pleuropéricardique adj.
pleuropericardic
Concernant à la fois les deux séreuses pleurales et péricardique, par ex. un épanchement pleuropéricardique.
pleuropéricardite n.f.
pleuropericarditis
Inflammation simultanée de la plèvre et du péricarde induisant en général un épanchement dans les deux séreuses.
Cette atteinte double s'observe surtout au cours de la tuberculose séreuse, rarement elle est d'origine infectieuse banale.
pleuropneumonectomie n.f.
pleuropneumonectomy
Exérèse en masse d'une poche pleurale chroni
pleuropneumonie n.f.
pleuropneumonia
Pneumonie aigüe qui s’accompagne d’une pleurésie.
pleuroscopie n.f.
thoracoscopy, pleuroscopy
Exploration endoscopique d'une cavité pleurale libre.
Elle permet d'explorer la plèvre pariétale, la plèvre viscérale et à travers celle-ci la corticalité pulmonaire siège de nodules pouvant la déformer lors de l'affaissement pulmonaire que l'anesthésiste provoque par l'exclusion pulmonaire du côté exploré.
La pleuroscopie permet de biopsier des anomalies pleurales, des nodules pulmonaires superficiels. Les groupes lymphatiques trachéo
On peut y adjoindre parfois, dans les pleurésies chroniques métastatiques qui se renouvellent, un talcage sous contrôle de la vue après assèchement pleural peropératoire. Malheu
Syn. thoracoscopie
pleurosome n.f.
pleurosomus
Monstre présentant une éventration latérale située au niveau de la portion supérieure de l'abdomen et pouvant s'étendre jusqu'au thorax, qui peut présenter aussi une atrophie du membre supérieur du côté ipsilatéral à l'éventration.
pleurothotonos n.m.
pleurothotonus
Au cours de l’évolution du tétanos, position courbée latéralement en arc de cercle en raison de la contraction de tous les muscles d’un côté.
Étym. gr. pleurothen : latéralement, tonos : tension
→ tétanos
pleurotomie à minima l.f.
pleurotomie large l.f.
pleuracotomy
Ouverture d'une poche pleurale suppurée, chronique, collectée.
On pratique une petite thoracotomie en regard de la partie basse de la poche et l'on resèque un segment costal après incision et décollement du périoste. Un ou deux espaces intercostaux de voisinage peuvent être reséqués si nécessaire. La poche est nettoyée. On laisse en place un drain relié à un bocal. La paroi est fermée de façon étanche, plan par plan.
PLEVA sigle pour Pityriasis Lichénoïde VArioliforme aigu
plèvre n.f.
pleura (TA)
pleura
Membrane séreuse intrathoracique composée de deux feuillets : un feuillet viscéral ou plèvre viscérale et un feuillet pariétal ou plèvre pariétale.
La plèvre viscérale, extrêmement mince à l’état normal, étroitement appliquée sur la surface du poumon, unie à l’armature conjonctive de cet organe, tapisse également les surfaces scissurales. La plèvre pariétale tapisse l’intérieur de la paroi thoracique (paroi costo-intercostale, gouttière costo-vertébrale), le diaphragme (partie diaphragmatique) et le médiastin (partie médiastinale). Sauf au niveau du diaphragme, la plèvre est séparée de la paroi par un plan de tissu cellulaire lâche, couche sous-séreuse dite encore fascia endo-thoracique. Les deux feuillets de la plèvre, à droite comme à gauche, sont unis l’un à l’autre autour du pédicule pulmonaire correspondant. Ainsi la plèvre intercepte-t-elle un espace, la cavité pleurale, qui est virtuel à l’état normal du fait de l’étroit accolement des deux feuillets (vide pleural), mais peut devenir réel à la suite d’une ouverture chirurgicale ou accidentelle, de l’introduction ou de l’irruption d’air, du développement d’épanchements liquidiens, etc. Cette cavité est entièrement close du fait de la continuité des feuillets viscéral et pariétal au niveau des récessus pleuraux dénommés, selon leur topographie, en récessus costo-diaphragmatique, costo-médiastinal, phrénico-médiastinal et vertébro-médiastinal.
plèvre cervicale l.f.
plèvre costale l.f.
pleura parietalis-pars costalis (TA)
parietal pleura-costal part
Plèvre qui tapisse la face interne des côtes et des espaces intercostaux.
En arrière, elle s'étend jusqu'à la face latérale du corps vertébral où elle se continue avec la plèvre médiastinale. En avant, elle tapisse la face interne des cartilages costaux, s'insinue sous la partie latérale du sternum. En regard des espaces intercostaux, elle est au contact des bandes graisseuses situées au bord inférieur de la côte. Elle est plus épaisse que la plèvre diaphragmatique et la plèvre médiastinale. Elle est séparée du fascia endothoracique par un espace celluleux formant un plan de clivage permettant l'ablation facile de la plèvre costale.
plèvre diaphragmatique l.f.
pleura parietalis-pars diaphragmatica (TA)
parietal pleura-diaphragmatic part
Plèvre mince, très adhérente au diaphragme, qui tapisse une partie de la face thoracique du diaphragme.
À droite, elle tapisse la foliole droite du centre phrénique jusqu'au bord droit du foramen de la veine cave inférieure et toute la partie charnue située en avant, en dehors et en arrière de cette foliole. À gauche, elle recouvre les 2/3 postéroexternes de la foliole gauche et la portion charnue du diaphragme située en avant, en dehors et en arrière de celle-ci. La plèvre diaphragmatique se réfléchit en dehors sur la plèvre costale. Elle constitue ainsi un cul-de-sac circulaire, le récessus costodiaphragmatique. En dedans, elle se réfléchit sur le médiastin.
plèvre médiastinale l.f.
pleura parietalis-pars mediastinalis (TA)
parietal pleura-mediastinal part
Portion de plèvre qui appartient à la plèvre pariétale, recouvrant les organes du médiastin, du sternum jusqu'à la colonne vertébrale.
Elle est plus mince que la plèvre costale.
Les organes recouverts sont différents à gauche et à droite. La plèvre médiastinale moule les organes et s'enfonce dans les dépressions qui les séparent. En avant elle se réfléchit derrière le sternum pour former le récessus costo
plèvre pariétale l.f.
pleura parietalis (TA)
parietal pleura
→ plèvre
plèvre pulmonaire l.f.
pleura pulmonalis (TA)
pulmonary pleura
→ plèvre
plèvre viscérale l.f.
pleura visceralis (TA)
visceral pleura
→ plèvre
plexiforme adj.
plexiform
plexiformes (couches) l.f.p.
plexiform layers
Couche plexiforme externe et interne correspondant à des zones de synapses de la rétine.
La couche plexiforme externe est constituée des synapses entre les photorécepteurs et les cellules bipolaires et des prolongements cytoplasmiques des cellules de Müller et des cellules horizontales. La couche plexiforme interne correspond à une zone de synapse en diode mettant en connexion l’axone d’une cellule bipolaire, le dendrite d’une cellule ganglionnaire, le dendrite d’une cellule amacrine ; elle est absente au niveau de la fovéola.
plexine n.f.
plexin
Famille de protéines transmembranaires fortement exprimées sur les neurones et servant de récepteurs aux sémaphorines.
Chez les vertébrés, il existe neuf isoformes de plexines, réparties en 4 classes : A, B, C et D. Elles interagissent avec les neuropilines pour lier les sémaphorines. Elles participent au guidage des neurones au cours du développement du système nerveux central. Elles sont aussi impliquées dans la régulation de l’angiogenèse et le développement cardio-vasculaire, la régulation du système immunitaire et le métabolisme osseux
→ sémaphorines, angiogénèse, neuropilines
[C1,C3,H1]
Édit. 2018
plexite radique l.f.
radioinduce plexitis
Séquelle tardive de l'irradiation d'une tumeur se manifestant par une paralysie définitive, partielle ou totale, des nerfs constituant le plexus (brachial, lombaire ou sacré), avec fibrose tissulaire et atteinte artériolaire.
La plexite brachiale est la plus connue. Elle constituait une séquelle grave irréversible du traitement des cancers du sein, de l'apex pulmonaire ou de la maladie de Hodgkin. Elle risquait de se produire dix à trente ans plus tard lorsque les doses dépassaient 45 grays.
plexogramme n.m.
Série temporelle chronobiologique portant sur plusieurs jours et ramenée, par repliement sur elle-même, à une période égale à 24 heures.
plexuelle (neuropathie) l.f.
plexopathy
Neuropathie touchant les plexus, d'origine traumatique ou non.
Dans le cadre de la pathologie non traumatique, les atteintes du plexus brachial sont souvent en rapport avec une lésion tumorale de voisinage (syndrome de Pancoast-Tobias, secondaire à une tumeur de l'apex pulmonaire, qui devra parfois être distingué d'une plexopathie radique). L'autre cause la plus fréquente est le syndrome de Parsonage et Turner.
Les neuropathies du plexus lombosacré sont souvent liées à une compression de voisinage : anévrisme aortique, des artères iliaques ou hypogastriques, hématome du psoas au cours de traitements anticoagulants et parfois de l'hémophilie, envahissement cancéreux de voisinage à distinguer d'une plexopathie radique éventuelle. Il est probable qu'existent aussi des atteintes du plexus lombosacré comparables à celles du syndrome de Parsonage et Turner. Enfin, des neuropathies diabétiques peuvent entraîner des paralysies unilatérales ou asymétriques qui concernent le plexus lombosacré. Comme pour toute autre neuropathie diabétique, des facteurs d'origine vasculaire et métabolique sont discutés.
Syn. plexopathie
plexus n.m.
plexus (TA)
Lacis, entrelacement ou réseau de nerfs ou de vaisseaux, constitué par de nombreuses anastomoses