espace inter-cuisses n.m.
thigh-gap
Écart, plus ou moins important, existant entre les cuisses d’une personne lorsque ses pieds se touchent.
L’espace inter-cuisse est considéré comme un critère de beauté par certaines jeunes femmes qui souhaitent maigrir, quitte à mettre leur santé en danger.
Syn. intercuisse
[A1]
Édit. 2018
établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires l.m.
establisment of preparation and response to health emergencies
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Chargé de la gestion des moyens de lutte, cet établissement se tient en réserve, contre les menaces sanitaires graves ou majeures, telle une pandémie grippale, tant du point de vue humain - réserve sanitaire - que du point de vue matériel - produits et services.
La réserve sanitaire met en œuvre, suivant l’importance des évènements, une réserve d’intervention et une réserve de confort. La réserve d’intervention est composée de professionnels de santé. La réserve de confort fait appel à des professionnels de santé retraités, des étudiants en médecine ou paramédicaux et à d’autres professionnels répondant à des critères définis par arrêté ministériel. Tous les membres de ces réserves doivent souscrire un engagement d’une durée de trois ans.
Cet établissement doit également constituer et gérer une réserve de produits et de services comprenant tous les articles, appareils, médicaments, vaccins, biens et objets destinés à lutter contre les risques sanitaires encourus. Il doit tenir prêts tous les plans opérationnels nécessaires pour que l’État puisse se servir de l’ensemble de ces produits.
Institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur, l’établissement est placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Son budget est financé, par moitié, par l’État et les caisses d’assurance maladie. Son conseil d’administration a, de même, une composition paritaire : sur ses 24 membres, 12 représentent l’État et les 12 autres, les régimes d’assurance maladie.
Sigle EPRUS
→ Agence nationale de santé publique
[E1]
Édit. 2018
établissement français des greffes l.m. (obs)
Établissement public national créé par la loi du 18 janvier 1994, dont les missions ont été confiées, depuis le 10 mai 2005, à l’agence de la biomédecine dans le cadre de la révision des lois de bioéthique.
[E1]
Édit. 2018
établissement français du sang l.m.
french establishment of blood
Institué par la loi du 1er janvier 2000, il lui incombe de gérer le service public transfusionnel et ses activités annexes, dans le respect des conditions de sécurité définies par le code de la santé publique.
Il remplace l’agence française du sang créée par la loi du 4 janvier 1993.
Établissement public à caractère administratif, Il doit promouvoir le don du sang et les conditions de sa bonne utilisation, assurer la qualité au sein des établissements de transfusion sanguine et transmettre les données relatives à la sécurité sanitaire des produits sanguins à l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Il lui revient de participer à l’organisation et à l’acheminement des secours en cas de catastrophe nationale ou internationale nécessitant de recourir aux moyens de transfusion sanguine.
Sigle EFS
→ institut national de la transfusion sanguine
[E1,F1]
Édit. 2018
établissement psychiatrique l.m.
obsolète
→ centre hospitalier spécialisé
[E1]
Édit. 2018
établissement public l.m.
public institution
En France, entité de droit public, autre qu’une collectivité territoriale, dotée de la personnalité juridique et chargée de la gestion d’une activité de service public dans le cadre limité de sa spécialité (exemple : l’Office d’indemnisation des accidents médicaux).
On distingue généralement :
- les établissements publics administratifs chargés de la gestion d’une activité classique de service public, régis par les règles du droit administratif et dont le contentieux relève des juridictions administratives ;
- les établissements publics industriels et commerciaux dont le fonctionnement et le contentieux relèvent à la fois du droit public et du droit privé.
[E1]
Édit. 2018
établissement public de santé l.m.
health public center
Terme introduit par la loi du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière, qui distingue les centres hospitaliers et les hôpitaux locaux.
Parmi les premiers, sont groupés notamment les centres hospitaliers régionaux (CHR), parfois universitaires, et les centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie (CHS, près de 43000 lits). On en rapprochera les 20 établissements psychiatriques privés faisant fonction d'hôpitaux publics (près de 10000 lits).
Sigle EPS
[E1]
Édit. 2018
établissements de transfusion sanguine l.m.p.
establishments of blood transfusion
Les établissements de transfusion sanguine exercent une mission de santé publique dans le cadre du service public de la transfusion sanguine.
Seuls, les établissements agréés par l'Etat sont autorisés à collecter le sang et ses composants, à préparer des produits sanguins labiles (arrêté du 17 septembre 1993 relatif à la liste des produits sanguins labiles) et à les distribuer, sous la direction et la responsabilité d'un médecin ou d'un pharmacien. En outre, ils ont vocation à développer toute activité liée à la transfusion sanguine, au conseil et au suivi des actes de transfusion. Ils peuvent être aussi autorisés, d'une part, à distribuer des médicaments dérivés du sang, et d'autre part, à titre accessoire, à exercer d'autres activités de santé, notamment des activités de soins et de laboratoire d'analyses de biologie médicale.
41 établissements de transfusion sanguine sont agréés. Ils ont le statut de groupement d'intérêt public ou d'association régie par la loi de juillet 1901. Le centre de transfusion sanguine des Armées est placé sous la tutelle directe du ministère de la Défense.
Sigle ETS
→ établissement français du sang, institut national de la transfusion sanguine
[E1,F1]
Édit. 2018
évidement ganglionnaire cervical l.m.
neck dissection
Exérèse systématisée du tissu celluleux sous-cutané et profond, des vaisseaux et des nœuds (ganglions) lymphatiques cervicaux, entre en haut la base du crâne et la mandibule, en bas la clavicule, en avant la ligne médiane, en arrière le muscle trapèze et en profondeur l’aponévrose cervicale profonde.
Intervention réalisée par cervicotomie, l’évidement peut être plus ou moins étendu, plusieurs zones d’évidement étant délimitées par le muscle digastrique et le muscle omo-hyoïdien. Il peut être bilatéral.
Si seule l’exérèse du tissu celluleux, des vaisseaux et des nœuds (ganglions) lymphatiques est pratiquée, on parle d’évidement fonctionnel.
Si on pratique l’exérèse du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien, de la veine jugulaire interne et du nerf spinal, on parle d’évidement radical avec des variantes intermédiaires.
L’exérèse peut être étendue dans certaines circonstances (évidement cervico-parotidien, cervico-thoracique).
Lors du traitement chirurgical des cancers de la tête et du cou, l’évidement a pour but d’éradiquer les métastases lymphatiques et des nœuds ganglionnaires cervicaux cliniques ou microscopiques.
Si l’évidement est réalisé avec la tumeur, en conservant une continuité anatomique, on parle d’exérèse en “monobloc”.
Syn. curage des nœuds ganglionnaires
[P1]
Édit. 2018
excision-épissage l.f.
splicing
Élimination des introns d'un ARN prémessager eucaryote suivi de la réunion des exons en un ARN messager mature.
Syn. excision-ligature
[Q1]
Édit. 2018
excroissance rétinienne périphérique l.f.
peripheral retinal excrescence
Petite formation rétinienne périphérique grisâtre et opaque de surface granuleuse prenant un aspect de bourgeon plus ou moins saillant.
Rarement isolée, souvent multiple, située à la base du vitré, elle correspond à des proliférations neurogliales et est le siège d'adhérences vitréorétiniennes avec risque possible de déchirures.
[P2]
Édit. 2018
face fissurale du poumon l.f.
Syn. face scissural du poumon
[A1]
Édit. 2017
face postérieure du cartilage aryténoïde l.f.
facies posterior cartilaginis arytenoideae (TA)
Concave et lisse, elle donne insertion au muscle aryténoïdien (faisceau oblique et faisceau transverse)
[A1]
Édit. 2017
face scissurale du poumon l.f.
Syn. face fissurale du poumon
[A1]
Édit. 2017
faciès anormal, retard de croissance et retard mental l.m.
mental retardation, unusual facies, and growth retardation
D. B. Pitt, J. G. Rogers, D. M. Danks, pédiatres et généticiens australiens (1984)
Étym. lat. facies : figure
→ Pitt-Rogers-Danks (syndrome de)[O1]Édit. 2017
[O1]
Édit. 2018
facteur de croissance l.m.
Métabolite essentiel indispensable à la vie d'un organisme qui est incapable de le synthétiser (acide aminé)
[B2]
Édit. 2017
facteur de croissance dérivé de l'œil l.m.
eye derived growth factor
Protéine de masse moléculaire 17 kDa, isolée de divers tissus oculaires et ayant valeur d’un facteur de croissance.
L'EDGF stimule la multiplication de plusieurs types de cellules : endothéliales, kératinocytes, et il accroit la vitesse de cicatrisation des ulcères de la cornée.
Sigle angl. EDGF
[P2]
Édit. 2018
facteur de croissance dérivé des plaquettes l.m.
platelet derived growth factor
Facteur de croissance synthétisé par les mégacaryocytes, les cellules endothéliales et par les cellules cancéreuses, stocké dans les granules alpha des plaquettes, cette glycoprotéine circule dans le sang et stimule certaines voies métaboliques dans les fibroblastes et les cellules musculaires lisses.
Il participe à la biosynthèse du collagène, du cholestérol, des phospholipides, des prostaglandines. Son activation permet l'effet mitogène d'autres facteurs de croissance. Il comporte plusieurs formes : PDGF-I, de masse moléculaire 35 kDa (constitué de deux chaînes appelées PDGF-1 et PDGF-2), PDGF-II, de masse moléculaire 32 kDa. Pour agir, il se fixe sur un récepteur glycoprotéique membranaire, dont le domaine intracellulaire peut s'autophosphoryler par une activité tyrosine-protéine-kinase et phosphoryler d'autres protéines.
.
Sigle PDGF
[C1,C3,F1,F2]
Édit. 2018
facteur de croissance dérivé du cartilage l.m.
cartilage derived growth factor
Facteur de croissance sécrété par le tissu cartilagineux.
Sigle angl. CDGF
[C1,C3]
Édit. 2018
facteur de croissance des fibroblastes l.m.
fibroblast growth factor
Famille de facteurs de croissance polypeptidiques comportant actuellement au moins 23 membres bien identifiés, numérotés de FGF 1 à FGF 23.
Bien que leurs effets aient initialement été caractérisés sur des fibroblastes, d’où leur nom, les FGF stimulent aussi la prolifération, la migration et/ou la différenciation de nombreux autres types cellulaires comme les cellules des surrénales, les myoblastes, les chondrocytes, les cellules gliales, etc. en présence de facteurs de progression tels que les somatomédines et les IGF (Insulin-like Growth Factor).
FGF 1 est également appelé FGF acide (aFGF) et FGF 2, FGF basique (bFGF).
Sigle angl. FGF
→ facteur de croissance des fibroblastes 8, facteur de croissance des fibroblastes 23, FGFR2 gene, FGFR3 gene
[C2,F2]
Édit. 2018
facteur de croissance du nerf l.m.
nerve growth factor
Facteur de différenciation des neurones présent dans le système nerveux, mais aussi dans les glandes salivaires (de souris mâles), des venins de serpent et des cultures de certaines cellules comme le sarcome 180 de la souris.
Il est constitué d'un ensemble de cinq sous-unités protéiniques : deux sous-unités α de 27 kDa, deux sous-unités γ de 26 kDa ayant une activité protéasique et une sous-unité β, formée de deux chaînes polypeptidiques de 13 259 Da, appelée β-NGF, seule responsable de l'activité de facteur de croissance.
Le NGF ne stimule pas la prolifération des neurones, mais il permet leur maintien en survie in vitro et, ajouté à des cultures de cellules ganglionnaires, il provoque la croissance de prolongements cellulaires neuritiques et stimule de nombreuses voies métaboliques.
Syn. facteur de croissance des neurones, facteur neurotrope, neurofacteur de croissance
Sigle angl. NGF
[C1, C3, H1]
Édit. 2019
facteur de croissance glial l.m.
glial growth factor
Facteur de croissance des cellules gliales.
Polypeptide de masse moléculaire 31 kDa, qui stimule la prolifération des cellules gliales.
Sigle GGF
[C1]
Édit. 2018
facteur de croissance transformant l.m.
transforming growth factor (TGF)
→ TGF
[C1]
Édit. 2017
facteur de grandissement ophtalmologique l.m.
magnification factor
Relation entre une surface rétinienne et sa projection sur les aires visuelles, particulièrement l'aire V1 (17 de Brodmann).
Le facteur de grandissement est très important pour la région fovéale dont le traitement cortical se trouve ainsi privilégié.
K. Brodmann, neuroanatomiste allemand (1908)
Syn. facteur de magnification
[C1,F1]
Édit. 2018
facteur VI de la coagulation sanguine l.m.
Terme non accepté par la commission de nomenclature (accelerine selon Owren)
Terme non reconnu.
[C1,F1]
Édit. 2018