ligature vivante de Pinard l.f.
Pinard’s post-partum physiological hemostasis
Hémostase physiologique des vaisseaux utéroplacentaires, réalisée après la délivrance par la rétraction et la contraction active du myomètre, décrite par Pinard sous le terme imagé de « ligatures vivantes ».
A. Pinard, accoucheur français, membre de l’Académie de médecine (1844-1934)
ligne de Hampton l.f.
Hampton’s line
Sur une radiographie gastrique, image claire barrant l'implantation d'une niche ulcéreuse, traduisant un pli œdémateux.
A. O. Hampton, médecin radiologue américain (1956)
→ ulcère duodénal, ulcère gastrique
[L1]
Édit. 2015
ligne noire l.f.
black line
Image radiographique du tissu cellulograisseux sous-cutané du fœtus qui dessine les contours fœtaux sous la forme d'une zone sombre.
L'épaisseur de cette ligne diminue en cas de post--maturité ou de souffrance fœtale chronique.
lignes de jonction médiastinales l.f.p.
mediastinal junction lines
En radiologie pulmonaire, lignes plus ou moins verticales qui correspondent à l'image des quatre feuillets pleuraux, résultant de l'accolement des deux poumons à la partie supérieure du médiastin.
Ces lignes n'existent que si les poumons sont suffisamment distendus pour venir au contact l'un de l'autre et si la direction de l'accolement est tangente au rayon directeur.
La ligne de jonction médiastinale antérieure provient de l'accolement du segment ventral de chaque lobe supérieur : paramédiane gauche, elle se projette sur la clarté trachéale et ne dépasse jamais en haut le manubrium sternal.
La ligne de jonction médiastinale postérieure répond à l'adossement du segment dorsal de chaque lobe supérieur en arrière de l'œsophage : plus inconstante, elle reste visible au-dessus du manubrium.
lignes septales l.f.p.
septal lines
En radiologie pulmonaire, opacités linéaires de densité hydrique, répondant à l'épaississement des septums interlobulaires par du liquide (œdème) ou des cellules (lymphangite).
Selon leur siège et leur taille, Kerley en a distingué quatre types :
A - situées dans la région axillaire du poumon et en général peu nombreuses, mesurant de 2 à 4 cm de longueur sur 1 mm d'épaisseur;
B - courtes et horizontales, plus nombreuses que les précédentes, siégeant au-dessus des culs-de-sac costo-diaphragmatiques jusqu'à la limite externe du poumon;
C - correspondant à la superposition des lignes B, entrecroisées sur un cliché de profil;
D - plus épaisses que les précédentes, repérables sur un cliché de profil, dans les régions antérieures.
La scanographie permet de mieux voir et plus précocement l'épaississement des septums : aspect hérissé de l'interface pariétopulmonaire, image polygonale des lobules secondaires.
P. Kerley, Sir, médecin radiologue britannique (1933)
Syn. lignes de Kerley
limbus n.m.
limbus
Image formée par le bourrelet cotyloïdien et la partie non encore ossifiée du toit du cotyle chez l’enfant.
Cette partie fibrocartilagineuse du toit du cotyle est bien visible en imagerie médicale. Elle est déformée en cas de subluxation ou de luxation de la hanche.
Étym. lat. limbus: bordure
lobe accessoire de la veine azygos l.m.
azygos lobe
Faux lobe déterminé par la migration au cours de l'évolution fœtale d’une veine azygos placée au-dessus du lobe supérieur droit.
La veine azygos entraîne dans sa "descente" la plèvre pariétale qui lui forme un méso en même temps qu'elle refoule le poumon où elle se creuse une gouttière qui isole un territoire de parenchyme pulmonaire plus ou moins important entre le médiastin et elle, mais ce territoire n'a pas de pédicule bronchovasculaire propre. Cette zone appartient habituellement au segment apical. Sur les clichés radiographiques, on découvre une opacité fine verticale et antéropostérieure à travers le lobe supérieur droit ("scissure azygos"), à la partie inférieure de laquelle, une image opaque en goutte correspond à la veine azygos.
Considéré comme rare.
Anc. dénom. lobe de Wrisberg
Syn. lobe azygos
[A1, K4, K1, B2]
Édit. 2020
long cône (technique) l.f.
longcone technique
Technique de radiologie dentaire destinée à obtenir en vraie grandeur le cliché d’une ou plusieurs dents et de l’os alvéolaire sous-jacent.
Ce cliché est reproductible dans le temps pour le suivi d'un traitement d'orthodontie.
Le cône localisateur allongeant la distance foyer-film rend négligeable l'agrandissement et augmente la finesse de l'image par diminution du rayonnement diffusé ; au moment du cliché, on superpose parfois une trame millimétrée destinée à une mensuration directe.
lunette sténopéïque l.f.
stenopeic spectacle
Lunette mono ou binoculaire constituée par un verre ou deux verres opaques, en général de couleur noire, comportant soit un trou central de 1 à 2 mm de diamètre, soit une multitude de trous plus ou moins serrés, soit de fentes ou de croix de différentes orientations.
Elle permet une amélioration de la qualité de l’image rétinienne par la réduction de la tache de diffusion formée sur la rétine en neutralisant les perturbations des faisceaux lumineux incidents au niveau des déformations cornéennes. Mais elle provoque une limitation du champ visuel, aussi est-il préférable de l’utiliser seulement pour une observation statique.
Syn. système sténopéïque
lupus tuberculeux l.m.
lupus vulgaris, tuberculosis luposa cutis
Tuberculose cutanée due à une dissémination hématogène ou à une atteinte par contiguïté siégeant le plus souvent au visage et caractérisée par la juxtaposition de lésions élémentaires ou lupomes en placards rouge jaunâtre, souvent squameux, évoluant vers une atrophie cicatricielle bigarrée, parfois ulcérée.
Certains lupus tuberculeux sont végétants et ulcéreux des types lupus vorax détruisant le massif facial, ou tumidus, myxomateux ou papulo-nodulaires. L'atteinte muqueuse nasale ou buccale est très fréquente. Les risques sont les mutilations faciales, rarement une dissémination de la tuberculose car le lupus tuberculeux survient chez des patients dont l'immunité anti-mycobactérienne est bien développée, et, tardivement, la survenue d'un carcinome spinocellulaire. L'image histologique est celle de follicules tuberculeux intradermiques avec peu de nécrose et peu, voire pas de bacilles.
J. L. Alibert, baron, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1806)
Étym. lat. lupus : loup ; vorax : qui ronge et détruit les tissus
Syn. lupus de Willan, lupus vulgaire (obs.)
luxation postérieure de l'épaule l.f.
posterior shoulder dislocation, backward dislocation
Déplacement en arrière de la tête humérale lors d’une luxation de l’épaule.
Cette lésion, peu fréquente (3 à 5% des luxations de l’épaule) survient à l’occasion d’une chute sur la paume de la main, le membre supérieur en adduction et rotation interne ou d’un choc violent par en avant sur l’épaule. Elle peut se produire au cours d’une crise d’épilepsie. Le blessé se présente le membre supérieur en adduction et rotation interne, la rotation latérale est impossible. L’épaule est élargie, sa partie antérieure aplatie et l’apophyse coracoïde est saillante. L’examen radiographique montre, de face, le chevauchement de l’image de la tête humérale et du contour de la cavité glénoïde ; l’incidence verticale ou le cliché transthoracique montrent le déplacement postérieur de la tête humérale et l’éventualité d’une fracture tassement antérieure de la tête (encoche de McLaughlin) ou du rebord postérieur de la glène. Un scanner peut être nécessaire pour confirmer le déplacement et les fractures associées. La réduction sous anesthésie générale est suivie d’une immobilisation assez prolongée en abduction et rotation latérale. Les complications peuvent nécessiter une réduction chirurgicale. Dans un nombre important de cas le diagnostic n’est pas porté obligeant à une intervention secondaire
H. L. McLaughlin. chirurgien orthopédiste américain (1952)
lymphangio-endothéliomatose multifocale avec thrombopénie l.f.
multifocal lymphangio-endotheliomatosis with thrombocytopenia
Entité décrite chez des enfants, faite de multiples macules, papules et plaques rouge foncé ou brunes, à centre parfois clair voire cicatriciel, constamment associées à une thrombopénie avec des atteintes digestives responsables d’hémorragies à répétition, ou pulmonaires ou osseuses.
L’image histologique comporte des cavités vasculaires intradermiques béantes, dont la nature lymphatique est identifiée par des marqueurs spécifiques.
Paula Z. North, anatomopathologiste américaine (2004)
lymphangio-sarcome n.m.
lymphangiosarcoma
Tumeur maligne se développant à partir de l’endothélium de vaisseaux lymphatiques, généralement sur un lymphœdème préexistant.
Cliniquement elle forme sous le revêtement cutané œdémateux des élevures bleutées ou rougeâtres qui tendent à fusionner en réalisant une masse tumorale hémorragique qui peut s’ulcérer.
Les cas les plus fréquents surviennent sur les lymphœdèmes du membre supérieur consécutifs à une mastectomie avec curage ganglionnaire pour cancer du sein, réalisant alors le syndrome de Stewart-Treves : il est communément admis qu'il s'agit de tumeurs sarcomateuses indépendantes du carcinome du sein, bien que certains l'aient interprété comme des métastases tardives de la tumeur cancéreuse prenant un aspect pseudo-vasculaire en raison de l'œdème chronique dans lequel elles se développent. Beaucoup plus rarement, le lymphangiosarcome peut survenir sur un lymphœdème congénital ou un syndrome de stase veino-lymphatique chronique. Dans tous les cas, l'image histologique est celle d'une prolifération anarchique de lacunes vasculaires plus ou moins bien différenciées bordées de cellules endothéliales atypiques et séparées les unes des autres par des faisceaux de cellules fusiformes. Le pronostic est sévère malgré une intervention précoce.
F. W. Stewart, anatomopathologiste et N. Treves, chirurgien américains (1948)
Étym. lat. lympha : lymphe ; gr. aggeion : vaisseau ; sarkôma : excroissance de chair
Syn. lymphangio-endothéliome malin, lymphangio-endothéliosarcome
→ angiosarcome, Stewart-Treves (syndrome de)
lymphangite carcinomateuse pulmonaire l.f.
pulmonary lymphangitic carcinomatosis
Métastases interstitielles pulmonaires endo-lymphatiques et péri-lymphatiques, provenant le plus souvent d'un carcinome du sein, d'un carcinome bronchique primitif, ou d'une tumeur maligne de l'estomac ou du pancréas.
La lymphangite carcinomateuse entraîne un épaississement diffus de l'espace interstitiel pulmonaire qui est dû à l'intrication de plusieurs causes. La présence d'amas carcinomateux dans la lumière lymphatique crée un engorgement et une distension des canaux lymphatiques. L'extension tumorale péri-lymphatique infiltre l'espace interstitiel. Un œdème interstitiel et une réaction inflammatoire dans le tissu interstitiel se développent secondairement. L'importance de l'atteinte interstitielle explique que la plupart des malades ayant une lymphangite carcinomateuse pulmonaire ont une altération marquée des fonctions respiratoires.
Les images radiologiques : opacités réticulées et réticulonodulaires, lignes de Kerley, sont caractéristiques d'une lésion interstitielle. Elles sont souvent diffuses et bilatérales, parfois localisées à un seul poumon ou à un lobe, ce qui s'observe fréquemment au cours des carcinomes bronchiques primitifs ; mais les anomalies radiographiques sont inconstantes et une image pulmonaire normale ne permet pas d'écarter le diagnostic de lymphangite carcinomateuse. Des adénopathies pédiculaires et/ou médiastinales s'observent dans 25 % des cas. Les épanchements pleuraux, uni- ou bilatéraux, sont fréquents.
La fibroscopie bronchique est l'examen-clé avec biopsies systématiques des éperons, biopsies transbronchiques et lavage broncho-alvéolaire.
lhyperplasie lymphoïde cutanée l.m.
lymphocytoma cutis, Spiegler-Fendt sarcoid
Variété de pseudolymphome cutané non épidermotrope, caractérisé par la survenue d'un ou de plusieurs nodules, fermes rouges ou bruns, habituellement indolores, situés préférentiellement sur le visage mais pouvant aussi atteindre le lobe de l'oreille ou l'aréole mammaire.
L'image histologique montre un aspect de « nœud dans la peau », c'est-à-dire un dense infiltrat dermique de cellules lymphoïdes B et T, groupées en amas avec centre germinatif, qui pourrait faire craindre un lymphome, véritable diagnostic différentiel; mais l'étude immunohistochimique montre que les cellules B sont habituellement polyclonales et qu'il n'y a pas perte de marqueurs T; enfin, la biologie moléculaire ne retrouve pas de réarrangement du récepteur T ni du gène des immunoglobulines. Le lymphocytome peut faire suite à un traumatisme, à une vaccination, à un tatouage ou à une piqûre de tique : en particulier, la maladie de Lyme, due à des Borrelia du complexe burgdorferi, peut induire des lymphocytomes cutanés. L'évolution se fait habituellement vers la disparition spontanée des nodules, qui peuvent cependant récidiver. Le traitement repose sur la surveillance avec parfois une antibiothérapie ou une corticothérapie locale.
B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)
Syn. lymphocytome cutané bénin, lymphadenosis benigna cutis (Bäfverstedt), sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée (Caro et Helwig)
→ lymphocytome cutané bénin, infiltration lymphocytaire cutanée bénigne, maladie de Lyme
[D1, J1]
Édit. 2018
Maddox (baguette de) l.f.
Maddox rod
Verre formé d'un ou plusieurs cylindres très convergents qui donne d'un point lumineux une image sous forme d'une raie plus ou moins longue selon le nombre de cylindres.
Si les cylindres sont horizontaux, la raie est verticale et inversement. Le verre peut être un verre d'essai ou bien il est plus grand et comporte un manche que peut tenir le sujet. Le verre est en général rouge sombre. Cette baguette est utilisée pour mettre en évidence et mesurer une déviation latente (hétérophorie).
La baguette est tenue horizontalement pour mettre en évidence une déviation horizontale : elle est placée devant un œil, l'autre œil fixant un point lumineux ou le point de fixation de la croix de Maddox. Si la raie verticale se superpose au point lumineux ou au point de fixation, il y a orthophorie ; dans le cas contraire, il y a diplopie qui est mesurée aux prismes ou directement sur la croix de Maddox.
E. E. Maddox, ophtalmologiste britannique (1898)
Magnin et Thoulon (classification de) l.f.
Magnin and Thoulon's classification
Méthode d'évaluation des cicatrices d'hystérotomie à partir d'une image hystérographique de profil.
L'existence d'une lacune en regard de la cicatrice et son importance permettent de déterminer 4 classes de cicatrices.
P. Magnin, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine, E. P. Naudin, radiologue français et J. M. Thoulon, gynécologue français (1975)
main en lorgnette l.f.
"main en lorgnette" deformity, opera-glass hand
Image radiologique consistant en une association complexe de raccourcissement des phalanges et d'érosions, de destructions et de dislocations des articulations métacarpophalangiennes.
Elle caractérise les formes avancées de polyarthrite rhumatoïde ; on la trouve également dans l'arthrite psoriasique et la lèpre.
P. Marie, membre de l’Académie de médecine et A. Léri, médecins français (1913)
mégacalicose n.f.
megacalicosis
Malformation calicielle caractérisée par une augmentation de volume, une anomalie de nombre et de configuration des calices liées à l'hypoplasie de la pyramide de Malpighi.
Les calices déformés sont polyédriques, donnant en urographie une image en mosaïque caractéristique, car l'anomalie touche l'ensemble des cavités du rein. L'affection est uni ou bilatérale, peut s'associer à une hydronéphrose congénitale. Mais elle ne comporte en elle-même aucun facteur obstructif, bien que génératrice de stase et d'infection.
Étym. gr. megas : grand ; calux : enveloppe de fleur ; -ose : indique une dystrophie
ménisque (image en) l.f.
meniscus sign
En radiologie digestive, image d'addition arciforme traduisant une niche creusée dans une profifération pariétale.
Cet aspect est plutôt en faveur de la malignité. Terme actuellement peu usité.
Étym. gr. mêniskos : croissant
→ niche
mensonge chez l'enfant l.m.
lying among children
On peut parler de mensonge quand l'enfant est capable de distinguer le vrai et le faux, c'est-à-dire aux alentours de l'âge de raison, vers sept ans.
Il est classique de distinguer trois types : le mensonge utilitaire, pour retirer un avantage ou s'éviter un désagrément ; le mensonge compensatoire, à la recherche d'une image que le sujet croit inaccessible ou perdue ; la mythomanie, proche du délire de rêverie, qui caractérise des enfants vivant en permanence dans un monde de rêve à thème mégalomaniaque, où la distinction entre délire et rêverie décrite par G. Heuyer n'est pas toujours aisée.
G. Heuyer, pédopsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1930)
mesure de distance l.f.
distance mesurement
En scanographie, possibilité de mesurer avec précision la distance entre deux points.
Un curseur électronique étant placé sur l'image aux deux extrémités de la distance à mesurer, l'ordinateur calcule la distance exacte séparant les deux pixels situés aux extrémités de ce segment.
Étym. lat. mensura, mesure, mesurage (déverbal de metior, mesurer, même racine que mètre)
métamorphopsie n.f.
metamorphopsia
Trouble perceptif à type dominant d'illusion portant sur la forme, la taille ou le nombre des objets ou des personnes (V. von Weizsäcker).
Il s'agit, p. par exemple : de déformations concernant tout ou partie du champ visuel, voire seulement d'un visage (volontiers permanentes) ; de micropsies ou macropsies (parfois également hallucinatoires) ; d'illusions de mouvement ou de ralentissement de celui-ci ; de polyopie (multiplication de l’image des objets) et de diplopie monoculaire isolées en hémichamp ou associées à d'autres formes d'illusions visuelles.
Avant d'envisager une pathologie psychique, notamment une polyopie hystérique, on recherchera surtout une affection choriorétinienne ou des troubles de l'accomodation, une lésion pariétale ou pariéto-occipitale, une comitialité partielle à séméiologie visuelle.
V. von Weizsäcker, neurologue et physiologiste allemand (1886-1957) ; Ch. Bonnet, naturaliste suisse (1760)
Étym. gr. metamorphôsis : changement de forme ; optomaï : voir
→ Alice au pays des merveilles (syndrome d'), Charles Bonnet (syndrome de), macropsie, micropsie, visuelle (crise)
métastase pulmonaire l.f.
pulmonary metastasis
Localisation dans le parenchyme pulmonaire de cellules néoplasiques provenant d'un cancer primitif distinct.
L'atteinte du poumon se fait par voie sanguine et/ou lymphatique. Les aspects habituels sont ceux de masses multiples réalisant au mieux une image en "lâcher de ballons", parfois d'une masse unique simulant un carcinome broncho
Les métastases endobronchiques sont assez rares.
La néoplasie d'origine est de siège variable mais les localisations initiales le plus souvent en cause sont les carcinomes des bronches, du sein, du tube digestif, de la sphère ORL, du rein ou encore les sarcomes osseux. Le traitement peut parfois être chirurgical, mais il n'est trop souvent que médical : chimiothérapie, hormono
Étym. gr. metastasis : changement de place d’après : méthistèmi : changer de place
méthémoglobine n.f.
methemoglobin
Produit d'oxydation de l'hémoglobine dans lequel le fer, à l'état ferrique, a perdu le pouvoir de fixer l'oxygène.
La proportion de méthémoglobine dans le sang normal est inférieure à 1%. Elle augmente au cours de certaines intoxications (dérivés nitrés ou chloronitrés des carbures benzéniques, aniline, nitrates) et dans certaines maladies congénitales portant sur la molécule d'hémoglobine ou sur les systèmes enzymatiques qui assurent la réduction de la méthémoglobine qui se forme normalement en permanence dans les hématies.
Elle peut se former dans les tissus. Quelques jours après la formation d’un hématome elle apparaît en IRM de la périphérie vers le centre. La méthémoglobine apparaît en intracellulaire en hyposignal très net sur la séquence à pondération T2 et en discret hypersignal en T1. Vers la fin de la première semaine, à la phase subaigüe, apparaît une couronne d'hypersignal périphérique bien visible en T1, liée à la méthémoglobine intracellulaire. La couronne d'hypersignal progresse vers son centre pour occuper toute la lésion en deux à trois semaines. La même image est retrouvée en T2 et de façon un peu retardée. À partir d'une semaine, apparaît d'autre part une couronne périphérique en hyposignal T1 et surtout en T2, parfaitement contrastée entre les hyposignaux de l'œdème périphérique en dehors et de la méthémoglobine extracellulaire en dedans.
Étym. gr. méta- : indique le changement ; haïma : sang : globus : boule
Abrév. MetHb