Schirmer (test de) l.m.
Schirmer test
Méthode d’évaluation de la sécrétion lacrymale.
Le test est réalisé en insérant une bandelette de papier buvard de 35mm de long dans le cul-de-sac conjonctival inférieur et en mesurant au bout de cinq minutes la longueur de la bandelette imprégnée par les larmes. Lorsque cette longueur est inférieure à 15 mm, on considère qu’il y a une diminution de la sécrétion lacrymale.
Dans la kératoconjonctivite sèche (syndrome de Gougerot-Sjögren) cette longueur est égale ou inférieure à 5,5mm.
.
O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903)
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de), syndrome sec, xérophtalmie, kératoconjonctivite sèche
[P2]
Édit. 2019
Schultz-Charlton (réaction de) l.f.
Schultz-Charlton’s test
Injection intradermique de sérum de convalescent de scarlatine, au niveau de l’exanthème, chez un patient suspect de scarlatine.
Elle provoque le blanchiment de la peau autour du point d’injection s’il s’agit bien de cette infection. Ce test n’est plus utilisé.
W. Schultz et W. Charlton, médecins internistes allemands (1918)
scintigraphie des cavités cardiaques l.f.
multigated cardiac scintigraphy
Scintigraphie dynamique réalisée après administration d'un traceur radioactif demeurant intravasculaire.
On réalise une série d'enregistrements successifs de très courte durée pour obtenir des images du début à la fin du cycle cardiaque d'une systole à la systole suivante.
La scintigraphie myocardique permet d’évaluer la perfusion myocardique (c’est-à-dire la qualité de l’irrigation par les artères, les coronaires), et ainsi de faire le diagnostic de maladie coronaire. Cet examen a des performances supérieures au test d’effort seul et équivalentes à l’échocardiographie sous dobutamine (ou d’effort).
Elle renseigne aussi sur le fonctionnement du muscle cardiaque, c’est-à-dire sur sa contractilité globale (la fraction d’éjection ventriculaire). Il peut aussi étudier le métabolisme cellulaire en particulier évaluer la viabilité myocardique : par exemple, après un infarctus du myocarde, il s’agit de voir s’il subsiste au niveau de l’infarctus des zones encore viables donc qui peuvent récupérer une certaine contraction.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. angiocardiographie isotopique, ventriculographie isotopique
→ scintigraphie, scintigraphie myocardique
[B2, B3, K2]
Édit. 2020
scintigraphie myocardique l.f.
cardiac scintigraphy
Méthode d’exploration de la vitalité du myocarde étudiant la fixation par celui-ci d’un isotope radioactif à l’aide d’une gamma caméra à scintillation.
Le traceur utilisé est un émetteur de rayonnement gamma ayant un tropisme particulier pour le myocarde ; plusieurs sont utilisés, le plus fréquent étant le 201thallium. Les images sont enregistrées dans un seul plan (scintigraphie planaire) ou par un procédé de coupes tomographiques (tomoscintigraphie), soit au repos, soit après un effort. Le but de la scintigraphie myocardique est de déceler et de délimiter les zones mal ou non irriguées par suite d’un infarctus du myocarde.
L'examen est le plus souvent réalisé à l'occasion d'une épreuve d'effort (ou d'un test pharmacologique) afin de démasquer une éventuelle ischémie et d'apprécier sa réversibilité. Il peut être utilisé dans un but de dépistage d'une insuffisance coronarienne ou, plus souvent, pour apprécier son retentissement et guider la stratégie thérapeutique, mais également en cancérologie pour recherche de tumeur cardiaque.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. scintigraphie cardiaque
→ scintigraphie, scintigraphie des cavités cardiaques
[B2, B3, K1]
Édit. 2020
scorbut n.m.
scurvy
Maladie provoquée par une carence en vitamine C, se manifestant par une hyperkératose folliculaire avec hémorragies périfolliculaires, notamment sur les jambes, puis par un purpura ecchymotique ainsi que par un érythème et des hémorragies des papilles interdentaires précédant une gingivite hypertrophique hémorragique avec déchaussement dentaire.
Elle se caractérise aussi par un état subfébrile, une asthénie, des épistaxis, des hématuries, des troubles gastro-intestinaux, un retard de cicatrisation des plaies et, surtout au cours de la grossesse, une anémie. Une cachexie progressive peut conduire à la mort.
Le test de fragilité capillaire en soumettant l’avant-bras, avec un tensiomètre, à une pression de 100 mm Hg pendant 4 à 6 minutes, fait apparaître des pétéchies. L’hypoconcentration plasmatique en acide ascorbique peut être mesurée avant d’être corrigée.
Cette affection, fréquente du XVème au XVIIIème siècles dans les collectivités (marins, prisonniers) soumises à un régime alimentaire dépourvu de légumes et de fruits frais, est devenue rare. La maladie de Barlow est la forme infantile de cette avitaminose C.
La réponse à la supplémentation en vitamine C est rapide.
T. Barlow, Sir, médecin britannique, membre de l'Académie de médecine (1883)
Étym. de l'islandais skyrbjurgr : tumeur qui s'ulcère
→ Barlow (maladie de), avitaminose C, scorbut infantile
score de McIsaac l.m.
Score utilisé, chez l’adulte pour le diagnostic d’angine à Streptocoque B hémolytique du groupe A.
| items proposés | scores |
| fièvre supérieure à 38° | 1 |
| absence de toux | 1 |
| existence d’une augmentation de volume des amygdalesou d’un exsudat amygdalien | 1 |
| âge compris entre 15 et 40 ans | 0 |
| âge supérieur ou égal à 45 ans | moins 1 |
W. J. McIsaac, médecin canadien (1998)
sensibilité d'une épreuve l.f.
sensitivity of a test
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété de l’instrument de mesure dont la plus petite variation entraîne une modification du résultat.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés positifs parmi ceux qui sont effectivement malades.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus sensible qu’elle donne moins de faux négatifs.
→ sensibilité (indice de), spécificité (d'une épreuve)
Shelley (test de) l.m.
Shelley's test
Épreuve biologique encore appelée test de dégranulation des basophiles humains (TDBH), consistant à mettre en présence in vitro des polynucléaires basophiles d'un sujet et des allergènes potentiels, p. ex. pneumallergènes, médicaments.
La dégranulation des basophiles témoigne d'une sensibilisation du sujet sur le mode anaphylactique. Sa fiabilité est discutée.
W. B. Shelley, dermatologiste américain (1962)
Sheridan-Inserm (test de) l.m.
Sheridan’s stycar vision test
Test d’acuité visuelle comportant des lettres symétriques, majuscules, présentées isolément au nombre de cinq (OXVTH) pour les enfants de moins de 4 ans, de sept (OXVTHAO) pour les enfants de plus de 4 ans,.
L’enfant exprime la reconnaissance de la lettre en la montrant sur un carton de référence (appariement).
Mary D. Sheridan, pédiatre britannique (1973)
signification (seuil de) l.m.
Lors de la réalisation d’un test statistique, valeur à partir de laquelle la différence observée entre deux ou plusieurs mesures (moyennes, pourcentages, etc.) ne peut être raisonnablement expliquée par les seules fluctuations d’échantillonnage.
En pratique, on déclare une différence significative lorsque sa probabilité de survenue est inférieure ou égale à 5%. On peut alors préciser son degré de signification.
Singer (test de) l.m.
Test de résistance des hématies à la dénaturation alcaline.
K. Singer, hématobiologiste américain (1951)
→ résistance à la dénaturation alcaline (test de)
Slocum (test de) l.m.
Slocum’s test
Examen clinique permettant de dépister une lésion du ligament croisé antérieur et l'instabilité rotatoire du genou.
Il se pratique en décubitus latéral. La traction vers l'avant du tibia sous les condyles fémoraux comme pour la recherche du signe du tiroir antérieur se fait en rotation interne puis en rotation externe. Si le test est positif, il indique une lésion du ligament croisé antérieur si le tiroir antérieur est exagéré en rotation interne et limité en rotation externe.
D. B. Slocum chirurgien orthopédiste américain (1976) ; J. S. Torg, orthopédiste américain (1976) M. Lemaire, chirurgien orthopédiste français (1967) J. W. Lachman, chirurgien orthopédiste américain (1976)
→ tiroir antérieur, Lachman (signe de), Lemaire (signe de)
sociométrie n.f.
sociometry
Mesure des relations affectives qui s’établissent entre les membres d’un groupe à partir des choix, des rejets qui s’y expriment, des uns à l’égard des autres, ainsi que de l’attente et de la perception qu’ils en ont.
L’ensemble des relations de chaque membre aux autres peut être représenté par un sociogramme, construit à partir du test sociométrique.
sociométrique (test) l.m.
sociometric test
Interrogation de chacun des membres d’un petit groupe invité à désigner ceux auxquels il souhaite s’associer ou ne pas s’associer dans des circonstances données.
Ce test est la technique de base utilisée en sociométrie.
Spearman (coefficient de) l.m.
Spearman’s coefficient
Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre deux variables quantitatives.
Ch. Spearman, psychologue britannique (1904)
spécificité d'une épreuve l.f.
1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété d’un instrument de mesure qui ne varie qu’avec tel phénomène observé ou recherché et est donc doué d’un certain pouvoir discriminant.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés négatifs parmi ceux qui sont effectivement atteints de la maladie.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus spécifique qu’elle donne moins de faux positifs.
Spearman (coefficient de) l.m.
Sperman coefficient
Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre deux variables quantitatives.
stimulus conditionnant l.m.
conditioning stimulus, test stimulus
Successivement, premier et second stimulus, dans une paire de stimulus.
Le premier peut modifier l'excitabilité du nerf ou du muscle étudié, qui est ensuite évaluée par la réponse au deuxième stimulus. L'intervalle de temps entre stimulus conditionnant et stimulus test, ainsi que l'intensité de chacun des stimulus, doivent être précisés.
stimulus (séries, trains de) l.f.p.
stimulus (series, trains)
Stimulation répétitive, suite de stimulus dont le nombre, la fréquence, l'intervalle de fréquence entre les trains, doivent être précisés.
Pour le diagnostic de myasthénie, les méthodes d'activation (contraction volontaire ou stimulation nerveuse supra-maximale à haute fréquence) précèdent le test de stimulation répétitive.
stop test l.angl.
En urologie, interruption volontaire du jet urinaire en cours de miction.
Pendant la miction, la pression vésicale et le débit évoluent en sens inverse selon une courbe qui exprime la puissance contractile de la vessie. Quand la résistance uréthrale est très faible, la pression mictionnelle est très basse. L'interruption volontaire du jet par contraction sphinctérienne pendant la miction annule le débit et fait passer la pression mictionnelle à sa valeur isométrique (ou isovolumétrique), qui exprime alors, à elle seule, la puissance contractile du détrusor. C'est le principe du stop test.
→ résistance uréthrale, détrusor
strabisme monoculaire l.m.
monocular strabismus
Strabisme où la fixation est constamment assurée par le même œil de sorte que c'est toujours le même œil qui est dévié.
En plaçant l'écran (test de l'écran) devant l'œil fixateur, si l'œil dévié a pu prendre la fixation et se redresser, à la levée de l'écran, cet œil se remet immédiatement au strabisme. Tous les intermédiaires existent entre le strabisme monoculaire et le strabisme alternant.
Le type du strabisme monoculaire est le strabisme avec amblyopie unilatérale profonde ; mais, au cours d'un traitement approprié efficace de l'amblyopie, l'œil dévié arrive progressivement à garder de plus en plus longtemps la fixation pendant l'examen, jusqu'à ce qu'on parvienne à l'alternance quand l'iso-acuité aura été obtenue.
Étym. gr. strabos : qui louche
Stuart-Maxwell (test de) l.m.
Stuart and Maxwell’s test
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre deux variables qualitatives pour plus de deux groupes de patients appariés.
A. Stuart, mathématicien britannique (1955) et A. E. Maxwell, neurologue britannique (1970)
→ apparié
Student (test de) l.m.
Student test
Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre une variable qualitative dans deux échantillons indépendants et une variable quantitative.
W.S. Gosset (pseudonyme Student), chimiste et statisticien britannique (1908)
[E1]
Édit. 2020
substance libératrice de l'hormone corticotrope l.f.
Polypeptide sécrété par un centre nerveux situé dans l’hypothalamus, qui règle la sécrétion d’hormone corticotrope.
Le test qu CRH est une épreuve de stimulation consistant en l’injection intraveineuse de 100µg de CRH ovin synthétique. Normalement, les taux plasmatiques s’élèvent d’au moins 50% pour l’ACTH et 20% pour le cortisol.
R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1977 et B. Rosenberg, médecin endocrinologue américain (1955) ; M. Saffran, médecin canadien, A.V. Schally, médecin américain, tous deux prix Nobel de médecine en 1977, B. G. Benfey, médecin canadien (1955)
Syn. corticolibérin
[O4,H1]
substitution absolue (méthodes de) l.f.p.
Méthodes destinées à réduire l’étendue de l’expérimentation animale, utilisant divers procédés d’analyse in silico et in vitro.
- Systèmes experts permettant de modéliser les résultats obtenus de bases de données in vivo/in vitro dits également “méthodes QSAR” pour Quantitative Structure Activity Relationships.
- Méthodes physico-chimiques, comprenant en particulier le DPRA (pour “Direct Peptide ReActivity”) permettant de prédire un potentiel sensibilisant, l’emploi de méthodes physiques en remplacement de procédés biologiques pour le dosage et l’évaluation de la qualité des protéines recombinantes à usage thérapeutique.
- Systèmes reconstitués mettant en œuvre des récepteurs et des enzymes purifiés tels que les systèmes de cytochromes reconstitués pour suivre les voies de métabolisation d’un xénobiotique.
- Méthodes de biologie moléculaire à haut débit, dites “omiques”.
- Méthodes utilisant des micro-organismes échappant à l’heure actuelle aux règles générales de considération des êtres vivants (ex. test d’Ames pour la recherche d’éventuels effets mutagènes).
- Utilisation de cultures cellulaires (lignées ou cultures primaires).
- Utilisation de tissus reconstitués (ex. peau, cornée, épithélium alvéolaire, etc.).
En fait, ces méthodes ont actuellement des limites à leur utilisation en procédé unique de remplacement de l’animal entier.