décanulation n.f.
decanulation
Ablation temporaire ou définitive d’une canule, en particulier d’une canule de trachéotomie.
déchet générateur de nuisance l.m.
generative waste of nuisance
Déchet dont la nature est à l’origine d’effets nocifs pour le sol, la flore et la faune.
Ce sont la dégradation des sites ou des paysages, la pollution de l’air ou des eaux, l’émission de bruits et d’odeurs, et d’une façon générale, toute forme d’atteinte à la santé de l’Homme et à l’environnement.
Étym. lat. médiéval decadere, du lat ; cadere : tomber
déclaration de naissance l.f.
Acte obligatoire de déclaration à l’état civil à la mairie du lieu de l’accouchement de toute naissance survenue sur le territoire national
Elle doit être faite dans les trois jours suivant l’accouchement (jour de l’accouchement et jours fériés non compris) par le père ou à défaut par tout témoin, par la sage-femme ou le médecin et, lorsque la mère a accouché hors de son domicile, par la personne chez qui elle a accouché. Doivent être déclarés tous les enfants nés vivants et viables dont le terme dépasse 22 semaines d’aménorrhée ou dont le poids excède 500 grammes, ainsi que les mort-nés au-delà de 180 jours de gestation. Devant un nouveau-né qu’il n’a pas mis au monde le médecin est seulement tenu de déclarer qu’un enfant est né au jour dit dans la mairie de la commune ou de l’arrondissement sans autre précision. La mère peut demander que la déclaration soit faite à son nom de jeune fille (loi sur la filiation du 3 janvier 1972). L’accouchement peut rester secret à la demande de la mère. Celle-ci ne divulgue pas son identité. L’enfant est alors déclaré de mère inconnue et confié à une pouponnière de la DASS pour adoption. La mère dispose de deux mois pour revenir sur sa décision.
défaut de croissance fœtale intra-utérine l.m.
intrauterine growth retardation
Anomalie de la croissance du fœtus qui se traduit par un poids de naissance inférieur à ce qu'il devrait être pour l'âge gestationnel.
Il peut être dû à une diminution du débit utéroplacentaire au cours d'un syndrome vasculorénal, à une lésion placentaire vasculaire ou tumorale, un chorio-angiome, à une anomalie funiculaire, une insertion vélamenteuse du cordon, une artère ombilicale unique, ou à un déséquilibre circulatoire entre deux jumeaux, à un état de malnutrition ou à une cardiopathie cyanogène maternelle. Il est alors dysharmonieux, affectant le tronc et les membres, respectant la tête. Il peut aussi être secondaire à une embryofœtopathie virale (la rubéole, l’herpès, le cytomégalovirus, le parvovirus) ou parasitaire (la toxoplasmose), ou toxique (l’alcool ou le tabac) ou tératogène ou enfin malformative, chromosomique ou génétique. Il est alors harmonieux, affectant en même temps le tronc, les membres et la tête. Le diagnostic est suspecté par la mesure de la hauteur utérine et confirmé par des mesures biométriques échographiques. La gravité de la souffrance fœtale chronique est attestée par l'augmentation de la résistance vasculaire ombilicale mesurée en vélocimétrie Doppler, et les ralentissements tardifs à l'enregistrement du rythme cardiaque fœtal. En l'absence de traitement médical efficace, il nécessite souvent une interruption prématurée de la grossesse.
Étym. lat. de : préfixe intensif, fallo : tromper, manquer à ce qu'on aurait dû faire
Syn. hypotrophie fœtale, malnutrition fœtale intra-utérine, souffrance fœtale chronique, retard de croissance intra-utérin
déficit d'expression des molécules HLA de classe II l.m.
HLA class II deficiency
Déficit d’expression des molécules de classe II hérité sur le mode autosomal récessif et non lié au complexe majeur d’histocompatibilité (CMH).
Les gènes HLA sont normaux. Des anomalies portant sur la régulation transcriptionnelle des gènes de classe II ont été décrites, notamment l’absence de fixation d’un complexe de facteurs de transcription « R-FX » spécifiques d’un élément régulateur (X-box) localisé en 5’ du locus de classe II, ou bien une mutation du transactivateur de classe II (CIITA) qui induit l’expression des gènes de classe II. Ces malades ont un déficit partiel des cellules T CD4+ moins prononcé que chez les souris ayant une invalidation des gènes des molécules de classe II.
Syn. syndrome des lymphocytes dénudés
déficit du métabolisme de la vitamine B12 avec méthylmalonique acidémie et homocystinurie l.m.
vitamin B12 metabolic defect with methylmalonicacidemia and homocystinuria
→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie
déficit en molybdène-cofacteur l.f.
molybdenum cofactor deficiency
→ encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase
[H1]
Édit. 2017
défilé costoscalénique (syndrome du) l.m.
scalenus syndrome
Effets rares et discutés d'un étirement ou d'une compression du plexus brachial dans le défilé formé par l'insertion des muscles scalènes sur la première côte, et emprunté par l'artère, la veine sous-clavière et les nerfs du plexus brachial.
La structure de ce défilé peut être modifiée surtout par une côte cervicale surnuméraire, une apophysomégalie transverse de C7, des tractus fibreux joignant l'apophyse transverse de C7 à la première côte, ou une insertion anormale du scalène antérieur.
Les troubles neurologiques observés sont variables : paresthésies douloureuses du bord cubital de l'avant-bras et de la main, cédant lors de l'élévation du bras ; hypoesthésie dans le territoire de DI et parfois sur l'annulaire ; déficit moteur et amyotrophie pouvant atteindre aussi bien les éminences thénar (médian) qu'hypothénar (cubital) ; douleur provoquée à la pression de la loge latérocervicale.
Les signes vasculaires sont plus fréquents : fourmillements, sudation, pâleur et refroidissement de la main ; syndrome de Raynaud ; diminution du pouls radial.
Même aidé par des investigations complémentaires (vitesse de conduction nerveuse, potentiels évoqués somesthésiques, angiographie dynamique), le diagnostic peut rester difficile. Il permet de poser les indications d'une éventuelle intervention correctrice des anomalies de structure en cause
H. C. Naffziger, neurochirurgien américain (1938)
Syn. syndrome de H. Naffziger, de la côte cervicale, du défilé costoclaviculaire, du défilé des scalènes, du scalène antérieur, de la traversée thoracobrachiale
défilé des scalènes (syndrome du) l.m.
scalenus defile syndrome
dégénérescence granuleuse l.f.
granular degeneration
→ dégénérescence épidermolytique
dégénérescence nodulaire de Salzmann l.f.
Lésions cornéennes ayant, à l’examen bio-microscopique, l’aspect d’élévations nodulaires blanches ou bleuâtres, de situation annulaire en moyenne périphérie, uniques ou multiples, uni ou bilatérales
Affection rare, d’évolution très lente, survenant plus fréquemment chez la femme d'âge moyen, elle est souvent idiopathique mais peut être associée à une atteinte chronique de la surface oculaire volontiers inflammatoire : blépharite, méibomite, syndrome sec, kératoconjonctivite vernale, trachome, port prolongé de lentilles de contact.
Les lésions sont constituées de plaques collagènes denses avec hyalinisation, apparaissent localisées entre l’épithélium et la membrane de Bowman. Fréquemment, la membrane de Bowman est érodée sous la lésion et l'épithélium sus-jacent peut-être aussi atrophique ou absent.
La dégénérescence nodulaire de Salzmann est en général asymptomatique. Toutefois, des érosions cornéennes récidivantes peuvent survenir au niveau de la lésion, entraînant larmoiement photophobie et irritation. Une baisse de vision peut se produire, soit par un astigmatisme irrégulier soit par une opacification dans l'axe visuel.
Les patients ayant une gêne modérée seront initialement traités par les larmes artificielles. La ciclosporine peut être utilisée dans les formes plus sévères. En cas d'aggravation des symptômes, les lésions nodulaires peuvent être traitées par kératectomie superficielle chirurgicale ou par laser excimer. Très exceptionnellement, une kératoplastie peut-être nécessaire, le plus souvent lamellaire. Des récidives ont été rapportées après greffe.
M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925)
dégénérescence pellucide marginale de la cornée l.f.
marginated kerato-conus
dégranulation n.f.
degranulation
Processus induit par une stimulation cellulaire conduisant à la disparition des granulations cytoplasmiques.
Dans le cas des mastocytes et des basophiles, il aboutit à la libération de médiateurs préformés tels que le TNFa et l’histamine responsable du choc anaphylactique. Dans le cas des éosinophiles, la dégranulation conduit à la libération extracellulaire de protéines cytotoxiques vis-à-vis de l’endothélium, de l’épiderme, des cellules pulmonaires, trachéales, cardiaques ou nerveuses par des protéines des granules telles que la peroxydase, la protéine cationique de l’éosinophile et la neurotoxine dérivée de l’éosinophile ; ce phénomène est impliqué dans certaines réactions inflammatoires. Dans le cas des polynucléaires neutrophiles la dégranulation conduit à la libération d’enzymes des granules azurophiles (élastase, neuraminidase, cathepsine G) ou des granules spécifiques (collagénase). C'est ce processus qui, à l'intérieur d'un phagosome, provoque la mort et la dégradation de bactéries englobées.
dégranulation des basophiles l.f.
basophile degranulation
Phénomène dans lequel on observe une décoloration des granulations basophiles sous l'action d'un antigène responsable de la libération dans le milieu environnant de deus types de médiateurs : les uns préformés et les autres néoformés.
Les médiateurs préformés sont l’histamine, la sérotonine, le facteur chimiotactique des polynucléaires neutrophiles (NCF) et le TNF α (mastocytes muqueux).
Les médiateurs néoformés sont le PAF acéther, les prostaglandines, les leucotriènes et les interleukines IL-3, IL-4, IL-5.
Il s'agit d'une réaction de type I, IgE dépendante. Ces mécanismes sont mis en jeu par le pontage, par des épitopes identiques présents sur l’antigène, de deux molécules d’anticorps de classe Ig E fixées sur des récepteurs cellulaires correspondants (RFc έ1). Il en résulte un signal transmembranaire d’activation aboutissant à la dégranulation.
dégranuler v.
to degranuler
Faire disparaître les granulations d’une cellule.
délivrance artificielle l.f.
manual removal of placenta
Manœuvre d'extraction manuelle du placenta et des annexes fœtales en cas d'hémorragie de la délivrance avant l'expulsion du placenta ou d'absence de décollement placentaire au-delà de 30 minutes.
Elle nécessite une asepsie rigoureuse et une anesthésie péridurale ou générale sauf en cas d'extrême urgence. Le placenta est décollé à l'aide du bord cubital de la main qui s'insinue entre lui et la paroi utérine, cependant que l'autre main immobilise et abaisse l'utérus à travers la paroi abdominale. Cette manœuvre est complétée par une révision utérine.
délivrance manuelle l.f.
manual placenta delivery
Technique de délivrance au cours de laquelle la main vient simplement saisir et extraire le placenta décollé, resté dans l'utérus.
dénombrement des Escherichia coli dans les eaux l.f.
enumeration of the Escherichia coli in waters
Considéré comme indicateur de contamination fécale, des valeurs limites de ce paramètre figurent dans toutes les réglementations concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux usées traitées et les eaux de baignade. Il est généralement accompagné, au moins, du dénombrement des entérocoques fécaux.
dénutrition n.f.
undernutrition
Etat dans lequel se trouve un organisme qui a subi pendant un certain temps une insuffisance d’apport des matériaux nutritifs nécessaires à sa vie et à son développement normaux.
De nombreuses maladies sont à l’origine d’une dénutrition que la thérapeutique peut le plus souvent prévenir et corriger.
→ malnutrition, sous-alimentation
dermatite annulaire lichénoïde juvénile l.f.
annular lichenoid dermatitis of youth
Dermatose récemment décrite chez des enfants ou adolescents, siégeant surtout sur les flancs et la région périnéale, faite d’une éruption non prurigineuse de macules annulaires à bordure rouge brun et à centre hypopigmenté, avec une structure lichénoïde comportant une nécrose kératinocytaire massive.
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
dermatite interstitielle granulomateuse avec arthrites l.f.
interstital granulomatous dermatitis with arthritis
Ensemble lésionnel associant à une arthrite, ou à une polyarthrite, des signes dermatologiques consistant en des cordons sous-cutanés latérothoraciques, surtout axillaires, verticaux, visibles et palpables, ainsi que des nodules ou des plaques, dont la structure histologique rappelle celle d’un granulome annulaire ou d’un nodule rhumatoïde.
Il peut témoigner d’une affection à auto-anticorps.
A. B. Ackermann, dermatopathologiste américain (1993)
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
→ dermatose neutrophilique rhumatoïde
dermatite palissadique granulomateuse et neutrophilique l.f.
palisading (or palisaded) neutrophilic and granulomatous dermatitis
Concept regroupant l’angéite granulomateuse de Churg et Strauss, la papule rhumatoïde et la dermatite interstitielle granulomateuse avec arthrites décrite par Ackerman en 1993, qui correspondent peut-être à des stades évolutifs d’un même processus physiopathologique à complexes immuns circulants.
Cet ensemble, traduit cliniquement par des papules ou par des plaques érythémateuses annulaires ou arciformes ou par des cordons érythémato-violacés indurés, peut soit s’observer isolé, soit, plus souvent, être associé à une polyarthrite rhumatoïde, un lupus érythémateux, une thyroïdite, une anémie hémolytique, voire avoir une origine médicamenteuse ou infectieuse ou être paranéoplasique. L’élément histologique de base est un granulome palissadique histiocytaire avec des polynucléaires neutrophiles plus ou moins en état de leucocytoclasie.
P. Chu, M. Connolly et P. LeBoit, dermatologistes américains (1994)
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
dermatochalazie granulomateuse l.f.
granulomatous dermatochalazie
dermoïde annulaire limbique (kyste) l.m.
ring dermoid of cornea
Kyste dermoïde du limbe, bilatéral, siégeant sur 360 degrés.
Le kyste dermoïde ou choristome a tendance à s'étendre vers la cornée et vers la conjonctive sur environ 5 mm. Des poils poussent sur la masse dermoïde. Il existe aussi une hyperkératinisation en plaques de la conjonctive. L'envahissement cornéen a pour conséquence optique un astigmatisme irrégulier et une amblyopie avec strabisme. Observé dans deux générations d'une famille péruvienne, l’affection est autosomique dominante (MIM 180550).
J. C. Mattos, ophtalmologiste péruvien (1980)
désinsertion zonulaire l.f.
zonular rupture
Rupture partielle ou totale des fibres zonulaires, en général d'origine traumatique, qui, en se détachant, libèrent le cristallin.