complexe méridien l.m.
meridian complexe
Pli méridien composé de rétine et d'épithélium ciliaire.
Il a l'aspect d'un pli méridien de la périphérie rétinienne mais qui se prolonge sur le corps ciliaire jusqu'au procès ciliaire, qui se trouve alors contrairement à la normale dans l'alignement d'une dent de l'ora serrata. Parfois associé à un colobome cristallinien. Il s'agit d'un pli rétinien sur une rétine kystique recouvert par un ruban d'épithélium ciliaire.
[A1,P2]
complexe ophtalmoganglionnaire l.m.
Romaña’s sign
Accident primaire fréquent de la maladie de Chagas, si la porte d’entrée du parasite est conjonctivale.
Il s’agit d’un œdème palpébral, rose violacé, de consistance ferme, unilatéral, indolore, pouvant entraîner l’occlusion de l’œil. Il s’accompagne d’une conjonctivite et d’adénopathies satellites.
C. Romaña, médecin argentin (1935)
Syn. complexe de Romaña
→ trypanosomose humaine américaine
[D3,P2]
complexe primaire l.m.
primary complex
Association d'un nodule pulmonaire et d'une adénopathie médiastinale satellite caractérisant, inconstamment, sur le cliché de radiographie thoracique une primo-infection tuberculeuse.
Ce terme se rapporte au cycle de la phtisiogénèse proposé par Ranke qui est aujourd'hui abandonné. Il distinguait trois stades d'évolution de la tuberculose : primaire (primo-infection), secondaire (diffusion héma
A. Ghon, anatomo-pathologiste autrichien (1912) ; K. Ranke, médecin interniste allemand (1916)
[B2,K1,D3]
complexe QRS l.m.
QRS electric complex
Partie du tracé de l’électrocardiogramme inscrivant l’onde de dépolarisation du ventricule.
Dit aussi complexe rapide, il dure normalement entre 0,06 et 0,10 sec. (moyenne 0,08). Il est fait de plusieurs ondes successives : une première déflexion négative l’onde Q ; une première déflexion positive l’onde R ; et une deuxième déflexion négative l’onde S. Mais il peut être fait d’une seule déflexion négative (appelée onde QS) ou comporter des déflexions supplémentaires appelées R’ et S’ selon leur sens. Sa morphologie varie avec la position électrique du cœur et la dérivation étudiée. L’axe moyen de QRS est situé entre 0 et 90’ avec une moyenne de +60’.
[K2]
complexe sclérose latérale amyotrophique-syndrome parkinsonien-démence l.m.
Guam complex (ALS - parkinsonism - dementia)
Maladie neurodégénérative multi-systématisée touchant électivement des habitants des îles Mariannes, dans le Pacifique.
Un syndrome parkinsonien akinétohypertonique est associé à un tableau de sclérose latérale amyotrophique et à une démence.
Uniquement observée chez les Indiens Chamorro des îles de Guam et de Rata, il s'agirait d'une affection d'origine toxique, liée à la présence de la β-N-méthyl-amino-L-alanine dans une plante, la cycade, qui est régulièrement et rituellement absorbée.
[H1,G4]
complexe soluble de fibrine l.m.
soluble complexe
Multimère de masse moléculaire faible formé par les monomères de fibrine complexés avec la molécule de fibrinogène native ou avec les produits de dégradation de la fibrine.
Ces complexes sont à la base de tests de laboratoire pour rechercher une activation pathologique de la coagulation.
[F4]
complexe synaptonémal l.m.
synaptonematic complex
[C3,Q1]
complexe synaptonémique l.m.
synaptonemal complex
Chez les Eucaryotes, structure protéique longitudinale tripartite visible au microscope électronique en prophase I de la méiose.
Elle comporte un élément latéral sur chacun des chromosomes homologues et un élément central qui apparaît au moment de l'appariement ; des nodules de recombinaison visibles sur l'élément central au stade pachytène correspondraient à des points d'enjambement. Ce complexe disparaît à partir du stade diplotène.
[C1,A2]
complexe tuberculosis l.m.
tuberculosis complex
Ensemble des germes du genre tuberculeux, par opposition aux mycobactéries atypiques, qui réunit le Mycobacterium tuberculosis, le Mycobacterium bovis, le Mycobacterium africanum, le Mycobacterium canetti, le Mycobacterium bovis BCG, auxquels on ajoute le Mycobacterium microti.
→ milieux de culture du complexe tuberculosis
[D1]
complexe ventriculaire l.m.
ventricular electric complex
[K2]
crise épileptique complexe l.f.
complex partial epileptic fit, seizure
Crise épileptique partielle s'accompagnant toujours d'un trouble de la conscience, soit inaugural, soit au cours — ou au décours — d'une crise.
→ crise épileptique, crise épileptique partielle
[H1]
déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale l.m.
mitochondrial respiratory chain, complex III, deficiency of
→ maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux
Eisenmenger (complexe d') l.m.
Eisenmenger complex
Variété physiopathologique ou stade évolutif de certaines malformations congénitales, caractérisé par une élévation considérable et irréversible des résistances artérielles pulmonaires (qui égalise les pressions pulmonaires et systémiques) et annule ou inverse le shunt intracardiaque.
Pour cette raison la fermeture chirurgicale du défaut septal est inutile ou même nocive en supprimant la possibilité d’inversion du shunt. Souvent bien toléré pendant de longues périodes, le complexe d’Eisenmenger ne comporte pas de traitement simple sinon la transplantation cardiopulmonaire dans les cas extrêmes.
Cette anomalie cardiaque a été signalée la première fois par Hippocrate.
V. Eisenmenger, médecin autrichien (1897)
[K2, Q2]
Édit. 2019
figure complexe de Rey l.f.
A. Rey, psychologue suisse (1941)
[H4]
Édit. 2018
fracture complexe l.f.
complex fracture
Fracture d’au moins trois fragments principaux associée à des lésions graves des parties molles.
L’expression est ordinairement utilisée pour des fractures fermées unifocales ou multifocales sur le même os ou un os adjacent, à déplacement important, compliquées de traits de refends articulaires ou de luxation, de dommages musculaires, tendineux, ligamentaires, de lésions vasculo-nerveuses. Le bilan anatomique peut être difficile à établir. Le traitement nécessite une stabilisation stricte et la réparation précise des parties molles. Des complications secondaires, nécrose osseuse, pseudarthrose peuvent nécessiter des interventions complémentaires. La rééducation peut être longue et les séquelles importantes
Étym. lat. frangere: rompre, briser
→ fracture, luxation, ostéonécrose, pseudarthrose
[I2]
Édit. 2018
immun complexe l.m.
immune complex
infériorité (sentiment, complexe d') l.m.
inferiority complex
État psychologique élémentaire qui se manifeste par une impression permanente d'insuffisance, le sentiment d'être toujours en deçà de sa tâche ou incapable d'atteindre l'idéal désiré.
A. Adler, qui en a fait la base de sa "Psychologie individuelle" (1918), l'a imputé à des déficiences d'ordre organique, familial et social plutôt que sexuel. Il a décrit les réactions défensives et les efforts de compensation normaux et pathologiques, aboutissant parfois à une surcompensation réussie (p. ex. l'art oratoire de Démosthène, réactionnel à ses troubles de l'élocution), sinon à une inadaptation accrue (volonté de puissance, notamment).
Seulement névrotique selon S. Freud, cet état est lié à des éléments de culpabilité et se rencontre en fait dans diverses conditions et affections pathologiques, comme la classique psychasthénie et le délire de relation des sensitifs ("paranoïa de compensation", selon J. Delay).
J. Delay, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1907-1987)
jonction (complexe de) l.m.
junctional complex
Dispositif apical des cellules épithéliales destiné à assurer leur cohésion et à obturer l’espace intercellulaire.
Il est formé de trois types de jonction, en partant du bord libre cellulaire vers la profondeur : zonula serrée, adhérente et desmosome.
Meyenburg (complexe de von) l.m.
congenital hepatic fibrosis
Groupe de canalicules biliaires dilatés contenant de la bile et inclus dans un tissu fibreux mature.
H. von Meyenburg, anatomopathologiste suisse (1887-1971) (1918)
→ fibrose hépatique congénitale
[L1]
Édit. 2018
milieux de culture du complexe tuberculosis l.m.p.
tuberculosis complex culture
Milieu solide à l'œuf coagulé, contenant du vert malachite pour inhiber la croissance des germes contaminants, le milieu de culture de Löwenstein-Jensen est le milieu de culture de référence.
À l'intérieur de ce complexe on ne peut identifier les différentes espèces en cause par hybridation. L'identification repose sur l'observation des colonies et sur les épreuves biochimiques.
Il existe plusieurs variantes du milieu de Löwenstein-Jensen : Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum poussent mieux si du pyruvate est additionné à ce milieu.
Le milieu de Coletsos donne des colonies plus volumineuses car en plus du glycérol, il contient du pyruvate et Mycobacterium bovis y pousse plus facilement.
Ces milieux à l'œuf sont très sensibles. Les colonies y ont un aspect caractéristique. Ils ont un très faible coût de revient, mais leur opacité ne permet pas d'observer l'apparition des colonies précocement. La culture est lente, 20 à 30 jours pour Mycobacterium tuberculosis, 45 à 60 jours pour Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum. Les souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes à l'isoniazide ont aussi une croissance lente.
Les milieux liquides et celui de Sauton permettent la croissance de Mycobacterium tuberculosis en une dizaine de jours sous forme d'un voile.
L'épreuve à la niacine (niacin-test) est positive pour Mycobacterium tuberculosis ; il réduit aussi les nitrates en nitrites (nitrate+). Mycobacterium bovis est nitrate(-) et niacine(-).
[D1]
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND1 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND1, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND1 de la NADH-déshydrogénase (5 mutations).
Le complexe I est responsable de la première étape de la chaîne de transport des électrons dans l'oxydation phosphorylante mitochondriale, qui a lieu à l'intérieur de la mitochondrie dans la membrane interne. Il prend les électrons au NADH et les transfère à la chaîne respiratoire (transformateur d'énergie). Il existe sept sous-unités d’ADN mitochondrial (MT-ND1, MT-ND2, MT-ND3, MT-ND4L, MT-ND5, MT-ND6) inclus parmi les quelques 41 polypeptides du complexe respiratoire I. On connait 5 mutations au niveau de la sous-unité ND1.
1) La mutation MT-ND1*LHON3460A, qui est une mutation primaire, et qui donne une forme sévère de neuropathie avec baisse d'acuité visuelle définitive (cause de maladie chez 15% des caucasiens).
2) MT-ND1 LHON4160C, mutation secondaire (qui peut être associée à la mutation primitive MT-ND6*LHON14484C).
3) MT-ND1 LHON4216C, mutation secondaire (trouvée chez 40% des Européens associée aux mutations primitives MT-ND4*LHON11778A, MT-ND1 LHON3460A, MT-ND6*LHON14484A et MT-CYB*LHON15257A).
4) MT-ND1, LHON3394C, mutation secondaire (associée à la mutation primitive MT-ND6 LHON14484A).
5) La mutation MT-ND1 LHON4136G dite "positive”, qui associée aux mutations MT-ND1 LHON4160C et MT-ND6 LHON14484C, aurait la particularité de diminuer partiellement les symptômes (MIM 516000).
→ MT-ND1gene, maladie de Leber, NADH-déshydrogénase
[P2]
Édit. 2018
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND2 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND2, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND2 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
1) Mutation secondaire MT-ND2*LHON4917G (n'est pas la cause de la maladie mais souvent associée avec la mutation MT-ND1*LHON4216).
2) Mutation secondaire MT-ND2*LHON5244A, cette mutation est souvent associée à d'autres mutations mitochondriales de Leber, et entre probablement en jeu pour cette affection (MIM 516001)
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND4 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND4, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutation de la maladie de Leber qui concerne la sous-unité ND4 de la NADH-déshydrogénase.
Une mutation primaire connue pour la neuropathie optique de Leber, MT-ND4*LHON11778A (50% des formes caucasiennes). Il s’agit d’une forme sévère avec baisse d'acuité visuelle définitive, elle peut être homoplasmique ou hétéroplasmique. (MIM 516003).
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND5 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND5, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND5 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
1) Mutation MT-ND5*LHON13708A (n'est pas la cause de la maladie de Leber mais est souvent associée).
2) MT-ND5*LHON13730A rarissime (1 cas), serait de même type que la mutation primitive MT-ND6*LHON14484C, donc forme avec possible réduction du scotome central (MIM 516005).
neuropathie optique héréditaire de Leber complexe 1 sous-unité ND6 l.f.
Leber’s optic atrophy MT-ND6, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)
Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité ND6 de la NADH-déshydrogénase (2 mutations).
Deux mutations sont actuellement connues dans la sous-unité 6.
Première mutation MT-ND6*LHON14484A, de type primaire (peut être associée à la mutation MT-ND1*LHON4160C et à la mutation MT-ND5*LHON13708A). Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle (dans 37% des cas).
La deuxième mutation MT-ND6*LDYT14459A également de type primaire donne une neuropathie optique de Leber et une dystonie (MIM 516006).