sinus pilonidal l.m.
pilonidal sinus
Lésion acquise due à la pénétration transcutanée dans le sillon interfessier de poils cassés, durs, qui se comportent comme des corps étrangers, entraînant suppuration et fistulisation, et dont les facteurs favorisants sont une pilosité importante et des traumatismes répétés tels qu'en subissent, p. ex., les conducteurs d'engins ou de voitures tous terrains.
Elle est à différencier du kyste pilonidal qui est une lésion dysembryoplasique et du trichogranulome des coiffeurs. Son traitement est chirurgical.
Étym. lat. sinus : courbure, creux ; pilus : poil : nidus : nid
sinus sphéno-pariétal l.m.
sinus sphenoparietalis (TA)
sphenoparietal sinus
Sinus de la dure-mère qui descend dans un sillon osseux sur la partie antéro-latérale de la voûte crânienne, puis longe le bord postérieur de la petite aile de l’os sphénoïde, réunissant le sinus sagittal supérieur et l’extrémité antérieure du sinus caverneux.
Il reçoit des veines diploïques, des veines méningées et des veines cérébrales.
G. Breschet, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1784-1845)
Syn. anc. sinus de Breschet, sinus de la petite aile
stade carnegie 10 l.m.
gradus carnegienses (st 10) (TE)
carnegie stage 10
Début de fusion des plis neuraux, formation de 2 arcs pharyngés et du sillon optique ; 4 à 12 somites.
Taille VC 2 à 3,5mm au 22ème jour. Correspond aux horizons IX et X de Streeter avec le stade carnegie 9.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons IX – X, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
strie terminale l.f.
stria terminalis (TA)
stria terminalis
Fibres d’association du système rhinencéphalique, qui parcourent le sillon opto-strié.
Elles s’étendent de l’écorce de l’uncus et du noyau amygdalien jusqu’aux noyaux du septum et à la substance perforée antérieure.
Syn. anc. bandelette semi-circulaire, taenia semicircularis
strie vasculaire de la paroi externe du canal cochléaire l.f.
stria vascularis parietis externi ducti cochlearis (TA)
stria vascularis of external surface of cochlear duct
Dépression de la face libre du ligament spiral entre la crête d’insertion de la membrane vestibulaire et la proéminence spirale.
Au niveau de ce sillon l’épithélium de la paroi externe du canal cochléaire est formé de cellules cubiques disposées en plusieurs couches au sein desquelles apparaissent des vaisseaux.
A.Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)
Syn. anc. strie vasculaire de Corti
substance perforée antérieure l.f.
substantia perforata anterior, substantia perforata rostralis (TA)
anterior perforated substance
Espace quadrilatère situé à la face inférieure du cerveau et limité en avant par les stries olfactives, en arrière par le tractus optique et latéralement par l’extrémité médiale du fond du sillon latéral.
Il est traversé par la bandelette diagonale et criblé de trous vasculaires correspondant aux branches centrales des artères cérébrales antérieure et moyenne.
Syn. anc. espace perforé antérieur, espace quadrilatère perforé, lobe olfactif postérieur
substance perforée postérieure l.f.
substantia perforata posterior (TA)
posterior perforated substance
Espace triangulaire situé à la partie postérieure de l’espace interpédonculaire en arrière des corps et processus mamillaires, dans l’écartement des pieds des pédoncules cérébraux, dont le sépare le sillon d’où émergent les racines de la troisième paire des nerfs crâniens.
Il répond au plancher du troisième ventricule et est perforé de nombreux orifices vasculaires.
Syn. anc. espace perforé postérieur, lame perforée postérieure, triangle interpédonculaire
sulcus ciliaire l.m.
ciliary sulcus
Cul-de-sac formé à la jonction iridociliaire par la rencontre de la périphérie de l'iris postérieur et de la base du bord antérieur de la couronne ciliaire (corona ciliaris).
Cet espace, virtuel chez le sujet phaque, constitue le sillon iridociliaire.
Syn. sillon iridociliaire
surface articulaire talaire moyenne du calcanéum l.f.
facies articularis talaris media calcanei (TA)
middle talar articular surface of calcaneus
Surface articulaire de la face supérieure du calcanéum située sur la partie postérieure du sustentaculum tali, en arrière de la surface articulaire talaire antérieure du calcanéum, en avant du sillon calcanéen.
Elle s’articule avec une facette articulaire calcanéenne antérieure correspondante du talus.
surface articulaire talaire postérieure du calcanéum l.f.
facies articularis talaris posterior calcanei (TA)
posterior talar articular surface of calcaneus
Surface articulaire de la face supérieure du calcanéum située en arrière du sillon calcanéen.
Cylindrique convexe elle s’articule avec la facette articulaire calcanéenne postérieure concave de la face inférieure du talus.
surface lunaire de l'acétabulum l.f.
facies lunata acetabuli (TA)
lunate surface of acetabulum
Portion de l’acétabulum, périphérique, lisse et articulaire, en forme de croissant dont les deux extrémités ou cornes limitent en avant et en arrière l’incisure acétabulaire.
L’extrémité antérieure du croissant articulaire fait légèrement saillie sur le plan de l’incisure. L’extrémité postérieure surplombe au contraire celle-ci ; elle en est séparée par un mur de soutènement déprimé en gouttière, le sillon infraacétabulaire. Complétée par le labrum acétabulaire, cette surface lunaire s’articule avec la tête du fémur.
suture frontale persistante l.f.
sutura frontalis persistens, sutura metopica (TA)
frontal suture, metopic suture
Sillon vertical médian, en dents de scie, visible sur la glabelle, vestige de la soudure des deux ébauches primitives de l’os frontal.
Syn. suture métopique
syndrome rolandique l.m.
rolandic syndrome
Ensemble de manifestations dues à une atteinte des régions corticales voisines du sillon central de l’hémisphère cérébral : gyrus précentral et gyrus postcentral, opercule fronto-pariétal, lobule paracentral.
La sémiologie paroxystique comporte surtout : des crises somatomotrices souvent d’emblée cloniques, plus ou moins étendues de l’hémicorps opposé, parfois non limlitées à celui-ci, des crises motrices bravais-jacksoniennes, les plus classiques mais peu fréquentes (10%) ; un syndrome de Kozhevnikoff; de rares crises somatosensitives.
La sémiologie déficitaire peut être motrice, plus ou moins pure, parfois partielle, souvent distale, ou sensitive, touchant les sensibilités tactile et douloureuse, la discrimination tactile et le sens de position segmentaire, mais habituellement sans démarcations nettes.
Il est possible de distinguer des syndromes : operculaire avec notamment, paralysie faciale de type central et parésie pharyngolaryngée controlatérales dans les formes unilatérales ; du lobule paracentral, épargnant la face avec prédominance au membre inférieur et à la racine du membre supérieur ; de l’angle supérieur de l’hémisphère, avec déficit prédominant à la racine du membre supérieur, parfois également du membre inférieur.
Les étiologies sont le plus souvent vasculaires (infarctus dans les territoires des branches de l’artère cérébrale moyenne), sinon tumorales.
A. Y. Kozhevnikov, neurologue russe (1894)
système porte l.m.
portal system
Dispositif vasculaire artériel ou veineux formé par un vaisseau en connexion à ses deux extrémités avec un réseau capillaire.
Veine porte - Éminences portes : saillies de la face inférieure du foie qui bornent le hile ou sillon transverse.
Tanner (stades du développement pubertaire de) l.m.p.
Tanner’s scales of sexual development, Tanner scales of pubertal changes
Evaluation clinique de l’évolution pubertaire avec classement en cinq stades du développement mammaire (S) et de la pilosité pubienne (P) chez la fille, du développement des organes génitaux (G) et de la pilosité pubienne (P) chez le garçon.
1-) Chez la fille le développement mammaire est classé :
- S1 : stade impubère ; pas de développement mammaire,
- S2 : légère voussure du sein, auréole élargie, mamelon un peu saillant (« bourgeon de sein ») parfois unilatérale au début ; âge : 10 ½ à 11 ans ±2,
- S3 : augmentation du volume du sein dont la forme se dessine ; sein et aréole sur le même plan ; 12 ± 2 ans ;
- S4 : le sein est nettement dessiné, l’aréole est surélevée par rapport à la peau adjacente ; 13 ± 2 ans;
- S5 : développement type adulte, sillon sous-mammaire dessiné ; 14 ½ ± 3.½ ans.
L’évolution de la pilosité pubienne est classée :
- P1 : stade impubère, simple duvet clair, vulve verticale,
- P2 : apparition de quelques poils colorés, droits, clairsemés sur les grandes lèvres et le pubis ; vulve horizontale ; âge : 11 ½ ± 2 ans
- P3 : la pilosité s’étend vers le pubis, les poils sont incurvés ; 12 ½ ± 2 ans,
- P4 : extension vers le haut et latéralement de la pilosité ; 12 ¾ ± 2 ans,
- P5 : stade adulte : aspect triangulaire à base supérieure horizontale, extension à la racine des cuisses ; âge 14 ½ ± 2 ans.
La pilosité axillaire apparaît un an à un an et demi après l’apparition de la pilosité pubienne. Les premières règles surviennent environ deux ans et demi après le début du développement mammaire S2, soit entre onze et quinze ans, en moyenne à treize ans et trois mois.
2-) Chez le garçon :
- G1 : stade prépubère : pas de modification de la taille des testicules (2 x 1 cm) ni du pénis ;
- G2 : augmentation de la taille des testicules, supérieure à 25x13 mm, et de leur volume : 4 à 6ml, modification de la peau du scrotum ; âge : 11 ½ ± 1 ans ;
- G3 : augmentation de la longueur du pénis ; testicules : 30 à 40mm de long, vol. 6 à 12ml ; âge : 12,5 ± 2 ans ;
- G4 : élargissement du pénis, développement du gland ; testicules : 40 à 50mm ; vol. : 12 à 16 ml ; âge : 13,8 ± 2 ans ;
- G5 : aspect adulte ; testicules : 4 à 5cm x 3cm ; âge : 14,9 ± 2 ans.
Pilosité pubo-scrotale :
- P1 : impubère, fin duvet ;
- P2 : apparition à la base du pénis de poils droits, légèrement colorés ; âge moyen : 13,4 ans
- P3 : extension d’une pilosité clairsemée, colorée vers le pubis et la base du scruotum qui se pigmente, vers 14 ans ;
- P4 : la pilosité pubienne s’étend vers le scrotum et les plis génito-cruraux ; âge 14 ½ ans ;
- P5 : pilosité type adulte remontant en pointe sus-pubienne ; âge moyen : 15ans.
La pilosité axillaire apparaît un à deux ans après le stade P2.
Une gynécomastie transitoire peut se produire en début d’évolution pubertaire chez le garçon.
Dans les deux sexes le début de la puberté est lié à l’augmentation de la sécrétion hormonale de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. L’apparition des premiers poils pubiens colorés (pubarche) est liée à la stimulation de la glande surrénale par la corticostimuline avec sécrétion de la DHA (déhydro-épiandrostérone) et à la sécrétion de testostérone chez le garçon.
La puberté est dite précoce si les caractères secondaires apparaissent avant 8 ans chez la fille et 9 à 10 ans chez le garçon. Elle est tardive si le début du développement mammaire (thélarche) est au-delà de 13 ans chez la fille et, chez le garçon en l’absence de développement génital à 14 ans.
W.A. Marshall et J.M. Tanner, pédiatres endocrinologues britanniques (1969, stades chez la fille ; 1970, stades chez le garçon)
tente du cervelet l.f.
tentorium cerebelli (TA)
tentorium cerebelli , cerbellar tentorium
Prolongement de la dure-mère crânienne s’étendant transversalement entre la face supérieure du cervelet qu’il recouvre et la face inférieure des lobes occipitaux cérébraux qui reposent sur elle.
Cloison en forme de toit à deux versants, elle donne insertion sur sa face supérieure à la faux du cerveau. Son bord périphérique, postérieur, dit grande circonférence de la tente du cervelet, s’insère sur la protubérance occipitale interne, sur les deux lèvres du sillon du sinus transverse, sur le bord supérieur de la partie pétreuse de l’os temporal et sur les processus clinoïdes postérieurs de l’os sphénoïde. Son bord inscrit, antérieur, dit petite circonférence de la tente du cervelet, s’insère sur les processus clinoïdes antérieurs et circonscrit l’incisure de la tente du cervelet qui est traversée par le mésencéphale.
tonsille pharyngée l.f.
tonsilla pharyngea (TA)
pharyngeal tonsil
Amas de follicules clos lymphoïdes occupant la paroi supérieure du rhinopharynx et pouvant se prolonger sur toute la hauteur de sa paroi postérieure.
Elle est parcourue longitudinalement par un sillon médian dont l’extrémité inférieure, plus déprimée, constitue le récessus médian. Au fond de ce récessus s’ouvre la bourse pharyngienne.
Étym. lat. tonsilla : amande, amygdale
Syn. anc. amygdale pharyngée
tractus de Lancisi l.m.
Ensemble formé par les stries longitudinales médiale et latérale.
Ces deux bandelettes sagittales circonscrivent la face dorsale du corps calleux au contact de l’indusium gris, le long du sillon du corps calleux. Unies à l’indusium gris, elles se continuent en arrière par le gyrus fasciolaris et en avant par la bandelette diagonale. Elles appartiennent au système archicortical hippocampique dorsal de la circonvolution intra limbique formée du gyrus dentatus, du gyrus fasciolaris, du tractus de Lancisi, du pédoncule du corps calleux, de la bandelette diagonale et de la bandelette de l’uncus.
G. Lancisi, anatomiste italien (1654-1720)
→ strie longitudinale latérale, strie longitudinale médiale
tractus olfactif l.m.
tractus olfactorius (TA)
olfactory tract
Cordon blanc, élément du lobe olfactif, situé dans le sillon olfactif.
Ses fibres unissent le bulbe olfactif en avant à la substance perforée antérieure ( trigone olfactif ) en arrière au niveau de laquelle elle se divise en deux faisceaux : les bandelettes mésiales et latérales.
A.Retzius, anatomiste suédois (1796-1860)
Syn. anc. bandelette olfactive, circonvolution olfactive commune de Retzius, pédoncule olfactif, ruban olfactif, stries olfactives
[A1,H5]
Édit. 2017
tractus spino-cérébelleux antérieur l.m.
tractus spinocerebellaris anterior (TA)
anterior spinocerebellar tract, ventral spinocerebellar tract
Faisceau issu des noyaux du col de la corne postérieure de la moelle spinale, qui croise la ligne médiane pour venir se placer dans le cordon latéral du côté opposé de la moelle spinale.
Il monte jusqu’au sillon ponto-pédonculaire et revient vers l’écorce du paléocervelet où il se termine.
W. Gowers, Sir, neurologue britannique (1845-1915)
Syn. anc. faisceau cérébelleux croisé, faisceau cérébelleux ventral, faisceau de Gowers
tragus n.m.
tragus (TA)
tragus
Saillie de l’auricule située en avant du méat acoustique externe, séparée de la racine de l’hélix par un sillon, l’incisure antérieure du tragus ou incisure prétragienne, et de l’antitragus par l’incisure intertragique.
→ antitragus, auricule, hélix, incisure antérieure de l'auricule, incisure intertragique, incisure prétragique, méat acoustique externe, racine de l'hélix
triangle clavi-pectoral l.m.
trigonum clavipectorale, trigonum deltopectorale (TA)
clavipectoral triangle, deltopectoral triangle
Espace triangulaire formé par l’élargissement du sillon delto-pectoral à sa partie supérieure subclaviculaire.
Il est parcouru de bas en haut par la terminaison intra ou subfasciale de la veine céphalique avant qu’elle ne décrive sa crosse sous la clavicule. Il contient quelques lymphatiques et, inconstamment, des nœuds lymphatiques (Aubry-Morestin).
M. Aubry, oto-rhino laryngologiste français, membre de l'Académie de médecine (1899-1980); H. Morestin, chirurgien français (1869-1919), J. von Mohrenheim, Freiherr, chirurgien autrichien (1749-1799)
Syn. anc. espace delto-pectoral, fossette de Mohrenheim, fossette sous claviculaire
triangle collatéral du ventricule latéral l.m.
trigonum collaterale ventriculi lateralis (TA)
collateral trigone of lateral ventricle
Partie du ventricule latéral d’un hémisphère cérébral située en arrière du thalamus et du noyau caudé à la réunion des trois cornes du ventricule.
Ce terme désigne également la zone triangulaire du plancher de la corne occipitale du ventricule latéral située en dehors du calcar avis. Elle existe lorsque le plancher est soulevé en une éminence collatérale par le sillon collatéral de l’hémisphère cérébral.
Syn. anc. carrefour du ventricule latéral, carrefour ventriculaire, pars centralis ventriculi lateralis (PNA), trigone collatéral
Trichomonas vaginalis
Trichomonas vaginalis
Protozoaire piriforme pourvu de quatre flagelles libres et d’un flagelle récurrent délimitant une membrane ondulante.
C’est un parasite des voies génitales de la femme (vagin), responsable de vaginites avec des leucorrhées souvent caractéristiques) mais aussi de l’homme (sillon balanopréputial, glandes uréthrales, vésicules séminales). Comme il ne possède pas de forme kystique, résistante dans le milieu extérieur, sa transmission ne peut être que vénérienne.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu, cil ; monas : monade (unité)
trigone du lemniscus latéral l.m.
trigonum lemnisci lateralis (TA)
trigone of lateral lemniscus
Surface triangulaire de la face latérale de la calotte pédonculaire, située en arrière du sillon latéral du mésencéphale et au-dessous du colliculus inférieur et du bras du colliculus inférieur.
Elle est parcourue, en haut et en arrière, par des stries obliques en rapport avec le lemniscus latéral sous-jacent.
J.Reil, anatomiste et médecin allemand (1759-1813)
Syn. anc. triangle de Reil