pneumopathie infiltrative diffuse l.f.
→ maladie infiltrative diffuse pulmonaire
pneumopathie interstitielle desquamative l.f.
desquamative interstitial pneumonia
Pneumopathie interstitielle médicamenteuse, presque spécifique de la prise chronique de nitrofurantoïne.
Les malades présentent une dyspnée. La tomodensitométrie révèle un aspect de pneumopathie interstitielle en mosaïque très particulier. Le syndrome restrictif et les données du lavage bronchoalvéolaire sont variables. L'étude histologique établit le diagnostic devant l'accumulation de macrophages endoalvéolaires. Le pronostic est bon sous condition de l'arrêt définitif de la nitrofurantoïne et d'un recours temporaire aux corticoïdes.
Pour certains auteurs, ce terme s'applique aux formes récentes inflammatoires de fibrose interstitielle diffuse primitive !
pneumopathie interstitielle diffuse pulmonaire l.f.
diffuse interstitial lung disease
→ fibrose pulmonaire interstitielle diffuse
pneumopathie interstitielle non-spécifique l.f.
non specific interstitial pneumonia
→ maladie infiltrative diffuse pulmonaire
pneumopathie lipidique endogène l.f.
endogenous lipoïd pneumonia
Pneumopathie qui survient lorsque les lipides normalement contenus dans le tissu pulmonaire, principalement le cholestérol et ses esters, se libèrent des cellules alvéolaires détruites.
Ce peut être en amont d'une lésion bronchique obstructive (souvent un carcinome bronchique) ou du tissu pulmonaire détruit par une suppuration. Plus rarement, la pneumopathie lipidique endogène provient d'une embolie graisseuse, d'une protéinose alvéolaire ou de désordres du stockage lipidique.
Les pneumopathies lipidiques endogènes doivent être distinguées des pneumopathies huileuses, encore appelées pneumopathies lipidiques exogènes. L'examen pathologique et les colorations spéciales des graisses permettent cette distinction.
Syn. pneumopathie à cholestérol
pneumopathie lipidique exogène l.f.
pneumopathie lymphocytaire interstitielle l.f.
lymphoid interstitial pneumonitis
Infiltration des septums alvéolaires par des lymphocytes matures et des plasmocytes, prédominant le long des axes bronchovasculaires mais sans atteinte des parois bronchiques et vasculaires.
L'immunofluorescence permet d'identifier des chaines légères de type kapa et de type lambda. Actuellement, cette affection est considérée comme un lymphome non hodgkinien de faible malignité.
Cette affection est rare chez l'adulte. Elle complique près de la moitié des cas de SIDA observés chez l'enfant. Le diagnostic est fait sur la biopsie pulmonaire.
Tantôt les lésions restent stables, tantôt elles s'aggravent progressivement et apparaît un lymphome.
Associée à un syndrome de Sjögren, l'évolution vers le lymphome est très fréquente.
pneumopathie médicamenteuse l.f.
pneumopathie nécrosante l.f.
pneumopathie nosocomiale l.f.
pneumopathie opportuniste l.f.
pneumopathie organisée cryptogénique l.f.
organising pneumonia (angl.), organizing pneumonia (américain)
Pneumopathie chronique de cause inconnue, caractérisée par l’existences de bourgeons conjonctifs endo-alvéolaires à la biopsie pulmonaire,.
Les patients présentent souvent une clinique de « pneumopathie » récidivante malgré des traitements antibiotiques, avec un syndrome inflammatoire.
Sur le scanner les lésions sont en général multiples, avec une base périphérique jouxtant la plèvre. Le caractère migrateur des opacités est typique à cette affection : certaines disparaissant alors que d’autres surviennent dans d’autres territoires. Le liquide de lavage lavage bronchoalvéolaire montre une formule panachée, avec augmentation des neutrophiles, éosinophiles et lymphocytes.
Il faut éliminer une cause définie, par exemple une pneumopathie médicamenteuse, l'association à une connectivite ; la conséquences d’une radiothérapie pour cancer du sein.
Le diagnostic formel nécessite une biopsie pulmonaire. Histologiquement, les alvéoles, les canaux alvéolaires, et les bronchioles terminales sont comblés par des fibroblastes et du collagène.
Après élimination d’une cause infectieuse, le traitement repose sur la corticothérapie, dont le résultat spectaculaire confirme le diagnostic. La diminution des corticoïdes doit être progressive, les récidives étant fréquentes à la diminution ou à l’arrêt du traitement.
A. G. Davison et Margaret Turner-Warwick, médecins britanniques (1983)
Syn. pneumopathie organisée idiopathique
→ pneumopathie, lavage bronchoalvéolaire , connectivite
[K1]
Édit. 2018
pneumopathie organisée idiopathique l.f.
organising pneumonia (angl.), organizing pneumonia (américain)
Syn. pneumopathie organisée cryptogénique
→ pneumopathie organisée cryptogénique
[K1]
Édit. 2018
pneumopathie réticulée hypertrophique l.f.
→ fibrose pulmonaire interstitielle
pneumopathies d'hypersensibilité des professions agricoles (causes des) l.f.p.
Type de pneumopathies provoquées par des agents fongiques ou des protéines déclenchant des réactions d'hypersensibilité.
Le poumon du fermier est lié au foin moisi contenant des actinomycètes thermophiles.
Il en est de même pour le poumon du grainetier lié à des graines moisies, pour la bagassose liée aux résidus de canne à sucre contenant des actinomycètes thermophiles. La maladie des champignonnistes liée au compost a pour étiologie les actinomycètes thermophiles et des agents fongiques.
Les agents fongiques sont en cause dans la maladie des fromagers (moisissures des fromages), la maladie des travailleurs du bois, la subérose, la séquoïose, la maladie des vignerons, le poumon des ouvriers du paprika.
Enfin la maladie des éleveurs d'oiseaux est due aux protéines des déjections aviaires.
→ éleveurs d'oiseaux (maladie des), poumon du fermier, alvéolite
pneumopathies iatrogéniques l.f.p.
treatment induced respiratory disorders
Accidents pulmonaires provoqués, d'origine thérapeutique.
Il peut s'agir de pneumopathies d'origine médicamenteuse, relevant de mécanismes variés, infectieux, toxiques, immunoallergiques. Les pneumopathies radiques, provoquées par la radiothérapie, les lésions toxiques pulmonaires induites par l'oxygène appartiennent également à ce cadre.
Le terme de pneumopathie iatrogène est impropre.
Syn. pneumopathie médicamenteuse
pneumopathies interstitielles (étiologie des) l.f.
interstitial pneumopathy (etiology of)
Certaines causes sont connues, d'autres ne le sont pas.
- Causes connues :
pneumopathie d'hypersensibilité,
pneumoconiose fibrosante,
pneumopathies médicamenteuses,
poumon radique,
vascularites pulmonaires,
lymphangite carcinomateuse pulmonaire,
maladies de surcharge.
- Causes inconnues :
fibrose idiopathique
fibrose associée à une maladie systémique
sarcoïdose
spondylarthrite ankylosante
fibrose congénitale
histiocytose X
hémosidérose pulmonaire idiopathique
microlithiase alvéolaire
hémorragie alvéolaire
lymphangiomyomatose.
pneumopelvigraphie n.f.
pneumopéricarde n.m.
pneumopericardial effusion
Épanchement gazeux dans la cavité péricardique, qui peut être traumatique, par une plaie pénétrante du thorax ou par une intervention chirurgicale intrathoracique ou la conséquence et le signe d’une perforation dans la cavité péricardique d’un organe creux (œsophage, estomac, bronche, intestin, hernie).
Le pneumopéricarde est facilement diagnostiqué par l’examen radiologique. Il est rarement assez important pour créer une compression grave, mais annonce la possibilité d’une contamination péricardique.
pneumopéritoine n.m.
pneumoperitoneum
Épanchement gazeux dans la cavité péritonéale.
Il peut être spontané, le plus souvent secondaire à la perforation ou à la rupture d’un viscère creux. Sur un cliché radiographique, il apparaît comme une clarté aérique de l'abdomen, diffuse ou circonscrite, due à la présence de gaz dans la cavité péritonéale libre ou cloisonnée.
Le pneumopéritoine est le plus souvent décelé, chez un sujet en position debout, examiné avec un rayon horizontal, sous forme d'un croissant gazeux sousdiaphragmatique.
Créé parfois dans un but diagnostique pour la radiographie de certains viscères, il peut aussi être consécutif à une cœlioscopie (introduction de gaz carbonique – dioxyde de carbone- par l’intermédiaire d’une aiguille) ou à une intervention chirurgicale récentes.
pneumopyélographie n.f.
pneumorétropéritoine n.m.
retroperitoneal pneumogram
Technique de radiographie destinée à visualiser, à l'aide d'un contraste gazeux, les organes rétropéritonéaux, principalement les surrénales.
Le gaz stérile, injecté par voie précoccygienne, décolle l'espace rétropéritonéal jusqu'au diaphragme. Des radiographies et des tomographies permettaient d'individualiser les psoas, les piliers du diaphragme, d'éventuelles adénopathies paravertébrales, les reins et surtout les surrénales; on pouvait l'associer si nécessaire à une urographie intraveineuse.
Un pneumomédiastin ou un emphysème souscutané cervical transitoires furent des incidents possibles. Afin d'éviter l'embolie gazeuse, seule complication grave, certains préféraient l'injection d'oxygène ou de gaz carbonique à celle de l'air.
Cet examen est aujourd'hui abandonné au profit de la scanographie et de l'IRM.
Étym. gr. pneuma : air ; lat. retro : en arrière ; peritonaios : péritoine
Syn. rétropneumopéritoine
pneumosinus dilatans l.m.
Hyperpneumatisation d’un sinus, le plus souvent frontal,
unilatérale, évolutive, ce qui la distingue du simple gigantisme sinusien.
Elle se manifeste par l’accentuation d’une bosse frontale unilatérale.
pneumostomie n.f.
Drainage permanent d'une cavité pulmonaire infectée jusqu'à sa guérison par effacement.
Elle est exceptionnellement indiquée au cours d'une thoracotomie exploratrice. Sa mise en œuvre se fait sous anesthésie locale, par voie percutanée après un bon repérage radiologique.
Elle est d'indication rare sauf suppuration pulmonaire abcédée dont la masse augmente malgré une antibiothérapie adaptée, en particulier chez les malades ventilés. Le drainage doit être irréversible.
pneumotachographe n.m.
Fleisch’s pneumotachographe