Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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population gamétique l.f.

gametic population

Chez les organismes diploïdes, ensemble des 2n gamètes qui vont produire ou ont produit les n individus de la génération suivante.

population-cible n.f.

→ groupe cible

por 8 n.m.

synthetic arginine vasopressin

Hormone post-hypophysaire de synthèse, la vasopressine, vasoconstricteur puissant utilisé en chirurgie pour tenter d’obtenir une hémostase temporaire lors des premiers temps d’une conisation ou d’une hystérectomie vaginale notamment.
Elle n’empêche pas les saignements secondaires, amplifiés par une moindre rigueur appliquée alors à l’hémostase chirurgicale.

poradénolymphite suppurée l.f.

→ Nicolas-Favre, maladie de

Porak et Durante (maladie de) l.f.

C. Porak, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine et G. Durante, médecin français (1905)

→ osteogenesis imperfecta

Porak – Durante – Vrolik (maladie de) l.f.

C. Porak, gynécologue français, membre de l'Académie de médecine, G. Durante médecin français (1905) ; W. Vrolik, anatomiste et pathologiste néerlandais (1849)

→ osteogenesis imperfecta

Porcher (incidence de) l.f.

Clark projection

P. C. Porcher, médecin radiologue français, membre de l’Académie de médecine (1897-1980)

→ incidence de Porcher

pore acoustique externe l.m.

porus acusticus externus (TA)

external acoustic opening

Orifice externe du méat acoustique externe, situé au fond de la conque.

Syn. anc. orifice du conduit auditif externe

pore acoustique interne l.m.

porus acusticus internus (TA)

internal acoustic opening

Large orifice situé un peu en avant de la partie moyenne de la face postérieure de la partie pétreuse de l’os temporal.
Il ouvre sur le méat acoustique interne.

Syn. anc. orifice d’entrée du conduit auditif interne

pore dilaté de Winer l.m.

dilated pore

Lésion du visage se présentant comme un volumineux comédon et se formant surtout au cours de la sixième ou septième décennie.
L'image histologique consiste en une dilatation de l'infundibulum folliculaire, associée à une prolifération de la paroi épithéliale sous forme de petits bourgeons qui pénètrent dans le stroma environnant. La cavité kystique contient de la kératine et quelques poils fragmentés. La partie profonde peut bourgeonner en rappelant l'image d'un trichoépithéliome desmoplastique.

L. H. Winer, dermatologue américain (1954)

pore gustatif l.m.

porus gustatorius (TA)

taste pore

→ calicule gustatif

pore sudoral l.m.

sweat gland pore

Orifice cutané correspondant à la zone d'abouchement du canal sudoral eccrine.
Le tube excréteur de la glande sudorale apocrine s'ouvrant non pas directement à la surface épidermique mais dans un follicule pilosébacé, il n'y a pas de pore apocrine.

Étym. gr. poros : passage

porencéphalie n.f.

porenkephaly

Destruction lacunaire du tissu cérébral du fœtus, conséquence en général d’un trouble hémodynamique intra-utérin ou de la transmission à travers une circulation placentaire croisée de substances toxiques ou procoagulantes d’un fœtus mort à son jumeau.

pores de Vieussens l.m.p.

R. Vieussens, anatomiste français (1705)

→ Thebesius (veines de)

porine n.f.

porin

Molécule protéique présente, par ex., dans la couche externe de la paroi des bactéries à Gram négatif et constituant un canal ou pore qui permet le passage d'ions et de petites molécules hydrophiles à l'intérieur de la cellule.
La porine E de la membrane externe d'Escherichia coli, par ex. laisse passer les ions phosphate et d'autres dérivés phosphoriques chargés négativement. Les porines nucléaires (nucléoporines) servent au passage de protéines du cytoplasme vers l'intérieur du noyau, en se liant à une karyophérine ou importine chargée de ce transport.

Étym. fr. pore

porion n.m.

porion

Pôle supérieur du pore acoustique externe (trou auditif externe).

Étym. lat. et gr. porus : trou

porocarcinome n.m.

eccrine porocarcinoma

Tumeur sudorale maligne dont elle est la forme la moins rare, résultant soit de la prolifération intra-épidermique d'amas de grandes cellules acrosyringéales atypiques soit, mais moins souvent, de la transformation maligne d'un porome eccrine : elle ne peut être qu'eccrine, puisqu'il n'y a pas de pore apocrine.
Elle se présente sous la forme d'un nodule cutané, surtout sur un membre inférieur, qui finit par s'ulcérer et peut donner des métastases. Le diagnostic différentiel est souvent difficile avec le carcinome intra-épidermique, un carcinome métastatique épidermotrope, le mélanome malin pagétoïde ou la maladie de Paget.

J. G. Coburn, dermatologiste et J. L. S. Smith, ophtalmologiste britanniques (1956) ;Y. Mishima et S. Morioka, dermatologues japonais (1969), H. Pinkus et A. H. Mehregam dermatologistes américains (1963)

Syn. hidroacanthome malin (J. G. Coburn, dermatologiste et J. L. S. Smith, ophtalmologiste britanniques, 1956), porocarcinome eccrine (Y. Mishima et S. Morioka, dermatologues japonais, 1969), porome eccrine malin, malignant eccrine poroma, carcinome épidermotr

→ acrosyringium, pore sudoral, poroépithéliome

porocéphale n.m.

Porocephalus

→ Porocephalus armillatus, Porocephalus moniliformis

porocéphalose n.f.

porocephaliasis

Infestation accidentelle par les larves d’un parasite des serpents Porocephalus armillatus en Afrique, et P. moniliformis en Asie, qui fait suite à l’ingestion de serpents crus ou peu cuits ou à la consommation d’aliments souillés par les serpents.
L’affection reste le plus souvent asymptomatique et n’est découverte que tardivement, grâce aux images radiologiques très évocatrices de calcifications intra-thoraciques ou abdominales "en anneau brisé".

Porocephalus armillatus

Porocephalus armillatus
Porocéphale parasite des serpents africains à l’état adulte.
Les œufs sont ingérés par un hôte intermédiaire (rongeurs, singes) et se transforment en nymphes enroulées sur elles-mêmes. L’Homme s’infeste par ingestion de serpents crus ou mal cuits ou d’aliments souillés par les serpents.

Syn. Armillifer armillatus

Porocephalus moniliformis

Porocephalus moniliformis
Porocéphale parasite des serpents en Asie à l'état adulte.

Syn. Armillifer moniliformis

poroépithéliome (obsolète) n.m.

poroepithelioma

Tumeur sudorale eccrine, de degré de malignité inférieure à celui du procarcinome ou carcinome épidermotrope eccrine.
Son individualité n'est pas admise par tous.

porokératose n.f.

1) une lésion élémentaire constituée d'une papule kératosique à centre déprimé cratériforme

2) toute dermatose comportant cette lésion due à un clone mutant épidermique.

Étym. gr. poros : passage étroit ; keras : corne

porokératose actinique l.f.

actinic porokeratosis

Dermatose faite de multiples éléments papuleux de 5 à 10 mm. de diamètre, de coloration rouge-brun, entourés d'une fine margelle kératosique très discrète siégeant sur les zones exposées à la lumière, apparaissant surtout en été chez les femmes d'une quarantaine d'années et s'atténuant en hiver.
Quelques formes héréditaires ont été rapportées. Une photoprotection solaire est indispensable pour éviter les risques de survenue d'un carcinome.

M. E. Chernosky et R. G. Freeman, dermatologistes américains (1967) D. E. Anderson, médecin généticien et M. E. Chernosky, dermatologiste américains (1969)

Syn. porokératose actinique superficielle disséminée, porokératose de Chernosky

porokératose de Mibelli l.f.

Mibelli’s porokeratosis

Dermatose débutant dans l'enfance, dont la lésion élémentaire est une papule hyperkératosique à centre déprimé s'étalant progressivement et dont la confluence des éléments aboutit à une plaque de taille variable formée d'une zone centrale atrophique entourée d'un bourrelet "en margelle" ou "en mur d'enceinte" creusé d'une dépression "en chemin de ronde" enserrant une lamelle cornée très évocatrice. Le siège est ubiquitaire; les lésions sont généralement multiples et ont un aspect circiné et une disposition parfois linéaire, zostériforme.
L'évolution est lente et progressive; le risque de survenue d'un carcinome baso- ou spinocellulaire, bien que faible, existe. L'affection est transmise sur le mode autosomique dominant avec réduction de pénétrance chez la femme. Les mutations sont fréquentes. Le diagnostic repose sur la clinique et l'image histopathologique caractéristique, la lame cornoïde, colonne parakératosique faite de lamelles à concavité supérieure disposées en pile d'assiettes correspondant au bourrelet périphérique. Le traitement repose sur la cryothérapie, l'électrocoagulation, les rétinoïdes. Une surveillance régulière est nécessaire pour traiter à temps les éventuelles transformations malignes.

V. Mibelli, dermatologiste italien (1893), E. Respighi, dermatologiste italien (1893)

Syn. hyperkératose figurée centrifuge atrophiante (Ducrey et Respighi, 1898) (obsolète)

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