écho embryonnaire l.m.
embryonic echo
Image échographique de l’embryon.
La première image échographique de l'embryon apparaît vers la 6ème semaine d’aménorrhée. La mesure de sa longueur craniocaudale permet de dater avec précision le début de la grossesse.
Syn. échogramme embryonnaire
[B2, B3, O3]
Édit. 2019
écho-encéphalographie n.f.
echoencephalography
Application de l'échographie à l'exploration de l'encéphale.
L'échographie en mode A, de réalisation facile, recueille la réflexion des échos sur certaines structures médianes (septum lucidum, paroi du troisième ventricule, épiphyse). Cet examen permet de mettre en évidence un déplacement de ces structures (déplacement de l'écho médian) qui indique l'existence d'un processus "occupant de la place" dans le crâne. Ces techniques ont perdu leur intérêt avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.
Obsolète sauf chez le fœtus et le nouveau-né
→ échographie, écho-encéphalogramme, échographie cérébrale transfontanellaire
[B2,B3,H1]
Édit. 2018
écho-endoscope n.m.
echoendoscope
Fibroscope muni d'une sonde échographique miniaturisée.
Le plus souvent placé par voie digestive, il peut s'utiliser pour l'échographie cardiaque, l'étude des voies biliaires et de la région pancréatique.
Syn. échofibroscope
→ écho-endoscopie, échocardiographie transœsophagienne
[B2, B3, L1, K2]
Édit. 2019
écho-endoscopie n.f.
echoendoscopy
Technique qui consiste à introduire un écho-endoscope dans une cavité naturelle afin d'étudier la paroi elle-même (pour la recherche d'une infiltration tumorale par ex.) et les organes voisins au travers cette paroi.
Cette méthode d'exploration s'adresse en particulier aux structures digestives profondes comme le pancréas et la voie biliaire principale (recherche de tumeur ou lithiase) car leur étude en échographie transpariétale est souvent gênée par les interpositions gazeuses digestives.
Syn. échofibroscopie
[B2, B3, L1]
Édit. 2019
écho en échographie l.m.
echo
Onde ultrasonore réfléchie par les interfaces entre les différentes structures de l'organisme.
[B2, B3]
Édit. 2019
écho en IRM l.m.
MRI echo
Au cours de la relaxation qui suit l'impulsion produite par l'onde de radiofréquence (le plus souvent impulsion de 90°), réapparition du signal de précession libre (FID) par remise en phase des moments magnétiques.
La décroissance de l'aimantation transversale responsable de la FID est accélérée par les défauts d’homogénéités du champ magnétique (celles-ci ont pour conséquences des différences de vitesses de précession qui déphasent les moments les uns par rapport aux autres). Il en résulte que la décroissance de l'aimantation transversale et, par conséquent, celle du signal, est très rapide. Deux techniques permettent de remettre partiellement les moments en phase et ainsi d'augmenter le signal :
1- la première (écho de spin), la plus utilisée, consiste à soumettre le système, quelques millisecondes après l'impulsion d'excitation (qui est de 90°) à une impulsion d'inversion de 180°, qui fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu
2- la deuxième (écho de gradient) consiste à utiliser, pour rephaser les protons, le lobe positif d'un gradient de lecture bipolaire.
→ écho de gradient, écho de spin, gradient bipolaire
[B2, B3]
Édit. 2019
écho médian cérébral l.m.
midline cerebral echo
Image échographique due à la réflexion des ultrasons par les structures sagittales de la tête fœtale.
Cet écho, sert de repère à la mesure du diamètre bipariétal : il doit se situer à mi-distance des échos des os pariétaux.
[B2, B3, O6]
Édit. 2019
écho planar (imagerie par) l.f.
echo planar imaging
Syn. séquence écho-planar en IRM
Sigle EPI
[B2, B3]
Édit. 2019
fast spin echo (séquence IRM)
Syn. turbo spin écho
Sigle FSE
→ écho de spin rapide (séquence IRM en)
[B2,B3]
Édit. 2018
séquence écho-planar (IRM) l.f.
L’écho-planar (EPI) est une séquence IRM extrêmement rapide (plus de 10 coupes à la seconde - temps d'acquisition de quelques centaines de millisecondes, de l'ordre de 500 ms) qui peut être diversement pondérée : T1, T2, TE*, inversion-récupération, diffu
Comme en écho de spin rapide (ESR), plusieurs lignes du plan de Fourier sont acquises avec une seule impulsion de radiofréquence (acquisition segmentée), ou même le plan de Fourier entier (single shot). Mais contrairement à l'ESR (où les échos sont générés par une série d'impulsions de 180°), en séquence écho-planar les échos sont produits par une série d'impulsions q qui réalisent un train d'échos de gradient, avec commutation rapide des gradients en fin de ligne. Le temps d'acquisition est ainsi réduit de façon importante par rapport à l'ESR. Mais l'écho planar nécessite des gradients très puissants qui n'existent que sur certains appareils récents.
A l’origine d'importantes modalités IRM nouvelles : séquence de diffusion, de perfusion, d’imagerie fonctionnelle, la séquence écho-planar nécessite un appareillage puissant et performant. C’est une des techniques d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle qui permet d'établir, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau, en localisant les modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Elle est également une voie de recherche en imagerie fonctionnelle cardiaque.
P. Mansfield, Sir, physicien britannique, prix Nobel de médecine en 2003 (1977)
Syn. écho planar (imagerie par)
Sigle EPI
→ écho de spin rapide, séquences de diffusion, séquences de perfusion, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B2,H1,H5]
spin écho l. angl.
Sigle SE
[B2,B3]
Édit. 2018
temps d'écho (TE) l.m.
echo delay time, time TE
En IRM, dans une séquence d'écho de spin, temps qui s'écoule entre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°) et le recueil du signal après le premier écho ou après deux échos successifs.
Si le TE est suffisamment long pour que le signal de précession libre (FID) ait décru de façon significative, la séquence fait apparaitre les différences de T2 des tissus. On utilise donc un TE très court (de l'ordre de 30 msec) si l'on veut explorer les différences de T1 ; un TE suffisamment long (de l'ordre de 60 msec.) si l'on veut faire apparaitre les différences de T2.
→ écho de spin, temps de répétition
[B2,B3]
Édit. 2018
urbo spin echo ( séquence IRM) l.angl.
Séquence en écho de spin rapide qui, en pratique, a détroné les séquences en écho de spin classique.
Syn. fast spin echo
[B2,B3]
Édit. 2018
écho-encéphalogramme l.m.
echoencephalogram
Résultat d'une écho-encéphalographie.
Obsolète
[B2, B3, H1]
Édit. 2019
écho-encéphalographie l.f.
echoencephalography
Application de l'échographie à l'exploration de l'encéphale.
L'échographie en mode A, de réalisation facile, recueille la réflexion des échos sur certaines structures médianes (septum lucidum, paroi du troisième ventricule, épiphyse). Cet examen permet de mettre en évidence un déplacement de ces structures (déplacement de l'écho médian) qui indique l'existence d'un processus "occupant de la place" dans le crâne. Ces techniques ont perdu leur intérêt avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.
Obsolète sauf chez le fœtus et le nouveau-né.
→ échographie, écho-encéphalogramme, échographie cérébrale transfontanellaire
[B2, B3, H1]
Édit. 2019
écho-ophtalmographie n.f.
echoophtalmographie
Syn. échographie ophtalmologique
[B2, B3, P2]
Édit. 2019
bobine de gradient (en IRM) l.f.
gradient coil
→ gradient
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient n.m.
gradient
1) En langage scientifique, différence orientée dans l'espace entre deux points de la valeur prise par un scalaire (altitude, pression, température, potentiel électrique, champ magnétique, etc.).
Le gradient est exprimé par un vecteur porté sur la droite passant par ces deux points et sa longueur égale la différence de valeur du scalaire considéré : p. ex., le gradient d'altitude d'un point à l'autre d'une même ligne de niveau est nul, mais il est maximal si le parcours est perpendiculaire aux lignes de niveau (plus forte pente). Le gradient vectoriel est utilisé notamment en mécanique dans la composition des forces, en cardiologie dans la théorie de l'électrocardiographie, en IRM…
Le mot «gradient» est souvent employé improprement en physiologie pour désigner une simple différence non orientée : il est préférable de dire différence ou écart, p. ex. écart de température, différence de pression, etc.
Le gradient est dit linéaire si la variation qu’il représente dans une direction donnée de l’espace augmente d’une même valeur par unité de longueur dans cette direction.
En IRM, on utilise des gradients linéaires de champs magnétiques pour le codage spatial de l’image.
2) Dans le langage courant, synonyme d'écart ou différence de valeur d'une grandeur d'un point à un autre ou d'un moment à l'autre.
Ce sens trop vague est à éviter.
Étym. angl. gradient : montée, pente (du lat. gradus : pas, degré, grade)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
gradient bipolaire en IRM l.m.
bipolar gradient
En IRM, gradient de champ magnétique composé de deux parties ou lobes de même amplitude, mais de polarité inverse, ceci dans le but de corriger le déphasage des protons inévitablement provoqué par la modification des fréquences de précession induite par ce gradient.
L'application d'un gradient de champ magnétique dans une direction donnée modifie la fréquence de précession des protons dans cette direction, ce qui entraîne un déphasage de ceux-ci, persistant après l'arrêt du gradient.
Ce sont ces différences de phase que l'on utilise pour le codage des lignes de la matrice à l’aide d’un gradient de codage de phase Gphi.
Cepandant ce déphasage est nuisible quand il s'agit de coder les colonnes de la matrice grâce à autre gradient (appelé gradient de codage de fréquence Goméga) et de lire le signal dont le déphasage diminue l'intensité. Pour pallier cet inconvénient, on utilise un gradient bipolaire : un premier lobe, négatif, entraîne un déphasage des protons, tandis qu’un deuxième lobe, positif, compense exactement ce déphasage. Le signal est maximal quand les déphasages s'annulent (d’où le nom d’écho de gradient) lorsque la durée du lobe positif égale celle du lobe négatif.
Le même problème de déphasage se pose lors de la sélection du plan de coupe par un troisième gradient, nommé gradient de sélection de coupes ou Gs. On le résout, là aussi, en utilisant un gradient bipolaire, mais dont le premier lobe est généralement positif et le second négatif.
phase encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique appliqué dans une direction perpendiculaire à celle du gradient de sélection du plan de coupe Gs et à la direction des lignes de la matrice, permettant le codage par la phase de ces dernières.
Si, p. ex. on fait des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué suivant l'axe cranio-caudal (z'z) du patient et le gradient Gphi suivant y'y qui lui est perpendiculaire. Ce gradient est appliqué en même temps que l'impulsion de 180° de la séquence d'écho de spin. Celle-ci remet en phase les protons, mais l’application simultanée du gradient Gphi suivant y’y entraîne une modification de la fréquence de précession des protons et, par conséquent leur déphasage suivant cette direction.
Il en résulte que, pour une valeur donnée du gradient, seuls seront en phase les protons d'une ligne particulière de la matrice. Pour chaque ligne, il faut appliquer un gradient Gphi dont on augmente de ligne en ligne la force (ou la durée) pour obtenir autant de déphasages que la matrice contient de lignes (par ex. pour 256 lignes, il y aura 256 étapes d'incrémentation).
Mais le gradient Gphi n'entraîne pas un déphasage de 0 à 360° de la première à la 256ème ligne de la matrice. Celui-ci sera de +180° à 0° de la première ligne à la ligne du milieu et de 0° à -180° de la ligne du milieu à la 256ème et dernière ligne. Ainsi que le signal a sa plus grande amplitude sur la ligne du milieu de la matrice et décroit progressivement de part et d'autre de celle-ci. Pour chaque ligne, le codage de phase est suivi d'un codage en fréquence qui permet de coder les colonnes de la matrice.
→ gradient, précession libre, gradient de codage en fréquence
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga) l.m.
frequence encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique, nommé Goméga, appliqué selon une direction perpendiculaire à la fois à celle du gradient de sélection de coupe (Gs) et du gradient de codage de phase (Gphi) destiné à coder les colonnes de la matrice.
Si l'on fait p. ex. des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué selon z'z et le gradient Gphi selon y'y. Le gradient Goméga, sera appliqué selon x'x, perpendiculaire aux deux axes précédents et à la direction des colonnes de la matrice.
Ce gradient Goméga, doit être mis en œuvre pour chaque ligne de la matrice après le codage de cette ligne par le gradient Gphi, au moment de la lecture du signal (d'où le nom de gradient de lecture qui lui est également donné). L'application du gradient Goméga accroît la fréquence de précession des protons dans la direction x'x, donc dans chacune des colonnes de la matrice, à l'intérieur de la ligne sélectionnée par le gradient Gphi. Le gradient Goméga doit donc être appliqué, inchangé, autant de fois que la matrice comprend de lignes (par ex. 256). A l'intérieur de chaque ligne, chaque colonne correspondra à une bande de fréquence déterminée. Il doit donc y avoir autant de bandes de fréquence que la matrice comprend de colonnes. Ainsi, au terme d'un cycle d'impulsions complet, après le codage de la dernière ligne, toutes les "cases" de la matrice ont été codées par la phase et par la fréquence (celle-ci constitue le plan de Fourier). Le décodage, permettant de passer de ce plan à la matrice-image, se fait par une transformation de Fourier appliquée aux deux dimensions y et x (double transformation de Fourier).
Syn. gradient de lecture
→ Fourier (plan de), gradient, gradient bipolaire, précession libre
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de codage en fréquence symétrique en IRM l.m.
symetric frequency encoding gradient
En écho de spin (IRM), gradient de codage en fréquence bipolaire particulier, dont les lobes, tous deux positifs, sont disposés symétriquement par rapport à l'impulsion de 180°.
Le premier lobe est appliqué en début de séquence, après l'impulsion de 90° mais avant celle de 180° ; le deuxième, d’une durée double de celle du premier, après l'impulsion de 180°, symétriquement par rapport à celle-ci. Ces deux lobes ont pour but de s'affranchir des différences de phase induites par l'impulsion de 180°. Ce gradient particulier est utilisé en imagerie de flux, lorsqu'un vaisseau a un long trajet dans le plan de coupe (rephasage des spins sur les échos pairs).
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de fréquence en IRM l.m.
→ gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de lecture en IRM) l.m.
→ gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de phase en IRM l.m.
→ gradient de codage de phase en IRM (Gphi)
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de pression l.m.
pressure gradient
Différence pathologique de pression entre deux points d’un circuit cardiovasculaire qui devraient normalement se trouver à la même pression.
Le gradient de pression confirme et mesure un obstacle circulatoire congénital ou acquis, dont il est un moyen objectif d’apprécier l’importance. Le cathétérisme cardiaque permet la mesure du gradient de pression transvalvulaire (gradient instantané maximal et moyen) dans le rétrécissement aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte et le calcul de la surface aortique selon la formule de Gorlin. Les techniques actuelles d’exploration non sanglantes par écho-doppler dispensent de la pratique du franchissement par cathéter de l’orifice aortique rétréci.
R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)