Leishmania naifi
Leishmania naiffi
Agent de leishmaniose cutanée en Amazonie.
Cette leishmaniose ne présente pas d'invasion muqueuse. Elle sévit dans l'Amazonie brésilienne et dans les Guyanes (Guyane française, Surinam). La parasite est retrouvé chez les Tatous. Les phlébotomes vecteurs sont Lutzomyia ayrozai et L. paraensis.
→ leishmaniose, Leishmania, leishmaniose tégumentaire sud-américaine, leishmaniose cutanée, phlébotome
[D1, D4, J1]
Édit. 2019
leishmanide n.f.
leishmanid
Réaction cutanée allergique au cours d'une leishmaniose.
Terme proposé en 1953 par comparaison avec les tuberculides.
Il s'agit d'une éruption papuleuse disséminée, persistant plusieurs mois, avec une structure histologique tuberculoïde, sans présence de forme amastigote de corps de Leishman, mais avec une intradermo-réaction à la leishmanine, ou réaction de Montenegro, positive lorsqu’elle se pratiquait.
leishmaniose n.f.
leishmaniasis
Affection parasitaire provoquée par des Protozoaires flagellés appartenant au genre Leishmania (famille des Trypanosomatidae) et transmise par piqûre de phlébotomes.
Certaines leishmanioses sont pour la plupart des zoonoses mais certaines peuvent présenter une transmission interhumaine. On connaît une vingtaine de leishmanioses différentes chez l'Homme. En clinique, on distingue schématiquement les leishmanioses cutanées (type "bouton d'Orient"), cutanées diffuses, cutanéomuqueuses et les leishmanioses viscérales (kala-azar et post-kala-azar). Le traitement, toujours long, repose en premier lieu sur les antimoniés pentavalents administrés durant trois semaines au moins par voie locale (en périphérie des lésions) ou, notamment dans le cas de leishmaniose viscérale ou cutanée sévère, par voie intra-veineuse ; on peut encore recourir à l'amphotéricine B, à la pentamidine ou à la paromomycine. L’évolution clinique et thérapeutique de ces maladies est profondément modifiée chez les sujets immunodéprimés et, en particulier, chez les sujets infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
W. B. Leishman, Sir, anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1865-1926)
→ protozoaire, zoonose, Leishmania, phlébotome, leishmaniose cutanée, kala-azar, antimoniés pentavalents, amphotéricine B, pentamidine, paromomycine, virus de l'immunodéficience humaine
[D1, D4, J1 ]
Édit. 2019
leishmaniose cutanée l.f.
cutaneous leishmaniasis
Affection cutanée parasitaire due à un protozoaire flagellé du genre Leishmania, de la famille des Trypanosomatidae, et transmise à l’Homme par piqûre de phlébotome.
Plusieurs espèces de Leishmania peuvent en être responsables, à l'origine de différentes formes cliniques. Endémique dans de nombreux pays du Proche et du Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Amérique tropicale. Après une incubation de deux semaines à plusieurs mois, la maladie peut se traduire par différentes formes : formes localisées ("bouton d’Orient"), classiquement ulcéro-croûteuses, siégeant sur les parties découvertes et qui, après guérison, laissent une cicatrice indélébile, parfois inesthétique ; formes cutanéomuqueuses, formes pseudo-sporotrichosiques avec extension lymphatique ; formes tégumentaires diffuses pseudo-lépromateuses, témoins d’une anergie.
Dans les formes localisées, la lésion initiale, non douloureuse, apparaît au site de l'inoculation. Elle peut être unique ou multiple, d'aspect nodulaire, et s'agrandit lentement par nécrose des tissus infectés et formation d'un granulome, prenant généralement l'aspect d'une plaque érythémato-squameuse infiltrée, à limite nette, ou d'une ulcération bourgeonnante de taille variable (quelques millimètres à plusieurs centimètres), sèche (avec L. tropica, L. aethiopica, L. peruviana) ou humide (avec L. major, L. panamensis, L. braziliensis). Des adénopathies sont souvent observées et une diffusion lymphatique est possible (avec L. guyanensis). La guérison spontanée est fréquente mais peut être longue et laisse une lésion séquellaire souvent disgracieuse. Une immunité spécifique persiste durant de nombreuses années.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence des formes amastigotes de leishmanies à l’intérieur des macrophages. L’isolement du parasite sur des milieux de culture spéciaux permet son typage. Le traitement repose sur l’administration d’antimoniés, localement ou par voie systémique selon l’aspect et l’étendue des lésions. .
Syn. pour la forme sèche localisée : bouton d’Orient, clou de Biskra, bouton des Zibans, bouton d’Alep, bouton de Gafsa, bouton du Nil.
→ leishmaniose, leishmaniose cutanée diffuse, Leishmania, corps de Leishman, phlébotome, anergie, amastigote, antimoniés, protozoaire
[D1, D4, J1]
Édit. 2019
Lennert (lymphome de) l.m.
Lennert’s lymphoma
Lymphome primitif ganglionnaire caractérisé par une prolifération de lymphocytes T exprimant CD4 (helper/inducer T cell) masquée par des amas et nappes de cellules épithélioïdes réactionnelles.
Une atteinte cutanée présente dans 10 %´des cas se marque par des papules rouge violacée, des nodules ou des petites plaques de moins de 5 cm de diamètre sur le tronc et les extrémités ; ces manifastations cutanées n’entraînent pas de symprômes particuliers
Le diagnostic avec une maladie de Hodgkin ou certaines maladies infectieuses peut être très difficile même en immunohistochimie, nécessitant parfois la démonstration du caractère monoclonal par l’étude en PCR du réarrangement des gènes codant pour les protéines du récepteur antigénique des lymphocytes T.
K. Lennert, anatomopathologiste allemand (1952)
lèpre n.f.
leprosy
Maladie infectieuse due à Mycobacterium leprae (bacille de Hansen) ou à M. lepromatosis, encore fréquente aujourd'hui dans les pays tropicaux et subtropicaux.
La mycobactérie, à tropisme cutané et nerveux, pénètre probablement presque exclusivement par la muqueuse des voies aériennes supérieures et exceptionnellement par la peau à l'occasion d'une blessure. Le réservoir de bacilles est avant tout l'Homme et plus spécifiquement les patients lépreux atteints de la forme multibacillaire, dite « lépromateuse ».
La période d'incubation est longue, en moyenne de 3 à 6 ans, et les manifestations cutanées sont pratiquement toujours inaugurales. Son grand polymorphisme clinique a suscité de nombreuses classifications. La plus simple est la celle de Madrid (1953) qui distingue deux formes : tuberculoïde et lépromateuse. Mais la classification de Ridley et Jopling (1966), la plus souvent utilisée, individualise cinq formes : tuberculoïde polaire, borderline tuberculoïde, "borderline borderline", borderline lépromateuse et lépromateuse polaire. En 1982, l'OMS a proposé une classification plus simple en deux formes : paucibacillaire et multibacillaire. L'évolution globale de la maladie est lente. En réalité, la plupart des infections sont inapparentes et mettent en jeu une vigoureuse réponse des cellules T dirigées contre des peptides d’antigènes de Mycobacterium leprae.
La lèpre tuberculoïde est caractérisée par une forte réponse des cellules T (de type 1, lymphocytes Th1) avec lésions inflammatoires et granulomes à l’origine de lésions osseuses et de compression des nerfs périphériques.
Les formes lépromateuses ou nodulaires, au contraire, sont caractérisées par une réponse T de type 2 (Th2) avec intense prolifération mycobactérienne et production massive d’anticorps et de complexes antigène-anticorps. M. lepromatosis semble préférentiellement associé à ces formes. Le traitement repose sur une polychimiothérapie associant deux ou trois des antibacillaires disponibles (rifampicine, dapsone, clofazimine). Toutefois l’administration de rifampicine favorise le développement d’une réaction de type 1 avec réaction inflammatoire, puis dépigmentation cutanée.
A. Hansen, anatomopathologiste norvégien (1869-1874) ; D. S. Ridley et W. H. Jopling, médecins infectiologues britanniques (1966)
Étym. gr. lepra, de lepis : écaille
Syn. maladie de Hansen
→ Ridley et Jopling (classification de), réaction de dégradation, réaction de réversion, réaction lépreuse, Mycobacterium leprae, Mycobacterium lepromatosis
lépride n.f.
leprid
Lésion cutanée de la lèpre tuberculoïde et de la lèpre indéterminée (terme peu usité).
léprome n.m.
leproma
Lésion cutanée typique de la lèpre lépromateuse à type de papule ou de nodule de un à quelques cm de diamètre, érythémateuse ou cuivrée, jamais isolée, avec parfois plus de 100 éléments siégeant en n'importe quel point du corps.
La multiplicité des lésions peut aboutir à une infiltration diffuse, en particulier du visage, étant alors responsable du faciès léonin. Le léprome est très riche en bacilles de Hansen et correspond histologiquement à un infiltrat histiocytaire fait essentiellement de cellules de Virchow. Sous traitement, la lésion s'affaisse sans laisser de cicatrice, sauf dans certaines régions, en particulier le lobule de l'oreille, où peut survenir un aspect fripé atrophique.
leptospirose n.f.
leptospirosis
Zoonose due à un spirochète du genre Leptospira.
Les leptospiroses humaines sont causées par le "complexe L. interrogans" qui regroupe au moins sept espèces pathogènes. Les leptospiroses s'observent dans le monde entier mais sont plus fréquentes dans les pays tropicaux. En France, elles surviennent surtout en été et au début de l'automne. Les germes sont hébergés par de nombreuses espèces animales sauvages et domestiques (rongeurs surtout, mais aussi Chien, Porc, bovins,...) chez lesquelles l'infection est asymptomatique et qui éliminent les leptospires par leurs urines, souillant ainsi l'environnement: sol, eaux, etc. L'Homme est un hôte accidentel; la transmission a lieu le plus souvent indirectement par l'intermédiaire de milieux hydriques (rivières, étangs) contaminés par l'urine des rongeurs, plus rarement par contact direct avec un animal infecté (urine de rongeur, morsure...). La porte d'entrée est généralement cutanée (plaies ou excoriations, même minimes) ou muqueuse (conjonctive notamment, même intacte).
L’expression clinique est polymorphe, traduisant une bactériémie avec diffusion de l’infection à de nombreux organes, en particulier les méninges ; en l’absence de traitement antibiotique, une rechute fébrile, de cause vraisemblablement immunologique, survient au 15e jour de la maladie. L'incubation varie de 2 à 21 jours. Après un début brutal, elle se traduit par un état fébrile avec des frissons, des douleurs musculaires et articulaires et parfois un syndrome méningé ; à partir du 3e–5e jour, apparaissent des atteintes viscérales telles qu’un ictère, une insuffisance rénale aigüe, des hémorragies superficielles ou viscérales, une méningite à liquide clair, plus rarement une encéphalite, une myocardite ou des manifestations pulmonaires. Le pronostic est presque toujours favorable sous antibiotiques. La sévérité de la maladie varie suivant le sérogroupe en cause: les formes les plus graves sont les leptospiroses à Icterohaemorrhagiae, mais aussi à Australis, Canicola ou Pyrogenes, alors que Sejroe, Grippotyphosa, Ballum et Pomona (cette dernière appelée autrefois "maladie des jeunes porchers") provoquent des infections subaigües, plus bénignes (formes purement fébriles ou méningées). Le diagnostic biologique de la leptospirose associe la mise en évidence du leptospire (sang, liquide céphalorachidien) par culture ou amplification génique (PCR) et, à partir du 10e jour, par sérologie. Le traitement des leptospiroses est antibiotique par pénicilline G ou aminopénicilline ou tétracycline pendant au moins 10 jours. Les leptospiroses sont reconnues comme des maladies professionnelles dans certaines circonstances. Un vaccin préventif, bien toléré et efficace, vis-à-vis de L. icterohaemorragiae, est disponible pour les professions exposées (égoutiers, éleveurs, vétérinaires).
Étym. gr. leptê: grêle ; speira : spirale
Syn. maladie de Weil
lésion de grattage l.f.
scratching trauma
Lésion cutanée secondaire à des manœuvres de grattage, comportant principalement des excoriations, des stries linéaires, des zones de lichénification et des papules ou nodules de prurigo.
Les lésions de grattage gênent parfois l'analyse sémiologique d'une dermatose; elles témoignent bien de la réalité des manœuvres de grattage, mais sans pour autant refléter l'intensité du prurit.
lèvres de la bouche l.f.p.
labia oris (TA)
lips
Replis musculo-membraneux situés à la partie antérieure de la bouche où ils limitent en avant le vestibule de la bouche.
Les lèvres de la bouche sont au nombre de deux, la lèvre supérieure et la lèvre inférieure. Chacune d’elles présente une face antérieure ou cutanée, une face postérieure ou muqueuse, un bord adhérent et un bord libre, épais et plus ou moins saillant, qui limite transversalement l’orifice buccal en s’unissant à ses extrémités avec le bord libre de la lèvre opposée au niveau des angles droit et gauche de la bouche. Les lèvres dérivent embryologiquement du feuillet antérieur de clivage du mur plongeant. Ce sont des formations spéciales aux mammifères, probablement en rapport avec le mode de nutrition, en particulier l’allaitement, comme le prouve l’importance prise, parmi les quatre couches qui les constituent (peau, couche musculeuse, couche sous-muqueuse, couche muqueuse), par les muscles, en particulier le muscle orbiculaire de la bouche et le muscle cutané muqueux, dans la succion chez le nourrisson. Les lèvres jouent également un rôle dans la phonation (en particulier dans la prononciation des voyelles) chez l’homme.
Lewis (triade de) l.f.
histamine test
Réaction cutanée, proche de l'urticaire, induite par l'injection intradermique d'histamine et aboutissant à la formation successive d'une zone blanc-bleuté, d'une aréole périphérique érythémateuse, puis enfin d'une papule d'urticaire.
T. Lewis, Sir, médecin cardiologue britannique (1924)
lichen albus de von Zumbusch l.m.
lichen sclerosus, white spot disease
Éruption cutanée de macules blanches et brillantes rattachée alors par les dermatologues soit au lichen plan, soit à la sclérodermie en gouttes, et que l'on considère actuellement comme une affection autonome désignée sous le terme de lichen scléroatrophique.
L. von Zumbusch, Ritter, dermatologue allemand (1906)
Syn. lichen scléroatrophique, lichen scléreux et atrophique, lichen sclerosus et atrophicus, sclérolichen, lichen porcelainé de Gougerot (1940) (obs.)
lichen nitidus l.m.
lichen nitidus
Affection rare, de cause inconnue, définie par une éruption cutanée de très petites papules, brillantes, peu ou pas prurigineuses, dont l'aspect histologique est celui d'un granulome dermique plus ou moins tuberculoïde de disposition lichénoïde.
Les sites de prédilection de l'éruption sont le fourreau de la verge, les bras et l'abdomen. L'évolution est bénigne et ne nécessite aucun traitement. La parenté avec le lichen plan est discutée car les deux éruptions sont parfois simultanées.
F. Pinkus, dermatologiste allemand (1907)
Étym. lat. nitidus : brillant
lichénoïde (dermatose) l.f.
lichenoid dermatosis
Affection cutanée de cause variable définie par un aspect clinique (lésion papuleuse) et une image histologique (infiltrat inflammatoire mononucléé disposé en bande dans le derme superficiel avec atteinte des couches inférieures de l'épiderme) qui évoquent plus ou moins le lichen plan.
Les dermatoses lichénoïdes ainsi définies regroupent essentiellement, outre le lichen plan lui-même, le lichen nitidus, les réactions médicamenteuses lichénoïdes, appelées aussi toxidermies lichéniennes, dont peuvent être responsables de très nombreuses molécules (or, arsenic, mépacrine pour les plus classiques), les dermites de contact lichénoïdes, la réaction du greffon contre l'hôte, la kératose lichénoïde bénigne, la kératose lichénoïde striée. D'autres affections comportent dans leur dénomination les termes lichénoïde ou lichen mais n'entrent pas stricto sensu dans le cadre des dermatoses lichénoïdes : le terme dermatite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot et Blum désigne une variété d'angiodermite purpurique pigmentée; le terme pityriasis lichénoïde est synonyme de parapsoriasis en goutte.
lichen scrofulosorum l.m.
lichen scrofulosorum, tuberculosis follicularis
Eruption cutanée très rare caractérisée par l'apparition de papules lichénoïdes, plutôt périfolliculaires, prédominant sur le tronc, d'aspect histologique souvent tuberculoïde, chez un patient, généralement jeune, atteint de tuberculose ou venant de subir une vaccination par le BCG.
Son pronostic est celui de la maladie tuberculeuse associée.
F. von Hebra, Ritter, dermatologue autrichien (1874)
Étym. lat. scrofulosus : porteur de scrofules
Syn. tuberculide folliculaire et lichénoïde
→ dermatose lichénoïde, lésion tuberculoïde, BCG
[D1, J1]
Édit. 2018
ligament collatéral tibial de l'articulation du genou l.m.
ligamentum collaterale tibiale articulationis genus (TA)
tibial collateral ligament of knee joint
Bande fibreuse aplatie reliant la face sous-cutanée du condyle médial du fémur à la face médiale de l’extrémité proximale du tibia, en arrière des insertions des muscles de la patte d’oie.
C’est un ligament capsulaire. Sa partie antérieure est faite de fibres longues fémoro-tibiales. Les fibres postérieures sont fémoro-méniscales puis ménisco-tibiales.
Syn. anc. ligament latéral interne du genou
lipo-atrophie n.f.
lipoatrophy
Régression parfois importante du tissu adipeux se traduisant par une dépression cutanée plus ou moins importante et qui est secondaire ou primitive.
Elle peut être secondaire à des injections souscutanées d'insuline ou de corticoïdes. Primitive, elle est soit localisée, réalisant la panatrophie de Gowers, soit systématisée, correspondant à la lipodystrophie progressive de Barraquer-Simons, soit totale, comme dans le syndrome de Lawrence (ou Bernardinelli)-Seip ou lipoatrophie diffuse diabétogène ou diabète lipodystrophique.
W. R. Gowers, Sir, neurologue britannique (1903)
Syn. lipodystrophie atrophique
lipoprotéinose palpébrale l.f.
palpebral lipoproteinosis
Manifestation palpébrale pathognomonique du syndrome d’Urbach-Wiethe ou hyaloinosis cutis et mucosae, affection très rare à transmission autosomique récessive.
La lésion caractéristique, et qui peut être le premier symptôme de l'affection, est la présence sur le bord libre des paupières d'une série de petits nodules alignés comparés à un chapelet de perles (blépharite moniliforme). L'examen anatomopathologique de ces lésions montre un dépôt de matériel amorphe dans le stroma et autour des vaisseaux sanguins, matériel dont les caractéristiques de coloration indiquent la présence de glycoprotéine.
Le syndrome d’Urbach-Wiethe est la conséquence d'une mutation survenant sur le gène ECM1 du chromosome 1q21. Il se caractérise par des dépôts de matériel de type hyalin en différents points de l'organisme et se manifeste essentiellement par une atteinte cutanée, une raucité de la voix et la blépharite moniliforme. L'évolution de l'affection est chronique mais à un pronostic vital favorable.
D'autres manifestations ophtalmologiques ont été décrites mais elles sont exceptionnelles: trichiasis, atteinte localisée de la membrane de Bruch au niveau de la macula, glaucome, cataracte, uvéites.
→ Urbach-Wiethe (syndrome de), blépharite, trichiasis, glaucome, cataracte, uvéite
liposuccion n.f.
liposuccion
Action de retirer de la graisse sou-cutanée et profonde avec l'aide d'une canule d'aspiration.
Cette technique, qui se réalise notamment dans la région trochantéro-fessière (culotte de cheval), sur l'abdomen ou le menton dans un but esthétique, est aussi parfois utilisée pour traiter certains lipomes.
Syn. lipoaspiration
Lobo (maladie de) l.f.
lobomycosis
Mycose cutanée chronique d'Amérique tropicale provoquée par un micromycète inférieur, Lobomyces loboi.
Cette affection rare touche l'Homme et quelques mammifères (Dauphin). La plupart des cas ont été décrits au Brésil et en Guyane française mais la maladie est aussi observée, en milieu forestier, dans d'autres pays de la région. L'infestation a lieu par voie transcutanée, à l'occasion d'un traumatisme : piqûre ou coupure, plus rarement morsure d'arthropode ou de serpent. Les adultes jeunes de sexe masculin exerçant une activité extérieure sont les plus fréquemment touchés. Les lésions restent limitées à la peau et sont presque toujours localisées dans les zones découvertes. Même si les aspects cliniques simulent le plus souvent des chéloïdes, fermes, brunes, indolores, parfois pédiculées, ils sont assez polymorphes, prenant aussi l'apparence de gommes, de placards nodulaires infiltrés, verruqueux ou ulcérés évoquant une lèpre nodulaire, une chromomycose ou un carcinome spinocellulaire. L'évolution est lente et chronique.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence de courtes chaînes d'éléments ronds, globuleux, avec une double paroi réfringente, réunis les uns aux autres par une sorte d'isthme, dans les squames recueillies par grattage ou à l'examen histologique d'une biopsie. Les antifongiques sont inactifs.
J. Lobo, dermatologue brésilien (1930)
Syn. lobomycose, Jorge Lobo (maladie de), blastomycose chéloïdienne de Jorge Lobo
loupe du cuir chevelu l.f.
wen
Formation kystique du cuir chevelu à caractère souvent multiple et familial se transmettant en dominance autosomique régulière, apparaissant à l'âge adulte, se présentant comme une tumeur intra- et sous-cutanée, mobilisable sur les plans profonds, à surface lisse, sans orifice central, plus ou moins alopécique voire ulcérée si elle est de gros volume, récidivant si l'exérèse n'en a pas été complète.
Sa structure histologique est celle d'un kyste trichilemmal. La transformation en carcinome spinocellulaire, exceptionnelle, pose un diagnostic différentiel difficile avec le kyste trichilemmal proliférant.
lupus n.m.
lupus
Lésion cutanée du visage en masque de loup.
Syn. vespertilio
lupus discoïde l.m.
discoïdal lupus
Dermatose inflammatoire chronique localisée aux oreilles, cou et cuir chevelu où elle entraîne une alopécie sévère, faite de plaques érythémateuses couvertes de squames, évoluant en son centre vers une atrophie cutanée avec dépigmentation laissant derrière elle des cicatrices déprimées avec télangiectasies.
Le lupus discoïde constitue une affection isolée dans près de 90 % des cas; il s’observe aussi dans 10 à 25 % des lupus érythémateux disséminés. La tendance actuelle est de considérer lupus érythémateux disséminé et lupus discoïde comme deux pôles de la même affection, d’autant que l’on retrouve au cours du second certaines des anomalies biologiques caractéristiques du lupus érythémateux disséminé.
Syn. lupus érythémateux chronique
lupus érythémateux l.m.
lupus erythematosus
Maladie auto-immune de cause inconnue dans laquelle interviennent des facteurs génétiques et immunologiques, qui peut atteindre presque tous les organes par le développement d'autoanticorps divers, antinucléaires et anti-ADN pour les plus fréquents, et de complexes auto-immuns pathogènes et qui s'accompagne très souvent d'une photosensibilité.
La conception uniciste du lupus érythémateux, ou maladie lupique, et de ses différentes formes, allant d'atteintes cutanées strictes à une maladie généralisée pouvant toucher tous les organes, est due à l'apport successif de nombreux médecins. Il existe trois variétés de lupus érythémateux.
- Le lupus érythémateux chronique est une forme cutanée de pronostic bénin, où les atteintes systémiques sont exceptionnelles.
- Le lupus érythémateux systémique est la forme la plus sévère : il peut toucher l'ensemble des organes en particulier le rein, le système nerveux, le cœur, la peau; il est grave et engage le pronostic vital.
- Le lupus érythémateux subaigu est une forme cutanéo-systémique intermédiaire à profil génétique et immunologique particulier, dont le pronostic est généralement favorable.
Le terme lupus érythémateux néonatal désigne un syndrome lupique survenant chez le nouveau-né d'une mère atteinte d'un lupus érythémateux systémique et déclenché par le passage transplacentaire d'anticorps anti-Ro maternels. Le terme lupus érythémateux profond désigne une forme clinique avec atteinte de l'hypoderme. Le terme lupus érythémateux induit correspond à une forme déclenchée par des médicaments et le terme lupus-lichen à une forme évoquant le lichen plan.
Étym. lat. lupus : loup (au sens de masque)
Syn. maladie lupique
Sigle : LE