polynucléotide-phosphorylase n.f.
Enzyme catalysant la réaction réversible de la phosphorolyse des polynucléotides :
(X-R-P)n + PO4H3 <→ (X-R-P)n-1 + X-R-P-P.
Un tel enzyme extrait de microorganismes (comme Azotobacter vinelandii) a pu servir à la synthèse de polynucléotides (de masse moléculaire de 500 à 800 kDa) à partir de nucléoside-diphosphates. In vitro, la polynucléotide-phosphorylase est surtout active pour la dégradation des acides nucléiques. Elle a été décelée dans la plupart des cellules vivantes.
polyol n.m.
polyol
Composé organique possédant plusieurs fonctions alcool (ex. sorbitol).
Étym. gr. polus : plusieurs ; ol : expression simplifiée pour alcool.
Polyomavirus
Polyomavirus
Genre de virus à ADN, non enveloppés, appartenant à la famille des Polyomaviridae.
Chez l’homme, deux virus appartenant à ce genre ont été identifiés : le virus BK et le virus JC. Le virus BK ou Polyomavirus hominis 1 est strictement humain et responsable, après une primo-infection dans l’enfance, d’atteintes de l’appareil urinaire chez des sujets ayant un déficit immunitaire de type cellulaire : néphropathies, cystites hémorragiques après transplantation rénale. Le virus JC ou Polyomavirus hominis 2 a aussi un réservoir strictement humain et pourrait être à l’origine, longtemps après une primo-infection asymptomatique, de la leucoencéphalopathie multifocale progressive chez les personnes présentant une immunodépression, en particulier un déficit en cellules T, tel que l’infection à VIH. Certains Polyomavirus infecteraient les animaux : virus du polyome de la souris, virus SV 40 du singe. La mise en évidence de ces virus peut être réalisée par la microscopie électronique et surtout la PCR à partir de prélèvements tels que les urines pour le virus BK, la biopsie cérébrale et le liquide céphalorachidien pour le virus JC.
polyoside n.m.
polysaccharide
Macromolécule glucidique de masse moléculaire élevée, exclusivement constituée par des oses ou par des dérivés d'oses.
Les polyosides appartiennent aux trois règnes. Les plus importants sont l'amidon, le glycogène, la cellulose, l'acide hyaluronique, les polyosides de la substance fondamentale du tissu conjonctif (mucopolysaccharides) et les polyosides bactériens.
Syn. polyholoside, polysaccharide, polyglycoside
polyostéochondrite n.f.
epiphysal dysplasia multiple
B.Valentin, chirurgien orthopédiste brésilien d’origine allemande (1940)
Syn. maladie de Valentin, dysplasie épiphysaire multiple
→ dysplasie épiphysaire multiple
[I2, O1, P1, P2, Q3]
Édit. 2019
polyovulation n.f.
polyovulation
Emission de plusieurs ovocytes lors de l’ovulation, spontanée ou plus souvent induite par des médicaments inducteurs de l’ovulation.
polype n.m.
polyp
Masse de nature inflammatoire, (mieux appelée dans ce cas pseudopolype inflammatoire), ou tumorale, bénigne ou maligne, développée sur une surface muqueuse où elle produit une saillie plus ou moins pédiculée.
Le polype néoplasique est unique ou multiple (polypose des fosses nasales ou polypose digestive) et répond généralement à un polyadénome, parfois à composante villeuse plus ou moins importante : polyadénome villeux, tumeur villeuse. Certaines polyposes sont familiales et constituent des états précancéreux.
Étym. gr. polus : nombreux ; pous : pied
Syn. polyadénome
polype adénomateux l.m.
→ polype
polype annexiel de la peau du nouveau-né l.m.
adnexal polyp of neonatal skin
Petite tumeur cutanée du nouveau-né, ressemblant à un molluscum pendulum de l'aréole mammaire, constituée histologiquement de formations annexielles surtout sudoripares eccrines, et qui tombe spontanément une dizaine de jours après la naissance.
A. Hidano et T. Kobayashi, dermatologues japonais (1975)
polype antro-choanal l.m.
antrochoanal polypus
polype de l'endomètre l.m.
endometrial polyp
Tumeur pédiculée du revêtement muqueux de la cavité utérine revêtue d’un épithélium cylindrique.
Elle peut saigner, se nécroser ou s’accoucher par le col. Bénigne le plus souvent, elle est parfois le siège d’un adénocarcinome ou le signe d’alerte, la « sentinelle », d’un adénocarcinome voisin de l’endomètre. Elle est retirée par curetage étendu à l’endomètre, à la faveur d’une hystéroscopie.
polype de l'hymen l.m.
hymeneal polyp
Petite masse muqueuse bénigne de l’hymen du nouveau-né.
polype de la corde vocale l.m.
vocal cord polype
Pseudotumeur inflammatoire se développant sur la corde vocale.
Il est pédiculé à l’union des tiers moyen et antérieur de la corde. Son apparition est liée à un malmenage vocal associé parfois à une inflammation locale. Il entraîne une dysphonie et nécessite une exérèse chirurgicale suivie de rééducation.
polype de la trompe de Fallope l.m.
polyp of the Fallopian tube
Prolifération endométriale ectopique sessile développée en « battant de cloche » dans la partie intramurale de la trompe qu’elle obstrue, provoquant une stérilité.
polype de Peutz-Jeghers l.m.
Peutz-Jeghers’ polyp
J. Peutz, médecin interniste néerlandais (1921) ; H. J. Jeghers, médecin interniste américain (1949)
polype de vessie l.m.
polype du col utérin l.m.
polyp of the uterine cervix
Petite masse épithéliale bénigne sessile ou plus souvent pédiculée appendue à l’endocol ou saillant sur l’exocol.
Elle peut saigner ou s’ulcérer.
polype du conduit auditif externe l.m.
external ear polyp
Tumeur rouge, inflammatoire, implantée sur la paroi postérieure du conduit auditif externe.
Il traduit le plus souvent une infection bactérienne de l’oreille moyenne ou du conduit auditif externe.
polype du cœur l.m.
heart polyp
Type de tumeur bénigne du cœur, la plus fréquente et de localisation le plus souvent auriculaire.
Le plus commun est le myxome. Son diagnostic a été grandement facilité par l’échocardiographie et son pronostic transformé par la possibilité d’exérèse chirurgicale.
polype fibreux utérin l.m.
fibrous uterine polyp
Léiomyome utérin sousmuqueux pédiculé bénin, retiré par résection hystéroscopique.
polype hyperplasique l.m.
hyperplastic polyp
polype juvénile l.m.
juvenile polyp
polype métaplasique l.m.
metaplastic polyp
Polype de siège le plus souvent rectal, il survient généralement chez des adultes de plus de 40 ans, de sexe masculin.
De quelques millimètres de diamètre, il est généralement sessile et constitué de glandes allongées, à bordure festonnée, tapissée de cellules de hauteur irrégulière, mucosécrétantes. Il n’y a pas d’évolution maligne dans la forme pure.
polype omphalomésentérique l.m.
omphalomesenteric polyp
Tumeur rougeâtre plus ou moins épidermisée du fond de l'ombilic, présente à la naissance ou d'apparition précoce, persistante malgré les soins locaux.
Elle est liée à un défaut d'involution du canal vitellin ou canal omphalomésentérique (sinus omphalomésentérique ou fistule borgne). Il y a parfois un écoulement muqueux ou sanglant. Le traitement est chirurgical. Cette lésion est à différencier du granulome pyogénique ombilical.
polype ovulaire de vessie l.m.