pieds brûlants l.m.p.
burning feet
Symptôme assez fréquent, rencontré dans le cadre des neuropathies dites hyperalgiques, où le patient perçoit des brûlures des pieds qui peuvent remonter plus ou moins haut vers les genoux.
Ces impressions pénibles pourraient être aggravées lors de la marche et s'il y a un réchauffement des pieds. Elles seraient améliorées par les refroidissements. Une hypo ou hyperesthésie cutanée peut être constatée lors de la recherche de troubles sensitifs objectifs.
Le mécanisme de ce trouble est mal connu et il peut relever de causes variées. Il est décrit au cours de certaines neuropathies diabétiques, alcooliques, toxiques et dans les formes dites ataxiques de neuropathies tropicales. Il pourrait traduire une lésion des ganglions rachidiens postérieurs.
piège de Challier-Laveissière l.m.p.
Pièges constitués de panneaux de toile bleue, utilisés pour la capture des glossines, en particulier lors d’enquêtes épidémiologiques, ainsi que pour la lutte contre ces insectes.
A. Challier et C. Laveissière, entomologistes français (1973)
[D4,G5]
piège radicalaire l.m.
antioxydants
piégeage n.m.
air trapping
En radiologie pulmonaire, état caractérisant un territoire hyperclair dont le volume ne diminue pas ou peu à l'expiration.
Il est dû à un phénomène de clapet qui empêche l'air de s'échapper à l'expiration : il s'agit habituellement d'un obstacle bronchique incomplet ( corps étranger, tumeur). En aval de celui-ci, le territoire pulmonaire se distend progressivement et refoule les structures adjacentes (scissures, médiastin, coupole).
L'hypoventilation a pour conséquence une vasoconstriction réflexe qui explique son hyperclarté.
Le cliché pulmonaire complémentaire fait en expiration, s'il majore l'hyperclarté, confirme le piègeage et en précise la topographie.
Piérard, Dupont et Fontaine (microabcès de) l.m.
→ microabcès de Piérard, Dupont et Fontaine
Pierre Marie et Foix (syndrome de) l.m.
hypertrophic pulmonary osteoarthropathy, Marie-Bamberger syndrome
Ensemble des manifestations cliniques et radiologiques liées à l'existence d'une ostéoarthropathie hypertrophiante pneumique.
Dénomination française d'un syndrome paranéoplasique ostéoarticulaire avant tout observé lors des carcinomes bronchopulmonaires primitifs non à petites cellules.
E. von Bamberger, médecin interniste autrichien (1889) ; P. Marie, membre de l'Académie de médecine (1890), C. Foix (1882-1927), neurologues français
Pierre Marie et Patrikios (maladie de) l.f.
Pierre Marie and Patrikios' disease
Forme pseudopolynévritique de la sclérose latérale amyotrophique.
P. Marie, membre de l'Académie de médecine (1853-1940), J. S. Patrikios, neurologue français et grec, élève de P. Marie (1918)
Pierre Marie et Sainton (syndrome de) l.m.
cleido-cranial dysostosis
Dysostose cléidocrânienne, pseudarthrose congénitale de la clavicule.
P. Marie, neurologue français, membre de l'Académie de médecine, P. Sainton, médecin français (1898)
Syn. Pierre Marie (maladie de)
Pierre Petit (attelle de) l.f.
P. Petit’s abduction split
Attelle asurant l’abduction des hanches, avec réglage de la rotation des hanches qui conservent par ailleurs une certaine liberté.
Utilisée dans le traitement de la luxation congénitale des hanches chez l’enfant jeune, elle est faite de deux gouttières solidarisées entre elles par une barre réglable ; elle se fixe au devant des genoux par un bandage.
P. Petit, chirurgien pédiatrique français (1962)
Pierre Robin (syndrome de) l.m.
Pierre Robin’s syndrome
Malformation congénitale qui associe une hypoplasie considérable de la mandibule, une large fente palatine et une glossoptose (basculement de la langue en arrière).
Il existe une malformation de l’oreille externe, une mauvaise insertion des muscles de la langue et une luette bifide. On observe une microphtalmie, un glaucome congénital, une cataracte congénitale et une dysplasie rétinienne et parfois une forte myopie. Au début de la vie cette malformation peut être cause de fausses routes et d'une détresse respiratoire.
Les formes les moins prononcées sont améliorées par la mise en procubitus associée à une alimentation par gavage. Les formes plus graves nécessitent l'intubation trachéale (difficile à cause de la position très antérieure de la glotte ; utiliser, si possible, un fibroscope), la trachéotomie est une solution de sécurité. Lorsque l'enfant a atteint quelques semaines le danger s'estompe avec la croissance de la mandibule et la maturation du système nerveux. Dans un tiers des cas le syndrome de Pierre Robin s’associe à un syndrome de Stickler (arthro-ophtalmopathie). La fréquence est de 1/30.000. L’affection est autosomique récessive (MIM 261800) transmise par le gène SOX9 (locus17q24.3).
P. Robin, stomatologue français (1923)
Syn. glossoptose, micrognatie et fente palatine
→ syndrome du 1er arc, détresse respiratoire, fausse route, procubitus, Stickler (syndrome de)
Pierre Robin (syndrome de… avec chondroplasie fœtale) l.m.
Pierre Robin’s syndrome with fetal chondrodysplasie
P. Robin, stomatologue français (1867-1950)
→ Weissenbacher-Zweymuller (syndrome de)
Pierre Robin (syndrome et oligodactylie de) l.m.
Pierre Robin’s syndrome and oligodactyly
Syndrome malformatif de Robin (micrognathie, rétroglossie et fente palatine postérieure en U) associé à une oligodactylie chez une femme et son fils. Serait une dysostose acrofaciale postaxiale, mais dominante.
L’affection est autosomique dominante (MIM 172880).
M. Robinow, pédiatre et généticien américain (1986)
pierres de piété l.f.p.
prepatellar calcifications; house maid knee
Sur une radiographie du genou, calcifications arrondies, multiples, souvent bilatérales, de situation antérieure.
Ces calcifications dégénératives des bourses séreuses prérotulienne et prétibiale sont dues à des microtraumatismes répétés, chez des sujets fréquemment à genoux en raison de leur métier. Cette dénomination est due à leur découverte chez des religieuses.
piétinement aveugle (test du) l.m.
stepping test
Epreuve clinique de recherche d’une ataxie labyrinthique réalisée en demandant au sujet testé de piétiner cinquante fois sur place, en levant bien les genoux, les yeux fermés et les bras tendus.
Un sujet normal ne dévie pas. En cas de déficit vestibulaire unilatéral, le patient pivote sur place, tournant vers sa lésion.
Deux quantifications de ce test sont utilisés en clinique : le test de Fukuda qui mesure l’angle de déviation et le déplacement linéaire du corps et la crâniocorpographie qui photographie l’évolution de repères lumineux disposés sur la tête et les épaules du sujet.
T. Fukuda, otorhinolaryngologiste japonais (1959) ; S. Unterberger, otorhinolaryngologiste autrichien (1938)
Syn. Unterberger (test d’)
[H1, P1]
Édit. 2019
piézoélectricité n.f.
piezoelectricity
piézoélectrique (effet) l.m.
piezoelectric effect
Propriété physique de certain cristaux de quartz ou de céramique ferroélectrique dont les faces se chargent électriquement sous l'effet d'une contrainte mécanique et qui à l'inverse peuvent vibrer mécaniquement si on leur applique un signal électrique de fréquence déterminée.
Ce phénomène est à la base de la production et de la réception des ultrasons utilisés en échographie médicale, par l'intermédiaire d'un transducteur contenu dans une sonde. Cette propriété du quartz fut découverte en 1880 par Jacques et Pierre Curie, puis appliquée dès 1916 par Paul Langevin à la détection sousmarine.
P.Langevin, chimiste et physicien français (1916) ; J. et P. Curie, physiciens français (1880)
Syn. piézoélectricité
piézographie n.f.
piezography
Mesure et enregistrement d’une pression, utilisant l’effet piézoélectrique.
Par ex. la piézographie artérielle permet de mesurer et de suivre l’évolution de la pression artérielle. Elle utilise un appareil nommé piézographe. Le tracé qu’il délivre est un piézogramme.
PIF sigle angl.m. pourProlactine Inhibiting Factor
Substance dopaminergique inhibant la biosynthèse et la libération de prolactine par l’antéhypophyse.
C’est une hormone sécrétée par l’hypothalamus
→ prolactine inhibiting factor
PIGA gene sigle angl. pour Phosphatidylinositol N-acetylglucosaminyltransferase subunit A
Gène, situé sur le locus Xp22.1, codant pour une protéine nécessaire à la synthèse de N-acetylglucosaminyl phosphatidylinositol (GlcNAc-PI), le premier intermédiaire dans la voie biosyntétique du GPI anchor.
Une mutation de ce gène intervient dans le développement de l’hémoglobinurie nocturne paroxystique.
→ hémoglobinurie nocturne paroxystique
Pigassou (test de) l.m.
Renée Pigassou-Albouy, ophtalmologue française (1974)
Pigeaud (cylindre de descente de) l.m.
Pigeaud's descent cylinder
Partie supérieure de l'excavation pelvienne, comprise entre le détroit supérieur anatomique et un plan parallèle à ce dernier, passant par le bord inférieur de la symphyse pubienne.
C'est le deuxième plan de Hodge, élément d'étude de la mécanique obstétricale.
H. Pigeaud, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1897-1987)
[O3]
Édit. 2018
pigeonneau n.m.
tanner's disease
Ulcération chronique et douloureuse, arrondie, ressemblant vaguement à un oeil de pigeon, à bordure nette soulignée par un bourrelet inflammatoire et située sur les faces latérales des doigts ou le dos des mains, provoquée par l'action caustique du chrome.
Elle touche les ouvriers de l'industrie métallurgique, les tanneurs, les teinturiers et les fabricants de produits d'imprimerie.
Syn. rossignol des tanneurs, tourtereau
pigment n.m.
pigment
Substance colorée par elle-même quelle qu'en soit l'origine, la structure et la nature.
Du point de vue biologique, on distingue des pigments d'origine endogène et des pigments exogènes d'origine animale ou d'origine végétale.
Leur structure est extrêmement variée : ce sont des molécules organiques complexes, insaturées ; les doubles liaisons conjuguées y sont fréquentes (caroténoïdes) ainsi que les fonctions phénols (flavonoïdes). Plusieurs renferment des métaux comme le fer et le cuivre ; certains sont des polymères (mélanines). Dans les tissus on les trouve à l'état libre et à l'état combiné (sous forme d'hétérosides et d'uronides pour certains pigments flavoniques et surtout sous forme de chromoprotéides porphyriniques ou non prophyriniques). Selon leur rôle physiologique on distingue les pigments respiratoires de structure porphyrinique ou pyrrolique non cyclique, et les pigments non respiratoires qui comprennent l'érythropsine, des constituants des chlorophylles, des coenzymes d'oxydoréduction (flavoenzymes), des substances de réserve (ferritine), de transport (sidérophiline, céruléoplasmine). Certains pigments se présentent sous forme de grains, comme le charbon responsable de l'anthracose, ou le fer (hémosidérine) le cuivre ou de flaques, comme dans la mélanose, les lipopigments ou les produits dérivés de l'hémoglobine.
Étym. lat. pigmentum : pigment
pigment (dilution du) l.f.
pigment biliaire l.m.
biliary pigment
Pigment contenu dans les éléments constitutifs de la bile.
Le principal est la bilirubine.