min). Cette valeur est facile à obtenir par l'épreuve d'expiration forcée lorsqu'elle est exécutée correctement.

R. Tiffeneau, pharmacologue et physiologiste français (1910-1961)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

VEMS, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale, VEMS

volume expiratoire maximal par seconde l.m.(sigle VEMS)

forced expiratory volume per second (FEV1)

Volume de gaz expiré pendant la première seconde d'une expiration forcée maximale réalisée après une inspiration complète, exprimé en LBTPS/sec et en % d'une valeur théorique déterminée par l'âge, la taille et le sexe du sujet.
Il représente les 3/4 de la capacité vitale chez le sujet normal.
Le VEMS est un débit qui s'exprime en litres par seconde ; il est plus faible que le débit expiratoire maximal ou débit de pointe.
Le rapport de Tiffeneau VEMS/CV compare le VEMS à la capacité vitale. Ce rapport vaut 77 ± 5%, chez l'homme adulte normal (Cara et Sadoul, 1953). Il est très abaissé chez l'emphysémateux et dans tous les syndromes obstructifs ; par contre il reste normal dans les syndromes restrictifs. Comme le VEMS a la dimension d'un débit, et CV à celle d'un volume, le rapport VEMS/CV est inversement proportionnel à la taille : il est donc toujours plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Le VEMS diminue progressivement avec l'âge à partir de 22 ans et perd 25% entre 22 ans et 65 ans. A tailles et à âges égaux, il est un peu plus petit chez la femme que chez l'homme (environ 6%).
Le spirogramme de l'épreuve d'expiration forcée montre que la courbe décroît avec le temps ; elle est la somme de 2 exponentielles : la première (partie rapide) dépend de l'inertie du mélange gazeux (elle est très accélérée avec les mélanges He/O2), la seconde dépend de la viscosité de l'air alvéolaire. Comme cette viscosité joue essentiellement dans les petites bronches, la queue du tracé donne des informations sur leur état : c'est pourquoi l'on mesure les volumes expirés à 2, 3, 4, 5 secondes (FEV2, FEV3, etc.). L'étude de la boucle pression-volume correspondant à l'épreuve d'expiration forcée fournit de meilleures indications que les valeurs FEV2, FEV3.
Le terme volume expiré au maximum en une seconde a été choisi, avec l'accord de R. Tiffeneau, lors de la réunion de Paris (1955) à la place de «capacité pulmonaire utilisable à l'effort»), terme qu'il avait d'abord utilisé.
Cet indice fonctionnel demeure le plus utilisé pour le diagnostic d'un trouble ventilatoire obstructif.
 

R. Tiffeneau, médecin physiologiste français (1910-1961) ; M. Cara, médecin anesthésiste-réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1953)

débit de pointe, expiration forcée (épreuve d'), similitude biologique, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale indirecte

emphysème pulmonaire l.m.

pulmonary emphysema

Distension permanente des alvéoles pulmonaires amenant la perte de l'élasticité du parenchyme et pouvant entraîner la rupture des cloisons alvéolaires.
On distingue les emphysèmes centro-acinaires, panacinaires, paracicatriciel et paraseptal. L’emphysème centro-acinaire (ou centrolobulaire) est caractérisé par une destruction des bronchioles, des canaux alvéolaires et des alvéoles présents au centre de l’acinus. La dilatation des bronchioles et des alvéoles adjacentes entraîne la formation de microbulles au centre du lobule. L’emphysème focal centro-acinaire s’observe chez les patients exposés aux poussières anorganiques comme celles du charbon. L’emphysème distal, qui siège dans la région postérieure et supérieure du poumon, ne s’observe que chez les fumeurs.
L’emphysème panlobulaire ou panacinaire provoque la destruction totale d’un acinus. Les lésions siègent le plus souvent aux bases pulmonaires. . Fréquemment observé à l’autopsie des personnes âgées, il peut aussi  être juvénile, parfois lié à un déficit en antiprotéase pulmonaire, et alors de pronostic très sévère.
L’emphysème paracicatriciel est localisé aux régions adjacentes à la fibrose séquellaire d’une tuberculose, d’une sarcoïdose ou d’une silicose. Par son importance et sa topographie, il peut provoquer l’apparition de bulles ou de blebs.
L’emphysème paraseptal est localisé près de la plèvre et le long des septa interlobulaires. Il est responsable de bulles géantes.
D'un point de vue pathogénique, les bronches et la trachée se dilatent à l'inspiration et se resserrent à l'expiration. Quand l'élasticité pulmonaire est insuffisante les petites bronches se collabent à l'expiration, la pression alvéolaire moyenne augmente alors progressivement et les lobules se distendent. Avec le temps la dilatation permanente des alvéoles mène à la raréfaction des fibres élastiques et à la constitution d’un emphysème centrolobulaire.
La cause peut être une sténose trachéale (parfois séquellaire d'une intubation trachéale traumatisante), peut venir d'une bronche lobaire (emphysème lobaire géant limité au territoire de la bronche) ou des petites bronches (à la suite de bronchoconstrictions répétées lors des crises d'asthme). Il peut également s’agir d'une atteinte de l'élasticité lobulaire d'origine infectieuse (bronchite chronique) ou toxique (inhalation de poussières, d'ammoniac, de chlore, de gaz de combat).
A l’examen clinique le thorax globuleux, l’ampliation est diminuée. L’inspiration est humée et courte tandis que l'expiration est prolongée, encombrée de sibilances bronchiques. Le murmure vésiculaire est affaibli.
La radiographie et surtout la tomodensitométrie montrent une clarté exagérée des champs pulmonaires et la mobilité du diaphragme est réduite à la radioscopie. L'exploration fonctionnelle montre une augmentation du volume résiduel (VR) caractérisée par une augmentation du rapport VR/CT, l'épreuve de Tiffeneau montre un rapport VEMS/CV très abaissé et l'épreuve de ventilation maximale fait apparaître un signe du créneau.
Le traitement est essentiellement préventif (prévenir et traiter précocement les infections bronchopulmonaires, éviter l’exposition aux poussières et lutter contre le tabagisme), et palliatif (kinésithérapie respiratoire pour apprendre au patient à mieux expirer). Cela ralentit l'évolution de la maladie.

Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphy­sème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans

ballonnet de sonde d'intubation, bronche, bronchiole, décompression (accident de plongée par), élasticité, emphysème bulleux malformatif, emphysème congénital du nouveau-né, emphysème lobaire géant,lobule pulmonaire, physiopathologie respiratoire (symboles de), spirogramme, VEMS, blebs, acinus pulmonaire

[K1]

Édit. 2019

accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.

depression after cerebral stroke

Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC),  souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident vasculaire cérébral

[H1,H3,K4]

Édit. 2016

achlorhydrie n.f.

achlorhydria

Absence complète d'acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique qui traduit la déchéance fonctionnelle globale des cellules sécrétoires de l'estomac.
Une épreuve de stimulation pharmacologique permet de distinguer les achlorhydries vraies, comme celles observées au cours de l'anémie de Biermer, des achlorhydries relatives des gastrites où la sécrétion acide est masquée par la sécrétion alcaline.

Biermer (anémie de), gastrite achlorhydrique

[C2,F1,L1]

Édit. 2016

acoumétrie n.f.

acoumetry

Mesure de l'acuité auditive utilisant l'audition de la voix et celle du diapason.
L’étude clinique de la perception auditive peut être effectuée à la voix (acoumétrie vocale), voix chuchotée à l’aide de mots graves ou aigus (une voix chuchotée perçue à six mètres permet d’affirmer une audition peu altérée) ou voix haute, ou encore à l’aide de diapasons (acoumétrie instrumentale).
L’étude de la perception crânienne se recherche à l’aide de diapasons placés sur la ligne médiane du crâne : c’est le test de Weber. Chez le sujet normal, la perception auditive est égale des deux côtés. Il a l’impression d’entendre le son émis au milieu du crâne. A l’état normal, la perception aérienne est meilleure que la perception crânienne. Ce fait reste vrai en cas de surdité de perception. Il s’inverse en cas de surdité de transmission (épreuve de Rinne).

Étym. gr. akouein : entendre ; metron, par lat. metrum : mesure.

audiogramme, audiométrie, conduction osseuse, Weber (test de), Rinne (épreuve de)

[B3,P1]

Édit. 2017

acromégalie n.f.

acromegaly, acromegalia

Identifiée par Pierre Marie comme « une hypertrophie singulière des extrémités  céphalique et des membres », l’acromégalie est la conséquence chez l’adulte d’une production excessive d’hormone de croissance par un adénome hypophysaire somatotrope.
La dysmorphie acromégalique est d’installation lente, caricaturale après un dizaine d’années d’évolution, et l’observation de photographies anciennes témoigne de son caractère acquis. Elles s’exprime au niveau de la face : épaississement des traits et des lèvres, rides profondes, élargissement de la pyramide nasale, hypertrophie de la houppe du menon, macroglossie,  écartement des dents, prognathisme avec perte de l’articulé dentaire. Les mains et les pieds sont larges et épais ; le sujet a dû élargir les bagues ou renoncer à les porter, a des difficultés à se chausser. Partout la peau est épaisse, les veines sont larges et saillantes ; l’hypertrophie des troncs nerveux contribue à la fréquence du syndrome du canal carpien, parfois à l’hypoacousie. La mégasplanchnie s’exprime sous forme d’un goitre, de cardiomégalie, d'hépatomégalie, de néphromégalie…..
Le retentissement général et métabolique de l’hypersomatotropisme est responsable d’hypersudation avec séborrhée, de fatigue, d'arthralgies, d'hypertension artérielle, de dysfonction ventriculaire avec troubles du rythme, d' apnée du sommeil, de diabète sucré avec insulinorésistance, d'hypercalciurie avec lithiase rénale, hyperphosphorémie….
La tumeur hypophysaire est précocement repérée par l’IRM hypophysaire. Elle peut déterminer céphalées,  altération du champ visuel par la survenue d'un syndrome chiasmatique, troubles oculomoteurs dus à l'envahissement des sinus caverneux.
L’accroissement de l’IGF-1 constitue le meilleur argument en faveur du diagnostic et de l’évolutivité de la maladie. La taux d’hormone de croissance (GH) est accru, non freinable lors de l’épreuve d’hyperglycémie provoquée. La mesure des autres hormones antéhypophysaires évalue un éventuel déficit ou une hyperproduction hormonale associée (PRL, TSH…).
Le traitement radical consiste en l’exérèse sélective par voie transsphénoïdale de la tumeur et de son éventuel prolongement suprasellaire. En cas de contre-indication ou d’exérèse incomplète s’envisagent des thérapeutiques médicales : dopaminergiques  (cabergoline) et surtout analogues retards de la somatostatine (octréotide, lanréotide) et en cas d’inefficacité antagoniste de la GH (pegvisomant). Le recours à la radiothérapie externe fractionnée ou une irradiation ciblée par le gamma
knife est à envisager dans de rares situations.
Dans d’exceptionnelles situations l’acromégalie est en relation avec la production paranéoplasique de GH-RH ou somatolibérine (par une tumeur bronchique, pancréatique….).  [O4]Édit. 2020

P. Marie, neurologue français, professeur d’anatomopathologique, membre de l’Académie de médecin ((1853-1940)

hormone de croissance, GH, somatolibérine, IGFP.

[O4]

Édit. 2020

amputation conoïde du col utérin l.f.

conoid amputation of the uterine cervix

Ablation chirurgicale d'une portion tronconique du col utérin, centrée sur le défilé cervical dont le diamètre est défini par une épreuve au lugol.
Exécutée au bistouri froid, électrique, à l'anse diathermique ou au laser, elle sert à distinguer un cancer intra- épithélial d'un cancer invasif du col utérin. Une microconisation laissant visible la zone de jonction peut être réalisée sous colposcope.

Syn. conisation du col

[N2,O3]

Édit. 2017

angiofluoroscopie n.f.

angiofluoroscopy

Méthode d’étude de la circulation artérielle d’un membre fondée sur l’apparition d’une fluorescence cutanée (sous lumière de Wood) après injection veineuse ou artérielle de fluorescence (on dit aussi : épreuve à la fluorescéine).

Étym. gr. angeion : vaisseau

[B2,B3,K4]

Édit. 2020 

angiotensine (test à l') l.m.

angiotensin test

Épreuve qui a pour objectif d'explorer les mécanismes régulateurs du système tensionnel en déterminant la dose d'angiotensine, administrée par perfusion intraveineuse, qui est requise pour élever la pression artérielle de 20 mm de Hg au dessus d’une valeur de base.
Compte tenu du développement des dosages biologiques qui permettent l'exploration du système rénine angiotensine aldostérone et des progrès de l'imagerie médicale, le test n'est plus guère utilisé.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tenere : tendre

rénine angiotensine (système), hyperaldostéronisme primaire, hyperaldostéronisme secondaire

[C1,C3,K4]

Édit. 2017

asthénie neurocirculatoire l.f.

neurocirculatory astheny

Troubles de fatigabilité, d’inadaptation à l’effort, de douleurs précordiales anorganiques de gêne respiratoire, de lipothymies, de paresthésies des extrémités.
Terme assez vague et peu utilisé regroupant ces syndromes cliniques essentiellement fonctionnels et subjectifs.
L’examen objectif trouve très peu de choses : une hyperpulsatilité artérielle, un souffle cardiaque anorganique, des variations tensionnelles, un trouble de repolarisation ventriculaire électrocardiographique, qui disparait à l’épreuve d’effort. L’ensemble de ces troubles coïncide souvent avec des conflits ou des difficultés existentielles qui suggèrent un mécanisme psychosomatique. Ce syndrome demande surtout une prise en charge psychologique évitant au maximum le risque de somatisation des troubles par un excès thérapeutique.

Étym. gr. a : privatif, sthenos : force 

asynergie cérébelleuse l.f.

cerebellar asynergy

Trouble de l'harmonisation spatiale et temporelle des différentes composantes du mouvement, qui a pour conséquence sa décomposition.
Ainsi, dans l'épreuve du doigt sur le nez, la flexion de l'avant-bras précède le mouvement de l'épaule.
L'asynergie intervient également dans des activités motrices plus globales, par ex. : absence de flexion des membres inférieurs, conservatrice de l'équilibre, quand il est demandé au patient de se pencher en arrière.
Chez le cérébelleux, il s'agit d'un élément important dans la mauvaise intégration des réponses partielles lors des adaptations posturales (se pencher en avant ou latéralement) et dans les troubles de la marche.

ataxie pariétale l.f.

parietal ataxia

Trouble de la coordination motrice observé dans les lésions pariétales et dû à l'atteinte des formations proprioceptives et kinesthésiques, et de leur intégration sensorimotrice.
La main instable ataxique en est la traduction statique. L'épreuve doigt (index) contre doigt en est la traduction cinétique au membre supérieur. Le même type d'incoordination est observé au membre inférieur. Le phénomène est constaté lorsque le malade a les yeux fermés.

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre 

autohypnose n.f.

autohypnosis

État d'hypnose atteint par le sujet lui-même grâce à un apprentissage.
Cette capacité est mise à l'épreuve dans les techniques thérapeutiques de relaxation comme le training autogène.

| page précédente | /8 | page suivante